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6K à 165 Hz ou 720p à 1 040 Hz, il va falloir choisir son camp avec les nouveaux moniteurs Samsung

24 décembre 2025 à 18:40

Samsung vient d'annoncer une nouvelle génération de moniteurs pour les joueurs dans sa gamme Odyssey. Le premier, l'Odyssey 3D, est un modèle 3D (sans lunettes) de 32 pouces. Il propose une dalle 6K (6 144 x 3 456, quelques pixels de plus que chez Apple) capable d'atteindre 165 Hz. Comme (presque) tous les autres modèles, il propose ce qu'on appelle un Dual Mode : si vous passez en 3 072 x 1 728, il monte à 330 Hz. Comme c'est une division par deux pour les valeurs verticale et horizontale, l'image reste nette, sans le redimensionnement classique qui amène du flou (quatre pixels physiques correspondent à un pixel logique). Le moniteur est HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1. Il va aussi être décliné dans une variante sans la partie 3D avec les mêmes caractéristiques, dont du rafraîchissement variable. Dans les deux cas, c'est une dalle IPS qui est employée.

De la 3D, du 6K. Image Samsung.

Le troisième, l'Odyssey G6, est un moniteur de 27 pouces en 2 560 x 1 440. Dans sa définition native, sa dalle IPS peut atteindre 600 Hz. En Dual Mode, il descend en 720p avec la même astuce que le précédent et la fréquence de rafraîchissement monte à 1 040 Hz, un record. Il est FreeSync et G-Sync pour un rafraîchissement à fréquence variable.

1 040 Hz en 720p. Image Samsung.

Le quatrième, l'Odyssey G8, est un modèle de 27 pouces 5K (5 120 x 2 880). Il fonctionne à 180 Hz, soit une fréquence trois fois plus élevée que la moyenne pour ce genre d'écrans. Il possède une dalle IPS et a aussi un Dual Mode, cette fois en 2 560 x 1 440. Dans ce mode, il passe à 360 Hz. C'est probablement un bon compromis entre performances, qualité de l'image pour travailler et aller sur Internet, et fluidité dans les jeux.

Image Samsung.

Le dernier, lui aussi un Odyssey G8, est un modèle OLED de 32 pouces. Il est en 4K (3 840 x 2 160) sans Dual Mode. Il peut fonctionner à 240 Hz, est compatible USB-C en plus du HDMI et du DisplayPort, et propose de l'antireflet. La luminosité annoncée en usage classique est de 300 nits (ce qui est un peu faible en général, mais correct pour de l'OLED) avec une certification DisplayHDR 500.

Une version OLED à 240 Hz. Image Samsung.

Samsung ne donne pas tous les détails sur ses moniteurs, qui seront probablement mis en avant plus en détail au CES 2026. L'inconnue principale reste le prix, mais il faut être réaliste : la gamme Odyssey G8 propose des définitions élevées, des fréquences de rafraîchissement en hausse et elle cible les joueurs. Trois points qui se répercutent souvent sur les prix. Et n'oublions pas que pour jouer en 1440p à 600 Hz ou en 5K à 180 Hz, il faut une carte graphique puissante… et hors de prix.

Free va fusionner ses apps Free et Freebox Connect, et c'est en bêta

24 décembre 2025 à 17:30

Si vous avez une Freebox, vous connaissez probablement Freebox Connect, qui sert essentiellement à gérer le Wi-Fi des différentes Freebox. Mais cette dernière va évoluer et potentiellement être remplacée par une nouvelle app Free, qui est en bêta. Il est possible de la tester sur TestFlight.

L'app en bêta sur TestFlight.

Comme le montrent nos confrères d'UniversFreebox, elle permet de gérer vos abonnements Free — fixes ou mobiles — mais aussi d'obtenir des informations sur une Freebox (que ce soit la box elle-même ou l'éventuel boîtier TV) et d'effectuer de nombreux réglages sur le Wi-Fi, soit la tâche de Freebox Connect.

La gestion du Wi-Fi. Image Univers Freebox.

La nouvelle app regroupe donc de nombreux services au même endroit, ce qui simplifie grandement la gestion des équipements et des abonnements, surtout si vous êtes chez Free pour la partie fixe et pour le mobile. La date de sortie de cette application refondue n'est pas connue, mais la version bêta est publique et ne semble pas souffrir de trop de bugs1 selon nos confrères.

La gestion d'un abonnement. Image Univers Freebox.

  1. Nos essais se sont limités à un lancement rapide avec un abonnement mobile.  ↩︎

Le Samsung Galaxy Z TriFold a été torturé : il n'a pas résisté à 145 000 pliures

24 décembre 2025 à 16:20

Quand un smartphone pliant arrive dans les étals, la première chose que certains tentent est évidemment de le casser. Comme à chaque sortie ou presque, les Coréens de 오목교 전자상가 (Omokgyo Electronics Shopping Mall) tentent de vérifier la durabilité des charnières. Leur méthode ? Se filmer en train d'ouvrir, fermer, ouvrir, fermer, ouvrir, fermer (vous avez compris) le smartphone.

Pour le Samsung Galaxy Z TriFold, le nouveau haut de gamme de la société (et qui n'est pas en vente dans nos contrées), la tâche était même assez rude : il a deux charnières, étant donné qu'il est composé de trois parties.

Z TriFold : Samsung officialise son premier smartphone pliant à trois écrans

Z TriFold : Samsung officialise son premier smartphone pliant à trois écrans

Samsung annonce que le smartphone peut résister à 200 000 ouvertures, ce qui est nettement moins que le Galaxy Z Fold 7 (500 000). À raison de 100 ouvertures par jour, c'est tout de même un peu plus de cinq ans. Mais dans les essais des Coréens, un bruit inattendu a été détecté après 61 212 plis dans une charnière, et la seconde a commencé à émettre des craquements vers 120 000 mouvements (120 157 exactement). À 144 984 plus, les charnières lâchent et ne fonctionnent plus correctement. Les vidéastes ont continué jusqu'à 150 001 pour le sport, mais le smartphone n'était plus totalement utilisable et ne restait pas ouvert sans pression manuelle.

Un Galaxy Z TriFold dans un magasin. Image iGeneration.

C'est une valeur un peu faible dans l'absolu, mais qu'il faut pondérer un peu : les utilisateurs de smartphones qui décident de mettre ce prix pour la première génération d'un appareil ne sont pas ceux qui vont le garder cinq ou six ans.

Vous trouvez la RAM trop onéreuse ? Corsair vend des barrettes de 0 Go à presque 50 €

24 décembre 2025 à 15:20

Vous trouvez les barrettes de RAM trop onéreuse en cette fin d'année 2025 à cause de la pénurie de mémoire vive ? Vous avez envie de montrer au monde que votre PC contient plusieurs barrettes (ou d'illuminer un Mac Pro 2019) ? Il y a une solution, qui ne consiste pas à vider votre épargne : Corsair vend des barrettes de 0 Go de RAM, mais avec des LED RGB.

Les barrette de 0 Go de Corsair.

Ce n'est ni une blague ni une réaction à la pénurie de RAM, en réalité : les Light Enhancement Kit (comptez presque 50 € tout de même) servent uniquement à l'esthétique de votre PC. Si vous avez une carte mère avec quatre emplacements DIMM et seulement deux barrettes de DDR5 (ce qui est recommandé pour la stabilité), cette solution permet d'ajouter de belles lumières dans votre tour, un choix parfait si vous avez une vitre latérale.

Un vieux Mac Pro avec du RGB. Image Reddit.

La mémoire de Corsair existe aussi en format DDR4, toujours avec une capacité de 0 Go. Si vous avez un Mac Pro de 2019, le seul Mac équipé d'emplacements DIMM classiques, il est donc possible d'en installer une dizaine pour transformer l'intérieur du Mac en fête foraine. Notons enfin que comme avec les barrettes classiques, il est possible de contrôler les LED depuis Windows.

Quel pourrait être l

Quel pourrait être l'impact de la RAMpocalypse sur Apple ?

Les serveurs de Meta récupèrent une technologie pensée pour le Steam Deck de Valve

24 décembre 2025 à 13:10

Le Steam Deck, la console portable sous GNU/Linux de Valve, se retrouve partout… ou presque. En effet une technologie développée par Valve pour son petit ordinateur est maintenant employée dans certains serveurs de chez Meta. Il s'agit du scheduler (l'agenceur en français) SCX-LAVD. Un scheduler, de façon schématique, est le composant logiciel qui va définir sur quel cœur d'un processeur un programme va s'exécuter, et qui va aussi choisir la priorité de certaines tâches face à d'autres.

Image Phoronix.

Le choix d'un cœur n'est absolument pas anodin dans un système moderne, qui peut combiner des cœurs basse consommation (avec des performances très faibles sur certaines tâches), des cœurs performants et des cœurs virtuels (Hyper-Threading). De même, dans beaucoup de processeurs modernes, tous les cœurs performants ne sont pas égaux : la mémoire cache de niveau 3 est souvent liée à un groupe de cœurs, avec une liaison entre les groupes qui peut être plus lente. Prenons un processeur AMD avec seize cœurs : il est composé en réalité de deux groupes de huit cœurs qui ont accès à une partie de la mémoire cache de niveau 3. Si vous exécutez un programme en assignant un cœur d'un groupe et un cœur d'un autre groupe, vous perdrez un peu en performances à cause de la liaison entre les deux zones de mémoires, par exemple. Le but d'un bon scheduler est donc de choisir les bons cœurs, en adaptant les choix à l'architecture du processeur.

Apple doit prendre en compte ce genre de contraintes dans ses puces, étant donné que le nombre de cœurs basse consommation varie en fonction des systèmes sur puce, et que les puces Ultra ont un lien entre deux groupes de cœurs qui est certes rapide, mais pas autant que l'accès direct à la mémoire cache.

Image Meta.

Pour la priorité, c'est un peu différent, mais l'idée est la même : le Scheduler natif sous GNU/Linux est prévu pour prendre en charge de nombreux types d'appareils, qui n'ont pas tous les mêmes besoins. Il est donc plutôt conservateur sur certains choix et suffisant pour tous les usages, sans être le meilleur. Le scheduler de Valve, a contrario, a été pensé pour une machine destinée aux joueurs : certaines tâches ne peuvent pas être placées dans une file d'attente (globalement tout ce qui est lié aux jeux) parce qu'une mise à jour du système est en attente (c'est une explication avec de gros traits).

Des serveurs avec les mêmes besoins… dans un sens

Ce qui est intéressant, c'est que ce sont des choix pratiques pour des serveurs. Il y a pas mal de détails dans la présentation de Meta pour ceux que le côté (très) technique intéresse, avec les modifications effectuées par les développeurs pour bien adapter le scheduler à cet usage précis. Mais dans l'ensemble, il est assez bien adapté pour un serveur, car le principe de base reste le même : il faut une latence très faible pour la fonction primaire, qui est ici de servir des données (et pas d'exécuter un jeu de la façon la plus fluide possible1) et une bonne optimisation pour le choix des bons cœurs, en fonction des usages. le but n'est pas de faire ce qu'on appelle du temps réel, ce qui demande des réglages particuliers, mais de réduire la latence pour des tâches précises, et pour cet usage, le scheduler du Steam Deck est donc un bon choix, meilleur que le scheduler natif.


  1. Bon, dans le cas du Steam Deck, c'est plutôt « avec le moins de saccades possibles ».  ↩︎

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