OpenAI propose ChatGPT Health, se liant avec l’app Santé et de nombreuses apps de fitness
OpenAI a lancé aujourd’hui une nouvelle fonction de ChatGPT permettant d’alimenter le chatbot avec ses propres données de santé, afin de recevoir des conseils de fitness, de nutrition, ou de tout ce qui touche à la santé en général. Si l’idée paraît sur le papier intéressante, elle pose quelques questions concernant le traitement de données aussi privées, comme le rappelle AppleInsider.

Il faut dire que cette nouvelle fonction ne fait pas dans la demie mesure concernant l’importation de données : elle est compatible avec nombre d’apps dédiées comme MyFitnessPal, AllTrails, Peloton, mais aussi et surtout Apple Health (Apple Santé par chez nous). Certes, OpenAI envoie tous les signaux possibles pour rassurer l’utilisateur : conversations chiffrées, isolées et non utilisées pour l’entraînement du chatbot. Mais l’entreprise de Sam Altman parle aussi d’accès, encadré certes mais présent par certaines apps tierces, nouveau cheval de bataille d’OpenAI.
ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?
Côté précision des résultats, l’entreprise se veut sûre d’elle :
Au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec plus de 260 médecins ayant exercé dans 60 pays et des dizaines de spécialités, afin de comprendre ce qui rend une réponse à une question de santé utile ou potentiellement nuisible ; ce groupe a désormais fourni plus de 600 000 retours sur les réponses du modèle, dans 30 domaines de focalisation. Cette collaboration a façonné non seulement ce que Health peut faire, mais aussi la façon dont il répond : à quel point il faut inciter rapidement à consulter un clinicien, comment communiquer clairement sans trop simplifier, et comment donner la priorité à la sécurité dans les moments qui comptent.
Entre les capacités de traitement d’OpenAI et le nombre d’apps auxquelles il pourrait avoir accès, il y a de quoi faire de ChatGPT l’une des plateformes principales concernant la santé de l’utilisateur, que ce soit pour améliorer ses performances sportives tout comme pour obtenir des conseils sur une maladie ou un problème physique.
Si l’idée de profiter des conseils d’une IA pour améliorer sa santé peut être alléchante, les données partagées sont pour le moins sensibles, que ce soit à l’exploitation par un tiers officiel, comme par des pirates. Apple a bâti sa réputation sur la protection des données, et si dans certains cas elle a failli, elle a toujours surprotégé les données de santé et communique toujours très clairement sur les options de partage de celles-ci. OpenAI pourrait très bien suivre le même chemin, mais la prudence reste de mise dans les premiers mois d’existence de cette fonction, afin d’être bien certains de comprendre l’usage qui est fait de ces données vitales. Celle-ci n’est d’ailleurs pas encore disponible en dehors de quelques pays, dont sont exclus pour le moment la Suisse, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni.