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Aston Villa v Everton: Premier League – live

18 janvier 2026 à 17:07

⚽ Premier League updates from the 4.30pm GMT kick-off
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Jack Grealish is making his third return to Villa Park since leaving for Manchester City in 2021. He’s yet to score against his old club in five games home or away. Could today be the day?

Grealish record v Aston Villa:
With Manchester City – P4 W3 D0 L1, 0 goals, 0 assists
With Everton – P1 W0 D1 L0, 0 goals, 0 assists

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© Photograph: David Klein/Reuters

© Photograph: David Klein/Reuters

© Photograph: David Klein/Reuters

Winter Storm Brings Snow and Cold Temps as Far South as Florida and Georgia

18 janvier 2026 à 17:04
Snow was observed as far south as Florida as temperatures plummeted. New York City could get up to four inches of snow and up to six inches is possible in Boston.

© John Blackie/Pensacola News Journal, via USA Today Network

Snow falls early on Sunday morning at a Hyundai dealership in Pensacola, Fla. Snow was also falling in parts of Georgia.

Apple Intelligence Siri is over a year late, but that might be a good thing

18 janvier 2026 à 17:02

Apple Intelligence-powered Siri is very late, to say the least. That’s largely been because Apple has struggled to keep up with developing their own AI models. I’d say its largely played out this way because Apple has been hesitant to wanting to spend a lot of money, not to mention that Apple’s stance on privacy makes it hard to train a model – Apple just doesn’t have much data.

Nonetheless though, this delay actually comes with a bit of upside.

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ASUS all in AI : arrêt des nouveaux smartphones, cap sur PC pros et IA physique

Par :Wael.K
18 janvier 2026 à 17:01

Jonney Shih entérine un virage stratégique clair vers l’intelligence artificielle avec la vision ASUS « all in AI », confirmant l’arrêt de tout nouvel ajout de modèles de smartphones et le recentrage de la R&D sur les PC professionnels ainsi que sur des dispositifs d’IA « physique », comme la robotique et les lunettes intelligentes.

Le président d’ASUS a fait ces annonces autour du banquet de fin d’année 2025, le 16 janvier 2026 à Taipei. Il assure le support des utilisateurs actuels, ce qui corrobore des informations précédentes évoquant l’absence de nouveaux modèles en 2026, tout en maintenant garanties et mises à jour logicielles.

ASUS all in AI : smartphones en pause, cap sur l’IA physique et les PC

La déclaration jette une ombre sur les gammes Zenfone et ROG Phone. Le message « all in AI » s’étend aux PC commerciaux et à la « physical AI », avec des axes sur les robots, la robotique et des lunettes d’IA. ASUS insiste sur la continuité du support pour les téléphones existants.

Racks de serveurs ASUS en rangée, fond neutre, détails techniques visibles.

Serveurs IA : NVIDIA GB300 NVL72 et HGX B300 en expédition

ASUS développe sa gamme serveurs IA sur les dernières plateformes NVIDIA. Les systèmes AI POD basés sur NVIDIA GB300 NVL72 et les serveurs NVIDIA HGX B300 ont commencé à être livrés, plaçant le constructeur sur le cycle d’upgrade IA en cours. Le châssis XA GB721-E2 (GB300) est mis en avant par ASUS.

Intérieur d'un serveur ASUS avec composants techniques et câblage

Sur le plan financier, Jonney Shih évoque une croissance des revenus 2025 de 26% en glissement annuel. L’activité serveurs et l’équipe commerciale ont dépassé les NT$100 milliards de revenus plus tôt que prévu, avec plus de 100% de croissance en glissement annuel au T3 2025 et environ 20% du chiffre d’affaires total sur ce trimestre.

Mémoire sous tension et hausses de prix chez ASUS

ASUS anticipe une pression d’approvisionnement liée aux pénuries de mémoire et à la hausse des prix, susceptibles d’impacter les produits non-IA. Des médias taïwanais rapportent que des OEM PC, dont ASUS, étudient des ajustements tarifaires liés au coût de la DRAM.

La marque a d’ailleurs officialisé une hausse de prix début janvier dans une lettre à ses partenaires. ASUS a demandé le retrait de cette information, requête refusée par nos soins.

Ce virage concentre les ressources sur une activité serveurs en forte traction et des dispositifs d’IA à forte intensité R&D, mais laisse un vide sur le haut de gamme mobile où les Zenfone et ROG Phone tenaient une niche. À court terme, l’effet prix lié à la mémoire risque d’éroder l’attractivité des gammes PC grand public, tandis que la montée en puissance des plateformes NVIDIA GB300/HGX B300 positionne ASUS comme un fournisseur crédible du cycle d’investissement IA 2025–2026.

Source : VideoCardz

"Nicolas Maduro finira sa vie dans une prison de haute sécurité " : les révélations d'un consultant de la DEA

18 janvier 2026 à 17:00

Rares sont ceux qui connaissent mieux le "dossier Maduro" que Martin Rodil, enquêteur et consultant américano-vénézuélien pour le compte de l'agence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA) qui est l'origine de l'arrestation de l'ex-président emprisonné à New York. Depuis plus de quinze ans, ce spécialiste des enquêtes financières et de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent accumule les éléments à charge et les témoignages contre le régime chaviste tout en documentant ses liens avec Cuba, l'Iran, le Hezbollah libanais et d'autres organisations terroristes comme la guérilla colombienne des Farc et, évidemment, avec différents cartels de la drogue.

Avec son associé Gary Berntsen – une légende vivante de la CIA qui a multiplié les actions spectaculaires en Amérique centrale, au Liban et en Afghanistan, notamment à la poursuite d'Oussama Ben Laden – Martin Rodil a exfiltré et confessé plus d'une centaine de Vénézuéliens, parmi lesquels l'ancien garde du corps d'Hugo Chavez et d'autres repentis du chavisme. Cette masse d'information a alimenté le dossier d'accusation contre Nicolas Maduro, dont Martin Rodil assure qu'il a été trahi par son entourage et qu'il finira sa vie en prison... à moins qu'il ne se décide à trahir à son tour en collaborant avec la justice américaine.

L'Express : Après deux semaines d'incarcération au pénitencier de Brooklyn, quelles sont les conditions de vie et l'état d’esprit de Nicolas Maduro ?

Martin Rodil : L’ex-président se trouve dans une cellule individuelle, surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dans un secteur de la prison où se trouvent habituellement les détenus "VIP" comme le rappeur Sean Combs, alias P. Diddy, ou Luigi Mangione [NDLR : le jeune homme qui a abattu un PDG de compagnie d'assurances en plein Manhattan fin 2024]. Nicolas Maduro découvre la vie carcérale et se trouve dans le même état d’esprit que tous les nouveaux prisonniers "VIP" en phase de transition vers la réalité de la prison.

Voilà peu, il dirigeait encore – certes illégitimement – un Etat avec tout ce qui va avec : le protocole, les gardes du corps, les honneurs, le pouvoir absolu. Aujourd'hui, d'après les infos que je reçois, il continue d’avoir des exigences, se plaint de la qualité de la nourriture, du froid, explique qu’il veut passer des appels ou avoir accès à telle information. Les gardiens lui répondent que c’est impossible et il a du mal à comprendre que, dans le système pénitentiaire américain, n'existent aucun privilège ni faveur. Sa femme Cilia Flores est probablement dans le même état d'esprit.

Martin Rodil, enquêteur et consultant de l'angence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA).
Martin Rodil, enquêteur et consultant de l'angence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA).

Progressivement, il prend conscience de ce qui lui arrive : il n’est déjà plus qu’un prisonnier lambda, entre quatre murs, dont le quotidien est rythmé par des échanges avec ses avocats, lesquels prennent connaissance des éléments à charge accumulés depuis plus de quinze ans contre leur client. Il ne peut pas entrer en contact avec sa femme Cilia Flores, qui se trouve dans la même prison, mais dans un autre bâtiment, avec les femmes. Elle et lui ne se verront probablement plus jamais. Nicolas Maduro risque de finir sa vie dans une prison "Supermax" de haute sécurité, peut-être en compagnie du chef du cartel mexicain de Sinaloa, "El Chapo" Guzman. Son cas se rapproche en effet de celui Manuel Noriega, le président du Panama arrêté en 1989 par l'armée américaine, condamné à quarante ans de prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue.

Pourquoi le Centre de détention fédéral de Brooklyn a-t-il mauvaise réputation ?

Il n’existe pas de prison agréable aux Etats-Unis. Toutes sont terribles. Celle de Brooklyn est probablement un peu plus sinistre que les autres parce qu’elle est ancienne. Je l’ai visitée à plusieurs reprises afin d’interroger des détenus. Le confort y est minimal.

Nicolas Maduro peut-il espérer négocier une réduction de peine dans le cadre d’un programme pour repentis ?

Ce genre d’accord existe bel et bien aux Etats-Unis. Mais, dans son cas, le problème est qu’il peut difficilement livrer de gros poissons. Dans la pyramide du pouvoir, il était au sommet. Surtout, le dossier d'accusation contre lui, bâti depuis près de vingt ans, est lourd et bien documenté. Il pourrait, c'est vrai, confesser des crimes ou révéler l'existence de flux financiers impliquant d’autres présidents d’Amérique latine ou dirigeants du monde qui l’ont aidé à faciliter le transport de drogue ou à blanchir de l’argent, ce qui pourrait inclure des élus ou fonctionnaires américains. Nous avons établi que le sommet de l’Etat vénézuélien, autrement dit le "cartel des Soleils", a financé des campagnes politiques dans plusieurs pays étrangers comme le Honduras et certaines nations insulaires des Caraïbes. Combien de dirigeants internationaux Maduro a-t-il financés ? Dans quels pays ? Ces questions intéressent hautement les enquêteurs. C'est un sujet qui dépasse l’Amérique latine : certains pays européens sont concernés.

Si Maduro coopère avec la justice, attendez-vous à des rebondissements

Martin Rodil

Lesquels ? La France ?

N’oubliez pas qu'une saisie record de 1,3 tonne de cocaïne pure a été effectuée en septembre 2013, à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. La marchandise était répartie dans 31 valises à bord d’un vol Air France en provenance de Caracas. Concernant le financement de dirigeants politiques, certains partis, certains leaders et certains élus européens ont reçu de l’argent de Caracas. Je ne peux pas vous révéler lesquels sans perturber l’enquête toujours en cours.

Pensez-vous que Maduro se "mettra à table" ?

C'est peu probable. Cela exigerait de sa part un changement d’attitude à 180 degrés. Pour le moment, il se comporte comme un président persuadé qu’il va bénéficier d’une amnistie (il a visiblement en tête que, sous Joe Biden, plusieurs Vénézuéliens avaient été libérés dans le cadre d’un accord d’échange de prisonniers). Or, dans le système judiciaire américain, la tradition est la suivante : l'accusé doit plaider coupable et déclarer qu'il est prêt à coopérer à fond avec la justice en échange d'une réduction de peine. Sa coopération doit alors être absolue. Il doit tout balancer. Todo (tout) ! Y compris ce qui concerne sa propre famille. Je suis certain que ses avocats lui expliqueront tout cela en lui précisant qu'il n'existe aucun moyen de finasser : dans ce scénario, c'est tout – c'est-à-dire une coopération totale – ou rien.

S'il choisit de coopérer, attendez-vous à des rebondissements internationaux parce que la justice américaine lui en demandera plus qu'à n'importe qui d'autre, en raison de son profil élevé. Mais nous sommes loin de ce scénario : lorsqu’il a été présenté devant un juge le 5 janvier, Maduro a plaidé non coupable. Aujourd’hui, sa ligne de défense est : "Je suis le président du Venezuela" ; "Je suis un homme bon" ; "Je suis innocent". Son horizon judiciaire me paraît très bouché...

Affiche publiée par l'agence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA)
Affiche publiée par l'agence antidrogue Drug Enforcement Agency (DEA)

Depuis la capture de Maduro, la situation politique du Venezuela paraît inchangée. Que se passe-t-il ?

Delcy Rodríguez, qui a succédé à Maduro, et son frère Jorge Rodríguez, qui contrôle le pouvoir législatif, sont des gens extrêmement ambitieux et, accessoirement, beaucoup plus intelligents que Nicolas Maduro. Il est clair que "Delcy" – qui est tout autant une criminelle que son prédécesseur et dont le fiancé d’origine libanaise Yussef Abou Nassif est soupçonné de liens avec le Hezbollah – a trahi Nicolas Maduro.

Elle l’a "vendu" à Donald Trump en pensant qu’elle aurait ainsi un "deal" avec lui. Mais en réalité, elle est dans une situation impossible avec, d’un côté, le couteau des cartels pointé sur sa jugulaire et, de l’autre, le pistolet de Trump collé à sa tempe – le "pistolet" étant le porte-avions USS Gerald R. Ford au large de ses côtes. Delcy Rodriguez pensait que Trump l’avait conviée à une fête afin qu’elle poursuive tranquillement le mandat de Maduro jusqu’à son terme dans cinq ans. Mais, en réalité, elle a été invitée à des funérailles, celles du cartel des Soleils. Et c'est elle qui est aujourd'hui la maîtresse de cérémonie chargée d'exécuter les instructions venues de la Maison-Blanche.

Après la capture de Nicolas Maduro, la vice-présidente du pays en a pris la tête conformément à la décision de la Cour suprême vénézuélienne.
Après la capture de Nicolas Maduro, la vice-présidente du pays en a pris la tête conformément à la décision de la Cour suprême vénézuélienne.

Pourquoi le millier de prisonniers politiques du régime chaviste n'ont-ils toujours pas été libérés ?

Très simple: l’appareil policier et les prisons sont contrôlés par le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello, lequel réclame des garanties pour sa vie avant de libérer les prisonniers politiques. Aussi longtemps que les Etats-Unis ne lui offriront pas de garanties, il ne libérera personne. Il sait que le président Trump pourrait lui réserver le même traitement qu'au général iranien Soleimani, éliminé par une frappe chirurgicale en Irak en 2020. Le cas de "Diosdado" est particulier dans la mesure où ses crimes ne relèvent pas seulement du trafic de drogue. De manière claire et quasiment revendiquée, il est un assassin doublé d’un tortionnaire. C'est lui qui contrôle les centres de torture du Venezuela comme l’Hélicoïde de Caracas ou la Tumba (la tombe), un goulag tropical souterrain qui compte 17 cellules dans le sous-sol de la capitale.

Quid du ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez ?

Lui, c’est différent parce qu’il contrôle les forces armées. Pour le moment, les Etats-Unis, qui visent la stabilité du Venezuela, ont besoin de Padrino. Washington se montre prudent et, le moment venu, négociera avec lui pour lui proposer de s'exiler, par exemple, à Moscou, non sans avoir préalablement transféré ses pouvoirs à un successeur.

Et "Nicolasito", le fils de Nicolas Maduro ?

Il finira en prison à un moment ou un autre. C’est un criminel de plus petite envergure, mais il est symbolique parce qu’il est le fils de son père.

Des commentateurs affirment que le "cartel des Soleils", c'est-à-dire l’organisation mafieuse au sommet de l’Etat vénézuélien, n’existe pas mais qu'il s’agit d’une invention de Donald Trump qui a servi de simple prétexte à la capture de Nicolas Maduro...

Il est naïf de croire que l'arrestation de Maduro répond à un coup de tête de Donald Trump qui voudrait s’emparer du pétrole. Ceux qui croient cela ignorent apparemment que l’enquête du parquet fédéral à Manhattan contre le cartel des Soleils et contre Nicolas Maduro a démarré en 2006. Donald Trump n’avait rien à voir là-dedans et pour cause, il n’était pas au pouvoir.

Le cartel des Soleils offre un parapluie a une constellation de mafias

Martin Rodil

Il faut mesurer que l'accusation contre Maduro repose sur quinze à vingt années d’enquête minutieuse avec un long travail de recueil de preuves, de témoignages, de rapports financiers en possession de la DEA et de la justice américaine. Le 5 janvier, deux jours après son arrestation, la Suisse a d'ailleurs gelé 10 milliards de dollars d'actifs appartenant à Nicolas Maduro. Une telle somme ne correspond pas au salaire d'un président mais à la fortune d’un individu engagé depuis longtemps dans des activités criminelles.

Mais le cartel des Soleils existe-t-il pour autant ?

Evidemment que oui ! Certes, il s’agit d’une structure différente des cartels de Medellin ou de Sinaloa. Et, certes, Nicolas Maduro n’est pas Pablo Escobar ni El Chapo Guzman. Ce que l’on appelle cartel de los Soles désigne une corporation de cartels avec, en son sein, des petits cartels : ceux de Diosdado Cabello [ministre de l’Intérieur], de Vladimir Padrino López [ministre de la Défense], de Tarek el-Aissami [ex-ministre du Pétrole], de Nicolasito [le fils de Nicolas Maduro], des neveux de Cilia Flores [la femme de Maduro], etc. C’est une constellation de groupes criminels qui opèrent sous un seul et même parapluie : celui de l’armée, de la police et des dirigeants vénézuéliens qui contrôlent l’appareil de sécurité et les infrastructures du pays telles que les aéroports et les lieux de stockage permettant de transporter de la drogue d’un point à un autre et de laisser travailler les trafiquants sans que l’armée ou la police s’en mêle. Il s'agit d'une conspiration au plus haut niveau de l’Etat.

Cela ne signifie pas que le cartel de los Soles produise de la drogue. La cocaïne est cultivée dans des champs et produite dans des laboratoires en Bolivie, au Pérou, en Equateur et en Colombie. La marchandise arrive au Venezuela, qui ferme les yeux sur le trafic et sert de "hub" de distribution. Quant au fentanyl, il provient, à l’origine, de Chine. Le Mexique s’est mis à en fabriquer en important de Chine les précurseurs chimiques nécessaires. Mais lorsque la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a mis le holà à ces importations, sous la pression de l’administration Trump, ces précurseurs ont emprunté une autre route, qui passe par le Venezuela, avant d'être redirigés vers le Mexique. Les pilules de fentanyl ne sont donc pas fabriquées au Venezuela. Mais le Venezuela est impliqué dans l'approvisionnement des précurseurs nécessaires à sa fabrication. Le narcotrafic est une industrie aux circuits complexes. Elle ne se résume pas à des étiquettes collées sur des pays et des cartels.

Aux yeux de certains, la capture de Nicolas Maduro constitue une violation du droit international. Quel est votre avis ?

Comment peut-on invoquer le droit international lorsqu’une mafia s’est installée à la place d'un gouvernement ? C'est absurde. Il faut revenir au bon sens. Curieusement, personne n’a jamais invoqué le droit international, ni le droit national et encore moins les droits de l’homme lorsque Nicolas Maduro était au pouvoir et les violait allègrement. Au reste, ses droits en tant que chef d’un Etat peuvent difficilement être invoqués dans la mesure où il usurpait sa fonction depuis sa défaite électorale prouvée du 28 juillet 2024. Ni l’Union européenne, ni les Etats-Unis, ni le Canada ne reconnaissaient à ce chef mafieux la qualité de chef d’Etat.

On peut toujours débattre de la manière dont l'arrestation du 3 janvier a été montée. Tout n’était sans doute pas 100 % légal. Mais y avait-il une autre façon de résoudre le problème ? Maduro aurait-il répondu à une convocation de la justice américaine ? Il fallait aller le chercher. En dernière analyse, Washington a fait prévaloir le droit de 30 millions de Vénézuéliens à retrouver une vie digne, à ne pas être emprisonnés ou tués pour des idées, à ne pas souffrir de la faim et à bénéficier à nouveau, un jour, d’un système de santé qui fonctionne. Les bénéfices de sa capture seront incomparablement supérieurs aux inconvénients.

Les forces américaines ont tué 32 gardes du corps de la garde rapprochée de Nicolas Maduro. Tous étaient Cubains. Quelles conséquences pour La Havane ?

C’est un désastre pour Cuba. D'abord, La Havane nie depuis plus de vingt ans son implication dans la protection d’Hugo Chavez, puis de Nicolas Maduro. Ce mensonge (et d’autres) est maintenant sur la place publique. A cela s’ajoute la supériorité écrasante des forces spéciales américaines sur ceux qui étaient censés protéger le président : les troupes d'élite cubaines, crème de la crème de l'armée castriste, ont été éliminées en cinq minutes. Enfin, il y a l'humiliation. L'écart technologique entre l'armée américaine et les militaires vénézuéliens et cubains est aussi grand que celui entre le Real Madrid ou le PSG et des footballeurs d'un village de province. Le coup porté au prestige cubain est immense. L'avion qui devait récupérer les cadavres des soldats castristes n'a même pas pu atterrir à Caracas ! Les Etats-Unis l'en ont empêché. Il a dû se détourner vers la Colombie ; ensuite, il a fallu traverser le pays par voie terrestre pour chercher les corps.

Les jours de la dictature cubaine sont-ils comptés ?

Depuis six décennies, beaucoup de gens ont prédit sa fin. Tous se sont trompés car les Cubains sont à la fois intelligents, rusés et riches d'une longue expérience politique. Cependant, ils ont perdu la main car ils continuent de réfléchir comme si Reagan, Clinton, Bush ou Obama étaient au pouvoir. Leur logiciel ne parvient pas à comprendre Donald Trump et son imprévisibilité. La Havane a assuré à Nicolas Maduro que les Etats-Unis n'interviendraient pas au Venezuela et qu'il suffisait de gagner du temps jusqu’aux élections de mi-mandat, en novembre prochain, et de miser sur une défaite des républicains pour que la menace Trump s'éloigne.

Cuba était sous respirateur artificiel et Trump vient de le débrancher

Martin Rodil

Les dirigeants cubains n'ont pas mesuré que Trump, qui ne peut se représenter en 2028, pense désormais à la trace qu’il laissera dans l’Histoire. Cuba, dont le leader Miguel Diaz-Canel a le charisme d’une pierre grise, est désormais un patient en soins intensifs. Jusqu'ici, ce patient survivait grâce au respirateur artificiel que constituaient les 70 000 barils de pétrole donnés chaque jour gratuitement par Nicolas Maduro au grand frère cubain. Mais Trump vient de débrancher ce respirateur artificiel.

Combien d’argent Nicolas Maduro et son entourage ont-ils détourné en tout ?

Le Département du Trésor s’est livré à un calcul en analysant les revenus générés, depuis vingt-sept ans, par le pétrole, le gaz, l’or et le trafic de cocaïne (en prenant pour référence le prix de vente du gramme de "coke" à Chicago). Les experts sont arrivés à une fourchette d'estimation allant de 2 700 et 3 500 milliards de dollars [NDLR : soit environ l'équivalent du PIB de la France]. C’est un chiffre vertigineux ! Par comparaison, les revenus de la Cosa Nostra sicilienne, de la mafia calabraise ou du cartel de Sinaloa paraissent dérisoires. L'argent détourné par Nicolas Maduro, Delcy Rodríguez et tous les autres membres du cartel des Soleils a permis au régime chaviste d'acheter et de corrompre tout et n’importe qui, partout dans le monde. Jusqu'à ce que quelqu'un dise stop.

© REUTERS

Nicolas Maduro, ici le 7 février 2019 à Caracas, est emprisonné au Centre de détention fédéral de Brooklyn, à New York, en attendant son audience le 17 mars 2026.

« L’interdiction totale des réseaux sociaux : une mauvaise solution », par Serge Tisseron

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« Ils ont été trahis » : Cuba enterre ses « martyrs » tués durant la capture de Nicolás Maduro

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REPORTAGE - Un hommage a été organisé en l’honneur de ces 32 militaires cubains qui assuraient la sécurité du président vénézuélien.

© Norlys Perez / REUTERS

Le 17 janvier 2025, des manifestants montrent des portraits des soldats cubains tués par les États-Unis lors de la capture de Nicolás Maduro et de sa femme Cilia Flores, au début du mois.

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