Trump Says He Wants Congress to Stop Wall St. From Buying Single-Family Houses

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This is an important and shocking story of how a man in a position of power and trust betrayed that status,’ says Channel 5’s chief content officer

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Simon Calder, The Independent’s travel correspondent, is here to answer your questions on why travel is getting harder in 2026 – from rising costs and EU ETIAS to US Esta, social media checks and other new rules – and how to avoid the red tape

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Each week, Victoria Richards asks Independent Women readers to weigh in on the stories and debates shaping the headlines

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Our community has been reflecting on a recent survey showing that Brexit has left Britain worse off than ever, from the economy and borders to its global influence

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‘It’s really hard to come to terms with a loss that’s so sudden,’ says Chanel Williams

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© Philip Cheung for The New York Times

From Venezuela to Libya to Iraq, removal of dictators has not always guaranteed a surge in oil production, data shows
Hours after Nicolás Maduro was captured by US special forces in Venezuela and indicted on drugs, weapons and “narco-terrorism” charges, Donald Trump spoke extensively about his plans for something else entirely: oil.
Venezuela’s oil reserves – reputedly the world’s largest – are set to be pumped by a parade of powerful US oil companies, according to the US president, most of whom have not operated in the country in decades.
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© Photograph: Matias Delacroix/AP

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Votre café et votre dose de tech vous attendent sur WhatsApp chaque matin avec Frandroid.
The 52-year-old actor has described witnessing powerful men physically shake in his presence

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xAI vient de réaliser un nouveau tour de table qui permet à l’entreprise spécialisée dans l’IA d’Elon Musk de disposer de 20 milliards de dollars supplémentaires pour financer ses développements. Une partie de cette manne devrait servir les pharaoniques projets d’infrastructure de l’entreprise, qui vient par exemple de signer l’acquisition de turbines à gaz destinées à leur fournir près de 2 GW d’énergie supplémentaires.
Grok a beau dérailler à pleins tubes, entre saillies négationnistes et deepfakes douteux, l’entreprise d’IA générative pilotée par Elon Musk semble n’avoir pas perdu la confiance des investisseurs. Elle vient en effet d’annoncer la conclusion de sa série E, soit son cinquième tour de financement après l’amorçage, sur une note positive : xAI affirme en effet avoir réuni 20 milliards de dollars, alors que son objectif initial se situait plutôt à 15 milliards de dollars.
La plupart des investisseurs historiques de xAI remettent au pot. Le tour de table associe ainsi plusieurs fonds états-uniens (Valor Equity Partners, Stepstone Group, Fidelity Management & Research Company), mais aussi des industriels du secteur (dont NVIDIA et Cisco) et des financeurs venus du Moyen-Orient, Qatar Investment Authority et le fonds émirati MGX, par ailleurs premier financeur du projet Campus IA en Île-de-France (voir notre reportage).
Ce nouvel apport d’argent frais intervient sept mois après la série D, réalisée en juin 2025 sur un montant d’environ 5 milliards de dollars. Précédemment, xAI avait levé 6 milliards de dollars en décembre 2024 et, déjà, 6 milliards en mai de la même année. Chaque opération de ce type est en principe l’occasion pour l’entreprise de renégocier à la hausse sa valeur, mais xAI ne précise pas la capitalisation retenue pour ce nouveau tour de table.
Le Financial Times affirmait pour sa part en novembre dernier que xAI raisonnait sur une valeur de l’ordre de 230 milliards de dollars au moment où l’entreprise cherchait à lever 15 milliards de dollars.
Notons qu’outre ces levées de fonds, réalisées en capital, xAI recourt également dans des proportions importantes à la dette bancaire : la série D bouclée en juin 2025 a par exemple été accompagnée d’un emprunt de 5 milliards de dollars, destiné notamment à la poursuite du financement de Colossus, le gigantesque datacenter de xAI installé à Memphis (Tennessee).
Le renforcement continu des infrastructures de calcul fait partie des principaux objectifs annoncés par l’entreprise, qui se félicite d’avoir accru, à fin 2025, son « avantage décisif en matière de calcul grâce aux plus grands supercalculateurs d’IA au monde, Colossus I et II ». Elle revendique à cette date un parc installé de plus d’un million de GPU H100 (NVIDIA) ou équivalents.
« Ce financement accélérera le développement de notre infrastructure de pointe », affirme xAI dans son communiqué du 6 janvier. Le même jour, Elon Musk a confirmé, sur son réseau social, l’information selon laquelle l’entreprise venait de boucler l’acquisition de cinq gigantesques turbines dédiées à l’alimentation au gaz naturel de ses centres de données.
« xAI a acheté cinq turbines à gaz naturel de 380 MW supplémentaires à Doosan Enerbility de Corée du Sud. Les deux premières unités sont programmées pour une livraison fin 2026. Elles alimenteront un cluster additionnel équivalent à plus de 600 000 GB200 NVL72 », a affirmé le compte X SemiAnalysis, auquel Musk a sobrement répondu « True » (vrai), soulignant à quel point l’approvisionnement en énergie devient un enjeu crucial pour les grands noms de l’IA, dont les besoins dépassent souvent l’offre disponible en local.
Dans son communiqué, xAI salue les progrès continus effectués par ses modèles Grok. Après la version 4 sortie en juillet 2025 (non sans quelques heurts médiatiques), l’entreprise révèle que la prochaine génération en est au stade de l’entraînement, ce qui laisse supposer que le lancement de Grok 5 est imminent.
xAI affirme à ce niveau se concentrer « sur le lancement de nouveaux produits innovants destinés aux consommateurs et aux entreprises qui exploitent la puissance de Grok, Colossus et X pour transformer notre façon de vivre, de travailler et de jouer ».
Le réseau social X (racheté par xAI à Elon Musk en mars 2025) constitue en effet aujourd’hui la principale vitrine commerciale de Grok et donc de xAI. Les modèles maison y sont implémentés sous forme de chatbot, avec un onglet dédié, et une mise en œuvre immédiate des dernières fonctionnalités, à l’image de Grok Imagine, famille de modèles de génération d’images et de vidéos ultra-rapides qui « offrent des capacités de pointe en matière de compréhension, d’édition et de génération multimodales » selon l’entreprise.
L’approche volontairement permissive de xAI en matière de modération participe grandement à la popularité de Grok sur X. La vague récente de demandes relatives à des photos de femmes dénudées ou à des détournements de photos illustrant des personnalités permet de confirmer la qualité des traitements opérés par Grok Imagine, mais les scandales récurrents, l’élargissement de l’enquête en France ou les critiques récentes de la ministre britannique Liz Kendall n’entravent-elles pas le succès commercial de xAI et donc le retour sur investissement attendu par les fonds qui financent l’entreprise ?
La question se pose d’autant plus que xAI ne communique aucun élément relatif à son chiffre d’affaires. L’entreprise dispose d’importants débouchés au travers des autres entreprises gérées par Elon Musk (au premier rang desquelles Tesla et SpaceX), mais elle aurait du mal à signer d’autres grands clients dans le monde professionnel, remarquait The Information le 15 décembre dernier. En dépit de quelques références prestigieuses telles que Morgan Stanley ou Palantir, les contrats se limiteraient souvent à des projets pilotes, là où OpenAI, Google, Microsoft ou Anthropic parviennent à boucler des déploiements à grande échelle.
Fin décembre, xAI a tout de même remporté un contrat à forte valeur symbolique auprès du Pentagone et des installations militaires états-uniennes.
En attendant, xAI revendique 600 millions d’utilisateurs actifs mensuels au travers des applications X et Grok. L’entreprise est encore loin des statistiques affichées par OpenAI, qui parle de son côté de 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine, mais sa valorisation atteint déjà près de la moitié de celle de son principal concurrent (500 milliards de dollars estimés pour OpenAI avant une possible entrée en bourse).

Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques... Chaque semaine, L'Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.
Comment l’Etat peut-il faire des économies sans augmenter les impôts ? Partout en Europe, la question se pose, avec un secteur dans le viseur : l’audiovisuel public. Alors que des coupes budgétaires sont attendues en 2026 aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en France, plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une privatisation de Radio France et de France Télévision, en particulier au sein de Reconquête et du RN qui reprochent au service public d’être tout à la fois dispendieux et partial - une commission d'enquête sur sa "neutralité", son "fonctionnement" et son "financement" a notamment été ouverte fin novembre au Palais Bourbon à la demande du groupe UDR d'Eric Ciotti, allié des frontistes.
Une double charge qui s’entend dans plusieurs des 24 langues du Vieux Continent, et ce depuis quelques années déjà. Des projets de privatisation ont même été amorcés, mais aucun n’a abouti. "Même lorsque la privatisation a été présentée comme une solution évidente, en particulier dans les années 1980 et 1990, l’expérience a montré ses limites, décrypte Jo Bardoel, chercheur associé à l’Amsterdam School of Communication Research. Les responsables politiques ont constaté qu’en laissant l’information, l’actualité politique ou la culture aux acteurs commerciaux, la quantité et la qualité des contenus d’intérêt général diminuaient." Il n'en reste pas moins que certains de nos voisins ont entrepris d'importantes réformes. Preuve qu'entre maintien du statu quo et privatisation, d'autres voies existent. Tour d’horizon européen.
Outre-Manche, une consultation a été lancée début décembre sur le devenir du mastodonte BBC qui continue à dominer le marché de l’audiovisuel malgré une récente crise précipitée par un montage à charge contre Donald Trump qui a conduit à la démission de son directeur général, Tim Davie. Pour l’essentiel, le débat ouvert fin 2025 s’articule sur le maintien ou non de la redevance, qui demeure jusqu’à présent l’unique source de financement du service public dont le budget tutoie les 6,7 milliards de livres sterling.
Plusieurs alternatives sont à l’étude, à l’instar de l’ouverture aux annonceurs - selon le modèle de Channel 4, financée par la pub ; mais aussi des pistes plus originales, comme un abonnement premium, ou la mise en place de contenus payants. L’exécutif travailliste a, en revanche, déjà écarté le remplacement de la redevance par un financement via le budget de l’Etat, qui accroîtrait la dépendance de la BBC au politique en soumettant son financement aux arbitrages budgétaires annuels. Mais c’est seulement à l’issue de cette consultation, le 10 mars prochain, que le gouvernement présentera sa vision globale pour l’avenir de l’historique BBC.
Pas de grande consultation dans la botte de l’Europe, en dépit des nombreuses contestations de l’audiovisuel public transalpin, lui aussi financée pour l’essentiel par une redevance, la Canone. Dès son arrivée au pouvoir, Giorgia Meloni a été accusée par l’opposition de vouloir prendre le contrôle de la RAI dont les 8 chaînes de télévision et les trois stations de radios se partagent une enveloppe de quelque 2,8 millions d’euros et détiennent près de 40 % des parts d’audiences. Certains reprochent même au service public d'avoir muté en "Télé Meloni" depuis l'arrivée à sa tête de de Giampaolo Rossi, placé par la patronne de Fratelli d'Italia. Une nomination rendue possible par une réforme de Matteo Renzi qui, en 2015, a donné au gouvernement un rôle central dans la désignation du directeur général de la RAI. À l'époque, l’objectif était de tordre le cou à la vieille lottizzazione (une pratique jugée très politisée, consistant à répartir les postes de direction entre les partis politiques) et ainsi, de rendre l’audiovisuel public plus indépendant du politique. Loupé !
Avec 43 % de parts de marché TV, et une radio écoutée chaque semaine par 92 % de la population adulte, l’audiovisuel public finlandais, Yle, compte parmi les plus populaires du Vieux continent. Des performances remarquables, qui se cumulent à un modèle économique unique en Europe. En 2013, plutôt que de remplacer la redevance par un financement adossé au budget de l’État, comme le fera la France en 2022, la Finlande a opté pour un impôt progressif prélevé sur les revenus et bénéfices des entreprises, et directement affecté à son service public, dont le budget gravite autour de 550 millions d’euros. Un mode de financement qui a permis de collecter en 2024 548 millions d’euros, et surtout, qui protège la radio-télévision publique finlandaise d’éventuelles coupes budgétaires, son budget n'étant pas renégocié chaque année lors du vote de la loi de finances.

En 2018, un petit séisme a secoué l’audiovisuel public de la plus directe des démocraties européennes. Une initiative citoyenne visant à supprimer la redevance audiovisuelle et à interdire toute aide publique structurelle au secteur a recueilli les 100 000 signatures requises pour être soumise à un référendum. L’enjeu du scrutin était de taille car l'adoption du texte condamnait l’audiovisuel public sinon à la privatisation, à puiser ses recettes auprès des annonceurs ou des consommateurs via un système d’abonnements payants. Mais à cette logique commerciale, les Helvètes ont préféré le maintien de la SSR et de son financement public ; 72 % d’entre eux (le taux de participation était de 54 %) se sont prononcés contre l’initiative. L’audiovisuel public a néanmoins subi quelques secousses : la réduction progressive de la redevance audiovisuelle a contraint la SRG/SSR a engagé un plan de restructuration. 900 emplois devraient être supprimés d’ici 2029.
C’est probablement à Bratislava que la remise en cause de l’audiovisuel public a pris la tournure la plus radicale. En 2024, le leader d’extrême droite Roberto Fico, de retour au pouvoir à la tête d’une coalition de partis nationalistes et pro-russes, réussit à faire voter au Parlement la dissolution de la RTVS. Le radiodiffuseur public historique est remplacé par une nouvelle entité, la STVR, au sein de laquelle la majorité au pouvoir détient un rôle clé dans les nominations. Avant la réforme, la direction du service public était désignée directement par le Parlement, ce qui laissait théoriquement la place à des équilibres, voire à des compromis entre forces politiques. Depuis, ce mécanisme a été remplacé par un conseil composé de membres désignés par le gouvernement et par un Parlement dominé par sa majorité. De nombreuses manifestations ont émaillé le pays pour empêcher cette reprise en main par le politique sur l’audiovisuel public. En vain.

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Comparer les lois, les chiffres, les phénomènes de société, les politiques publiques... Chaque semaine, L'Express explore les pratiques de nos voisins européens afin de trouver les meilleures inspirations sur notre continent et nourrir ainsi le débat en France.
Comment l’Etat peut-il faire des économies sans augmenter les impôts ? Partout en Europe, la question se pose, avec un secteur dans le viseur : l’audiovisuel public. Alors que des coupes budgétaires sont attendues en 2026 aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en France, plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une privatisation de Radio France et de France Télévision, en particulier au sein de Reconquête et du RN qui reprochent au service public d’être tout à la fois dispendieux et partial - une commission d'enquête sur sa "neutralité", son "fonctionnement" et son "financement" a notamment été ouverte fin novembre au Palais Bourbon à la demande du groupe UDR d'Eric Ciotti, allié des frontistes.
Une double charge qui s’entend dans plusieurs des 24 langues du Vieux Continent, et ce depuis quelques années déjà. Des projets de privatisation ont même été amorcés, mais aucun n’a abouti. "Même lorsque la privatisation a été présentée comme une solution évidente, en particulier dans les années 1980 et 1990, l’expérience a montré ses limites, décrypte Jo Bardoel, chercheur associé à l’Amsterdam School of Communication Research. Les responsables politiques ont constaté qu’en laissant l’information, l’actualité politique ou la culture aux acteurs commerciaux, la quantité et la qualité des contenus d’intérêt général diminuaient." Il n'en reste pas moins que certains de nos voisins ont entrepris d'importantes réformes. Preuve qu'entre maintien du statu quo et privatisation, d'autres voies existent. Tour d’horizon européen.
Outre-Manche, une consultation a été lancée début décembre sur le devenir du mastodonte BBC qui continue à dominer le marché de l’audiovisuel malgré une récente crise précipitée par un montage à charge contre Donald Trump qui a conduit à la démission de son directeur général, Tim Davie. Pour l’essentiel, le débat ouvert fin 2025 s’articule sur le maintien ou non de la redevance, qui demeure jusqu’à présent l’unique source de financement du service public dont le budget tutoie les 6,7 milliards de livres sterling.
Plusieurs alternatives sont à l’étude, à l’instar de l’ouverture aux annonceurs - selon le modèle de Channel 4, financée par la pub ; mais aussi des pistes plus originales, comme un abonnement premium, ou la mise en place de contenus payants. L’exécutif travailliste a, en revanche, déjà écarté le remplacement de la redevance par un financement via le budget de l’Etat, qui accroîtrait la dépendance de la BBC au politique en soumettant son financement aux arbitrages budgétaires annuels. Mais c’est seulement à l’issue de cette consultation, le 10 mars prochain, que le gouvernement présentera sa vision globale pour l’avenir de l’historique BBC.
Pas de grande consultation dans la botte de l’Europe, en dépit des nombreuses contestations de l’audiovisuel public transalpin, lui aussi financée pour l’essentiel par une redevance, la Canone. Dès son arrivée au pouvoir, Giorgia Meloni a été accusée par l’opposition de vouloir prendre le contrôle de la RAI dont les 8 chaînes de télévision et les trois stations de radios se partagent une enveloppe de quelque 2,8 millions d’euros et détiennent près de 40 % des parts d’audiences. Certains reprochent même au service public d'avoir muté en "Télé Meloni" depuis l'arrivée à sa tête de de Giampaolo Rossi, placé par la patronne de Fratelli d'Italia. Une nomination rendue possible par une réforme de Matteo Renzi qui, en 2015, a donné au gouvernement un rôle central dans la désignation du directeur général de la RAI. À l'époque, l’objectif était de tordre le cou à la vieille lottizzazione (une pratique jugée très politisée, consistant à répartir les postes de direction entre les partis politiques) et ainsi, de rendre l’audiovisuel public plus indépendant du politique. Loupé !
Avec 43 % de parts de marché TV, et une radio écoutée chaque semaine par 92 % de la population adulte, l’audiovisuel public finlandais, Yle, compte parmi les plus populaires du Vieux continent. Des performances remarquables, qui se cumulent à un modèle économique unique en Europe. En 2013, plutôt que de remplacer la redevance par un financement adossé au budget de l’État, comme le fera la France en 2022, la Finlande a opté pour un impôt progressif prélevé sur les revenus et bénéfices des entreprises, et directement affecté à son service public, dont le budget gravite autour de 550 millions d’euros. Un mode de financement qui a permis de collecter en 2024 548 millions d’euros, et surtout, qui protège la radio-télévision publique finlandaise d’éventuelles coupes budgétaires, son budget n'étant pas renégocié chaque année lors du vote de la loi de finances.

En 2018, un petit séisme a secoué l’audiovisuel public de la plus directe des démocraties européennes. Une initiative citoyenne visant à supprimer la redevance audiovisuelle et à interdire toute aide publique structurelle au secteur a recueilli les 100 000 signatures requises pour être soumise à un référendum. L’enjeu du scrutin était de taille car l'adoption du texte condamnait l’audiovisuel public sinon à la privatisation, à puiser ses recettes auprès des annonceurs ou des consommateurs via un système d’abonnements payants. Mais à cette logique commerciale, les Helvètes ont préféré le maintien de la SSR et de son financement public ; 72 % d’entre eux (le taux de participation était de 54 %) se sont prononcés contre l’initiative. L’audiovisuel public a néanmoins subi quelques secousses : la réduction progressive de la redevance audiovisuelle a contraint la SRG/SSR a engagé un plan de restructuration. 900 emplois devraient être supprimés d’ici 2029.
C’est probablement à Bratislava que la remise en cause de l’audiovisuel public a pris la tournure la plus radicale. En 2024, le leader d’extrême droite Roberto Fico, de retour au pouvoir à la tête d’une coalition de partis nationalistes et pro-russes, réussit à faire voter au Parlement la dissolution de la RTVS. Le radiodiffuseur public historique est remplacé par une nouvelle entité, la STVR, au sein de laquelle la majorité au pouvoir détient un rôle clé dans les nominations. Avant la réforme, la direction du service public était désignée directement par le Parlement, ce qui laissait théoriquement la place à des équilibres, voire à des compromis entre forces politiques. Depuis, ce mécanisme a été remplacé par un conseil composé de membres désignés par le gouvernement et par un Parlement dominé par sa majorité. De nombreuses manifestations ont émaillé le pays pour empêcher cette reprise en main par le politique sur l’audiovisuel public. En vain.

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European leaders push back forcefully against US president’s desire to seek takeover of Arctic territory
Donald Trump and his advisers are looking into “a range of options” in an effort to acquire Greenland, noting in a White House statement on Tuesday that using the US military to do so is “always an option”.
“President Trump has made it well known that acquiring Greenland is a national security priority of the United States, and it’s vital to deter our adversaries in the Arctic region. The president and his team are discussing a range of options to pursue this important foreign policy goal, and of course, utilizing the US military is always an option at the commander-in-chief’s disposal,” White House press secretary Karoline Leavitt said in a statement.
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