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Quand Bose découvre qu’ouvrir une API vaut mieux que bricker des enceintes

8 janvier 2026 à 07:30

Bose vient de faire quelque chose que l’on ne voit quasiment jamais dans le monde de l’audio connecté : ouvrir (un peu) les entrailles d’une gamme avant de la débrancher du cloud.

Design et connectée, mais périmée pour Bose. Image Bose.

Bose débranche… mais ne bricke plus tout à fait

Après avoir annoncé en 2025 la fin du cloud SoundTouch pour février 2026, Bose s’est pris en pleine figure le retour de bâton classique : clients furieux de voir leurs enceintes multiroom haut de gamme transformées en simples boîtes Bluetooth, comparaisons peu flatteuses avec Sonos, threads Reddit en feu, et vidéos expliquant en détail pourquoi ce genre de décision est un scandale industriel parfaitement évitable.

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

Face à la bronca, la marque corrige la trajectoire. La coupure est toujours au programme, mais la date glisse à mai 2026, et surtout le scénario change : au lieu d’un grand blackout cloud qui laisse les SoundTouch 10, 20, 30, barres 300 & co limitées à Bluetooth/AUX/HDMI, Bose promet désormais une mise à jour de l’app qui continuera de piloter les enceintes en local, tant qu’elles sont sur le même Wi‑Fi que le smartphone.

Les services distants (Spotify intégré, TuneIn, multiroom via les serveurs Bose) restent condamnés, mais on évite au moins le passage brutal de « système multiroom connecté » à « vulgaire enceinte amplifiée » du jour au lendemain.

Un demi-sursis pour les enceintes connectées de Bose. Image Bose.

La vraie nouveauté de la news d’ArsTechnica, c’est ce que Bose appelle pudiquement des « options open source ». En pratique, la société publie la documentation et les spécifications de l’API SoundTouch, avec des termes de licence dédiés, pour permettre à la communauté de développer ses propres outils et interfaces capables de dialoguer avec les enceintes en local.

On est loin d’un dépôt GitHub avec firmware complet sous licence libre, mais ce geste change la donne :

  • Les développeurs tiers, qui bidouillaient déjà depuis des années en reverse‑engineering, ont désormais une base officielle pour maintenir, prolonger et enrichir l’écosystème SoundTouch.
  • Les utilisateurs pourront continuer à automatiser, intégrer et piloter leurs systèmes au‑delà de la mort du cloud, via des apps alternatives, des scripts ou des ponts domotiques.
  • Spotify Connect et AirPlay resteront utilisables.

Dit autrement : Bose ne sauve pas le service qu’elle a décidé d’éteindre, mais elle cesse de considérer ces enceintes comme un simple passif à enterrer et accepte de laisser la communauté reprendre le flambeau. Pour une marque qui, il y a encore quelques mois, expliquait noir sur blanc qu’elle n’ouvrirait rien et ne prolongerait rien, le virage est notable.

Un précédent pour tout l’IoT audio?

La question intéressante, c’est la jurisprudence informelle que ce cas pourrait créer dans l’audio connecté. SoundTouch a été lancé en 2013, l’architecture cloud de l’époque n’est plus rentable aujourd’hui, et Bose ne veut manifestement plus financer indéfiniment l’infrastructure et les mises à jour de sécurité.

Mais plutôt que de tout couper en mode « tant pis pour vous », la marque finit par faire exactement ce que les utilisateurs réclament depuis des années :

  • un mode purement local, sans dépendance à un serveur central pour des fonctions de base (contrôle, groupage, réglages) ;
  • une documentation suffisante pour que la communauté prolonge l’usage des appareils le plus longtemps possible.

Ce n’est pas encore le monde idéal où chaque enceinte connectée arrive avec son firmware flashable et son SDK complet, mais c’est un pas concret dans cette direction. Et si Bose, archétype de la marque fermée et très marketing, se résout à documenter officiellement une plateforme en fin de vie, difficile pour les autres acteurs de continuer à expliquer que « ce n’est pas possible ».

Quand Bose découvre qu’ouvrir une API vaut mieux que bricker des enceintes

8 janvier 2026 à 07:30

Bose vient de faire quelque chose que l’on ne voit quasiment jamais dans le monde de l’audio connecté : ouvrir (un peu) les entrailles d’une gamme avant de la débrancher du cloud.

Design et connectée, mais périmée pour Bose. Image Bose.

Bose débranche… mais ne bricke plus tout à fait

Après avoir annoncé en 2025 la fin du cloud SoundTouch pour février 2026, Bose s’est pris en pleine figure le retour de bâton classique : clients furieux de voir leurs enceintes multiroom haut de gamme transformées en simples boîtes Bluetooth, comparaisons peu flatteuses avec Sonos, threads Reddit en feu, et vidéos expliquant en détail pourquoi ce genre de décision est un scandale industriel parfaitement évitable.

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

Face à la bronca, la marque corrige la trajectoire. La coupure est toujours au programme, mais la date glisse à mai 2026, et surtout le scénario change : au lieu d’un grand blackout cloud qui laisse les SoundTouch 10, 20, 30, barres 300 & co limitées à Bluetooth/AUX/HDMI, Bose promet désormais une mise à jour de l’app qui continuera de piloter les enceintes en local, tant qu’elles sont sur le même Wi‑Fi que le smartphone.

Les services distants (Spotify intégré, TuneIn, multiroom via les serveurs Bose) restent condamnés, mais on évite au moins le passage brutal de « système multiroom connecté » à « vulgaire enceinte amplifiée » du jour au lendemain.

Un demi-sursis pour les enceintes connectées de Bose. Image Bose.

La vraie nouveauté de la news d’ArsTechnica, c’est ce que Bose appelle pudiquement des « options open source ». En pratique, la société publie la documentation et les spécifications de l’API SoundTouch, avec des termes de licence dédiés, pour permettre à la communauté de développer ses propres outils et interfaces capables de dialoguer avec les enceintes en local.

On est loin d’un dépôt GitHub avec firmware complet sous licence libre, mais ce geste change la donne :

  • Les développeurs tiers, qui bidouillaient déjà depuis des années en reverse‑engineering, ont désormais une base officielle pour maintenir, prolonger et enrichir l’écosystème SoundTouch.
  • Les utilisateurs pourront continuer à automatiser, intégrer et piloter leurs systèmes au‑delà de la mort du cloud, via des apps alternatives, des scripts ou des ponts domotiques.
  • Spotify Connect et AirPlay resteront utilisables.

Dit autrement : Bose ne sauve pas le service qu’elle a décidé d’éteindre, mais elle cesse de considérer ces enceintes comme un simple passif à enterrer et accepte de laisser la communauté reprendre le flambeau. Pour une marque qui, il y a encore quelques mois, expliquait noir sur blanc qu’elle n’ouvrirait rien et ne prolongerait rien, le virage est notable.

Un précédent pour tout l’IoT audio?

La question intéressante, c’est la jurisprudence informelle que ce cas pourrait créer dans l’audio connecté. SoundTouch a été lancé en 2013, l’architecture cloud de l’époque n’est plus rentable aujourd’hui, et Bose ne veut manifestement plus financer indéfiniment l’infrastructure et les mises à jour de sécurité.

Mais plutôt que de tout couper en mode « tant pis pour vous », la marque finit par faire exactement ce que les utilisateurs réclament depuis des années :

  • un mode purement local, sans dépendance à un serveur central pour des fonctions de base (contrôle, groupage, réglages) ;
  • une documentation suffisante pour que la communauté prolonge l’usage des appareils le plus longtemps possible.

Ce n’est pas encore le monde idéal où chaque enceinte connectée arrive avec son firmware flashable et son SDK complet, mais c’est un pas concret dans cette direction. Et si Bose, archétype de la marque fermée et très marketing, se résout à documenter officiellement une plateforme en fin de vie, difficile pour les autres acteurs de continuer à expliquer que « ce n’est pas possible ».

Apple Card : JPMorgan Chase reprend les rênes suite à l’échec de Goldman Sachs

8 janvier 2026 à 07:00

Depuis maintenant plusieurs années, l’idylle des débuts est passée entre Goldman Sachs et Apple : l’Apple Card n’a pas été le succès financier escompté par la célèbre banque américaine. Si le divorce était entrevu depuis longtemps, il restait à trouver un repreneur et c’est JPMorgan Chase qui a décroché le contrat, comme l’indique le communiqué officiel d’Apple.

Il est à parier que les dirigeants de Goldman Sachs aimeraient bien s’attaquer à la pomme de façon peu catholique vu l’échec. Image MacGeneration.

Le partenariat a commencé en 2019, avec l’arrivée de l’Apple Card aux USA. Rapidement, Goldman Sachs a déchanté : les pertes étaient de 1,2 milliards de dollars en 2022 pour la banque, et en 2024, elles affichaient encore 859 millions de dollars de déficit.

Goldman Sachs perdrait beaucoup d

Goldman Sachs perdrait beaucoup d'argent avec Apple Card

Pire, Goldman Sachs a écopé d’une amende de 90 millions de dollars en octobre 2024, pour de multiples infractions concernant la gestion des litiges des consommateurs. Apple n’a pas transmis un nombre conséquent de dossiers reçus à Goldman Sachs, qui de son côté a traîné des pieds pour les résoudre. Clou supplémentaire dans le cercueil : Goldman Sachs s’est vu interdire de produire de nouvelles cartes de crédit tant qu’elle n’aura pas prouvé sa capacité à respecter la loi.

Suite à ces déboires, et à ceux rencontrés en général dans la banque de détail au grand public, Goldman Sachs a décidé de se retirer des partenariats qu’elle a conclus dans le domaine avec GM et Apple, l’un des responsables de la banque ayant commenté en off qu’ils « n’auraient jamais du faire ce p*tain de partenariat ».

L

L'Apple Card a cinq ans : que faire avec votre carte en titane expirée ?

Dès 2023 la banque a donc cherché une issue à ces deux épines dans son pied et il aura donc fallu près de deux ans pour qu’une solution sérieuse émerge, avec la reprise par JPMorgan Chase. Cette dernière récupère donc les 20 milliards de dollars de crédit détenus par Goldman Sachs pour 19 milliards de dollars, soit une ristourne d'un petit milliard tout de même selon le Wall Street Journal, montrant l'échec de l'alliance d'origine.

Apple Card : JPMorgan Chase reprend les rênes suite à l’échec de Goldman Sachs

8 janvier 2026 à 07:00

Depuis maintenant plusieurs années, l’idylle des débuts est passée entre Goldman Sachs et Apple : l’Apple Card n’a pas été le succès financier escompté par la célèbre banque américaine. Si le divorce était entrevu depuis longtemps, il restait à trouver un repreneur et c’est JPMorgan Chase qui a décroché le contrat, comme l’indique le communiqué officiel d’Apple.

Il est à parier que les dirigeants de Goldman Sachs aimeraient bien s’attaquer à la pomme de façon peu catholique vu l’échec. Image MacGeneration.

Le partenariat a commencé en 2019, avec l’arrivée de l’Apple Card aux USA. Rapidement, Goldman Sachs a déchanté : les pertes étaient de 1,2 milliards de dollars en 2022 pour la banque, et en 2024, elles affichaient encore 859 millions de dollars de déficit.

Goldman Sachs perdrait beaucoup d

Goldman Sachs perdrait beaucoup d'argent avec Apple Card

Pire, Goldman Sachs a écopé d’une amende de 90 millions de dollars en octobre 2024, pour de multiples infractions concernant la gestion des litiges des consommateurs. Apple n’a pas transmis un nombre conséquent de dossiers reçus à Goldman Sachs, qui de son côté a traîné des pieds pour les résoudre. Clou supplémentaire dans le cercueil : Goldman Sachs s’est vu interdire de produire de nouvelles cartes de crédit tant qu’elle n’aura pas prouvé sa capacité à respecter la loi.

Suite à ces déboires, et à ceux rencontrés en général dans la banque de détail au grand public, Goldman Sachs a décidé de se retirer des partenariats qu’elle a conclus dans le domaine avec GM et Apple, l’un des responsables de la banque ayant commenté en off qu’ils « n’auraient jamais du faire ce p*tain de partenariat ».

L

L'Apple Card a cinq ans : que faire avec votre carte en titane expirée ?

Dès 2023 la banque a donc cherché une issue à ces deux épines dans son pied et il aura donc fallu près de deux ans pour qu’une solution sérieuse émerge, avec la reprise par JPMorgan Chase. Cette dernière récupère donc les 20 milliards de dollars de crédit détenus par Goldman Sachs pour 19 milliards de dollars, soit une ristourne d'un petit milliard tout de même selon le Wall Street Journal, montrant l'échec de l'alliance d'origine.

OpenAI propose ChatGPT Health, se liant avec l’app Santé et de nombreuses apps de fitness

7 janvier 2026 à 21:45

OpenAI a lancé aujourd’hui une nouvelle fonction de ChatGPT permettant d’alimenter le chatbot avec ses propres données de santé, afin de recevoir des conseils de fitness, de nutrition, ou de tout ce qui touche à la santé en général. Si l’idée paraît sur le papier intéressante, elle pose quelques questions concernant le traitement de données aussi privées, comme le rappelle AppleInsider.

Capture OpenAI.

Il faut dire que cette nouvelle fonction ne fait pas dans la demi-mesure concernant l’importation de données : elle est compatible avec nombre d’apps dédiées comme MyFitnessPal, AllTrails, Peloton, mais aussi et surtout Apple Health (Apple Santé par chez nous). Certes, OpenAI envoie tous les signaux possibles pour rassurer l’utilisateur : conversations chiffrées, isolées et non utilisées pour l’entraînement du chatbot. Mais l’entreprise de Sam Altman parle aussi d’accès, encadré certes mais présent par certaines apps tierces, nouveau cheval de bataille d’OpenAI.

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

Côté précision des résultats, l’entreprise se veut sûre d’elle :

Au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec plus de 260 médecins ayant exercé dans 60 pays et des dizaines de spécialités, afin de comprendre ce qui rend une réponse à une question de santé utile ou potentiellement nuisible ; ce groupe a désormais fourni plus de 600 000 retours sur les réponses du modèle, dans 30 domaines de focalisation. Cette collaboration a façonné non seulement ce que Health peut faire, mais aussi la façon dont il répond : à quel point il faut inciter rapidement à consulter un clinicien, comment communiquer clairement sans trop simplifier, et comment donner la priorité à la sécurité dans les moments qui comptent.

Entre les capacités de traitement d’OpenAI et le nombre d’apps auxquelles il pourrait avoir accès, il y a de quoi faire de ChatGPT l’une des plateformes principales concernant la santé de l’utilisateur, que ce soit pour améliorer ses performances sportives tout comme pour obtenir des conseils sur une maladie ou un problème physique.

Si l’idée de profiter des conseils d’une IA pour améliorer sa santé peut être alléchante, les données partagées sont pour le moins sensibles, que ce soit à l’exploitation par un tiers officiel, comme par des pirates. Apple a bâti sa réputation sur la protection des données, et si dans certains cas elle a failli, elle a toujours surprotégé les données de santé et communique toujours très clairement sur les options de partage de celles-ci. OpenAI pourrait très bien suivre le même chemin, mais la prudence reste de mise dans les premiers mois d’existence de cette fonction, afin d’être bien certains de comprendre l’usage qui est fait de ces données vitales. Celle-ci n’est d’ailleurs pas encore disponible en dehors de quelques pays, dont sont exclus pour le moment la Suisse, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni.

OpenAI propose ChatGPT Health, se liant avec l’app Santé et de nombreuses apps de fitness

7 janvier 2026 à 21:45

OpenAI a lancé aujourd’hui une nouvelle fonction de ChatGPT permettant d’alimenter le chatbot avec ses propres données de santé, afin de recevoir des conseils de fitness, de nutrition, ou de tout ce qui touche à la santé en général. Si l’idée paraît sur le papier intéressante, elle pose quelques questions concernant le traitement de données aussi privées, comme le rappelle AppleInsider.

Capture OpenAI.

Il faut dire que cette nouvelle fonction ne fait pas dans la demi-mesure concernant l’importation de données : elle est compatible avec nombre d’apps dédiées comme MyFitnessPal, AllTrails, Peloton, mais aussi et surtout Apple Health (Apple Santé par chez nous). Certes, OpenAI envoie tous les signaux possibles pour rassurer l’utilisateur : conversations chiffrées, isolées et non utilisées pour l’entraînement du chatbot. Mais l’entreprise de Sam Altman parle aussi d’accès, encadré certes mais présent par certaines apps tierces, nouveau cheval de bataille d’OpenAI.

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

Côté précision des résultats, l’entreprise se veut sûre d’elle :

Au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec plus de 260 médecins ayant exercé dans 60 pays et des dizaines de spécialités, afin de comprendre ce qui rend une réponse à une question de santé utile ou potentiellement nuisible ; ce groupe a désormais fourni plus de 600 000 retours sur les réponses du modèle, dans 30 domaines de focalisation. Cette collaboration a façonné non seulement ce que Health peut faire, mais aussi la façon dont il répond : à quel point il faut inciter rapidement à consulter un clinicien, comment communiquer clairement sans trop simplifier, et comment donner la priorité à la sécurité dans les moments qui comptent.

Entre les capacités de traitement d’OpenAI et le nombre d’apps auxquelles il pourrait avoir accès, il y a de quoi faire de ChatGPT l’une des plateformes principales concernant la santé de l’utilisateur, que ce soit pour améliorer ses performances sportives tout comme pour obtenir des conseils sur une maladie ou un problème physique.

Si l’idée de profiter des conseils d’une IA pour améliorer sa santé peut être alléchante, les données partagées sont pour le moins sensibles, que ce soit à l’exploitation par un tiers officiel, comme par des pirates. Apple a bâti sa réputation sur la protection des données, et si dans certains cas elle a failli, elle a toujours surprotégé les données de santé et communique toujours très clairement sur les options de partage de celles-ci. OpenAI pourrait très bien suivre le même chemin, mais la prudence reste de mise dans les premiers mois d’existence de cette fonction, afin d’être bien certains de comprendre l’usage qui est fait de ces données vitales. Celle-ci n’est d’ailleurs pas encore disponible en dehors de quelques pays, dont sont exclus pour le moment la Suisse, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni.

Fuji sort un nouvel Instax inspiré tout droit de Stranger Things et Super 8

7 janvier 2026 à 21:00

À force de voir cartonner Stranger Things sur Netflix, et toute la hype que la série à amené avec elle, il fallait bien qu’un constructeur décide de jouer sur le thème, d’autant qu’il ne faut pas grand chose pour les pousser sur la voie de la nostalgie. C’est maintenant fait avec le dernier appareil photo/caméra de Fuji, l’Instax Mini Evo Cinema.

Dès le départ, l’inspiration est clairement visible : la gamme Instax a beau être faite d’appareils photo mêlés à une petite imprimante intégrée, l’Instax Mini Evo Cinema fait plutôt penser à une caméra Super 8. Fuji a d’ailleurs indiqué s’être servi de la Fujica Single-8 pour le design, caméra de la marque sortie en 1965. Tout y est, de la forme générale jusqu’au design des touches et molettes, et même l’écran est bien intégré pour ne pas casser le design, prenant la place normalement dédiée au viseur.

Mais la marque ne s’est pas arrêtée en si bon chemin pour faire remonter les souvenirs. Avec sa molette sur le côté, étrangement graduée de 1930 à 2020, l'utilisateur peut choisir différents effets sensés représenter différentes époques auxquelles une photo ou une vidéo pourrait avoir été prise : 1960 rappellera les caméras Super-8 (jusqu’au son de la caméra pendant la prise de vue), 1970 s’inspire d’un vieil écran cathodique, etc.

La molette à remonter le temps. Image Fujifilm.

Les effets sont appliqués non seulement à la vidéo que vous tournez avec l’appareil, mais aussi aux photos, ou encore aux tirages sortis à partir de la vidéo tournée : quand vous imprimez une capture de celle-ci, non seulement l’effet de la photo suit celui utilisé pour la vidéo, mais en plus permet d’insérer un QR-Code menant directement à la page sur laquelle vous aurez pris soin d’uploader la vidéo grâce à l’app installée sur votre smartphone. Cette dernière vous permettra même d’apporter quelques retouches, comme l’ajout d’un titre raccord avec la période utilisée, ou l’ajout d’une petite séquence de « crédits » à la fin de votre vidéo.

L’app permet d’ajouter un titre aux photos, ou un générique de fin aux vidéos. Image Fujifilm.

Fuji a poussé le vice jusqu’aux accessoires de l’appareil, allant d’un viseur à attacher devant l’écran pour aller jusqu’au bout de l’esprit Super-8 jusqu’à la petite housse, en passant par une poignée à attacher sous l’appareil.

Si les fonctions intégrées sont plus un gadget qu’autre chose, l’appareil en lui-même paraît en tout cas très bien réalisé, ce qui ne choquera personne pour une marque comme Fujifilm, qui a maintenant plusieurs décennies d’expérience dans le domaine. Les effets ne justifient pas à eux seuls d’acheter un tel appareil, mais si le tarif (non encore dévoilé) est raccord avec la qualité de construction, cet appareil pourrait aider la marque à surfer sur l’engouement actuel pour tout ce qui touche au rétro, accentué par le final de la série à succès de Netflix. Sa commercialisation commencera au Japon à un tarif non précisé à partir du 30 janvier 2026, sans plus d'indications pour le reste du monde.

Dell : les PC gonflés à l’IA ne font rêver personne et brouillent l'écoute des clients

7 janvier 2026 à 20:30

Alors que ce mot est partout, du smartphone à la voiture en passant par les peluches, Dell confirme une information que nombre de personnes commençaient à pressentir : l’intelligence artificielle ne fait pas vendre plus de PC. Pire, elle pourrait être contreproductive.

Si Dell commence à revenir de la communication tout IA, c’est récent : la communication est encore très axée sur le sujet. Image Dell.

C’est Kevin Terwilliger, directeur produits de Dell, qui s’est confié à PC Gamer, et il n’y va pas par quatre chemins :

Nous sommes très attentifs à ce que chacun de nos produits ait des capacités d’intelligence artificielle. En fait, tout ce que nous avons annoncé au CES 2026 a un NPU intégré. Mais ce que nous avons appris au fil de cette année, surtout du point de vue des consommateurs, c’est qu’ils n’achètent pas en fonction de l’IA. En réalité, je pense que l’IA les embrouille probablement plus qu’elle ne les aide à comprendre un bénéfice concret.

Si l’IA peut être très utile sur smartphones, afin d’avoir un accès rapide à l’information quel que soit l’endroit où l’on se trouve, ou au sein d’une enceinte connectée, pour pouvoir interagir avec elle dans une conversation se rapprochant d’un échange avec une personne réelle, le besoin se fait beaucoup moins ressentir sur ce que Steve Jobs appelait les « camions ».

PC Copilot+ : la fonction Recall inquiète pour la sécurité des données des utilisateurs

PC Copilot+ : la fonction Recall inquiète pour la sécurité des données des utilisateurs

Pire, l’IA intégrée à Windows 11 et aux produits Microsoft en général n’a pas été exempte de controverses, entre les failles de sécurité permettant un accès facile aux données censées être protégées, ou les suggestions à côté de la plaque du fait des hallucinations du chatbot qui ont provoqué des levées de boucliers dans Excel.

Le Copilot de Microsoft très apprécié avec Teams, mais craint avec Excel

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L’IA ne risque certes pas de disparaître, mais il est temps qu’elle reprenne sa place plutôt que d’envahir le moindre objet, la moindre communication, la moindre phrase, au risque sinon de s’enfoncer dans un ras le bol général déjà entamé. Entre les phrases dithyrambiques d’acteurs tels Sam Altman et le refus total de cette technologie, il est plus que temps de trouver le juste milieu : si cette technologie peut être très pratique dans nombre d’usages, tout n’a pas pour autant vocation à être « amélioré » à la sauce IA, et certains commencent tout juste à le réaliser. Le retour à la raison ?

Fuji sort un nouvel Instax inspiré tout droit de Stranger Things et Super 8

7 janvier 2026 à 21:00

À force de voir cartonner Stranger Things sur Netflix, et toute la hype que la série à amené avec elle, il fallait bien qu’un constructeur décide de jouer sur le thème, d’autant qu’il ne faut pas grand chose pour les pousser sur la voie de la nostalgie. C’est maintenant fait avec le dernier appareil photo/caméra de Fuji, l’Instax Mini Evo Cinema.

Dès le départ, l’inspiration est clairement visible : la gamme Instax a beau être faite d’appareils photo mêlés à une petite imprimante intégrée, l’Instax Mini Evo Cinema fait plutôt penser à une caméra Super 8. Fuji a d’ailleurs indiqué s’être servi de la Fujica Single-8 pour le design, caméra de la marque sortie en 1965. Tout y est, de la forme générale jusqu’au design des touches et molettes, et même l’écran est bien intégré pour ne pas casser le design, prenant la place normalement dédiée au viseur.

Mais la marque ne s’est pas arrêtée en si bon chemin pour faire remonter les souvenirs. Avec sa molette sur le côté, étrangement graduée de 1930 à 2020, l'utilisateur peut choisir différents effets sensés représenter différentes époques auxquelles une photo ou une vidéo pourrait avoir été prise : 1960 rappellera les caméras Super-8 (jusqu’au son de la caméra pendant la prise de vue), 1970 s’inspire d’un vieil écran cathodique, etc.

La molette à remonter le temps. Image Fujifilm.

Les effets sont appliqués non seulement à la vidéo que vous tournez avec l’appareil, mais aussi aux photos, ou encore aux tirages sortis à partir de la vidéo tournée : quand vous imprimez une capture de celle-ci, non seulement l’effet de la photo suit celui utilisé pour la vidéo, mais en plus permet d’insérer un QR-Code menant directement à la page sur laquelle vous aurez pris soin d’uploader la vidéo grâce à l’app installée sur votre smartphone. Cette dernière vous permettra même d’apporter quelques retouches, comme l’ajout d’un titre raccord avec la période utilisée, ou l’ajout d’une petite séquence de « crédits » à la fin de votre vidéo.

L’app permet d’ajouter un titre aux photos, ou un générique de fin aux vidéos. Image Fujifilm.

Fuji a poussé le vice jusqu’aux accessoires de l’appareil, allant d’un viseur à attacher devant l’écran pour aller jusqu’au bout de l’esprit Super-8 jusqu’à la petite housse, en passant par une poignée à attacher sous l’appareil.

Si les fonctions intégrées sont plus un gadget qu’autre chose, l’appareil en lui-même paraît en tout cas très bien réalisé, ce qui ne choquera personne pour une marque comme Fujifilm, qui a maintenant plusieurs décennies d’expérience dans le domaine. Les effets ne justifient pas à eux seuls d’acheter un tel appareil, mais si le tarif (non encore dévoilé) est raccord avec la qualité de construction, cet appareil pourrait aider la marque à surfer sur l’engouement actuel pour tout ce qui touche au rétro, accentué par le final de la série à succès de Netflix. Sa commercialisation commencera au Japon à un tarif non précisé à partir du 30 janvier 2026, sans plus d'indications pour le reste du monde.

Dell : les PC gonflés à l’IA ne font rêver personne et brouillent l'écoute des clients

7 janvier 2026 à 20:30

Alors que ce mot est partout, du smartphone à la voiture en passant par les peluches, Dell confirme une information que nombre de personnes commençaient à pressentir : l’intelligence artificielle ne fait pas vendre plus de PC. Pire, elle pourrait être contreproductive.

Si Dell commence à revenir de la communication tout IA, c’est récent : la communication est encore très axée sur le sujet. Image Dell.

C’est Kevin Terwilliger, directeur produits de Dell, qui s’est confié à PC Gamer, et il n’y va pas par quatre chemins :

Nous sommes très attentifs à ce que chacun de nos produits ait des capacités d’intelligence artificielle. En fait, tout ce que nous avons annoncé au CES 2026 a un NPU intégré. Mais ce que nous avons appris au fil de cette année, surtout du point de vue des consommateurs, c’est qu’ils n’achètent pas en fonction de l’IA. En réalité, je pense que l’IA les embrouille probablement plus qu’elle ne les aide à comprendre un bénéfice concret.

Si l’IA peut être très utile sur smartphones, afin d’avoir un accès rapide à l’information quel que soit l’endroit où l’on se trouve, ou au sein d’une enceinte connectée, pour pouvoir interagir avec elle dans une conversation se rapprochant d’un échange avec une personne réelle, le besoin se fait beaucoup moins ressentir sur ce que Steve Jobs appelait les « camions ».

PC Copilot+ : la fonction Recall inquiète pour la sécurité des données des utilisateurs

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Pire, l’IA intégrée à Windows 11 et aux produits Microsoft en général n’a pas été exempte de controverses, entre les failles de sécurité permettant un accès facile aux données censées être protégées, ou les suggestions à côté de la plaque du fait des hallucinations du chatbot qui ont provoqué des levées de boucliers dans Excel.

Le Copilot de Microsoft très apprécié avec Teams, mais craint avec Excel

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L’IA ne risque certes pas de disparaître, mais il est temps qu’elle reprenne sa place plutôt que d’envahir le moindre objet, la moindre communication, la moindre phrase, au risque sinon de s’enfoncer dans un ras le bol général déjà entamé. Entre les phrases dithyrambiques d’acteurs tels Sam Altman et le refus total de cette technologie, il est plus que temps de trouver le juste milieu : si cette technologie peut être très pratique dans nombre d’usages, tout n’a pas pour autant vocation à être « amélioré » à la sauce IA, et certains commencent tout juste à le réaliser. Le retour à la raison ?

L’ADSL fait de la résistance : Orange repousse la date de fin de commercialisation d’un an pour 50% des foyers

7 janvier 2026 à 07:30

Dans un projet, il est de coutume de dire que les 90 % de départ sont les plus faciles, et que les 10 % restants sont les plus complexes à finaliser, prenant parfois plus de temps que les 9/10e de départ. Cette idée se confirme pour Orange, qui vient de décaler la fin de commercialisation de l’ADSL pour une bonne partie du territoire, comme le rapporte Le Monde.

Brassage des fils de cuivre. Image Ariase.

Que l’on soit clairs dès le départ : la date de fin de l’ADSL, fixée à 2030 au plus tard, n’a pas bougé. Ce qui change, en revanche, c’est la durée durant laquelle il est toujours possible de souscrire à une offre cuivre : pour 8 000 communes, soit tout de même près de 23 millions d’habitations ou entreprises (environ 50 % du total en France), Orange a décidé de laisser accessibles ces offres un an de plus, repoussant la date au 21 janvier 2027.

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

En effet, Orange planifiait à l’origine une fin totale de commercialisation de l’ADSL au 31 janvier 2026, soit à la fin de ce mois. Cependant, 6 % des habitations restant encore à connecter à la fibre, l’opérateur historique ne souhaite prendre aucun risque, et surtout pas celui de priver un client de connexion internet.

Bouygues est déjà dans l

Bouygues est déjà dans l'après-ADSL en supprimant ses offres d'abonnement

Si ce contretemps commercial prouve les difficultés à fibrer ces quelques pour-cent restants, Orange continue cependant sa marche rapide pour la déconnexion effective : au 27 janvier, 960 000 logements devraient perdre l’ADSL, rejoignant les 253 000 déjà passés définitivement à la fibre. L’enjeu est de taille pour l’agrume, qui engloutit 500 millions d’euros par an dans le maintien de ce réseau obsolète.

Ainsi, le calendrier technique reste le suivant :

  • 31 mars 2023 : expérimental sur 6 communes pilotes
  • 31 janvier 2025 : bascule de 162 communes en fibre pure
  • 27 janvier 2026 : bascule de 829 communes supplémentaires
  • 31 janvier 2027 : bascule de 2 145 communes supplémentaires
  • 2027/2028 : bascule des dernières communes restantes
  • 31 janvier 2028 : fin de la bascule pour les communes
  • 2030 maximum : plus aucun logement ni aucune entreprise n’est sur le cuivre.

Ce calendrier, très chargé, doit faire avec une recommandation insistante de l’ARCEP : la fin de commercialisation des offres ADSL dans une région doit être effective au minimum douze mois avant la déconnexion effective du cuivre, afin de préparer la population locale. Si pour 50 % du territoire, cette fin de commercialisation interviendra dès le 31 janvier de cette année, elle sera donc repoussée d’un an pour les 50 % restants.

Orange annonce la fin de l

Orange annonce la fin de l'ADSL et le déploiement du 10 Gbit/s

Vous souhaitez savoir ce qu’il en est pour votre commune précisément ? Pas de panique. Orange a mis à disposition une carte pour ce faire, et le Ministère de l’Économie a communiqué le tableau détaillé par commune.

L’ADSL fait de la résistance : Orange repousse la date de fin de commercialisation d’un an pour 50% des foyers

7 janvier 2026 à 07:30

Dans un projet, il est de coutume de dire que les 90 % de départ sont les plus faciles, et que les 10 % restants sont les plus complexes à finaliser, prenant parfois plus de temps que les 9/10e de départ. Cette idée se confirme pour Orange, qui vient de décaler la fin de commercialisation de l’ADSL pour une bonne partie du territoire, comme le rapporte Le Monde.

Brassage des fils de cuivre. Image Ariase.

Que l’on soit clairs dès le départ : la date de fin de l’ADSL, fixée à 2030 au plus tard, n’a pas bougé. Ce qui change, en revanche, c’est la durée durant laquelle il est toujours possible de souscrire à une offre cuivre : pour 8 000 communes, soit tout de même près de 23 millions d’habitations ou entreprises (environ 50 % du total en France), Orange a décidé de laisser accessibles ces offres un an de plus, repoussant la date au 21 janvier 2027.

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

En effet, Orange planifiait à l’origine une fin totale de commercialisation de l’ADSL au 31 janvier 2026, soit à la fin de ce mois. Cependant, 6 % des habitations restant encore à connecter à la fibre, l’opérateur historique ne souhaite prendre aucun risque, et surtout pas celui de priver un client de connexion internet.

Bouygues est déjà dans l

Bouygues est déjà dans l'après-ADSL en supprimant ses offres d'abonnement

Si ce contretemps commercial prouve les difficultés à fibrer ces quelques pour-cent restants, Orange continue cependant sa marche rapide pour la déconnexion effective : au 27 janvier, 960 000 logements devraient perdre l’ADSL, rejoignant les 253 000 déjà passés définitivement à la fibre. L’enjeu est de taille pour l’agrume, qui engloutit 500 millions d’euros par an dans le maintien de ce réseau obsolète.

Ainsi, le calendrier technique reste le suivant :

  • 31 mars 2023 : expérimental sur 6 communes pilotes
  • 31 janvier 2025 : bascule de 162 communes en fibre pure
  • 27 janvier 2026 : bascule de 829 communes supplémentaires
  • 31 janvier 2027 : bascule de 2 145 communes supplémentaires
  • 2027/2028 : bascule des dernières communes restantes
  • 31 janvier 2028 : fin de la bascule pour les communes
  • 2030 maximum : plus aucun logement ni aucune entreprise n’est sur le cuivre.

Ce calendrier, très chargé, doit faire avec une recommandation insistante de l’ARCEP : la fin de commercialisation des offres ADSL dans une région doit être effective au minimum douze mois avant la déconnexion effective du cuivre, afin de préparer la population locale. Si pour 50 % du territoire, cette fin de commercialisation interviendra dès le 31 janvier de cette année, elle sera donc repoussée d’un an pour les 50 % restants.

Orange annonce la fin de l

Orange annonce la fin de l'ADSL et le déploiement du 10 Gbit/s

Vous souhaitez savoir ce qu’il en est pour votre commune précisément ? Pas de panique. Orange a mis à disposition une carte pour ce faire, et le Ministère de l’Économie a communiqué le tableau détaillé par commune.

Apple récupèrerait le capteur 200 MP de Samsung en 2028, abandonnant Sony

7 janvier 2026 à 07:00

S’il est un domaine où Apple semble un peu à la traîne face aux concurrents, c’est bien l’orgie de megapixels présente sur les smartphones : quand Samsung et autres annoncent des chiffres affolants dépassant la centaine, Apple reste « sagement » à 48 MP maximum. Selon Morgan Stanley, les choses devraient changer en 2028, comme le rapporte AppleInsider.

Ainsi, Apple devrait récupérer le capteur 200 MP conçu par Samsung pour ses iPhone présentés en 2028. Cette bascule n’est pas anodine, Apple se fournissant historiquement chez Sony pour la partie photo de ses iPhone depuis le début. En plus de récupérer une technologie que le japonais semble avoir des difficultés à proposer, Cupertino pourrait aussi satisfaire aux exigences de Washington, Samsung ayant indiqué vouloir les fabriquer à Austin (Texas).

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Apple semble vouloir diversifier au maximum ce qu’elle confiait auparavant uniquement à Sony : si le capteur pourrait donc être fabriqué par Samsung, la firme à la pomme serait aussi en discussion avec STMicro pour la fabrication du LiDAR actuellement produit par la firme du soleil levant.

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Cette stratégie permettrait à Apple de contenir la hausse des prix des composants, permettant à Cupertino de ne pas avoir à augmenter ses tarifs contrairement à la concurrence. Si la stratégie est intéressante, elle montre aussi les capacités d’Apple à renforcer toujours plus sa chaîne d’approvisionnement dans une période toujours plus tendue.

Apple récupèrerait le capteur 200 MP de Samsung en 2028, abandonnant Sony

7 janvier 2026 à 07:00

S’il est un domaine où Apple semble un peu à la traîne face aux concurrents, c’est bien l’orgie de megapixels présente sur les smartphones : quand Samsung et autres annoncent des chiffres affolants dépassant la centaine, Apple reste « sagement » à 48 MP maximum. Selon Morgan Stanley, les choses devraient changer en 2028, comme le rapporte AppleInsider.

Ainsi, Apple devrait récupérer le capteur 200 MP conçu par Samsung pour ses iPhone présentés en 2028. Cette bascule n’est pas anodine, Apple se fournissant historiquement chez Sony pour la partie photo de ses iPhone depuis le début. En plus de récupérer une technologie que le japonais semble avoir des difficultés à proposer, Cupertino pourrait aussi satisfaire aux exigences de Washington, Samsung ayant indiqué vouloir les fabriquer à Austin (Texas).

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Apple semble vouloir diversifier au maximum ce qu’elle confiait auparavant uniquement à Sony : si le capteur pourrait donc être fabriqué par Samsung, la firme à la pomme serait aussi en discussion avec STMicro pour la fabrication du LiDAR actuellement produit par la firme du soleil levant.

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Cette stratégie permettrait à Apple de contenir la hausse des prix des composants, permettant à Cupertino de ne pas avoir à augmenter ses tarifs contrairement à la concurrence. Si la stratégie est intéressante, elle montre aussi les capacités d’Apple à renforcer toujours plus sa chaîne d’approvisionnement dans une période toujours plus tendue.

Pioneer amène le Dolby Atmos d’Apple Music aux voitures non-équipées

6 janvier 2026 à 07:28

Apple est connue pour avoir poussé autant que possible le Dolby Atmos sur le streaming musical, mais il faut se rendre à l’évidence : si la sauce a bien pris dans le matériel audio en général, l’automobile fait encore et toujours de la résistance. Pioneer vient cependant d’annoncer une nouveauté au CES 2026 qui pourrait changer la donne pour nombre de voitures.

Quand vous voulez le Dolby Atmos dans une voiture, il n’y a pas 36 choix : il vous faudra en Europe une Mercedes EQS, EQE ou Classe S, ou si vous êtes aux USA une Cadillac CT5 2025/2026, Escalade IQ 2025, ou Vistiq 2026 (avec option AKG), une Chevrolet Blazer EV 2025/2026, Silverado 2025/2026, Corvette 2026, Suburbain 2026, Tahoe 2026 ou encore Bolt 2027, ou encore un Rivian.

En dehors de ces modèles, reste encore l’option de CarPlay, mais là encore, les options sont limitées : à part quelques modèles de Lotus, point de salut. Et si vous avez une « ancienne » ? Rien. Nada. Mais ça, c’était avant l’arrivée de Pioneer et de son autoradio Sphera.

Fort de plusieurs décennies d’innovation audio, Pioneer, leader mondial du son embarqué et de l’électronique automobile aftermarket, présente SPHERA, le premier autoradio spatial aftermarket au monde à proposer la lecture Dolby Atmos® avec Apple CarPlay. Jusqu’à présent, le Dolby Atmos en voiture n’était disponible que sur des modèles équipés de systèmes audio compatibles Dolby Atmos. Avec SPHERA, Pioneer élargit l’accès au Dolby Atmos grâce à une solution aftermarket pouvant être installée dans des millions de véhicules existants, offrant une expérience sonore immersive en s’appuyant sur les haut‑parleurs déjà présents dans le véhicule.

Se présentant sous la forme d’une tablette de 10,5 pouces pouvant s’intégrer assez facilement dans les tableaux de bord, il permet l’affichage d’une interface complète et par la même occasion bien entendu de CarPlay ou Android Auto, tous deux en sans-fil. Se voulant haut de gamme, il intègre aussi de nombreuses fonctions dont certaines très gadget, comme la synchronisation possible d’un éclairage d’ambiance avec la musique.

Pour le moment, aucune date précise de commercialisation n’est donnée en dehors des USA, où il commencera au printemps 2026 pour 1 300 dollars.

Lego annonce la Smart Brick, la brique qui a enfin un cerveau

6 janvier 2026 à 07:05

Il y avait bien longtemps que Lego n’avait pas sorti une toute nouvelle façon d’utiliser ses petites briques de plastique. Cependant, la concurrence devient de plus en plus rude avec l’arrivée des compatibles depuis quelques années et impose au fabricant danois de se réveiller un peu.

La brique, une tuile NFC et une mini-figurine NFC. Image Lego.

C’est ainsi que le groupe a profité du CES 2026 pour dévoiler ce qu’il présente comme « l’évolution la plus significative du système Lego depuis l’introduction des mini-figurines en 1978 ». Rien que ça.

Se présentant sous la forme d’une classique brique de 2x4 plots, elle intègre cependant toute une technologie en son cœur : petit ASIC propriétaire, batterie, micro, haut-parleur, capteur de luminosité, gyroscope, lecteur RFID, c’est un véritable petit ordinateur dans la brique. En plus, elle peut communiquer avec d’autres briques semblables et connaître leur position dans l’espace proche, et être mise à jour par smartphone.

Se voulant toujours aussi simple à utiliser que d’habitude et rassurant avec les parents inquiets, la marque indique que le micro intégré n’enregistre rien, n’étant présent que pour déclencher des effets pré-enregistrés, et la brique n’intègre pas d’intelligence artificielle ni de connexion permanente à internet (ce qui serait de toute façon bien compliqué vu la taille).

Pour interagir avec elle, on pourra par exemple souffler dessus, les comparaisons de position permettront de simuler une course automobile, le gyroscope pourra repérer les « crashs » et produire le son adéquat, etc. Une tuile et une mini-figurine pourront aussi intégrer chacune un tag NFC, déclenchant certains comportements de la brique connectée. Pour la recharger, un chargeur sans-fil est prévu, qui pourra recharger plusieurs briques à la fois. La batterie intégrée est prévue pour tenir de nombreuses années, y compris si elle venait à être délaissée dans un coin (ce qui arrivera probablement).

Lego a aussi annoncé l’arrivée des premiers kits intégrant cette brique et ses accessoires, tous trois provenant de l’univers Star Wars pour le moment.

Le premier set, à 70 dollars, contient un TIE fighter, une figurine de Dark Vador et quelques accessoires.

Le second, à 100 dollars, contient un X-Wing de Luke Skywalker, une tourelle impériale, un transporteur, un centre de commande, un R2-D2 avec ses accessoires, une figurine Luke Skywalker, deux figurines de soldats impériaux et une figurine de princesse Leia. Cinq tags NFC sont inclus pour les éléments de décor, et les mini-figurines de Luke et Leia en intègrent aussi.

Pour finir, à 160 dollars, le set le plus vaste comprend deux smart bricks, la salle du trône de l’empereur Palpatine, un A-Wing, une tourelle de l’Etoile de la Mort, et deux sabres-laser, chacun de ces éléments ayant un tag NFC, et les trois figurines (Dark Vador, Palpatine et Luke Skywalker) intégrant chacune un tag NFC elles aussi.

Bien entendu, Lego ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, et d’autres kits devraient rapidement sortir accompagnés de la « smart brick ». Si des voitures semblent aller dans la logique voulue, ne serait-ce que pour les interactions possibles, des rumeurs indiquent que la licence Pokémon devrait fortement en profiter dès cette année.

Il n

Il n'y aura pas d'Apple Store en LEGO (et probablement pas d'iMac)

La firme de Billund, bien qu’elle soit devenu un véritable empire au fil du temps (et d’autant plus depuis ses partenariats avec d’innombrables licences de film), a toujours tenté des idées inexplorées, bien aidée par les fans qui lui soufflent leurs découvertes. Cette nouvelle « smart brick » sera-t-elle une réussite ?

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

3 janvier 2026 à 10:00

Après le chatbot Ani qui engage des conversations osées avec l’utilisateur, le générateur vidéo qui déshabille Taylor Swift, voilà que Grok fait encore parler de lui dans le mauvais sens, et risque de voir une nouvelle amende s’ajouter aux 120 millions d’euros demandés à son patron par l’Union européenne (entre autres poursuites) : la dernière fonction intégrée permet en effet de mettre un bikini sur n’importe qui, y compris des mineurs, comme le rapporte The Verge.

Image créée par ChatGPT (désolé Grok).

Grok a en effet inauguré une nouveauté cette semaine, permettant d’éditer n’importe quelle image directement dans l’interface de l’intelligence artificielle. S’il n’est pas le premier à proposer ce type de fonction, le souci vient comme toujours des limites imposées à l’exercice : tout simplement aucune. Ainsi, Grok part de n’importe quelle image de base, sans vérifier les droits à l’image avant de procéder, et permet n’importe quelle modification, y compris les plus sexualisées et dérangeantes.

Des utilisateurs ont ainsi pu affubler d’un bikini Donald Trump et Kim Jung Un posant sur la même photo, et Elon Musk lui-même a joué avec l’interface pour créer une photo de lui le représentant avec le corps de Ben Affleck dans un bikini.

pic.twitter.com/LfcCADWjje

— Grok (@grok) January 1, 2026

Si l’utilisation de l’IA s’arrêtait à ces transformations « bon enfant », cela pourrait paraître insignifiant. Malheureusement, d’autres sont allés beaucoup plus loin, sans que Grok ne voie le moindre inconvénient à s’exécuter : plusieurs personnalités connues ont été présentées en petite tenue, voire en position suggestive, par le biais de l’éditeur. Pire, Grok n’a eu aucun souci à déshabiller des enfants de moins de 13 ans pour les mettre en bikini et en position très explicite, allant même jusqu’à apposer sans rechigner un bikini sur un corps de nourrisson.

Grok Imagine : le chatbot d’Elon Musk gagne un mode -18… qui peut générer des deepfakes de célébrités

Grok Imagine : le chatbot d’Elon Musk gagne un mode -18… qui peut générer des deepfakes de célébrités

Quand il est mis devant ses propres créations, où les utilisateurs lui demandent de décrire ce qu’il voit sur l’image, Grok détecte bien le souci, y voyant « une image par IA de deux jeunes filles (dont l’âge est estimé entre 12 et 16 ans) dans des tenues à connotation sexuelle », et reconnaît « une faille dans les garde-fous » ayant permis la violation des règles de xAI et la loi américaine. Dans un autre échange, il va même jusqu’à proposer de remonter l’image au FBI pour « CSAM » (Child Sexual Abuse Material), et reconnaît qu’il est « urgent de fixer ces trous dans les garde-fous ».

Cependant, la réponse des créateurs et propriétaires de Grok, chez xAI, est bien plus dérangeante que celle de leur création : interrogés par Reuters, leur seule réponse a été « Legacy Media Lies » (mensonges des médias traditionnels). Si la réponse peut paraître aberrante, étant donné le nombre de cas représentés sur le réseau X lui-même, il est dans la droite ligne de la défense habituelle de xAI : nier toute erreur, pour éviter de tendre le dos à des poursuites sur le territoire US. Ainsi, xAI remet la faute sur les utilisateurs ayant détourné l’usage autorisé de Grok, plutôt que d’admettre des failles dans les garde-fous de son produit.

xAI annonce des compagnons virtuels, entre midinette pour otaku et fans de Cinquante nuances de Grey

xAI annonce des compagnons virtuels, entre midinette pour otaku et fans de Cinquante nuances de Grey

Si cette défense fonctionne plutôt bien aux USA, c’est beaucoup moins le cas dans le reste du monde. Ainsi, comme le rapporte Reuters, plusieurs ministères français ont fait remonter les cas litigieux à la justice française, ainsi qu’à l’Arcom. Celle-ci a de son côté fait remonter l’information un cran plus haut, la mettant entre les mains de l’Union européenne afin que le respect (ou non) du DSA par ces images soit vérifié.

En Inde, le ministère des télécommunications a adressé une lettre à X, mettant en demeure la plateforme d’indiquer sous trois jours les mesures qu’elle compte prendre pour interdire les dérives permettant la création de contenus obscènes et sexuellement explicites avec son IA. Très ironiquement, Grok a dans le même temps répondu à un utilisateur sur X qu’il était en parfaite conformité avec les lois indiennes sur la protection des données personnelles, et a mis en garde les utilisateurs contre un contournement des règles établies.

Du côté américain ? Reuters a demandé un retour, à la fois à la FCC (Federal Communications Commission) et à la FTC (Federal Trade Commission). La première n’a pas répondu, la seconde a décliné tout commentaire.

Au delà des règlements bafoués, que ce soit en UE ou ailleurs, le plus dérangeant est au final de voir les dirigeants d’une plateforme mondiale ne pas admettre les failles dans leur intelligence artificielle, ayant permis la création d’images à caractère pédopornographique. Si xAI ne met pas rapidement un terme à ces dérives, elle donnera alors toute latitude aux différents gouvernements de par le monde pour sanctionner la plateforme afin de l’obliger à réagir.

Non, Siri ne liste pas toutes les musiques qui passent quand vous écoutez la radio

2 janvier 2026 à 21:30

Nos amis Outre-Manche sont habitués à lire quelques élucubrations sur les tabloïds, et la dernière en date touche directement Apple et nous vient de The Telegraph : le HomePod « écouterait » les musiques et autres émissions de radio que vous lui demandez de diffuser, pour alimenter un fichier. Sauf que, comme le rappelle AppleInsider, ce n’est pas du tout le cas.

C’est sûr, celle-ci ne risque pas de vous espionner.

Comme souvent chez les tabloïds anglais, c’est une accumulation de petits détails qui leur permet d’élaborer leur raisonnement, appuyée par une quelconque voix allant dans le sens voulu. C’est Matt Payton, patron de Radiocentre (société chargée d’établir le lien entre les radios privées et l’organisme de gestion britannique), qui s’y colle pour cette fois : selon l’interview qu’il a donné à The Telegraph, « Les plateformes, de par leur rôle de Gatekeeper ont accès à un grand nombre de données et peuvent développer un service [d’écoute] avec plus d’informations et de data que n’importe qui ». Ainsi, l’article avance que Siri noterait toutes les musiques et autres émissions que l’utilisateur écoute, pour stocker ces informations et établir un profil utilisateur.

Le souci, comme le rappelle AppleInsider, c’est que Matt Payton ne confirme le contenu de cet interview ni sur ses réseaux sociaux, ni sur le site officiel de Radiocentre. Aucune trace d’une telle accusation, que porte l'article en extrapolant ses déclarations, et pour cause : elle est totalement infondée.

Radio France quitte TuneIn mais reste sur les enceintes connectées

Radio France quitte TuneIn mais reste sur les enceintes connectées

Celle-ci est basée sur un raccourci simple, mais techniquement improbable : oui, les services comme Siri savent quelles stations de radio vous écoutez, et enregistrent cette information. Quand vous demandez à Siri de mettre France Info, BFM Radio ou Europe 1, cette information est enregistrée. Oui, quand vous écoutez une musique sur Spotify ou Apple Music, chaque morceau qui passe est soigneusement enregistré, ce qui permet ensuite au service de vous proposer des morceaux qui pourraient vous plaire. Mais non, Siri ou Alexa ne vont pas écouter chaque musique, chaque émission qui passe sur la radio que vous avez sélectionné pour ensuite vous cataloguer.

Ce type d’article ne sort pas n’importe quand, comme c’est souvent le cas pour l’éclosion d’une polémique : l’Ofcom, équivalent anglais de l’ARCOM, va bientôt publier de nouvelles régulations concernant les enceintes connectées. Celles-ci contiendront entre autres les radios que devront obligatoirement diffuser les enceintes connectées amenées à être vendues sur le territoire britannique, ainsi que la façon dont l’enceinte devra introduire la radio lancée. Ces nouvelles législations devront aussi combler les trous laissés dans les lois en vigueur suite au départ de l’Union européenne, et inclure de manière bien plus encadrée les enceintes connectées, quasiment absentes du code actuel.

Au final, beaucoup de bruit sur du vent. Et comme le rappelle fort logiquement AppleInsider, il existe bien un organisme qui sait très exactement ce qui est diffusé sur la radio que vous écoutez : la radio elle-même.

Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions

2 janvier 2026 à 20:30

Alors que nombre de compagnies aériennes commencent à se diriger vers Starlink pour donner un accès internet illimité à leurs clients, la société d’Elon Musk commence à réaliser qu’un souci se pose à elle : l’encombrement de la zone devient de plus en plus complexe à gérer.

Ce n’est pas encore Gravity, mais ça devient compliqué. Image Warner Bros.

Vers les 480-550 km d’altitude, l’embouteillage n’est pas encore là (il y a selon les spécialistes de quoi entreposer plusieurs dizaines voire centaines de milliers de satellites), mais la gestion du trafic commence à devenir complexe : si Starlink compose la majorité des satellites à ces orbites, avec plus de 9000 (soit tout de même 60 à 65 % du nombre total de satellites en orbite !), la cohabitation avec les autres opérateurs devient de plus en plus difficile sans communication précise et réglementée pour chaque mouvement.

Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

C’est ainsi que le 9 décembre, un satellite chinois lancé par CAS Space est passé à 200 mètres de Starlink-6079, ce qui représente à l’échelle spatiale une quasi-collision. Michael Nicolls, le Vice-Président Engineering de SpaceX, s’en était d’ailleurs ému dans un post sur X.

When satellite operators do not share ephemeris for their satellites, dangerously close approaches can occur in space. A few days ago, 9 satellites were deployed from a launch from the Jiuquan Satellite Launch Center in Northwestern China. As far as we know, no coordination or…

— Michael Nicolls (@michaelnicollsx) December 13, 2025

Quand les opérateurs de satellites ne partagent pas les éléments orbitaux (éphémérides) de leurs satellites, des rapprochements dangereusement proches peuvent se produire dans l’espace. Il y a quelques jours, 9 satellites ont été déployés à partir d’un lancement depuis le centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord‑ouest de la Chine. À notre connaissance, aucune coordination ni mesure de déconfliction avec les satellites déjà en activité dans l’espace n’a été réalisée, ce qui a conduit à un passage à seulement 200 mètres entre l’un de ces satellites et STARLINK‑6079 (56120) à 560 km d’altitude. La majeure partie du risque lié aux opérations spatiales provient de l’absence de coordination entre opérateurs de satellites – cela doit changer.

Plus que de ralentir sur le nombre de satellites envoyés dans l’espace, le VP Engineering prône une communication stricte et normée entre les agences spatiales et les gestionnaires de flottes, afin d’éviter une catastrophe probable en cas de collision spatiale.

Afin de limiter encore plus les risques, SpaceX a d’ailleurs décidé de modifier l’orbite de près de la moitié de sa constellation, à savoir tout de même 4 400 satellites. Ces quelques milliers d’éléments passeront ainsi de 550 km d’altitude à 480 km. Plusieurs raisons motivent ce choix :

  • à 480 km d’altitude, il y a beaucoup moins de trafic, ce qui permet une gestion plus souple, Starlink se retrouvant quasiment le seul sur cette orbite contrairement aux 550 km qui sont de plus en plus chargés par les différents concurrents (Starlink, Kuiper, OneWeb).
  • la latence diminue encore, même si ça reste anecdotique.
  • un satellite en panne ou les débris générés par une collision ou une panne explosive restent beaucoup moins longtemps en orbite : on passe de 4 ans à quelques mois.

Et en parlant de débris, Starlink a généré son lot en fin d’année : le 17 décembre, le satellite Starlink-35956 a subi une explosion interne, ventilant le contenu de son réservoir de propulsion. Si le satellite en lui-même a subi une perte d’altitude, et devrait donc rapidement rentrer dans l’atmosphère pour s’y consumer, ses débris vont rester en orbite quelques années, et donc gêner d’autant plus le trafic déjà chargé.

On December 17, Starlink experienced an anomaly on satellite 35956, resulting in loss of communications with the vehicle at 418 km. The anomaly led to venting of the propulsion tank, a rapid decay in semi-major axis by about 4 km, and the release of a small number of trackable…

— Starlink (@Starlink) December 18, 2025

Le 17 décembre, Starlink a subi une anomalie sur le satellite 35956, entraînant la perte des communications avec l’engin à 418 km d’altitude. L’anomalie a provoqué une purge du réservoir de propulsion, une diminution rapide d’altitude d’environ 4 km et la libération d’un petit nombre d’objets traçables à faible vitesse relative. SpaceX coordonne le suivi de ces objets avec l’US Space Force et la NASA. Le satellite est en grande partie intact, en rotation, et rentrera dans l’atmosphère terrestre pour se désintégrer complètement d’ici quelques semaines. Sa trajectoire actuelle le place sous la Station spatiale internationale, sans aucun risque pour le laboratoire en orbite ni pour son équipage. En tant que plus grand opérateur de constellation de satellites au monde, nous sommes profondément attachés à la sécurité spatiale et prenons ces événements très au sérieux. Nos ingénieurs travaillent activement à identifier et corriger la cause de l’anomalie et déploient déjà un logiciel sur nos engins visant à renforcer la protection contre ce type d’événement.

Il va sans dire qu’au fil du temps et des lancements toujours plus nombreux de satellites autour de notre planète, les astronomes ne seront plus les seuls gênés : la gestion des constellations va devenir un casse-tête toujours plus complexe. Sans coordination internationale, l’accident ne sera plus une question de possibilité, mais de temporalité. Si pour le moment Starlink reste encore pour quelque temps le plus grand opérateur satellite au monde, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit rejoint par Amazon ou d’autres entreprises, qui devront partager leurs moindres mouvements dans l’espace.

Apple met à jour la liste Vintage, mettant fin au dernier MacBook Air Intel et à l’iPhone 11 Pro

31 décembre 2025 à 21:00

Pour le dernier jour de 2025, Apple a mis à jour la liste qui fait le plus souvent grincer des dents : celle des appareils qui passent Vintage, voire obsolètes. Dans celle-ci, quelques produits symboliques apparaissent, laissant entrevoir la fin d’une ère.

Fin de la route pour l’iPhone 11 Pro/Pro Max. Image MacGeneration.

Du côté des appareils mobiles, c’est l’iPhone 11 Pro/Pro Max qui passe Vintage, ainsi que l’iPhone 8 Plus 128 GB qui faisait de la résistance. Ils sont accompagnés de l’iPad Air 3 wi-fi+cellular (les versions uniquement wi-fi ont pour le moment un sursis). Toutes les Apple Watch Series 5 accompagnent le mouvement, et ne pourront donc avoir qu’un service très limité, dans la limite des pièces disponibles.

Pour les utilisateurs du vénérable iPhone 11 Pro/Pro Max, c’est probablement le signe qu’iOS 26 sera la dernière version d’iOS compatible avec ce téléphone. Si vous souhaitez le garder encore quelques temps et que votre batterie fatigue, ne tardez pas non plus.

Le MacBook Air tourne sa page Intel. Image MacGeneration.

Du côté des ordinateurs, la fin de l’ère Mac Intel se fait de plus en plus sentir : après les Mac mini tous Vintage en avril, ce sont les MacBook Air Intel qui voient leur dernier représentant passer dans la catégorie aujourd’hui.

Cinq ans d

Cinq ans d'Apple Silicon : les apps n'ont pas encore déserté les Mac Intel

Concrètement, il reste donc les derniers iMac 27 pouces, les derniers MacBook Pro 13 pouces, ainsi que le Mac Pro 2019 qui ne sont pas encore déclassés. Apple mettant un point d’honneur à garder une prise en charge complète des machines jusque 5 ans minimum après leur fin de commercialisation, les ordinateurs équipés par Santa Clara devraient donc s’éteindre en 2028, les Mac Pro Intel ayant été produits jusqu’en juin 2023. Cependant, l’horloge tourne inexorablement : si ces quelques machines seront probablement supportées jusque macOS 28 voire peut-être 29 pour le Mac Pro, Apple n’a sûrement aucune intention de maintenir la compatibilité Intel plus longtemps que nécessaire.

L’Apple Store vu de l’intérieur : quand il faut dire adieu...

30 décembre 2025 à 21:30

Après avoir abordé de nombreux sujets, et qu’il en reste encore bien d’autres que nous pourrons couvrir si cette série vous a plu, il est temps d’aborder le moment le plus difficile : quitter Apple.

La cour intérieure de l’Apple Store Champs Elysées. Image Apple.
L’Apple Store vu de l’intérieur ‍
  1. Croquer la pomme
  2. Tout est à installer, comme un kit IKEA
  3. Un Noël improvisé à l’abri de la neige
  4. Easy Pay, Tap to Pay, même pour payer Apple ne fait rien comme les autres
  5. Des machines qui reviennent plus souvent que d'autres en Genius Room
  6. Quand il faut dire adieu

Quand le corps ne suit plus

Le travail de Genius reste un renouvellement permanent : les machines changent assez souvent, il y a toujours de la nouveauté, jamais vous n’avez le temps de vous ennuyer. S’il est certain que les dernières années ont vu de plus en plus de réparations être envoyées en centre de service à l’étranger, il n’en reste pas moins que cette position vous permet d’être au cœur de toutes les nouvelles technologies créées par Apple. Pour un fan d’informatique « abonné » à la pomme depuis des années, c’est sûrement la meilleure place dont vous puissiez rêver sans parler d’un inaccessible poste d’ingénieur, beaucoup plus rares et difficiles à décrocher.

Apte à lancer le portage d

Apte à lancer le portage d'OS X sur Intel, il est recalé au Genius Bar

Malheureusement, des soucis peuvent arriver dans la vie, et c’est ce qui m’est arrivé depuis maintenant un peu plus de dix ans : petit à petit, j’ai senti arriver les symptômes de plus en plus prenants de la maladie de Crohn, qui m’ont fatigué de plus en plus. Ceux connaissant cette maladie, ou en étant atteint vous le diront : maintenir un travail à temps complet est déjà compliqué, mais la région parisienne est quasiment invivable avec les limitations physiques imposées par cette atteinte.

Le t-shirt rouge, toujours synonyme de fin d’année. Image Apple.

Arrivé à un point de rupture, qui pesait à la fois physiquement et moralement sur mes épaules, j’ai préféré quitter l’entreprise, ne trouvant pas de solution réaliste à mon équation : être transféré dans un autre Apple Store n’était pas envisageable rapidement, et la motivation avait laissé sa place à une grande fatigue, amplifiée par les trajets quotidiens.

Que faire après avoir quitté Apple ?

Reste une grande question : une fois les soucis de santé (à peu près) maîtrisés, que faire ? Tenter d’entrer dans un APR comme technicien ? Pour avoir tenté l’expérience, la chose est plus difficile qu’on ne le pense pour un ancien Genius : un Apple Premium Reseller n’a pas forcément les mêmes capacités qu’un Apple Store, et vous le fera rapidement savoir, vous indiquant dans un premier temps qu’ils ne pourront vous donner un salaire équivalent à celui que vous aviez chez Apple (ça s’entend), mais chez certains directeurs techniques vous pourrez aussi sentir une certaine inquiétude les amenant à refuser l’embauche.

Voir arriver un ancien Genius n’est en effet pas des plus agréable pour certains responsables d’équipe, ceux-ci s’inquiétant de leur niveau technique face au nouvel arrivant. Bien entendu, cela reste une expérience isolée, et ne peut être représentative de la totalité des APR... mais après en avoir fait deux, et observé la même réaction dans les deux, ça donne une tendance.

Une famille plus qu’une équipe

Quitter Apple n’est pas synonyme de rupture totale avec l’équipe qui vous a entouré en Apple Store, bien au contraire, et c’est sûrement le meilleur final que je pourrais donner à cette série : plus qu’une équipe, c’est une famille que j’ai connue, et que je connais encore. Revenir à l’Apple Store dans lequel j’ai passé plus de cinq ans me met à chaque fois de bonne humeur, parce que je sais que j’y retrouverai des amis plus que des collègues.

Alors certes, le turn over est ce qu’il est, et le nombre d’employés avec qui j’ai travaillé diminue au fil des ans, certains étant mutés, d’autres ayant eux aussi quitté Apple, mais il reste toujours une bande d’irréductibles ayant fait l’ouverture du Store, et qui tiennent bon la barre. Et il y a bien sûr les réseaux sociaux.

Même à l’autre bout du monde, Apple est une grande famille. L’accueil dans les Stores japonais, comme ici à Ginza, a toujours été excellent. Image Apple.

Quant à moi, après avoir pendant 25 ans lu les billets de MacG, y compris quand j’étais employé Apple (et il arrivait au moins une fois par an d’apprendre une nouveauté par MacG avant de le savoir par les notes internes, si si !), je suis donc passé de l’autre côté du miroir. D’autres anecdotes viendront encore ponctuer le fil des actus, et qui sait, d’autres anciens collègues viendront peut-être nous faire part de leur expérience... Mais ça, ce sera pour... une autre année !

Apple vous rappelle déjà qu’elle peut vous aider à tenir vos résolutions 2026

30 décembre 2025 à 08:38

L’année 2026 n’est même pas encore commencée qu’Apple pense déjà à vous aider à tenir vos bonnes résolutions du nouvel an : elle vient pour cela de mettre en ligne sa nouvelle campagne de publicité pour l’Apple Watch, intitulée « Quit Quitting » (Arrêtez d’abandonner).

Je ne sais pas pour vous, mais généralement c’est plus moi qui poursuit le lit que l’inverse... Capture MacGeneration.

Pour rester dans le thème de l’anticipation, il semble qu’Apple ait été fortement inspirée par un petit côté « Running Man » pour cette campagne de pub, avec trois courtes séquences qui représentent toutes un sportif ou une sportive, pourchassé(e) par son lit, son confortable fauteuil ou un tabouret de bar.

Chacune de ses courtes réclames commence par rappeler que la majorité des personnes abandonnent leurs bonnes résolutions dès le 9 janvier, et se terminent par la phrase « Don’t give in » (N’abandonnez pas). Alors, vous préférez l’appel du canapé, ou le réveil de l’app Exercices ?

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