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Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky lance une OPA sur le groupe Fnac Darty

26 janvier 2026 à 10:40

Le groupe Fnac Darty pourrait prochainement passer sous le contrôle de Daniel Kretinsky. Le milliardaire tchèque a annoncé le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) amicale sur le groupe. « Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre », a fait savoir Fnac Darty à l’AFP.

La Fnac de la gare de Lyon-Part-Dieu. Image Wikimedia

Ce n’est pas vraiment une surprise, car Kretinsky est déjà le principal actionnaire du groupe dont il détient 28,5 %. Le dossier se veut rassurant : EP Group (société du milliardaire) dit vouloir soutenir l’équipe dirigeante en place et préserver l’ancrage français du groupe. Aucune sortie de la Bourse n’est prévue.

L’offre est formulée à 36 euros par action, soit une prime d’environ 19 % sur le dernier cours de clôture valorisant ainsi Fnac Darty autour de 1,1 milliard d’euros. Le montant de l’investissement nécessaire pour atteindre le seuil des 50 % du capital est donc de presque 230 millions d’euros pour Daniel Kretinsky. Le groupe est implanté dans 14 pays avec plus de 1 500 magasins. Le titre de Fnac Darty a bondi de 18 % à l'ouverture de la Bourse peu après l’annonce.

Fnac Darty a dévoilé dans la foulée vouloir se séparer de l’enseigne Nature & Découvertes, rachetée en 2019 mais toujours dans le rouge. La chaîne a essuyé plusieurs années de pertes, et le plan de relance de l’année dernière n’a pas suffi à redresser la barre. La chaîne compte 90 boutiques pour 900 salariés selon Les Échos.

En devenant le nouvel actionnaire majoritaire du groupe, Daniel Kretinsky marquerait l’ascendant sur le deuxième actionnaire de l’enseigne, le distributeur allemand Ceconomy (21,95 %). Celui-ci devrait être racheté par le géant chinois JD.com, ce qui avait causé des inquiétudes en fin d’année dernière. L’OPA de Kretinsky doit encore passer par l’examen de l’Autorité des marchés financiers, attendu d’ici mars selon la presse économique.

L’App Store fera encore plus de place aux publicités dès le 3 mars

26 janvier 2026 à 10:17

Manifestement peu inquiétée par les boutiques tierces, Apple va ajouter de nouveaux emplacements publicitaires dans l’App Store à partir du 3 mars. Le déploiement débutera au Royaume-Uni et au Japon, avant de s’étendre progressivement à tous les autres pays d’ici la fin du mois de mars. Apple avait annoncé cette évolution mi-décembre, sans préciser la date d’entrée en vigueur.

Les deux emplacements publicitaires d’ores et déjà présents dans l’onglet Recherche : dans les suggestions et en haut de la liste des résultats. Image iGeneration.

Les nouvelles publicités apparaitront au sein des résultats de recherche. Jusqu’à présent, les développeurs pouvaient uniquement payer pour positionner leur application au sommet des résultats. Dans quelques semaines, des annonces seront également insérées entre les résultats. Le niveau de pression publicitaire reste à déterminer (une pub tous les trois ou quatre résultats ou un affichage variable selon la requête ?), Apple n’ayant pas encore communiqué de détails à ce sujet.

Dans sa documentation destinée aux développeurs, Apple indique qu’aucune modification des campagnes existantes n’est nécessaire pour tirer parti de ces nouveaux emplacements : « Votre annonce sera diffusée soit à sa position actuelle (en haut des résultats de recherche), soit plus bas dans les résultats. » Ces pubs supplémentaires seront visibles sur les iPhone et iPad sous iOS 26.2 ou iPadOS 26.2 au minimum.

Les annonces sont actuellement identifiables grâce à un fond bleu clair et à la mention « Annonce ». Cette présentation pourrait toutefois évoluer, car Apple expérimente une version sans fond coloré, qui demande bien plus d’attention pour distinguer une publicité d’un résultat classique.

App Store : Apple teste des pubs plus discrètes dans la recherche

App Store : Apple teste des pubs plus discrètes dans la recherche

Pour rappel, l’App Store intègre déjà de la publicité sur son écran d’accueil (onglet Aujourd’hui), dans la section « Vous aimerez peut-être aussi » au bas des fiches d’applications, ainsi que dans l’onglet Recherche, à la fois dans les suggestions et au sommet des résultats. Autant dire qu’il est difficile de les ignorer.

La Poste donne des détails sur la cyberattaque qui l’a touchée pendant les fêtes de fin d’année

26 janvier 2026 à 10:08

Quelques jours avant Noël, le groupe La Poste a été touché par une cyberattaque de grande ampleur ayant rendu inaccessible le suivi de colis et paralysé son application bancaire. Les choses se sont arrangées avant une nouvelle attaque le 1er janvier. Le directeur de la sécurité globale du groupe Philippe Bertrand est revenu sur ces évènements dans un communiqué sous forme de questions-réponses, permettant d’obtenir quelques précisions.

Le site de La Poste le 22 décembre. Image MacGeneration

Philippe Bertrand a rappelé que le groupe avait été victime d’une attaque en déni de service (DDoS) consistant à saturer les serveurs informatiques en les noyant sous les tentatives de connexion dans le but de les rendre indisponibles. Celle-ci était bien différente des autres. « Elle s’est révélée d’une grande complexité car nos assaillants s’adaptaient en permanence aux réponses défensives que nous mettions en place », confie le directeur de la sécurité.

L’attaque s’est également démarquée par son ampleur. Le groupe évoque des milliards de requêtes envoyées chaque seconde, avec « jusqu’à 2,5 milliards de paquets de données par seconde ». L’offensive est aussi jugée inédite par sa durée, étant donné qu’elle a commencé le 22 décembre jusqu’à début janvier. « Aucune autre entreprise en France n’a subi, à ce jour, une cyberattaque en DDoS d’une telle intensité », affirme Philippe Bertrand.

Si l’attaque a mis à genoux le suivi de colis et certains autres services en ligne, La Poste rappelle avoir distribué 180 millions de colis pendant les fêtes de fin d’année. Elle assure également que l’offensive n’a donné lieu « à aucune intrusion dans nos systèmes ni à aucune fuite de données ».

Interrogé sur une montée en puissance de ce type d’attaques, Philippe Bertrand conclut en expliquant qu’une manœuvre de cette ampleur n’aurait pas été envisageable il y deux ans. « Nous ne sommes plus face à des hackers isolés à la recherche d’un coup d’éclat mais à des organisations criminelles de plus en plus structurées, parfois diligentées par des États, qui disposent de moyens colossaux ». L’attaque a été revendiquée par le collectif de hackers prorusses NoName057(16), ayant multiplié les assauts contre l'Ukraine et ses alliés ces dernières années.

Posturr floute l’écran de votre Mac si vous n’êtes pas bien droit devant l’écran

26 janvier 2026 à 08:39

Posturr (gratuit) est une nouvelle app qui espère corriger votre, eh bien oui, posture devant le Mac. L’idée est de vous aider à ne pas vous affaler devant l’écran, en restant bien droit. Si vous ne le faites pas, la punition est immédiate : macOS devient instantanément flou et la netteté ne reviendra que si vous vous redressez à nouveau. J’ai simulé l’effet sur cette vidéo où je me penchais en arrière sur mon fauteuil de bureau et comme vous pourrez le constater, c’est très efficace.

Posturr en action, ici en inclinant mon fauteuil devant le Mac. Image MacGeneration.

Toute nouvelle, l’app repose sur le framework Vision fourni par Apple, ce qui permet un traitement entièrement en local du flux vidéo transmis par la caméra. C’est le premier point à évoquer en effet, Posturr active en permanence la webcam d’un Mac (ou une autre caméra reliée à l’ordinateur si vous le souhaitez), si bien que ce n’est sans doute pas une bonne option sur un portable non alimenté. Néanmoins, l’analyse est effectuée directement sur l’ordinateur sans impliquer de serveur, c’est évidemment un aspect essentiel pour une telle solution.

Concrètement, l’app surveille la position de votre visage et de votre regard. Lors de la première ouverture, Posturr devra être calibré, ce que l’on fait un petit peu comme dans le Vision Pro, pour ceux qui ont eu la chance de tester. Un point est affiché dans chaque coin de l’écran et vous devrez le regarder sans bouger la tête puis appuyer sur la barre espace. Dès lors, l’écran sera automatiquement flouté dès que votre visage sort du cadre pendant un petit délai et il redeviendra net quand vous êtes à nouveau correctement installé, cette fois sans attendre.

L’objectif principal est de permettre à l’utilisateur de se forcer à garder une bonne posture devant son ordinateur. Posturr propose quelques options pour ajuster son comportement et peut ainsi gagner en souplesse ou au contraire, rester très strict sur votre rééducation volontaire. On peut aussi activer un mode pour flouter l’écran quand il n’y a personne devant, ce qui peut être intéressant dans un lieu de travail ouvert.

La phase d’apprentissage initiale de Posturr. Image MacGeneration.

Après quelques essais rapides, Posturr fonctionne correctement, même s’il m’a affiché parfois du flou juste parce que je regardais un élément à côté de l’écran pendant plus d’une seconde, ce que j’ai vite trouvé pénible. Je pourrais ajuster les réglages de l’app pour gagner en souplesse, mais je ne suis pas forcément la cible de l’app à la base, je ne crois pas avoir de problèmes de posture tels qu’il me faut un rappel constant. Vous saurez si c’est votre cas et comme l’app est entièrement gratuite, vous auriez tort de ne pas essayer.

Posturr est également open-source, avec son code en Swift distribué sur GitHub. L’installation se fera au choix soit avec la dernière version du binaire distribué à cette adresse, soit par le biais du gestionnaire de paquets Homebrew en suivant ces instructions. Dans tous les cas, macOS 13 est nécessaire et l’interface n’est pas traduite en français.

Si vous portez des AirPods devant votre Mac, vous pouvez également tester Posture Pal. Cette app veut elle aussi vous inciter à vous tenir droit, mais cette fois en surveillant la position des écouteurs positionnés dans vos oreilles, ce qui est peut-être mieux en termes d’autonomie.

Posture Pal surveille votre posture devant le Mac grâce à vos AirPods

Posture Pal surveille votre posture devant le Mac grâce à vos AirPods

Carla Bruni : « Quelqu’un m’a dit »… et ce quelqu’un, c’est son iPhone

26 janvier 2026 à 08:34

L’Autriche se passionne actuellement pour l’affaire Pilnacek, où une montre connectée pourrait livrer les secrets d'une mort mystérieuse. Mais il n’est pas nécessaire de franchir les Alpes pour voir la technologie s’inviter dans le prétoire. En France, l’enquête sur la « fausse rétractation » de Ziad Takieddine a également pris une tournure très technologique.

Une montre connectée, un chalumeau et un cadavre : l’affaire autrichienne au parfum de polar

Une montre connectée, un chalumeau et un cadavre : l’affaire autrichienne au parfum de polar

L’affaire Carla Bruni, mise en examen pour son rôle suspecté dans cette opération visant à blanchir Nicolas Sarkozy, en est une illustration parfaite : ce n'est pas une dénonciation humaine, mais son propre iPhone qui a fini par mettre à mal sa ligne de défense.

L’alibi de l'écran cassé face au vide matériel

Pour justifier l’usage d’une seconde ligne téléphonique « occulte », ouverte sous le nom d'emprunt « Alexandre », la chanteuse a avancé une explication très domestique : un accident de vélo elliptique survenu durant les vacances de la Toussaint 2020. L’écran de son iPhone principal se serait brisé, le rendant inutilisable et l’obligeant à trouver une solution de secours.

Un détail, relevé par les juges, fragilise pourtant cette version : Carla Bruni a été incapable de fournir la moindre facture de réparation ou de remplacement de l'appareil. Face à ce flou matériel, les experts en cybercriminalité ont préféré interroger les composants de l'iPhone lui-même.

Carla Bruni - image : Gabriel Hutchinson- licence CC

L’application Santé, ce témoin qui ne dort jamais

C’est le point le plus cruel pour l'alibi. Les enquêteurs ont analysé les données de l’application Santé de l'appareil. Intégrée nativement à iOS, elle agrège les données des capteurs de mouvement (accéléromètre, gyroscope) pour compter les pas et monitorer l’activité physique.

Les conclusions du Parquet National Financier sont sans appel : les courbes d'activité montrent que le téléphone bougeait « très souvent » et accompagnait sa propriétaire dans tous ses déplacements durant la période supposée de la panne. Un iPhone dont l'écran est brisé au point d'être illisible finit généralement dans un tiroir ou en centre de maintenance, pas dans une poche pour une promenade.

Image : iGeneration

Le « Cloud » et les logs : la trace indélébile

Au-delà des mouvements physiques, c’est l’activité système de l’iPhone qui a parlé. Un assistant spécialisé en cybercriminalité a analysé la sauvegarde de l’appareil et a relevé une activité numérique intense :

  • Connexions réseaux : Des accès réguliers à des bornes Wi-Fi et des partages de connexion incessants.
  • Flux de données : Des synchronisations régulières avec iCloud pour les photos et les contacts.
  • Consultation d'apps : Des sessions de lecture sur des applications de presse (comme celle du Figaro).

La réalité du silicium

En informatique, le principe de « non-répudiation » est fondamental : il est difficile de nier une action quand elle est enregistrée avec un horodatage précis par un système sécurisé. Pour les juges d'instruction, la conclusion est technique avant d'être juridique : « Nous ne constatons aucune rupture dans l’utilisation habituelle du téléphone ». Entre la version humaine (l'accident sans facture) et la version machine (le log d'activité), la justice a choisi la seconde. L’alibi se retrouve aujourd'hui bien plus ébréché que l’écran de l'iPhone.

Le Mac et le jeu vidéo : une équation à 97 FPS que Capcom n’arrive pas à résoudre

26 janvier 2026 à 07:20

La question du jeu sur Mac est devenue une thématique centrale ces derniers mois. Pendant des années, les ordinateurs d’Apple étaient tout simplement mal outillés pour faire tourner des titres exigeants dans de bonnes conditions. Le passage à Apple Silicon a rebattu les cartes : les Mac ne sont peut-être pas encore la panacée ludique, mais génération après génération, ils gagnent en muscle. En 2026, avec l'arrivée prochaine des puces M5, le problème n'est plus la performance brute, mais bien le débouché commercial.

Image : MNZ / Unsplash

La démonstration de force de Pragmata

Le cas de Pragmata, le nouveau titre d'action-aventure de Capcom prévu pour le 24 avril, est symptomatique. Si la démo brille sur PC grâce au RE Engine, le développeur japonais reste muet quant à une version native pour macOS, malgré ses portages récents de Resident Evil.

Pourtant, le matériel suit. Un utilisateur de Reddit (« Equivalent-Pair6064 ») a testé la démo sur un Mac Studio équipé d'une puce M4 Max (CPU 16 cœurs, GPU 40 cœurs) via la bêta 1 de CrossOver 26. Les résultats sont sans appel :

  • Performance : Environ 97 FPS dans la première zone de la démo.
  • Réglages : Tout au maximum, sans aucune technologie d'upscaling ou d'interpolation.
  • Contexte : Ce score est obtenu via une couche de traduction, ce qui implique une perte de performance inévitable par rapport à un code natif.
Pragmata sur un Mac Studio

À titre de comparaison, un PC portable équipé d'une RTX 4090 fait logiquement mieux, surtout en activant le DLSS et la génération d’images, mais le M4 Max prouve qu'il en a largement assez sous le capot pour offrir une expérience "AAA" de premier ordre.

Le frein ? Les chiffres de vente

Si la technique n'est plus un frein, c'est le modèle économique qui patine. Capcom semble hésiter à franchir le pas du portage natif, sans doute échaudé par les ventes décevantes de ses précédentes incursions sur l'écosystème Apple. Aux dernières nouvelles, le lancement de Resident Evil 7 sur iOS n’avait pas généré plus de 30 000 dollars, tandis que Resident Evil 2 Remake peinait à franchir la barre des 10 000 unités. Dans ces conditions, l'investissement nécessaire pour optimiser un titre avec Metal 3 et les spécificités d'Apple Silicon est difficile à rentabiliser pour les éditeurs.

Contrairement à Steam, le Mac App Store n’est pas du tout pensé pour les plus gros jeux

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Mac Gaming : pourquoi y a-t-il toujours aussi peu de portages de jeux sur macOS ?

Mac Gaming : pourquoi y a-t-il toujours aussi peu de portages de jeux sur macOS ?

Ce manque d'enthousiasme s'explique toutefois par deux facteurs structurels : le retard chronique des sorties Mac par rapport au PC, et les limites d'un Mac App Store qui n'a jamais vraiment réussi à s'imposer comme une destination naturelle pour les joueurs. Pourtant, avec une architecture Apple Silicon toujours plus véloce, l'équation finira bien par trouver sa solution.

Le nouveau Siri ferait son apparition dès la mi-février

26 janvier 2026 à 06:50

La route est désormais toute tracée. Ce n’est plus qu’une question de jours avant qu’Apple ne livre la version finale d’iOS 26.3. Une fois cette étape franchie, la marque à la pomme concentrera ses efforts sur son successeur, une mise à jour particulièrement attendue puisqu’elle doit embarquer le « nouveau » Siri.

Image : Chirayu Trivedi / Unsplash

De retour de congés, Mark Gurman confie ignorer encore la stratégie de communication qu’adoptera Cupertino pour l’occasion. Le journaliste de Bloomberg ne sait pas si Apple prévoit un événement en bonne et due forme pour démontrer les prouesses de son assistant, ou si elle se contentera de séances d'information privées avec certains médias triés sur le volet.

Apple démonte ses chatbots pour remonter Siri : la semaine Apple

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Un calendrier qui se précise

Selon Gurman, ce Siri plus personnalisé fera partie intégrante d’iOS 26.4. Le calendrier semble calé : une première version bêta est attendue pour février, suivie d'un déploiement pour le grand public en mars ou au début du mois d'avril. Si ce calendrier est respecté, les utilisateurs possédant un iPhone 15 Pro (ou un modèle plus récent) pourront profiter de ces améliorations d'ici quelques mois seulement.

Comme Apple l'avait laissé entendre lors de ses premières présentations, l'assistant devrait être capable de puiser dans les données personnelles de l'utilisateur et d'analyser le contenu affiché à l'écran pour exécuter des tâches complexes.

Image : Apple / iGeneration

L’ombre de Google sur Apple Intelligence

Cette mise à niveau majeure d’Apple Intelligence promet une interaction inédite avec les éléments contextuels. Techniquement, elle s’appuie sur « Apple Foundation Models 10 », un modèle employant pas moins de 1 200 milliards de paramètres. Si le traitement s’effectuera bien sur les serveurs sécurisés d’Apple via le « Private Cloud Compute », les fondations technologiques doivent beaucoup aux travaux de Google sur Gemini.

Pour rappel, Apple avait annoncé cette version survitaminée de Siri lors de la WWDC 2024, avant de faire face à d'importants retards de développement. À l’époque, Apple avait illustré ces capacités avec un exemple concret : un utilisateur demandant à Siri des informations sur le vol de sa mère ou sur une réservation de déjeuner, l'assistant allant chercher les réponses directement dans les applications Mail et Messages.

Cap sur iOS 27 pour le « vrai » chatbot

Les difficultés rencontrées en interne auraient d'ailleurs poussé Apple à se tourner vers la technologie de Google. Si Siri fonctionnera techniquement sur un modèle maison, les algorithmes de Gemini y seraient étroitement intégrés.

Que pourra faire le nouveau Siri s’appuyant sur Gemini ?

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Siri : Apple va-t-elle faire payer son chatbot ?

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Mais le véritable tournant pourrait n'intervenir qu'avec iOS 27. Apple aurait l'ambition de transformer son assistant en un véritable chatbot capable de tenir des conversations suivies et naturelles. Siri deviendrait alors un concurrent frontal de ChatGPT ou de Gemini, avec l’avantage d'être nativement intégré au cœur d’iOS, d’iPadOS et de macOS. Mark Gurman affirme que ce futur Siri « chatbot » sera compétitif avec Gemini 3 et nettement plus performant que la version attendue ce printemps avec iOS 26.4.

Strava sur Apple Watch : le guidage d'itinéraire (enfin) au poignet

26 janvier 2026 à 06:22

Et si Strava devenait enfin l'application incontournable pour les coureurs équipés d'une Apple Watch ? Après avoir intégré la gestion des segments, le réseau social des sportifs déploie une bêta qui apporte une fonction attendue de longue date : la navigation complète et l'affichage des cartes directement au poignet.

Strava se réinvente sur Apple Watch et prend en charge les segments en direct

Strava se réinvente sur Apple Watch et prend en charge les segments en direct

Les utilisateurs peuvent désormais sélectionner un itinéraire pré-enregistré, consulter le dénivelé et suivre la trace sans avoir à sortir leur iPhone de la poche.

Le guidage d'itinéraire débarque au poignet

C’était l’un des points noirs de l’application watchOS depuis des années. Cette nouvelle version (encore étiquetée « bêta » en interne, bien qu’elle apparaisse chez de nombreux utilisateurs sans inscription préalable) permet de lancer une séance de marche, de course ou de vélo en sélectionnant l'un de ses parcours favoris. L'itinéraire s'affiche alors avec une ligne épaisse, indiquant la direction à suivre et la progression en temps réel.

Si l’interface semble taillée pour l’écran généreux de l’Apple Watch Ultra, elle n'est pas réservée au modèle haut de gamme. Des retours confirment son bon fonctionnement sur Series 9 et SE 2.

Une navigation efficace, mais pas (encore) totale

Attention toutefois : on ne parle pas encore d'un guidage virage par virage (turn-by-turn) avec recalcul d'itinéraire en cas d'erreur, ni d'un historique complet du tracé. Mais pour la majorité des utilisateurs qui souhaitent simplement suivre une trace sur un sentier ou explorer un nouveau quartier sans s'arrêter tous les cent mètres, le gain de confort est appréciable.

Cette mise à jour s'inscrit dans la stratégie récente de Strava consistant à déporter de plus en plus de fonctions vers la montre. Depuis la refonte de l'interface watchOS en 2023, l'expérience s'est simplifiée : on fait défiler ses parcours, on vérifie la distance et le dénivelé, et on lance l'activité d'un geste. Le verrouillage GPS est également plus lisible, affichant clairement le statut avant le départ.

Image : Henry Ren / Unsplash

Vers une fonction payante ?

Une question reste en suspens : Strava réservera-t-il cette fonction à ses abonnés payants ? Pour l’instant, rien n’indique de verrouillage par un abonnement dans la bêta actuelle, mais l'entreprise n’a pas encore clarifié sa position sur le long terme.

À vrai dire, il ne lui manque plus que la gestion des entraînements pour que l’app devienne une véritable référence sur watchOS. L’ajout de cette fonction nous rappelle au passage que c’est encore un point faible de l’application Exercice d’Apple, qui limite le guidage à l'affichage de Plans. Ce qui n’est pas toujours des plus pratiques en plein effort.

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