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Game and watch - The Mortuary Assistant : une bande-annonce flippante pour l'adaptation live du phénomène horrifique

Par :Kyujilo
20 janvier 2026 à 20:01
L’adaptation cinématographique du jeu d'horreur viral The Mortuary Assistant vient de dévoiler ses premières images à travers une bande-annonce qui, surprise, s'avère plutôt prometteuse. Réalisé par Jeremiah Kipp, le film promet de transposer l'angoisse claustrophobique du titre produit par DreadXP et il arrivera sur grand écran dès février 2026.

No Rest For The Wicked : le mode coop cette semaine

Par :CBL
20 janvier 2026 à 19:55
L'early access de No Rest For The Wicked a connu des débuts difficiles mais le Souls-like de Moon Studios a remonté la pente. Les avis Steam sont désormais très positifs et le jeu s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. Dans deux jours, le mode coop va sortir permettant à 4 joueurs de souffrir ensemble. A l'instar des anciens Diablo, les sauvegardes pour le mode solo et le mode multi seront séparées.

TEST MIO: Memories in Orbit – Le metroidvania qui vise les étoiles

20 janvier 2026 à 18:39

Créé par le studio français indépendant Douze Dixièmes et édité par Focus Entertainment, MIO: Memories in Orbit est le nouveau metroidvania qui inaugure 2026. Composé par une quinzaine de personnes pendant près de 4 ans, ce petit jeu nous a attirés dans un premier temps grâce au charme de son visuel artistique, rappelant celui d’une bande dessinée de science-fiction des années 80, mais il fallait encore nous prouver que l’aventure valait le coup manette en main. Verdict ? On adore.

Test réalisé sur PC grâce à une copie numérique envoyée par l’éditeur

Une épopée cosmique

MIO: Memories in Orbit se déroule dans un vaste vaisseau nommé l’Arche, si vaste qu’il semble pouvoir abriter une population entière, avec plusieurs paysages variés, comme une cité, des jardins, une forêt, ainsi qu’une mer. Au milieu de tout ce gigantisme, vous incarnez un être minuscule du nom de MIO, un robot dont la conscience vient d’être tout juste réactivée et n’ayant aucun souvenir. Pire encore, les lieux qui l’entourent sont à l’abandon, voire dévastés par ce qui semble être des catastrophes ou des attaques brutales. Des robots devenus fous vous attaquent à vue et des systèmes entiers sont devenus défaillants, rendant leur exploration aussi périlleuse que possible, que ce soit par un froid profond ayant gelé les habitations ou par la présence d’une moisissure ténébreuse cherchant à vous saisir.

Heureusement, quelques rares occupants de l’Arche seront présents pour vous offrir aide et indications. Toutes des formes de vies informatiques, certaines sont présentes dans cet endroit depuis des siècles et vous fourniront des explications sur le fonctionnement de cet univers, ainsi que quelques indices pour vous aider dans cette quête qui vous est destinée : découvrir pourquoi cet immense vaisseau est tombé dans une telle déchéance. D’autres mystères seront également à découvrir : que sont devenus les Voyageurs, ces êtres mystérieux qui en sont les anciens habitants et concepteurs ? Pourquoi les Perles, les IA gestionnaires et gardiennes, se sont-elles isolées du monde ? Pourquoi MIO s’est-elle réveillée avec une telle mission programmée en elle ?

MIO: Memories in Orbit - décor de l'intérieur du vaisseau
Bienvenue dans une science-fiction haute en couleurs !

MIO: Memories in Orbit nous plonge dans un univers empli de mystère, qui mêle gracieusement les codes de la science-fiction et du mystique. À l’image de MIO, qui semble minuscule et insignifiant au premier abord, c’est par le voyage que nous gagnons en assurance et compétence, afin de surmonter tous les obstacles que nous rencontrerons.

Sur les traces de l’héritage des metroidvania

MIO: Memories in Orbit est un jeu solo que l’on pourrait qualifier de metroidvania. Le déplacement et les actions sont en 2D, votre personnage commence avec très peu de capacités et l’exploration est nécessaire pour gagner en puissance. Les ennemis réapparaissent à chaque fois que l’on se repose ou que l’on meurt et c’est avec leur défaite que l’on gagne des ressources nécessaires pour acheter de quoi s’améliorer dans les magasins du coin. En somme, MIO: Memories in Orbit reprend la formule classique du genre, à l’image de ces références assumées que sont Hollow Knight et Ori and the Blind Forest pour son gameplay.

Il existe bien quelques différences au début de l’aventure, comme le fait de ne pas pouvoir recharger sa vie n’importe quand ou le fait que la mort dans MIO: Memories in Orbit entraîne une perte de ressource, mais à la différence de certains titres, elles ne seront pas récupérées par vous, mais par une partie du vaisseau, ce qui permet d’accéder ensuite à de nouvelles zones. Si vous souhaitez conserver vos ressources, appelées Nacres au passage, par-delà la mort, il faudra les convertir en cristaux solides auprès de certaines machines, détournant légèrement l’aspect punitif de cette mécanique commune à de récents metroidvania.

Mis à part cela, le jeu se démarque dans son exploration bien plus tard, avec la découverte de compétences un peu plus originales que l’on vous laissera découvrir, mais qui permettent de voir le monde sous une tout autre dimension. Du côté des capacités habituelles, on retrouve les classiques comme le double saut ou la triple-frappe dès le début, ainsi que d’autres à débloquer comme les équivalents d’un grappin, d’une voile ou d’une esquive. Mention spéciale pour cette dernière qui est plus semblable à une mécanique de Blink ou de Clignement en français, vous limitant dans le déplacement, ce qui change quand même de l’habitude.

Autant de capacités qui peuvent aussi bien vous aider en combat que pour l’exploration, ce qui encourage le fait de retourner plusieurs fois dans les lieux déjà visités pour découvrir de nouveaux secrets autrefois inaccessibles. Il nous a fallu environ 4 heures pour débloquer les capacités de base, ce qui permet une bonne marge de découverte, tout en garantissant leur exploitation pour la suite de l’aventure, qui peut durer jusqu’à une quarantaine d’heures selon votre investissement dans cet univers.

MIO: Memories in Orbit - Décor dans les circuits
Le jeu surprend de temps à autre en adoptant des zones tutoriels à l’aspect minimaliste.

En effet, le fait de chercher à explorer le plus possible cet immense vaisseau qu’est l’Arche vous récompensera régulièrement, que cela soit en vous donnant de la vie supplémentaire, plus de puissance de frappe, des ressources ou encore de nouveaux alliés. À l’image de nombreux metroidvania, l’investissement et la curiosité sont toujours récompensés. Un des seuls bémols sur ce point, ce serait l’aspect faussement libre de son exploration, qui pousse dans un premier temps à explorer plusieurs chemins viables, mais qui au final n’en donne qu’un seul de vraiment accessible, tandis que l’autre se termine sur une impasse sans l’amélioration débloquée dans l’autre. Ce qui est un peu dommage et brise l’aspect interconnecté que peut avoir l’Arche. Cependant, il est tout à fait possible que nous soyons passés à côté de routes annexes dissimulées, ce qui donnerait encore plus d’intérêt à la jouabilité et à la recherche des secrets de MIO: Memories in Orbit.

On retrouve également un système d’amélioration en guise d’équipement, avec des modificateurs à installer en fonction du nombre d’emplacements disponibles pour gagner divers bonus et effets passifs, comme une recharge gratuite de vos vies sur les lieux dédiés ou le fait de voir la vie des ennemis. Il est également possible de s’équiper de modificateurs infligeant des malus en échange d’emplacements supplémentaires. Un système de prise de risque donc, qu’il est important de prendre en compte selon les situations, pouvant se révéler aussi pratique que fatal.

MIO: Memories in Orbit - décor avec une rivière
N’oublions pas que MIO reste une machine et ne doit pas finir comme notre ami qui fait la planche éteinte.

Des couloirs et des défis

En somme, si vous appréciez jouer à des metroidvania, que ce soit pour leur gameplay ou le sentiment d’exploration, alors foncez sur MIO: Memories in Orbit. Et même si vous désirez découvrir ce type de jeu vidéo, alors celui-ci constitue une très bonne porte d’entrée.Comme dit précédemment, on y retrouve les codes habituels sans trop de surprise avec un confort de jeu que ne possèdent pas forcément les classiques du genre. Par exemple, MIO exécute automatiquement une sorte de petite roulade quand elle touche l’extrême bord d’une plate-forme pour s’assurer de monter dessus.

Les commandes sont souples, donnant ainsi une grande impression de fluidité dans le gameplay, un sentiment qui gagne en intensité dès lors que l’on commence à maîtriser la mobilité très aérienne de MIO avec son système de double saut et de grappin qui peuvent se recharger lors de certaines attaques. On s’amuse ainsi à voltiger comme une fleur et à piquer comme une torpille. En revanche, il peut arriver que lors de certains combats exigeants ou de parcours d’obstacles, le fait de devoir enchaîner les capacités crée de la confusion, ce qui peut s’avérer frustrant quand la moindre action est décisive.

C’est un gameplay qui se veut pratique, mais qui pousse aussi à l’exigence. Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la difficulté, un système d’aide dans les options du jeu peut vous aider à surmonter les difficultés de l’Arche, par exemple avec le Pacifisme : les ennemis basiques ne feront aucun mal tant que vous restez inoffensif, tandis qu’avec l’Érosion, la vie d’un boss diminue à chacune de vos morts, améliorant vos chances de victoire contre lui à mesure que les tentatives s’accumulent. Un système plutôt bien pensé et qui s’inscrit dans l’esprit du jeu, permettant de profiter de ces affrontements dynamiques et rythmés qui se révèlent pour la plupart assez exaltants, notamment grâce au travail sur la mise en scène et la musique.

MIO: Memories in Orbit - rencontre avec un boss
En chaleureux combat en perspective.

Beauté stellaire

Cela ne vous a sûrement pas échappé… mais le jeu est INCROYABLEMENT BEAU ! Plus sérieusement, les quelques images qui parsèment ce test ne rendent pas justice au charme visuel de l’œuvre. Avec son style semblable à celui d’une bande dessinée, le jeu pourrait se revendiquer comme héritier de l’artiste Moebius. On y ressent en effet un sentiment de poésie et de nostalgie en parcourant ces décors de science-fiction associés à des éléments naturels, comme les fleurs ou les rivières, ou encore un certain malaise fascinant auprès de ces machines semblables à des organes vivants.

Chaque élément du décor semble dessiné à la main malgré son modèle 3D, permettant à MIO: Memories in Orbit de pouvoir jouer avec des contrastes de lumière ou de température dans son environnement, avec également une grande profondeur de champ dans son horizon, ce qui donne un effet vivant à ces lieux, l’agrémentant de petits détails visuels variés ou permettant à d’autres créatures d’y circuler tandis que MIO suit son propre chemin.

MIO: Memories in Orbit - décor de jardin
Certaines zones invitent à la contemplation

La musique également est une excellente surprise dans MIO: Memories in Orbit. La plupart du temps, elle sera légère et correspondra parfaitement à l’ambiance des lieux, en proposant tout de même quelques variations selon l’espace où vous vous situez, comme par exemple au sommet d’un bâtiment ou à l’intérieur d’une fissure, comme pour accompagner au mieux les émotions que l’on ressent en exploration, comme l’inquiétude, la sensation de liberté ou la paix.

Les combats de boss possèdent des OST réussies qui mettent en valeur les thèmes des lieux ou du type de combat que l’on expérimente, avec des changements notables qui suivent l’intensité du combat, nous permettant de nous sentir pleinement investis dans ces affrontements qui constituent de grands moments de mise en scène. Les rares voix que l’on entendra dans les OST seront éthérées, comme pour appuyer le côté spirituel de notre voyage.

Mention spéciale tout de même aux rares paroles du jeu qui bénéficient d’un doublage français, ce qui souligne le sens du détail des développeurs. Autre particularité, ce sont les bruits d’ambiance de chaque zone, particulièrement remarquables quand on met le jeu en pause, avec des sonorités de machines, comme des ronronnements de moteurs ou des ondulations de générateurs, ce qui peut créer un effet rassurant, jusqu’au moment où des bruits semblables à ceux d’animaux sauvages surgissent de nulle part, nous rappelant que l’Arche reste un univers principalement hostile malgré tout.

MIO: Memories in Orbit - Personnage de SHII
SHII sera un des principaux guides durant votre périple.

L’animation du jeu en général est réussie et propose toute une variété de petites scènes lors de la rencontre avec les PNJ du jeu. On ressent aussi bien cet aspect froid et précis des corps métalliques, qu’une grâce propre à la chair et la chaleur qu’ont normalement les êtres vivants dans les mouvements des personnages.

C’est d’ailleurs un contraste qui semble faire partie des thèmes majeurs du jeu. L’opposition qui existe naturellement entre l’organique et le mécanique. MIO: Memories in Orbit présente un grand nombre de visuels dans ses personnages et ses décors où des entités métalliques copient le vivant et la Nature. Si une machine parvient à copier un corps, alors qu’est-ce qui différencie ce dernier d’un concept mécanique ? Et si cette ressemblance ouvrait les portes d’une autre dimension à la machine, comme celle des émotions ou de l’esprit, alors deviennent-elles humaines, elles qui copient déjà notre intelligence ? MIO: Memories in Orbit propose ainsi une sorte de relecture de notre relation avec le vivant et notre nature humaine, voire spirituelle de par son scénario et les personnages que l’on rencontre. Il est souvent question du rôle que l’on aurait à jouer au sein d’un tout et de la question de la finitude.

Impossible pour nous de ne pas remarquer une ressemblance avec un autre metroidvania : Nine Sols, qui partage également un univers de science-fiction inspiré par des courants philosophiques, dont l’intrigue se déroule dans un immense vaisseau spatial où les immenses zones possèdent des paysages naturels. Heureusement, MIO: Memories in Orbit propose des combats beaucoup moins nerveux et difficiles que Nine Sols.

MIO: Memories in Orbit - décor d'une ville plongée sous la glace
Autrefois un espace de vie. Maintenant un lieu abandonné à un hiver éternel.

Verdict

Si vous avez apprécié certains jeux comme Gris pour ses visuels, Hollow Knight pour son gameplay ou Nine Sols pour son univers, alors nous vous recommandons vivement MIO: Memories in Orbit. Le jeu regorge de zones à explorer avec des décors magnifiques et inspirés qui offrent toute une gamme d’émotions. Les défis qui les parsèment pourront aussi bien plaire aux habitués des metroidvania qu’à ceux qui découvrent ce style de jeu avec des options bien pensées. MIO: Memories in Orbit est une superbe expérience vidéoludique qui reflète l’amour de ses créateurs pour l’art sous toutes ses formes. Si Silksong était le metroidvania représentant 2025, MIO: Memories in Orbit a toutes les chances de devenir la référence du genre pour 2026.

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Le naufrage MindsEye : 20 joueurs sur Steam mais des millions pour les streamers, l'absurde stratégie continue

Par :Kyujilo
20 janvier 2026 à 18:01
Le studio Build a Rocket Boy continue de financer des campagnes de sponsoring auprès de gros streamers pour promouvoir MindsEye, alors que le titre affiche un nombre de joueurs à deux chiffres sur Steam. Cette déconnexion marketing intervient dans un climat social délétère, marqué par le licenciement de 250 employés et des poursuites judiciaires pour mauvaise gestion. Et bonne année surtout.

Marathon : la dernière étape sera le 5 mars

20 janvier 2026 à 16:20
Au départ attendu pour le 23 septembre 2025, Marathon avait été repoussé, sûrement pour ne pas reproduire l’événement tragique d’août 2024, à savoir ce qui est arrivé au jeu Concord. Pour celles et ceux qui trouvent que j’exagère un petit peu quand même, je vais rappeler que le titre a vu ses serveurs fermer le 6 septembre de la même année et le peu d’exemplaires vendus sur PS5 et PC remboursés, mais le plus grave étant surtout qu’il avait "perturbé" la...

PREVIEW Sovereign Tower : un RPG de gestion légendaire à venir

20 janvier 2026 à 12:49

Dans une terre reculée, connue pour ses légendes ancestrales et ses recettes trop beurrées, un petit groupe de vaillants vilains* se démène ardemment pour créer de toutes pièces une œuvre de chevalerie des plus atypiques. Est-ce une épopée chevaleresque ? Une comédie burlesque satirique ? Un traité de gestion digne d’un collecteur de taxes ? Eh bien, c’est tout cela à la fois et son nom est : Sovereign Tower, un RPG narratif de gestion s’inspirant des légendes arthuriennes, dont il nous tarde de vous faire découvrir toutes les promesses.
*(que voulez-vous ? C’est ainsi que l’on nommait les paysans à l’époque…)

Preview réalisée grâce à une version d’essai sur le site itch.io.

Le commencement de la légende

Oyez, Oyez ! Approchez, approchez ! Laissez-moi vous conter le début de la légende : Sovereign Tower. La légende s’ouvre avec une introduction des plus modestes, nous mettant dans la peau d’un illustre inconnu devenant le souverain d’une tour mystérieuse. Pourquoi me direz-vous ? Mon ami, c’est là tout le charme des prophéties. Peu nous chaut d’avoir des explications à l’aube de notre aventure, car c’est drapé de mystères que les quêtes sont les plus belles. Et cela tombe à pic, car aussitôt couronné, voici que les demandes toquent à notre porte : artefact perdu, attaques de pirates, lapin tueur ou autres fantaisies, Sovereign Tower ne vous laissera pas de répit. Heureusement vous n’êtes pas seul, car de nombreux chevaliers, attirés par la gloire ou l’excentricité de votre situation, désireront devenir vos servants armés. Seront-ils vos fiers bras armés ou de vulgaires boulets à vos pieds ? Tout dépendra de votre talent de gestion.

Présentation du jeu Sovereign Tower
Vos décisions auront de l’importance, pour le meilleur comme pour le pire.

Abordons le sujet de manière plus contemporaine : Sovereign Tower vous met à la tête d’un royaume à gérer et de chevaliers prêts à vous aider. En tant que nouveau souverain parvenu, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’une situation des plus complexes. Et vous ne serez pas aidé, ooooh non. Votre première tâche de la journée sera de gérer diverses requêtes et doléances de votre peuple et d’États voisins. Ce sera là l’occasion de révéler votre caractère et de montrer quel type de souverain vous êtes. Allez-vous favoriser le peuple paysan ou plutôt chercher le soutien de la noblesse ? Oseriez-vous outrepasser la justice en faveur du savoir ? Les possibilités sont nombreuses et chaque choix a ses conséquences. Car ce sont ensuite vos chevaliers qui vont trinquer.

La plupart du temps, ces séances d’audience seront l’occasion de récupérer des missions que vous pourrez attribuer à vos chevaliers. Loin d’être de simples pions à manipuler, vos chevaliers sont de véritables atouts auxquels il faudra prêter toute votre attention. Chacun d’eux possède son propre caractère, ses statistiques et ses particularités qui viendront influer sur le résultat des missions. Il faudra vous intéresser à eux, découvrir leurs secrets et établir des liens logiques pour leur donner les moyens de réussir des missions. Ils ont un avis sur les missions que vous attribuez et une façon de faire qui leur est propre. Ainsi, un chevalier possédant d’excellents paramètres pourra échouer à une mission pourtant facile à cause de sa peur du noir, tandis que celui plus faible réussira à cause de sa passion des grottes. Et si vous trouvez cela farfelu, alors accrochez-vous pour la suite.

Comme dit plus haut, Sovereign Tower s’inspire des légendes arthuriennes, mais avec une grande fraîcheur et beaucoup d’humour. Le jeu s’amuse à vous mettre dans des situations cocasses en proposant certains choix audacieux ou absurdes, tout en gardant de la crédibilité dans son univers. C’est un bon parti pris, car cela permet de s’attacher facilement à ses personnages hauts en couleur, que ce soit ceux qui viennent vous casser les noix lors des audiences ou vos chevaliers qu’il va falloir bichonner. Avec différents systèmes de gestion, comme les différents choix de dialogues, l’état de vos chevaliers, les finances du royaume et l’aménagement de votre tour, Sovereign Tower possède plusieurs dimensions de stratégies intéressantes. Et si vous avez commis une erreur, un étrange démon vous proposera de remonter le temps. Si le début de l’aventure est modeste et mystérieux, on ne doute pas que les créateurs de ce jeu nous réservent une histoire captivante digne des légendes.

Gestion des dialogues dans Sovereign Tower
Libre à vous d’agir comme un sage, un tyran ou un original.

Tout vient (encore) des Bretons

Sovereign Tower est développé par WILD WITS, un studio indépendant de jeux vidéo situé à Rennes, en partenariat avec l’éditeur Curve Games pour nous délivrer cette petite pépite vidéoludique. Et ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisque nous leur devons également le jeu de deck-building narratif Crown Gambit, qui fut un véritable coup de cœur de l’année 2025. On leur connaît un véritable talent pour les expériences ludiques immersives narratives, capables de mêler la stratégie tactique avec une identité artistique marquée. Un soin du détail que l’on retrouve dans Sovereign Tower, avec ses effets visuels et sonores, qui donnent vie à de superbes illustrations semblables à de la bande dessinée française.

C’est également le premier jeu vidéo à recevoir le label officiel “Made in Bretagne”, une distinction qui valorise les créations conçues et produites en Bretagne. Chapeau !

« Nous sommes extrêmement heureux de pouvoir enfin révéler Sovereign Tower au monde. En tant que petit studio indépendant français, pouvoir créer des jeux vidéo est un véritable privilège, pour lequel nous resterons toujours reconnaissants (seulement 3 % des entreprises du secteur vidéoludique sont issues de la Bretagne !).

Nous espérons que les joueurs prendront plaisir à découvrir cette première portion du jeu désormais disponible sur itch.io, et nous avons hâte de voir comment ils réussiront… ou échoueront, dans leur nouveau rôle de souverain. »

Gobert – Directeur artistique et Créatif – WILD WITS
Gestion d'un chevalier dans Sovereign Tower
Le moindre petit détail peut avoir son importance.

Notre aventure chevaleresque et pittoresque

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Sovereign Tower est disponible sur itch.io avec une version limitée, nous restreignant sur certaines mécaniques, comme le fameux pouvoir de retour dans le temps ou l’amélioration des services de la tour. Il se peut même que ce que nous ayons expérimenté durant nos sessions de jeux soit modifié durant la version définitive prévue pour août 2026, mais peu importe, cette version jouable d’environ une heure nous a largement convaincus. Nous avons passé une longue soirée sur cette démo de Sovereign Tower disponible en français, à tenter différentes approches des quêtes et de nombreux choix, motivés par la curiosité de découvrir son univers et ses personnages.

À ce propos, notre première séance de jeux s’est terminée sur une mauvaise fin, nous teasant sur le démon et sa promesse de pouvoir retourner dans le temps dans la version complète du jeu. En effet, certaines de nos attributions de missions se sont révélées assez désastreuses, conduisant des chevaliers à la mort et provoquant quelques frustrations. Mais en tentant différentes approches, nous nous sommes rendu compte que certains détails sur les biographies des chevaliers pouvaient nous mettre sur la piste de solutions ou qu’il suffisait de mieux gérer notre équipement. L’achat d’une simple épée bas de gamme pouvait faire la différence entre l’échec et la réussite d’une mission.

Sovereign Tower : succès d'une quête de chevalier
Rien ne vaut une bonne préparation pour éviter qu’un chevalier revienne trop cabossé.

Nos sessions suivantes se sont bien mieux déroulées. Avec de la prudence, de l’observation et un peu d’audace, nous avons réussi à découvrir des interactions intéressantes entre certaines quêtes et des chevaliers. Sovereign Tower récompense l’investissement du joueur avec quelques scènes humoristiques ou le fait de gagner plus de ressources avec des choix et des investissements judicieux. De même, de nombreuses quêtes sont différentes en fonction des choix effectués durant les périodes d’audiences ou les résultats de missions, avec des retombées pouvant survenir plusieurs jours après nos choix initiaux. C’est un jeu qui propose une très grande rejouabilité et nous avons hâte de pouvoir essayer les différentes voies que proposera la version complète.

Sovereign Tower est prévu pour août 2026. Une première portion du jeu est actuellement disponible sur itch.io en français.

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