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Salesforce va réduire l’usage des LLM dans certains scénarios pour gagner en fiabilité

29 décembre 2025 à 17:07

Salesforce, un mastodonte du logiciel B2B, lève le pied sur l’intégration massive de l’IA. Pour rappel, ce géant américain est spécialisé dans les produits de relation client et a racheté Slack en 2021. Si le groupe propose différents services basés sur des LLM, il a récemment changé son fusil d’épaule en expliquant vouloir faire appel à des automatisations déterministes basiques sur certains points. Cette approche qui fonctionne à chaque fois est donc dans certains cas préférée aux modèles de langage.

Le site de Salesforce. Image MacGeneration

Salesforce est connu pour Agentforce, un outil servant à automatiser des actions variées grâce à l’IA. Sanjna Parulekar, vice-présidente du marketing produit, a confié à The Information vouloir revenir à un système plus simple à la place des modèles de langage dans certains scénarios. « Nous avions tous davantage confiance dans les LLM il y a un an », a-t-elle déclaré.

Le mouvement surprend, le site de l’entreprise allant jusqu’à vanter une approche plus déterministe pour éviter que les LLM n’improvisent. Salesforce annonce qu'Agentforce peut aider à « éliminer le caractère aléatoire inhérent » aux LLM, garantissant que les flux de travail critiques « suivent exactement les mêmes étapes à chaque fois ».

Ce pas en arrière reflète la difficulté pour certaines entreprises d’adopter les LLM, une technologie ayant la mauvaise habitude d’halluciner des informations sans qu’il ne soit possible d’en créer une 100 % fiable. Or, de mauvaises réponses données à un client ou des chiffres inventés dans un tableur Excel peuvent avoir des conséquences lourdes pour une entreprise.

Pour le CTO d’Agentforce Muralidhar Krishnaprasad, il est donc parfois plus avantageux de revenir à de bonnes vieilles commandes basiques. « Si vous donnez à un LLM plus de, disons, huit instructions, il commence en quelque sorte à en laisser tomber certaines, ce qui n'est pas très bon », a-t-il déclaré. « Il y a des aspects où vous voulez qu'il soit absolument déterministe, et vous ne gaspillez pas de tokens pour cela. C'est une autre façon pour nous de réduire le coût du LLM, mais surtout, nous nous assurons que les gens obtiennent les bonnes réponses ». Autrement dit, la meilleure solution pour baisser la facture des LLM… c’est de ne pas s’en servir !

The Information relaye le cas de l’entreprise de télésurveillance Vivint, qui a voulu adopter Agentforce pour son SAV. L’IA n’était pas complètement fiable, refusant parfois d’envoyer un questionnaire de satisfaction en fin de discussion. Salesforce a finalement mis en place une commande basique pour effectuer l’action après chaque conversation d’une manière ne reposant pas sur l’IA.

TSMC prévoit quatre ans de hausses de prix sur ses procédés avancés dès 2026

29 décembre 2025 à 16:20

Le prix des puces devrait continuer d’augmenter dans les années à venir. Selon le journal Economic Daily News, TSMC a contacté ses clients pour les prévenir que les devis des procédés de gravure avancés seraient revus à la hausse pendant quatre années consécutives, soit de 2026 à 2029. Celui de l’année prochaine entrera en vigueur au premier janvier.

Image MacGeneration

Le fondeur doit détailler les évolutions attendues lors d’une conférence avec les investisseurs programmée le 15 janvier 2026. La question des tarifs devrait logiquement revenir sur la table lors de ce rendez-vous. Le journal évoque aussi un début d’année potentiellement solide pour TSMC, porté par la demande liée à l’IA sur les procédés les plus avancés.

Selon les proches du dossier, la hausse prévue pour 2026 serait un pourcentage à un chiffre. L’idée serait de refléter des coûts de production en hausse et des chaînes sous tension. Les instituts et analystes s’attendent à une augmentation allant de 3 % à 10 % selon les procédés et même selon les clients, car les hausses varieront en fonction des volumes et des conditions d’achat.

Le calendrier est assez révélateur. Si TSMC ne commente pas officiellement les tarifs, annoncer une trajectoire de prix sur plusieurs années est un signal. Le fondeur annonce implicitement que l’ère des procédés avancés accessibles s’éloigne, et que la facture suivra désormais la complexité technique.

Apple, l’un des clients majeurs de TSMC, fait partie des acteurs qui dépendent le plus de ces fluctuations. Si l’addition grimpe, elle peut finir absorbée dans les marges… ou se refléter sur le prix des appareils. On devrait en savoir plus lors de la conférence des investisseurs de TSMC le 15 janvier prochain.

Un sous-traitant d’Apple en Chine ciblé par une cyberattaque, l’impact reste flou

29 décembre 2025 à 14:59

Un sous-traitant chinois d’Apple a été victime d’une grosse cyberattaque. DigiTimes rapporte que celle-ci pourrait avoir compromis des informations sensibles relatives aux chaînes de production de la Pomme. Des données de fabrication liées à Apple pourraient également avoir été touchées.

Image MacGeneration/FlatIcon

L’ampleur de l’attaque et des données récupérées restent flous. Le problème aurait été résolu et des évaluations internes seraient en cours afin de déterminer si l’incident a entraîné des pertes ou des perturbations. Le nom de l'entreprise ciblée n'a pas été divulgué.

Selon DigiTimes, les gros clients comme Apple lancent généralement des évaluations internes dans la foulée afin de déterminer la gravité de l’accident et de connaître le type et le volume des données exposées. L’objectif est de savoir si les mesures de sécurité prises par le fournisseur sont suffisantes. D’après une source de la chaîne d’approvisionnement citée par le média, Apple accorde une importance particulière à la confidentialité et au contrôle des opérations. Ni Cupertino, ni le sous-traitant concerné n’ont confirmé l’incident.

En temps normal, les clients peuvent pousser leurs partenaires à renforcer leurs défenses plutôt que de déplacer immédiatement la production. Si réallouer la production vers un autre assembleur peut sembler être une bonne option, cela n’a rien d’un simple coup de tampon : il faut ajuster les capacités et réorganiser des lignes, ce qui coûte cher et prend du temps.

Ce type d’incident peut être grave sur le long terme. En 2021, un groupe de pirates avait infiltré les serveurs du sous-traitant taïwanais Quanta, produisant des portables et l'Apple Watch. Le groupe avait publié des documents confirmant le retour du MagSafe et du HDMI sur le MacBook Pro. Il a finalement été démantelé début 2022.

Promo : la bague connectée Helio Ring à seulement 99,90 € (-200 €)

29 décembre 2025 à 12:35

Vous ne portez pas d’Apple Watch, mais aimeriez bien avoir un gadget pour suivre votre santé ? La Helio Ring d’Amazfit pourrait vous intéresser. Cet accessoire embarquant différents capteurs pour un suivi discret est affiché à seulement 99,90 € chez Amazon. Une solide ristourne sur ce produit lancé à 299,90 € en juin 2024.

Image Amazfit

L’Helio Ring est une bague pouvant analyser votre fréquence cardiaque, votre respiration ou encore votre température corporelle. Elle peut surveiller différents aspects de votre santé, du stress au sommeil en passant par vos émotions. Elle fonctionne avec l’application Zepp (anciennement Amazfit), qui prend en charge HealthKit.

Amazfit lance son Helio Ring en France pour 299,99 €

Amazfit lance son Helio Ring en France pour 299,99 €

La bague est fabriquée en alliage de titane, pèse moins de 4 g et ne fait qu’environ 2,6 mm d’épaisseur. Elle est présentée comme étanche à 10 ATM (jusqu’à 100 m) et se recharge sans fil via un petit dock, avec une charge complète donnée pour 1h40. L’autonomie annoncée est de quatre jours.

L’accessoire se destine également aux sportifs étant donné qu’il analyse la VO2Max. Il peut prodiguer des conseils sur la charge d'entraînement ou les effets de vos séances sportives. La bague peut se synchroniser avec Strava ainsi que d’autres apps du genre.

Plusieurs tailles sont disponibles sur Amazon. Un guide présent sur la fiche vous permet de savoir laquelle vous correspondra grâce à une ficelle et une règle. Notons qu’un abonnement est proposé afin de débloquer des fonctions d’IA ou des conseils pour son sommeil.

Mini-LED, OLED : LG dévoile un trio d’écrans 5K et 5K2K taillés pour le jeu, mais tentants pour le Mac

29 décembre 2025 à 11:53

Si les écrans 5K ont pendant longtemps été assez rares, la tendance s’inverse. LG a récemment dévoilé un trio de dalles 5K et 5K2K pensées pour les joueurs. Les produits sont variés, avec des écrans allant de 27" à 52".

Image LG

Le LG UltraGear Evo GM9 (27GM950B) est sans doute le plus intéressant pour un utilisateur de Mac étant donné qu’il s’agit d’un 5K 27", soit la même chose qu’un Studio Display. Il a cependant comme atout d’être Mini-LED, à la manière de l’écran des MacBook Pro. De quoi obtenir une meilleure luminosité (un pic à 1 250 nits !) et des contrastes bien plus fins.

LG UltraGear Evo GM9. Image LG

Le moniteur étant pensé pour les joueurs, il est possible de passer d’une 5K 165 Hz à de la QHD 330 Hz. Il a de quoi intriguer : LG s’occupe des dalles du Pro Display XDR, et planche sans doute sur la révision du Studio Display que l’on s’attend à découvrir en début d’année prochaine.

LG UltraGear Evo GX9. Image LG

De son côté, le LG UltraGear Evo GX9 (39GX950B) est un moniteur 39 pouces OLED incurvé 5K2K. Il conserve la hauteur d’un 32", avec plus de place à l’horizontale. Il peut également passer de 5K/165Hz à de la Wide Full HD/330Hz. LG insiste sur le fait qu’il s’agit d’une dalle Tandem OLED (comme les derniers iPad Pro) et sur la courbure 1500R.

LG UltraGear Evo G9. Image LG

Enfin, le LG UltraGear Evo G9 (52G930B) est présenté comme le plus grand moniteur 5K2K au monde étant donné qu’il fait 52". Il est rafraîchi à 240 Hz, ce qui devrait plaire au joueur. Il est incurvé (courbure 1000R) pour plus d’immersion et au format 12:9 s’étalant à l’horizontale. Ces moniteurs font la part belle à l’IA grâce à un système d’upscaling, certains pouvant optimiser les scènes ou le son via des algorithmes. Ils seront présentés au CES, mais aucun prix n’a été donné pour le moment.

Garmin travaillerait sur une détection du ronflement qui croise micro et capteur cardiaque

29 décembre 2025 à 10:38

Garmin s’apprêterait à lancer la détection des ronflements avec une méthode de détection assez innovante. Au lieu de simplement se fier au son capté par le micro de la montre, l’entreprise voudrait mêler bruit et fréquence cardiaque afin de s'assurer que c'est bien le porteur qui ronfle, et pas sa moitié. De quoi aider à mieux identifier ce problème pouvant mener à des réveils fréquents pendant la nuit, réduisant la qualité du sommeil.

Image Pexels/MacGeneration

En pratique, Garmin commencerait par enregistrer le son émis pendant la nuit à l'aide du micro intégré à la montre ou au smartphone jumelé. La sensibilité du micro pourrait être ajustée à la volée pour obtenir une captation plus détaillée. Ce flux est ensuite filtré afin d'isoler les éventuels ronflements.

En parallèle, l'appareil analyse les signaux provenant du capteur optique au poignet, surveillant en temps réel la fréquence cardiaque et la variabilité respiratoire. Elle compare ensuite tout cela avec l'audio : si les données correspondent, cela signifie qu’il y a un réel ronflement du porteur. La montre marque alors les données comme valides et les ajoute aux mesures de sommeil de l'utilisateur. Des informations supplémentaires comme la température de la peau ou les données de mouvement peuvent permettre d'affiner encore davantage le signal.

Le porteur aurait ainsi droit à un bilan chaque matin, les informations liées au ronflement apparaissant dans le rapport de sommeil. Elles se trouveraient au côté de données liées, comme les phases de sommeil, la « batterie corporelle » ou la fréquence respiratoire.

La théorie est rapportée par le site Gadgets & Wearables et n’a pas été confirmée pour le moment par Garmin. Le concept est intéressant : l’utilisateur serait ainsi sûr que le ronflement capté est bien le sien et pas celui d'une autre personne. Une bonne gestion des algorithmes pourrait permettre d’optimiser la batterie, et pourquoi pas de déléguer l’enregistrement au micro d’un smartphone si celui de la montre est sous un coussin.

Casse chez Spotify : l’entreprise ferme le robinet du piratage et renforce ses protections

29 décembre 2025 à 09:50

Souvenez-vous : quelques jours avant Noël, un groupe d’activistes annonçait avoir aspiré la quasi-totalité de la base de données de Spotify, qu’elle voulait rendre accessible à tous à des fins d’archivage. Spotify a riposté et donné quelques détails à The Record. L’entreprise suédoise a ainsi « identifié et désactivé les comptes d'utilisateurs malveillants qui se livraient à du scraping (extraction) illégal ».

Image MacGeneration

Les pirates ont réalisé un sacré casse, récupérant un peu moins de 300 To de données. Selon eux, le lot comprend des fichiers audio et une base de métadonnées, avec 256 millions d’entrées et 186 millions de codes ISRC uniques utilisés pour identifier les enregistrements musicaux.

La base de données de Spotify aspirée par des pirates, 300 To de musique dans la nature

La base de données de Spotify aspirée par des pirates, 300 To de musique dans la nature

« Nous avons mis en place de nouvelles mesures de protection contre ce type d'attaques contre le droit d’auteur et surveillons activement tout comportement suspect », a déclaré un porte-parole à The Record. « Depuis le premier jour, nous soutenons la communauté artistique dans sa lutte contre le piratage et collaborons activement avec nos partenaires industriels afin de protéger les créateurs et de défendre leurs droits », ajoute-t-il.

Spotify a également indiqué qu’elle ne considérait pas cette attaque comme un « hack » à proprement parler. Les malandrins ont simplement streamé la musique de la plateforme pendant plusieurs mois tout en l’enregistrant. Ils ne sont pas passés par des comptes d’entreprises, mais par de simples comptes classiques. Spotify affirme ne pas avoir été contacté avant la publication des dossiers.

Le casse a été revendiqué par Anna’s Archive, une bibliothèque fantôme créée dans la foulée de la fermeture de Z-Library en 2022. Les fichiers volés vont de 2007 jusqu’à juillet 2025. On peut y trouver 86 millions de fichiers musicaux qui représentent environ 99,6 % de toutes les écoutes sur Spotify. Un autre fichier plus petit contient les 10 000 chansons les plus populaires.

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