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Cinebench passe en version 26, pour comparer les processeurs

30 décembre 2025 à 18:50

Dans le monde des logiciels de test (benchmark), Geekbench est le plus utilisé. Mais sur les ordinateurs (en opposition aux smartphones), Cinebench est un concurrent intéressant. Le logiciel qui utilise le moteur de rendu Redshift de Cinema 4D vient de passer en version 26.

Le test en cours.

Cinebench est intéressant car il fonctionne sur différentes plateformes : il est compatible Windows (x86) mais aussi Windows (ARM) et macOS (Intel ou Apple Silicon) et permet des comparaisons fiables selon ses créateurs. Il intègre de nouveaux tests pour mesurer l'efficacité du SMT (ce qu'Intel appelle l'Hyper Threading) et le test GPU peut tirer parti du ray tracing sur les puces compatibles (dès l'Apple M3). Maxon donne quelques détails sur les configurations prises en charge, notamment sur les GPU, et recommande 16 Go de RAM. Le test peut se lancer dans certains cas avec 8 Go de RAM, notamment sur les Mac Apple Silicon, mais avec des résultats bridés ou faussés.

La puce M4 Pro offre d'excellentes performances sur un seul cœur. Elle est un peu limitée sur plusieurs cœurs, à cause de son architecture en 10+4.
Le Core i5 d'un Mac mini 2018 est plus rapide que certaines puces ARM récentes… mais est limité par ses six cœurs sans SMT (vus ici comme trois cœurs avec SMT).

En dehors d'une comparaison pour savoir si vous avez le PC (ou le Mac) le plus rapide, Cinebench a aussi de l'intérêt : il permet de vérifier que tout va bien. Si votre score — obtenu après dix minutes de calculs — est significativement plus bas que la moyenne, il y a probablement un souci. De même, c'est un outil efficace pour tester la stabilité dans le temps, en forçant un rendu plus long dans les options : si votre appareil peut fonctionner pendant 120 minutes (par exemple) avec Cinebench, il devrait résister à toutes les tâches possibles.

Le GPU d'un Mac mini M4 Pro est au niveau d'une GeForce RTX 2070 Super, ce qui est bien… et mauvais à la fois.

Dernier point, important, les résultats ne sont pas comparables avec les anciennes versions. Il est toujours bon de le rappeler. Enfin, comme tout benchmark, il a ses limites. Les analyses détaillées de cette version 26 ne sont pas encore disponibles, mais la version 24 tend à ne pas utiliser les instructions SIMD en masse et dépend assez peu des performances de la mémoire cache, par exemple. C'est donc un bon moyen de comparer la puissance brute d'une puce pour certaines tâches (comme la compression vidéo) mais ce n'est pas forcément représentatif des performances dans d'autres domaines, comme les jeux.

Flowvi génère des playlists selon votre humeur et les met en couleurs avec HomeKit

30 décembre 2025 à 17:05

Le service Flowvi, qui permet de créer des listes de lecture personnalisée en fonction de votre humeur, vient de gagner une nouvelle fonction : une liaison avec HomeKit qui va adapter la lumière à ce que vous écoutez. Flowvi est une app pour iOS qui se lie à Apple Music. Elle permet d'importer des listes de lecture depuis différentes sources — Tidal, SoundCloud, Spotify, etc. — mais aussi tout simplement de traiter les musiques déjà présentes dans votre bibliothèque.

Les listes de lecture générées.

Flowvi, lors de l'importation, va créer des listes de lecture thématiques (sans IA) : méditation, relaxation, trajet, fête, etc. Les morceaux choisis sont ceux que vous écoutez et qui sont présents dans votre bibliothèque, et il est possible de modifier la façon dont les listes sont générées. Vous pouvez imposer des changements fréquents, pousser vers des morceaux instrumentaux, exclure certains albums ou morceaux ou — au contraire — en imposer. Il est ensuite possible d'exporter les playlists vers le service d'Apple.

Il est possible de modifier et (re)générer les playlists.

La nouveauté, c'est qu'il est maintenant possible de lier les listes de lecture à une installation domotique, via HomeKit. Une fois l'option activée (dans Éclairage d'ambiance) et la liaison à HomeKit effectuée, vous pourrez choisir les lampes à activer (une pièce, une lampe précise, etc.) et elles réagiront en fonction des listes de lecture jouées. Il y a un mode nuit qui réduit la luminosité, et quelques réglages sur cette fonction. Attention, ce n'est pas une synchronisation entre la musique et les lampes, comme certains accessoires peuvent le proposer, mais une ambiance lumineuse qui va dépendre du morceau ou de la liste de lecture, sans varier en permanence en fonction du son.

Quelques réglages sur les couleurs.
Le résultat.

L'app est gratuite, mais les fonctions sont limitées dans ce cas. Pour obtenir la possibilité de modifier les listes de lecture ou les (re)générer à la demande, l'app fonctionne sur abonnement. Il est à 5 €/mois (14 jours gratuits pour tester) ou 35 € par an. Si vous aimez les listes de lecture thématiques et que celles d'Apple ne vous plaisent pas, c'est un investissement à considérer.

Un abonnement est requis pour toutes les fonctions.

La RAMpocalypse va aussi toucher les cartes graphiques, à partir de janvier et février 2026

30 décembre 2025 à 15:30

La pénurie de mémoire vive et de mémoire flash, qui touche essentiellement les approvisionnements en RAM actuellement, va aussi toucher les cartes graphiques, mais probablement dans quelques semaines. Pour le moment, même si les cartes graphiques contiennent parfois beaucoup de RAM (un bon modèle pour les joueurs doit dans l'idéal intégrer 16 Go de mémoire vidéo), les tarifs n'ont pas encore réellement augmenté.

Le marché des cartes graphiques dédiées est un peu particulier. Premièrement, il comprend essentiellement deux acteurs au niveau mondial : Nvidia et AMD. Intel est un nain dans ce domaine, avec des parts de marché proches de zéro, et en dehors de la Chine qui tente d'entrer dans ce domaine, il n'y a pas réellement de fabricants de composants tiers. Deuxièmement, jusqu'à maintenant, l'approvisionnement en mémoire dépendait souvent des concepteurs de GPU. Jusqu'il y a peu, un fabricant de cartes graphiques (prenons Asus, par exemple) achetait un GPU (le composant) et la mémoire à Nvidia, qui se fournissait chez des fabricants de mémoire. Mais la société a annoncé récemment qu'elle allait arrêter de le faire, et laisser les fabricants des cartes se procurer la mémoire. Un choix qui va avoir un impact direct : un tarif plus élevé. Nvidia obtenait évidemment des prix de gros avec des contrats à long terme.

Pour une carte de ce type, Nvidia fournit le GPU et la mémoire.

Selon Videocardz, ce sont les contrats en question qui ont permis de décaler la hausse. Tant AMD que Nvidia avaient des contrats à long terme, qui permettent d'obtenir des puces de mémoire à un prix défini en amont, pour éviter les variations brutales. Mais les contrats de Nvidia se termineraient en janvier 2026 et ceux d'AMD en décembre 2025. Compte tenu de la conjoncture, et en prenant en compte les changements opérés par Nvidia sur la mémoire, il est donc probable que les prix augmentent de façon importante dès janvier 2026 (pour AMD) et février 2026 (pour Nvidia).

Quel pourrait être l

Quel pourrait être l'impact de la RAMpocalypse sur Apple ?

Un problème de rentabilité pour Nvidia

Au-delà du prix de la mémoire, qui ne représente qu'une partie du prix d'une carte graphique, Nvidia pourrait réduire sa production de GPU de 30 à 40 % en 2026, visiblement essentiellement sur les puces d'entrée de gamme. Et c'est assez logique : elles sont beaucoup moins rentables que les autres, même si elles se vendent plus en théorie. La raison est simple : le coût d'un wafer (le bloc de base sur lequel sont gravées les puces) est fixe, tout comme sa surface. Une estimation approximative permet de voir qu'un mm2 sur un wafer rapporte un peu moins de 0,4 $ avec le GPU d'une GeForce RTX 5060, mais que la puce d'une RTX 5080, elle, s'approche de 1 $. Le GPU est en effet plus gros (il nécessite plus de mm2) mais les cartes sont plus onéreuses. Sur les cartes destinées au monde professionnel, les gains sont plus importants : plus de 4 $ pour une RTX 6000 et même plus de 10 $ pour les cartes de la famille B200, prisées dans les serveurs dédiés à l'IA. Pour Nvidia, produire moins de puces d'entrée de gamme permet donc de se concentrer sur le haut de gamme et le monde professionnel, bien plus rentables.

Une puce Blackwell est bien plus rentable qu'un GPU de joueur. Image Nvidia.

Il reste une question, à laquelle il est difficile de répondre : quelle va être l'ampleur de la hausse ? Une carte graphique ne contient pas que de la mémoire vive, et le coût de cette dernière ne représente qu'une partie du prix total d'une carte. Mais si Nvidia réduit sa production, que chaque fabricant de cartes doit se procurer sa mémoire et que les prix augmentent, les hausses risquent d'être importantes dans un marché qui a déjà été fragilisé par des pénuries et des hausses importantes au fil des années (notamment liées à l'explosion des cryptomonnaies). Et si certains joueurs ont réussi à accepter qu'une carte (très) haut de gamme puisse atteindre 3 000 €, ils ne sont pas nécessairement prêts à ce que les cartes milieu de gamme (comme les GeForce RTX 5070) se retrouvent à 1 000 €… et c'est pourtant un des scénarios envisagés.

SN Operator, le petit boîtier USB-C qui permet de lire vos cartouches Super NES sur un Mac

30 décembre 2025 à 13:05

Les Roumains d'Epilogue ont encore frappé : après le GB Operator, un lecteur de cartouches de Game Boy en USB-C, ils viennent d'annoncer le SN Operator. C'est un lecteur de cartouches USB-C, encore, mais pour la Super Nintendo. Et comme pour le premier appareil, la compatibilité avec macOS est assurée.

Le SN Operator.

Le produit est annoncé à 72 $, avec un lancement prévu dans quelques heures (le 30 décembre 2025) et des livraisons attendues en avril 2026. Le fonctionnement est le même que pour le GB Operator : le boîtier USB-C vous permet de faire une copie de sauvegarde de vos cartouches de Super Nintendo (et Super Famicom), pour ensuite exécuter les jeux dans un émulateur. Le boîtier lui-même n'émule pas la console et n'exécute pas de code : il permet uniquement de récupérer le contenu des cartouches, comme pour la version Game Boy.

Dans un sens, ça peut paraître un peu vain : même si vous avez encore vos vieilles cartouches, il est souvent plus simple (et illégal) d'aller télécharger la ROM que de passer son temps à récupérer le contenu d'une cartouche. Mais au-delà du fait que vous êtes en règle avec le droit à la copie privée (qui est une exception au droit d'auteur), le boîtier a quelques avantages. Premièrement, il permet de récupérer les sauvegardes de vos jeux, si la batterie qui alimente la mémoire SRAM n'est pas encore vide. Vous pourrez donc reprendre votre partie de The Legend of Zelda: A Link to the Past là où vous l'aviez abandonnée il y a 30 ans.

C'est le moment de terminer cette partie. Image Epilogue.

La seconde fonction intéressante est la possibilité de détecter les fausses cartouches, pour ceux qui achètent des jeux rétro. En effet, il existe des copies de cartouches, et les puristes n'acceptent évidemment pas ça, sans même prendre en compte le fait que des malandrins font parfois payer (très) cher pour les copies en question.

Pour le reste, les créateurs annoncent la prise en charge de la souris, du Super Scope (le bazooka de la Super Nintendo) ou des cartouches qui contiennent des puces accélératrices (comme le SuperFX). Mais c'est une annonce un peu fallacieuse : cette prise en charge dépend du logiciel employé pour émuler les jeux, pas du boîtier lui-même. Et ce sont des fonctions présentes dans la majorité des émulateurs de Super Nintendo.

Mais si vous avez une collection de cartouches et que vous avez envie de récupérer vos sauvegardes de l'époque, c'est une solution intéressante et globalement plug and play, ce qui n'est pas systématique sur les appareils qui permettent de faire des dumps. Il faut juste bien comprendre ce que le boîtier fait… et ce qu'il ne fait pas.

La fin de la première saison de Pluribus a été choisie à cause d'Apple

30 décembre 2025 à 12:10

Pluribus, la série de Vince Gilligan, est un succès sur le service Apple TV (même si Apple ne donne pas de chiffres…) et la première saison vient de se conclure. Et selon le podcast officiel, la fin de l'épisode était plus subtile dans la version originale mais a été modifiée à cause d'une demande d'Apple.

Carol et Zosia. Image Apple.
Pluribus devient la série la plus regardée de l

Pluribus devient la série la plus regardée de l'histoire d'Apple TV

Attention spoiler

Arrêtez-vous ici si vous n'avez pas vu le neuvième épisode (La Chica o El Mundo). Vraiment. À la fin de l'épisode, donc, Carol et Manousos commencent réellement à travailler ensemble. Dans la dernière scène, Carol arrive avec un colis qui contient une bombe atomique. Un plan de fin qui a évidemment un impact assez fort sur la suite de la série… et qui est donc issu d'une demande d'Apple. La fin d'origine était visiblement plus subtile : Carol retournait chez elle après ses vacances avec Zosia et la révélation de cette dernière, et acceptait de travailler avec Manousos, sans que ce soit totalement mis en avant explicitement.

“Which was a hard-fought choice. We actually came to that while we were working on the episode because we had delivered several scripts to Apple and they would gently push back and said, we don't know this is big enough ending for a season and we thought about it and Vince and I talked about it a lot and we were like, what about this? What if she asks for an atom bomb?”

Ce fut un choix disputé. En fait, nous en sommes arrivés à cette idée pendant que nous travaillions sur l’épisode, parce que nous avions remis plusieurs versions du scénario à Apple et ils nous faisaient gentiment remarquer qu’ils n’étaient pas sûrs que ce soit une fin de saison suffisamment marquante. On y a réfléchi, Vince et moi en avons beaucoup parlé, et on s’est dit : et si on faisait ça ? Et si elle demandait une bombe atomique ?

What is this ? Atom Bomb.

Le podcast l'explique bien, cette fin (ou, en tout cas une version subtile de ce genre) a été envoyée aux producteurs et les responsables d'Apple (sans précisions) ont indiqué que ce n'était pas une fin assez marquante. Et après une discussion, le choix de la bombe atomique a été fait. Il faut bien comprendre qu'Apple n'a donc pas proposé de mettre ce plan en avant mais qu'il s'agit bien d'une idée des créateurs de la série, mais qu'elle a été imaginée à cause de la demande d'Apple. Elle est probablement liée au fait que la série a du succès, et qu'il va falloir attendre pour la seconde saison (comme pour Severance). Une fin moins subtile était donc probablement nécessaire pour amener un peu plus d'attente chez les spectateurs.

Les taux de retour d'un gros revendeur montrent qu'Apple vend des ordinateurs très fiables

30 décembre 2025 à 23:01

Le taux de panne et de retour des composants et des ordinateurs est une donnée intéressante, mais qui est évidemment jalousement gardée par les fabricants et les enseignes. Mais nos confrères de Hardware & Co viennent de publier un article intéressant sur le sujet, qui utilise des chiffres fournis par Digitec Galaxus SA. La société suisse, qui est notamment active en France avec Galaxus.fr, est un gros revendeur, ce qui a permis d'obtenir des chiffres intéressants, dont ceux des produits Apple.

Une employée de Digitec Galaxus SA, déballant un produit en retour SAV. Image Hardware & Co

Dans les ordinateurs de bureau (Mac mini, iMac, Mac Studio1), le taux de retour en garantie est de seulement 0,6 %, la valeur la plus faible. Dell est proche (0,7 %) mais d'autres constructeurs dépassent 1 % et Medion et Erazer sont au-delà de 4 %. Hardware & Co indique que la présence dans le tableau implique au moins 300 ventes sur les 24 derniers mois, sans plus de précisions sur les volumes. La marque a par contre un taux de rétractations (les appareils renvoyés dans les 30 jours après l'achat) de 3,7 %, alors que Dell ou HP sont aux alentours de 2 %. Une valeur qui indique qu'une partie des acheteurs ne s'habitue peut-être pas à macOS.

Pour les ordinateurs portables, la donne est la même : un taux de retours en garantie faible pour Apple (0,6 %, le meilleur) alors que les fabricants majeurs sont entre 1 et 2 % et que certains (Erazer, Medion, MSI) sont aux alentours de 5 % (5,9 % pour Medion). Le taux de rétractations est de 4 % pour Apple, ce qui est faible dans ce cas-ci, et dans la même fourchette que les autres. Medion ou MSI (encore) ont des valeurs plus élevées : 6,2 % et 11,6 %, ce qui montre qu'il y a probablement un problème de qualité.

Les ordinateurs portables Apple sont fiables. Image Hardware & Co

Dans un domaine plus restreint, le taux de retour sur les écrans Apple est de 1 %, mais d'autres marques descendent sous cette valeur (0,7 % pour BenQ par exemple). Le taux de rétractations est élevé (4,1 %). Les claviers Apple sont a priori très fiables (0,4 %, la valeur la plus faible) mais ce n'est pas un accessoire avec un taux de retour élevé dans l'absolu. Idem pour les souris, avec 0,7 % de retour, dans le haut du classement. Et la recharge sous la souris ne semble pas énerver trop d'utilisateurs, avec 3,3 % de renvois dans les 30 jours.

Et les composants ?

Nos confrères proposent le même type de comparaisons pour de nombreux autres produits. De façon succincte, on peut voir qu'AMD a moins de retour dans les CPU achetés à la pièce qu'Intel, que le taux de retour des cartes mères classiques est un rien élevé (vers 3 %), que la mémoire vive est un produit fiable (toutes les marques sont sous les 2 %), tout comme les SSD et les disques durs. Dans l'ensemble, les chiffres ne montrent pas de gros problèmes de qualité, sauf peut-être sur les ordinateurs de Medion. Quand (feu) Hardware.fr proposait ce genre d'articles, certains produits étaient parfois mis en avant avec un taux de retour très élevé sur des références précises.

Les chiffres de Digitec Galaxus SA montrent tout de même que les produits Apple sont visiblement plutôt fiables, ce qui n'a pas toujours été le cas historiquement, malgré le prix parfois élevé.

L’Apple Store vu de l’intérieur : des machines qui reviennent plus souvent que d’autres en Genius Room

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  1. Le Mac Pro n'est pas vendu par l'enseigne.  ↩︎

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