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OpenAI propose ChatGPT Health, se liant avec l’app Santé et de nombreuses apps de fitness

7 janvier 2026 à 21:45

OpenAI a lancé aujourd’hui une nouvelle fonction de ChatGPT permettant d’alimenter le chatbot avec ses propres données de santé, afin de recevoir des conseils de fitness, de nutrition, ou de tout ce qui touche à la santé en général. Si l’idée paraît sur le papier intéressante, elle pose quelques questions concernant le traitement de données aussi privées, comme le rappelle AppleInsider.

Capture OpenAI.

Il faut dire que cette nouvelle fonction ne fait pas dans la demi-mesure concernant l’importation de données : elle est compatible avec nombre d’apps dédiées comme MyFitnessPal, AllTrails, Peloton, mais aussi et surtout Apple Health (Apple Santé par chez nous). Certes, OpenAI envoie tous les signaux possibles pour rassurer l’utilisateur : conversations chiffrées, isolées et non utilisées pour l’entraînement du chatbot. Mais l’entreprise de Sam Altman parle aussi d’accès, encadré certes mais présent par certaines apps tierces, nouveau cheval de bataille d’OpenAI.

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

Côté précision des résultats, l’entreprise se veut sûre d’elle :

Au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec plus de 260 médecins ayant exercé dans 60 pays et des dizaines de spécialités, afin de comprendre ce qui rend une réponse à une question de santé utile ou potentiellement nuisible ; ce groupe a désormais fourni plus de 600 000 retours sur les réponses du modèle, dans 30 domaines de focalisation. Cette collaboration a façonné non seulement ce que Health peut faire, mais aussi la façon dont il répond : à quel point il faut inciter rapidement à consulter un clinicien, comment communiquer clairement sans trop simplifier, et comment donner la priorité à la sécurité dans les moments qui comptent.

Entre les capacités de traitement d’OpenAI et le nombre d’apps auxquelles il pourrait avoir accès, il y a de quoi faire de ChatGPT l’une des plateformes principales concernant la santé de l’utilisateur, que ce soit pour améliorer ses performances sportives tout comme pour obtenir des conseils sur une maladie ou un problème physique.

Si l’idée de profiter des conseils d’une IA pour améliorer sa santé peut être alléchante, les données partagées sont pour le moins sensibles, que ce soit à l’exploitation par un tiers officiel, comme par des pirates. Apple a bâti sa réputation sur la protection des données, et si dans certains cas elle a failli, elle a toujours surprotégé les données de santé et communique toujours très clairement sur les options de partage de celles-ci. OpenAI pourrait très bien suivre le même chemin, mais la prudence reste de mise dans les premiers mois d’existence de cette fonction, afin d’être bien certains de comprendre l’usage qui est fait de ces données vitales. Celle-ci n’est d’ailleurs pas encore disponible en dehors de quelques pays, dont sont exclus pour le moment la Suisse, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni.

Fuji sort un nouvel Instax inspiré tout droit de Stranger Things et Super 8

7 janvier 2026 à 21:00

À force de voir cartonner Stranger Things sur Netflix, et toute la hype que la série à amené avec elle, il fallait bien qu’un constructeur décide de jouer sur le thème, d’autant qu’il ne faut pas grand chose pour les pousser sur la voie de la nostalgie. C’est maintenant fait avec le dernier appareil photo/caméra de Fuji, l’Instax Mini Evo Cinema.

Dès le départ, l’inspiration est clairement visible : la gamme Instax a beau être faite d’appareils photo mêlés à une petite imprimante intégrée, l’Instax Mini Evo Cinema fait plutôt penser à une caméra Super 8. Fuji a d’ailleurs indiqué s’être servi de la Fujica Single-8 pour le design, caméra de la marque sortie en 1965. Tout y est, de la forme générale jusqu’au design des touches et molettes, et même l’écran est bien intégré pour ne pas casser le design, prenant la place normalement dédiée au viseur.

Mais la marque ne s’est pas arrêtée en si bon chemin pour faire remonter les souvenirs. Avec sa molette sur le côté, étrangement graduée de 1930 à 2020, l'utilisateur peut choisir différents effets sensés représenter différentes époques auxquelles une photo ou une vidéo pourrait avoir été prise : 1960 rappellera les caméras Super-8 (jusqu’au son de la caméra pendant la prise de vue), 1970 s’inspire d’un vieil écran cathodique, etc.

La molette à remonter le temps. Image Fujifilm.

Les effets sont appliqués non seulement à la vidéo que vous tournez avec l’appareil, mais aussi aux photos, ou encore aux tirages sortis à partir de la vidéo tournée : quand vous imprimez une capture de celle-ci, non seulement l’effet de la photo suit celui utilisé pour la vidéo, mais en plus permet d’insérer un QR-Code menant directement à la page sur laquelle vous aurez pris soin d’uploader la vidéo grâce à l’app installée sur votre smartphone. Cette dernière vous permettra même d’apporter quelques retouches, comme l’ajout d’un titre raccord avec la période utilisée, ou l’ajout d’une petite séquence de « crédits » à la fin de votre vidéo.

L’app permet d’ajouter un titre aux photos, ou un générique de fin aux vidéos. Image Fujifilm.

Fuji a poussé le vice jusqu’aux accessoires de l’appareil, allant d’un viseur à attacher devant l’écran pour aller jusqu’au bout de l’esprit Super-8 jusqu’à la petite housse, en passant par une poignée à attacher sous l’appareil.

Si les fonctions intégrées sont plus un gadget qu’autre chose, l’appareil en lui-même paraît en tout cas très bien réalisé, ce qui ne choquera personne pour une marque comme Fujifilm, qui a maintenant plusieurs décennies d’expérience dans le domaine. Les effets ne justifient pas à eux seuls d’acheter un tel appareil, mais si le tarif (non encore dévoilé) est raccord avec la qualité de construction, cet appareil pourrait aider la marque à surfer sur l’engouement actuel pour tout ce qui touche au rétro, accentué par le final de la série à succès de Netflix. Sa commercialisation commencera au Japon à un tarif non précisé à partir du 30 janvier 2026, sans plus d'indications pour le reste du monde.

Dell : les PC gonflés à l’IA ne font rêver personne et brouillent l'écoute des clients

7 janvier 2026 à 20:30

Alors que ce mot est partout, du smartphone à la voiture en passant par les peluches, Dell confirme une information que nombre de personnes commençaient à pressentir : l’intelligence artificielle ne fait pas vendre plus de PC. Pire, elle pourrait être contreproductive.

Si Dell commence à revenir de la communication tout IA, c’est récent : la communication est encore très axée sur le sujet. Image Dell.

C’est Kevin Terwilliger, directeur produits de Dell, qui s’est confié à PC Gamer, et il n’y va pas par quatre chemins :

Nous sommes très attentifs à ce que chacun de nos produits ait des capacités d’intelligence artificielle. En fait, tout ce que nous avons annoncé au CES 2026 a un NPU intégré. Mais ce que nous avons appris au fil de cette année, surtout du point de vue des consommateurs, c’est qu’ils n’achètent pas en fonction de l’IA. En réalité, je pense que l’IA les embrouille probablement plus qu’elle ne les aide à comprendre un bénéfice concret.

Si l’IA peut être très utile sur smartphones, afin d’avoir un accès rapide à l’information quel que soit l’endroit où l’on se trouve, ou au sein d’une enceinte connectée, pour pouvoir interagir avec elle dans une conversation se rapprochant d’un échange avec une personne réelle, le besoin se fait beaucoup moins ressentir sur ce que Steve Jobs appelait les « camions ».

PC Copilot+ : la fonction Recall inquiète pour la sécurité des données des utilisateurs

PC Copilot+ : la fonction Recall inquiète pour la sécurité des données des utilisateurs

Pire, l’IA intégrée à Windows 11 et aux produits Microsoft en général n’a pas été exempte de controverses, entre les failles de sécurité permettant un accès facile aux données censées être protégées, ou les suggestions à côté de la plaque du fait des hallucinations du chatbot qui ont provoqué des levées de boucliers dans Excel.

Le Copilot de Microsoft très apprécié avec Teams, mais craint avec Excel

Le Copilot de Microsoft très apprécié avec Teams, mais craint avec Excel

L’IA ne risque certes pas de disparaître, mais il est temps qu’elle reprenne sa place plutôt que d’envahir le moindre objet, la moindre communication, la moindre phrase, au risque sinon de s’enfoncer dans un ras le bol général déjà entamé. Entre les phrases dithyrambiques d’acteurs tels Sam Altman et le refus total de cette technologie, il est plus que temps de trouver le juste milieu : si cette technologie peut être très pratique dans nombre d’usages, tout n’a pas pour autant vocation à être « amélioré » à la sauce IA, et certains commencent tout juste à le réaliser. Le retour à la raison ?

L’ADSL fait de la résistance : Orange repousse la date de fin de commercialisation d’un an pour 50% des foyers

7 janvier 2026 à 07:30

Dans un projet, il est de coutume de dire que les 90 % de départ sont les plus faciles, et que les 10 % restants sont les plus complexes à finaliser, prenant parfois plus de temps que les 9/10e de départ. Cette idée se confirme pour Orange, qui vient de décaler la fin de commercialisation de l’ADSL pour une bonne partie du territoire, comme le rapporte Le Monde.

Brassage des fils de cuivre. Image Ariase.

Que l’on soit clairs dès le départ : la date de fin de l’ADSL, fixée à 2030 au plus tard, n’a pas bougé. Ce qui change, en revanche, c’est la durée durant laquelle il est toujours possible de souscrire à une offre cuivre : pour 8 000 communes, soit tout de même près de 23 millions d’habitations ou entreprises (environ 50 % du total en France), Orange a décidé de laisser accessibles ces offres un an de plus, repoussant la date au 21 janvier 2027.

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

Orange commence à démanteler son réseau ADSL en France

En effet, Orange planifiait à l’origine une fin totale de commercialisation de l’ADSL au 31 janvier 2026, soit à la fin de ce mois. Cependant, 6 % des habitations restant encore à connecter à la fibre, l’opérateur historique ne souhaite prendre aucun risque, et surtout pas celui de priver un client de connexion internet.

Bouygues est déjà dans l

Bouygues est déjà dans l'après-ADSL en supprimant ses offres d'abonnement

Si ce contretemps commercial prouve les difficultés à fibrer ces quelques pour-cent restants, Orange continue cependant sa marche rapide pour la déconnexion effective : au 27 janvier, 960 000 logements devraient perdre l’ADSL, rejoignant les 253 000 déjà passés définitivement à la fibre. L’enjeu est de taille pour l’agrume, qui engloutit 500 millions d’euros par an dans le maintien de ce réseau obsolète.

Ainsi, le calendrier technique reste le suivant :

  • 31 mars 2023 : expérimental sur 6 communes pilotes
  • 31 janvier 2025 : bascule de 162 communes en fibre pure
  • 27 janvier 2026 : bascule de 829 communes supplémentaires
  • 31 janvier 2027 : bascule de 2 145 communes supplémentaires
  • 2027/2028 : bascule des dernières communes restantes
  • 31 janvier 2028 : fin de la bascule pour les communes
  • 2030 maximum : plus aucun logement ni aucune entreprise n’est sur le cuivre.

Ce calendrier, très chargé, doit faire avec une recommandation insistante de l’ARCEP : la fin de commercialisation des offres ADSL dans une région doit être effective au minimum douze mois avant la déconnexion effective du cuivre, afin de préparer la population locale. Si pour 50 % du territoire, cette fin de commercialisation interviendra dès le 31 janvier de cette année, elle sera donc repoussée d’un an pour les 50 % restants.

Orange annonce la fin de l

Orange annonce la fin de l'ADSL et le déploiement du 10 Gbit/s

Vous souhaitez savoir ce qu’il en est pour votre commune précisément ? Pas de panique. Orange a mis à disposition une carte pour ce faire, et le Ministère de l’Économie a communiqué le tableau détaillé par commune.

Apple récupèrerait le capteur 200 MP de Samsung en 2028, abandonnant Sony

7 janvier 2026 à 07:00

S’il est un domaine où Apple semble un peu à la traîne face aux concurrents, c’est bien l’orgie de megapixels présente sur les smartphones : quand Samsung et autres annoncent des chiffres affolants dépassant la centaine, Apple reste « sagement » à 48 MP maximum. Selon Morgan Stanley, les choses devraient changer en 2028, comme le rapporte AppleInsider.

Ainsi, Apple devrait récupérer le capteur 200 MP conçu par Samsung pour ses iPhone présentés en 2028. Cette bascule n’est pas anodine, Apple se fournissant historiquement chez Sony pour la partie photo de ses iPhone depuis le début. En plus de récupérer une technologie que le japonais semble avoir des difficultés à proposer, Cupertino pourrait aussi satisfaire aux exigences de Washington, Samsung ayant indiqué vouloir les fabriquer à Austin (Texas).

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Le nouveau capteur photo de Sony atteint 48 mégapixels

Apple semble vouloir diversifier au maximum ce qu’elle confiait auparavant uniquement à Sony : si le capteur pourrait donc être fabriqué par Samsung, la firme à la pomme serait aussi en discussion avec STMicro pour la fabrication du LiDAR actuellement produit par la firme du soleil levant.

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Samsung devrait produire le capteur photo de l’iPhone 18

Cette stratégie permettrait à Apple de contenir la hausse des prix des composants, permettant à Cupertino de ne pas avoir à augmenter ses tarifs contrairement à la concurrence. Si la stratégie est intéressante, elle montre aussi les capacités d’Apple à renforcer toujours plus sa chaîne d’approvisionnement dans une période toujours plus tendue.

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