Pour le dernier jour de 2025, Apple a mis à jour la liste qui fait le plus souvent grincer des dents : celle des appareils qui passent Vintage, voire obsolètes. Dans celle-ci, quelques produits symboliques apparaissent, laissant entrevoir la fin d’une ère.
Fin de la route pour l’iPhone 11 Pro/Pro Max. Image MacGeneration.
Du côté des appareils mobiles, c’est l’iPhone 11 Pro/Pro Max qui passe Vintage, ainsi que l’iPhone 8 Plus 128 GB qui faisait de la résistance. Ils sont accompagnés de l’iPad Air 3 wi-fi+cellular (les versions uniquement wi-fi ont pour le moment un sursis). Toutes les Apple Watch Series 5 accompagnent le mouvement, et ne pourront donc avoir qu’un service très limité, dans la limite des pièces disponibles.
Pour les utilisateurs du vénérable iPhone 11 Pro/Pro Max, c’est probablement le signe qu’iOS 26 sera la dernière version d’iOS compatible avec ce téléphone. Si vous souhaitez le garder encore quelques temps et que votre batterie fatigue, ne tardez pas non plus.
Le MacBook Air tourne sa page Intel. Image MacGeneration.
Du côté des ordinateurs, la fin de l’ère Mac Intel se fait de plus en plus sentir : après les Mac mini tous Vintage en avril, ce sont les MacBook Air Intel qui voient leur dernier représentant passer dans la catégorie aujourd’hui.
Concrètement, il reste donc les derniers iMac 27 pouces, les derniers MacBook Pro 13 pouces, ainsi que le Mac Pro 2019 qui ne sont pas encore déclassés. Apple mettant un point d’honneur à garder une prise en charge complète des machines jusque 5 ans minimum après leur fin de commercialisation, les ordinateurs équipés par Santa Clara devraient donc s’éteindre en 2028, les Mac Pro Intel ayant été produits jusqu’en juin 2023. Cependant, l’horloge tourne inexorablement : si ces quelques machines seront probablement supportées jusque macOS 28 voire peut-être 29 pour le Mac Pro, Apple n’a sûrement aucune intention de maintenir la compatibilité Intel plus longtemps que nécessaire.
Après avoir abordé de nombreux sujets, et qu’il en reste encore bien d’autres que nous pourrons couvrir si cette série vous a plu, il est temps d’aborder le moment le plus difficile : quitter Apple.
La cour intérieure de l’Apple Store Champs Elysées. Image Apple.
Quand le corps ne suit plus
Le travail de Genius reste un renouvellement permanent : les machines changent assez souvent, il y a toujours de la nouveauté, jamais vous n’avez le temps de vous ennuyer. S’il est certain que les dernières années ont vu de plus en plus de réparations être envoyées en centre de service à l’étranger, il n’en reste pas moins que cette position vous permet d’être au cœur de toutes les nouvelles technologies créées par Apple. Pour un fan d’informatique « abonné » à la pomme depuis des années, c’est sûrement la meilleure place dont vous puissiez rêver sans parler d’un inaccessible poste d’ingénieur, beaucoup plus rares et difficiles à décrocher.
Malheureusement, des soucis peuvent arriver dans la vie, et c’est ce qui m’est arrivé depuis maintenant un peu plus de dix ans : petit à petit, j’ai senti arriver les symptômes de plus en plus prenants de la maladie de Crohn, qui m’ont fatigué de plus en plus. Ceux connaissant cette maladie, ou en étant atteint vous le diront : maintenir un travail à temps complet est déjà compliqué, mais la région parisienne est quasiment invivable avec les limitations physiques imposées par cette atteinte.
Le t-shirt rouge, toujours synonyme de fin d’année. Image Apple.
Arrivé à un point de rupture, qui pesait à la fois physiquement et moralement sur mes épaules, j’ai préféré quitter l’entreprise, ne trouvant pas de solution réaliste à mon équation : être transféré dans un autre Apple Store n’était pas envisageable rapidement, et la motivation avait laissé sa place à une grande fatigue, amplifiée par les trajets quotidiens.
Que faire après avoir quitté Apple ?
Reste une grande question : une fois les soucis de santé (à peu près) maîtrisés, que faire ? Tenter d’entrer dans un APR comme technicien ? Pour avoir tenté l’expérience, la chose est plus difficile qu’on ne le pense pour un ancien Genius : un Apple Premium Reseller n’a pas forcément les mêmes capacités qu’un Apple Store, et vous le fera rapidement savoir, vous indiquant dans un premier temps qu’ils ne pourront vous donner un salaire équivalent à celui que vous aviez chez Apple (ça s’entend), mais chez certains directeurs techniques vous pourrez aussi sentir une certaine inquiétude les amenant à refuser l’embauche.
Voir arriver un ancien Genius n’est en effet pas des plus agréable pour certains responsables d’équipe, ceux-ci s’inquiétant de leur niveau technique face au nouvel arrivant. Bien entendu, cela reste une expérience isolée, et ne peut être représentative de la totalité des APR... mais après en avoir fait deux, et observé la même réaction dans les deux, ça donne une tendance.
Une famille plus qu’une équipe
Quitter Apple n’est pas synonyme de rupture totale avec l’équipe qui vous a entouré en Apple Store, bien au contraire, et c’est sûrement le meilleur final que je pourrais donner à cette série : plus qu’une équipe, c’est une famille que j’ai connue, et que je connais encore. Revenir à l’Apple Store dans lequel j’ai passé plus de cinq ans me met à chaque fois de bonne humeur, parce que je sais que j’y retrouverai des amis plus que des collègues.
Alors certes, le turn over est ce qu’il est, et le nombre d’employés avec qui j’ai travaillé diminue au fil des ans, certains étant mutés, d’autres ayant eux aussi quitté Apple, mais il reste toujours une bande d’irréductibles ayant fait l’ouverture du Store, et qui tiennent bon la barre. Et il y a bien sûr les réseaux sociaux.
Même à l’autre bout du monde, Apple est une grande famille. L’accueil dans les Stores japonais, comme ici à Ginza, a toujours été excellent. Image Apple.
Quant à moi, après avoir pendant 25 ans lu les billets de MacG, y compris quand j’étais employé Apple (et il arrivait au moins une fois par an d’apprendre une nouveauté par MacG avant de le savoir par les notes internes, si si !), je suis donc passé de l’autre côté du miroir. D’autres anecdotes viendront encore ponctuer le fil des actus, et qui sait, d’autres anciens collègues viendront peut-être nous faire part de leur expérience... Mais ça, ce sera pour... une autre année !
L’année 2026 n’est même pas encore commencée qu’Apple pense déjà à vous aider à tenir vos bonnes résolutions du nouvel an : elle vient pour cela de mettre en ligne sa nouvelle campagne de publicité pour l’Apple Watch, intitulée « Quit Quitting » (Arrêtez d’abandonner).
Je ne sais pas pour vous, mais généralement c’est plus moi qui poursuit le lit que l’inverse... Capture MacGeneration.
Pour rester dans le thème de l’anticipation, il semble qu’Apple ait été fortement inspirée par un petit côté « Running Man » pour cette campagne de pub, avec trois courtes séquences qui représentent toutes un sportif ou une sportive, pourchassé(e) par son lit, son confortable fauteuil ou un tabouret de bar.
Chacune de ses courtes réclames commence par rappeler que la majorité des personnes abandonnent leurs bonnes résolutions dès le 9 janvier, et se terminent par la phrase « Don’t give in » (N’abandonnez pas). Alors, vous préférez l’appel du canapé, ou le réveil de l’app Exercices ?
Comme tous les ans, c’est la fameuse « trêve des confiseurs ». Profitez de votre famille, de vos amis, d’un bon repas chaud et copieux, arrosé (mais raisonnablement) si vous le souhaitez, et de tout ce que vous apporte cette saison du réconfort.
De notre côté, nous vous souhaitons bien entendu de joyeuses fêtes, et tout le bonheur possible. Et si vous avez reçu un cadeau pommé au pied du sapin, nous serons là pour vous guider et vous aider à en tirer le meilleur !
L’année 2025 fut tumultueuse, mais elle se termine bientôt. En attendant, vive les petits fours, et à tout bientôt ! Joyeux Noël à tous !
Alors qu’Intel en grandes difficultés a vu comme une bouffée d’air frais l’arrivée de l’État américain à hauteur de 10 % dans son capital, mais sûrement plus encore l’investissement de 5 milliards de dollars de Nvidia dans l’entreprise, il semble que tout ne se passe pas vraiment comme prévu entre les deux partenaires, loin de là.
En effet, comme le rapporte Bloomberg, la société spécialisée dans les puces graphiques et de traitement de l’intelligence artificielle avait commencé à évaluer la gravure 18A, toute nouvelle technologie d’Intel pour améliorer les performances et la finesse de fabrication des puces. Elle vient cependant de stopper son évaluation, sans plus de précisions pour le moment.
Si aucun des deux partenaires n’a pour le moment souhaité faire de commentaire officiel, un porte-parole d’Intel a indiqué à Reuters que le process de gravure 18A « avançait bien » (une déclaration contraire aurait été étonnante).
Ce process est en cours d’industrialisation dans le Fab 52, usine de processeurs toute neuve ouverte à Ocotillo dans l’Arizona par Intel, qui souhaite avec elle faire revenir le leadership de gravure de puces haut de gamme aux USA, et entrer en concurrence frontale avec TSMC qui pour le moment mène largement le débat.
En plus d’affiner la gravure, ce process est sensé amener une nouvelle technologie de transistors appelée « gate-all-around », permettant d’améliorer encore la finesse de gravure de ces derniers, ce qui devrait améliorer de 15 % environ les performances par rapport à 20A, et une autre permettant de déplacer l’alimentation des chiplets sur la face arrière du wafer (le support de la puce), libérant ainsi une place importante pour les canaux réservés aux signaux d’entrée/sortie. Intel espère grâce à cette dernière technique récupérer 5 à 10 % de densité supplémentaire, et 4 % de performances en plus par rapport aux anciennes techniques.
Tout ceci est bien entendu soumis à la réussite de ce process de gravure. Entre la nouvelle génération Panther Lake qui semble en déroute avec un rendement de 10 % seulement cet été, et maintenant Nvidia qui stoppe tous les essais sur ce process, les choses semblent bien mal parties.