Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi 25 décembre avoir discuté au téléphone avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, après avoir révélé la veille les détails du nouveau plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.
"Nous avons discuté de certains détails importants du travail en cours. Il existe de bonnes idées qui peuvent contribuer à un résultat commun et à une paix durable", a indiqué Volodymyr Zelensky sur Facebook.
Il a affirmé avoir eu une "très bonne conversation" avec les émissaires américains et les a remercié pour "leur approche constructive, leur travail intensif et leurs paroles aimables". "J'espère que les ententes conclues aujourd'hui à l'occasion de Noël et les idées dont nous avons discuté s'avéreront utiles", a poursuivi Volodymyr Zelensky.
Une nouvelle mouture du plan américain
Le président ukrainien avait révélé mercredi la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, négociée depuis des semaines entre Washington et Kiev. Ce texte prévoit un un gel du front aux lignes actuelles tout en n'offrant aucune solution immédiate sur l'épineuse question des territoires occupés par la Russie, qui représentent plus de 19 % de l'Ukraine.
Contrairement à la version originale, rédigée par les Américains, de ce document, la nouvelle mouture laisse de côté deux exigences majeures de Moscou : un retrait des forces ukrainiennes des territoires du Donbass encore sous leur contrôle et un engagement juridiquement contraignant de Kiev à ne pas adhérer à l'Otan.
Pour cette raison, un accord de Moscou à cette nouvelle version semble improbable. Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou était en train de "formuler sa position" et refusé d'en commenter les détails.
Israël affiche une ambition claire : s’autonomiser militairement. Le pays investira 110 milliards de dollars — environ 93 milliards d’euros — sur dix ans pour construire une "industrie d’armement indépendante". L’annonce a été faite mercredi 24 décembre par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lors d’une cérémonie organisée sur une base aérienne militaire dans le sud d’Israël.
Après deux années de guerre sur plusieurs fronts régionaux, le chef du gouvernement a expliqué vouloir "réduire notre dépendance, même vis-à-vis de nos amis". "Nous avons établi notre statut de puissance régionale — et dans certains domaines, de puissance internationale", a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : "La paix se fait avec les forts, et non avec les faibles".
3,3 milliards d'aide américaine en 2025
Israël reste, depuis des décennies, le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine, et l’essentiel de son équipement provient des Etats-Unis. Selon des chiffres du Congrès américain, Washington a fourni au moins 3,3 milliards de dollars de financements militaires à Israël en 2025. Le pays s’approvisionne également auprès de plusieurs Etats européens, mais il fait face à des restrictions croissantes sur les livraisons d’armes en conséquence de sa guerre dévastatrice menée à Gaza depuis octobre 2023.
Parallèlement, un second front s’est rapidement ouvert dans le nord du pays, avec des affrontements contre le Hezbollah libanais pro-iranien. Ces combats ont dégénéré à l’automne 2024 en une guerre ouverte de deux mois.
Israël a également été confronté à l’Iran lors d’une guerre de douze jours en juin dernier, déclenchée par une attaque israélienne d’une ampleur inédite contre des sites militaires et nucléaires, ainsi que des zones résidentielles. Dans ce contexte belligérant, le budget de la défense devrait atteindre 35 milliards de dollars en 2026. Soit 16 % du budget total préparé par le gouvernement.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dévoilé mardi 23 décembre un plan de paix en 20 points, élaboré avec les Etats-Unis, rompant avec une première version d’octobre qui aurait contraint l’Ukraine à céder des territoires et à renoncer à toute adhésion à l’Otan. Présenté comme un "compromis raisonnable" face au plan soutenu par Moscou et l’administration Trump, le nouveau texte inclut des garanties de sécurité réclamées par Kiev ainsi qu’un programme de reconstruction.
Mais pour un Kremlin porté par ses avancées sur le front, le plan est loin d’être acceptable. "C’est une moquerie absolue", a déjà réagi Aleksei Naumov, analyste des affaires internationales basé à Moscou sur Telegram. Selon lui "l’idée est claire : présenter cela aux Américains comme un "compromis", puis rejeter la faute sur la Russie en cas d’échec".
Qu’est-ce qui bloque ?
Au cours des derniers mois, les lignes rouges russes sont restées sensiblement les mêmes : le Kremlin intransigeant demande toujours le retrait des forces ukrainiennes du Donetsk et du Louhansk, et une exclusion définitive de sa potentielle adhésion l’OTAN. Si Vladimir Poutine a évoqué cette semaine de possibles "concessions", potentiellement en abandonnant certaines zones occupées à Kharkiv ou Zaporijia, Moscou entend poursuivre les combats pour prendre l’intégralité du Donetsk.
C’est donc toujours là que les négociations achoppent : le plan ukrainien exige cette fois le retrait des forces russes de plusieurs régions — Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv. La proposition précise également que l’Ukraine retirerait ses troupes des zones de la région de Donetsk qui seraient transformées en zone démilitarisée — mais uniquement si la Russie retirait ses forces d’une bande de territoire équivalente.
Auprès du New York Times (NYT), l’analyste russe Georgi Bovt estime que "le plan n’offre aucun compromis concernant les territoires ni la centrale nucléaire de Zaporijia" à propos de la centrale actuellement occupée par les forces russes mais que l’Ukraine préférerait exploiter conjointement avec les États-Unis. "L’absence de résolution de la question territoriale en fait une proposition inacceptable", estime-t-il.
Pourquoi la Russie peut-elle se permettre de refuser ?
Avec des taux d’intérêt élevés et une croissance en berne, l’économie russe est certes fragilisée par des années de guerre coûteuse, mais elle reste loin d’un effondrement susceptible de forcer un changement de cap. "Le Kremlin semble toujours penser qu’il peut gagner davantage en poursuivant la guerre" analyse ainsi le journal américain.
Les avancées russes sur le terrain sont lentes, mais régulières. Moscou contrôle actuellement environ les trois quarts de la région de Donetsk, et pourrait en achever la conquête en 18 mois au rythme actuel. Sans compter que 417 000 recrues ont signé de nouveaux contrats avec l’armée russe en 2025, selon Dmitri Medvedev, ce qui permet au Kremlin de poursuivre le conflit malgré de lourdes pertes.
Pour le NYT, Moscou continue de négocier avant tout pour des raisons tactiques : préserver une relation de travail avec Washington, éviter de porter seul la responsabilité de l’échec diplomatique et retarder de nouvelles sanctions américaines, notamment. Notamment après celles imposées en octobre par Donald Trump contre les deux géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil. Pour l’analyste ukrainien Volodymyr Fessenko cité par le NYT, la position du Kremlin est claire : "Poutine n’a aucune intention de mettre fin à la guerre" et utilise les discussions comme un levier diplomatique plutôt que comme une voie vers la paix.
La Russie a annoncé jeudi 25 décembre avoir fait une "proposition" à la France concernant l'affaire du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024 et qui pourrait être jugé pour "espionnage".
La Russie a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et a procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis. Cette annonce surprise intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.
"Il y a eu des contacts appropriés entre notre partie et les Français. En effet, une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l'AFP. "La balle est dans le camp de la France maintenant", a-t-il ajouté, en affirmant ne "pas pouvoir fournir de détails" car "c'est un domaine très sensible". Contacté par l'AFP, le ministère français des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.
Condamné à trois ans de prison
Interrogé par un journaliste français sur ce sujet vendredi dernier lors de sa conférence de presse annuelle, le président Vladimir Poutine avait affirmé "ne rien savoir" de l'affaire de Laurent Vinatier et en entendre parler pour la première fois. "Je vous promets que je vais me renseigner. Et s'il y a la moindre chance de résoudre cette question de manière positive, si la loi russe le permet, nous ferons tout notre possible", a-t-il alors assuré.
Laurent Vinatier a été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s'être enregistré en tant qu'"agent de l'étranger", alors qu'il collectait des "informations militaires" pouvant être "utilisées contre la sécurité" de la Russie. L'intéressé avait reconnu les faits, mais plaidé l'ignorance. En août, il avait comparu devant un tribunal russe pour des accusations d'"espionnage" qui, si elles étaient confirmées, risqueraient d'alourdir considérablement sa peine.
L'enquête a été prolongée et il pourrait faire l'objet d'un nouveau procès pour espionnage fin février 2026, selon son avocat français. Laurent Vinatier avait déclaré en août ne s'attendre "à rien de bien, à rien de positif" après avoir appris ces nouvelles accusations. Ses parents avaient assuré à l'AFP que leur fils était un "prisonnier politique", un "pion" utilisé par les Russes pour "faire pression". Ce chercheur de 49 ans, spécialiste de l'espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s'agissant de l'Ukraine.
Paris a exigé de Moscou la libération de son ressortissant, accusant la Russie de chercher à prendre des Occidentaux en otage, alors que les relations entre les deux pays traversent une période de tensions. Une cinquantaine de personnalités, dont les écrivains Emmanuel Carrère et Annie Ernaux, ont demandé à la France d'oeuvrer à sa libération dans une tribune publiée par le journal Le Monde, estimant qu'il est "prisonnier d'un jeu politique et diplomatique qui le dépasse".
Les relations entre Paris et Moscou ont été glaciales ces dernières années, la France accusant la Russie d'actes de déstabilisation et de désinformation sur son territoire, tandis que Paris se voit reprocher par Moscou son soutien militaire à l'Ukraine ou encore de censurer les médias russes.
Fin novembre, trois personnes ont par ailleurs été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d'une double affaire d'ingérence et d'espionnage économique au profit de Moscou. La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a cependant jugé qu'il allait "redevenir utile" pour les Européens de parler à Vladimir Poutine, plutôt que de laisser seuls les Etats-Unis - qui s'imposent en médiateur principal dans le règlement du conflit ukrainien - à la manoeuvre dans les négociations. Dmitri Peskov a réagi aussitôt en disant que Vladimir Poutine était "prêt au dialogue" avec son homologue français.
Le Français Laurent Vinatier, accusé de ne pas s'être enregistré en tant qu'"agent de l'étranger", dans la cage des accusés lors d'une audience au tribunal du district de Zamoskvoretsky à Moscou, le 3 septembre 2024
Gérer les migrants comme de la marchandise. Selon des informations du Washington Post - illustre quotidien d’investigation américain - l’administration de Donald Trump prépare une refonte massive du système de détention des immigrés aux Etats-Unis, avec un projet visant à enfermer jusqu’à 80 000 personnes simultanément dans des entrepôts industriels rénovés. Une information pour l’heure niée par le gouvernement américain.
D’après des documents internes de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) consultés par le quotidien, sept centres de détention de grande capacité — pouvant accueillir chacun entre 5 000 et 10 000 personnes — devraient être mis en service, complétés par seize sites plus petits. L’objectif affiché est d’accélérer les expulsions grâce à un "système d’acheminement structuré", permettant de mettre fin au système actuel de transferts permanents entre centres saturés. "Les personnes nouvellement arrêtées seraient enregistrées dans des sites de traitement pendant quelques semaines, avant d’être dirigées vers l’un des sept grands entrepôts […] où elles seraient maintenues en vue de leur expulsion", détaille le WP.
Des entrepôts situés dans des Etats républicains
La majorité de ces entrepôts seraient implantés à proximité de grands hubs logistiques en Virginie, au Texas, en Louisiane, en Arizona, en Géorgie et dans le Missouri, des Etats dirigés par des Républicains et favorables à la politique migratoire de Donald Trump. L’ICE prévoit d’aménager les bâtiments, avec dortoirs, sanitaires, cuisines, unités médicales, espaces de loisirs intérieurs et extérieurs, et bibliothèques juridiques et bureaux administratifs, certaines installations étant adaptées aux familles.
Ce plan s’inscrit dans la stratégie plus large de Donald Trump visant à détenir et expulser des millions d’immigrés, alors que plus de 579 000 personnes ont déjà été expulsés cette année. Et le rythme ne ralentit pas : au début de ce mois, l’ICE détenait plus de 68 000 personnes, selon les données de l’agence — un niveau record. Près de la moitié, soit 48 % de ces personnes, n’ont aucune condamnation pénale ni aucune poursuite pénale en cours, selon les données de l’ICE.
L’administration dispose déjà de 45 milliards de dollars votés par le Congrès pour étendre le dispositif de détention, après avoir déjà rouvert des prisons désaffectées, utilisé des bases militaires et installé des camps de tentes dans des régions isolées gérées par des gouverneurs républicains. En plus de cela, le gouvernement a déjà attribué un contrat de 30 millions de dollars pour une aide en matière de "services de diligence raisonnable et de conception conceptuelle" pour les nouvelles installations, selon les registres des marchés publics.
"Gérer cela comme une entreprise"
Les nouvelles structures doivent, selon les documents cités par le journal, "maximiser l’efficacité, minimiser les coûts, raccourcir les délais de traitement" et "promouvoir la sécurité, la dignité et le respect". Le directeur par intérim de l’ICE, Todd M. Lyons, assume une approche managériale : "Nous devons mieux apprendre à gérer cela comme une entreprise", a-t-il déclaré lors d’une conférence sur la sécurité des frontières en avril documentée par l’Arizona Mirror. Allant jusqu’à comparer l’objectif à l’efficacité de la livraison de colis d’Amazon : "Comme Prime, mais avec des êtres humains".
Le projet suscite toutefois de vives critiques, notamment de la part d’experts et de défenseurs des droits humains. "C’est déshumanisant", dénonce Tania Wolf, du National Immigration Project, citée par The Washington Post, estimant que les personnes détenues seraient traitées "comme du bétail". Des experts de l’immobilier commercial estiment que le regroupement des personnes détenues dans des entrepôts poserait ses propres problèmes logistiques. Ces structures sont conçues pour le stockage et l’expédition, et non pour l’hébergement humain. Elles sont souvent mal ventilées et dépourvues de contrôles précis de la température — et, parce qu’elles sont généralement situées loin des zones résidentielles, elles peuvent ne pas disposer des réseaux de plomberie et d’assainissement nécessaires pour accueillir des milliers de résidents à temps plein.
Aucun calendrier de construction ou mise en service n’est pour l’heure établi, et le projet d’appel d’offres n’est pas définitif et peut encore évoluer. Mais selon un courriel interne consulté par The Post, "l’ICE prévoit de le partager cette semaine avec des entreprises privées de détention afin d’évaluer leur intérêt et d’affiner le plan. Un appel d’offres formel pourrait suivre peu après", affirme le journal.
Une personne arrêtée par des policiers dans le quartier Brighton Park de Chicago, au cours d'une opération des agents de l'ICE, le 4 octobre 2025 dans l'Illinois
Son engagement pour une régulation stricte du numérique lui a valu une sanction aussi politique que spectaculaire. Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, figure désormais sur une liste publiée mardi 23 décembre de personnalités européennes interdites de visa de séjour aux Etats-Unis. En cause : son rôle central dans la mise en œuvre des règles européennes encadrant les géants de la tech, qui ont profondément irrité Donald Trump.
Forte tête, Thierry Breton s’était imposé comme l’une des figures les plus visibles de l’ancienne Commission européenne. Son combat contre les abus de pouvoir des grandes plateformes l’a propulsé au rang de bête noire du président américain, engagé en cette fin d’année dans une offensive contre les réglementations européennes imposant aux plateformes des obligations strictes, notamment de signalement de contenus problématiques. Un récent mémo du département d’Etat, cité par la presse américaine, évoque d’ailleurs plus largement de nouvelles consignes visant à restreindre les visas pour des professionnels de la tech, en particulier ceux spécialisés dans la modération accusés de "censurer les Américains".
Shérif du "Far West" des géants de la tech
Plus concrètement, Washington semble avoir très mal digéré l’amende de 140 millions de dollars infligée début décembre par l’Union européenne à X, le réseau social d’Elon Musk, permis en partie par le travail de Thierry Breton lorsqu’il était Commissaire européen au Marché intérieur de 2019 à 2024. Pour l’administration Trump, ces sanctions relèvent d’une forme de "censure". "Depuis trop longtemps, les idéologues européens mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner des opinions auxquelles ils s’opposent", a dénoncé le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, affirmant que les Etats-Unis ne toléreraient plus cette "censure extraterritoriale".
Thierry Breton a aussitôt réagi, dénonçant sur X un "vent de maccarthysme" aux Etats-Unis. Avant de rappeler que la législation européenne sur le numérique, le DSA, avait été adoptée par 90 % du Parlement européen et à l’unanimité des 27 Etats membres, soulignant sa légitimité démocratique.
Un vent de maccarthysme souffle-t-il à nouveau ? 🧹
Pour rappel : 90 % du Parlement européen — démocratiquement élu — et les 27 États membres à l’unanimité ont voté le DSA 🇪🇺
À nos amis américains : « La censure n’est pas là où vous le pensez. »
Inattendue, cette sanction remet en lumière l’activité intense de l’ancien commissaire à Bruxelles. De 2019 à 2024, Thierry Breton était omniprésent, Il s’est surtout fait connaître du grand public par sa lutte frontale contre les géants du numérique, avec un style direct et très politique. Chargé du numérique, il a piloté les enquêtes visant X, Meta ou TikTok pour la diffusion présumée de fausses informations et de discours de haine. Les textes phares du DSA et du DMA, destinés à encadrer Amazon, Apple, Google ou Meta, restent l’un de ses principaux faits d’armes de cet ancien ministre français de l’Economie. Ces deux textes imposent de nouvelles obligations pour en finir avec les abus de position dominante et le laisser-faire dans la diffusion de contenus illégaux. "L’internet ne peut rester un Far West", aimait-il résumer.
Prompt à sortir les gants de boxe
Habitué aux confrontations, Thierry Breton connaît déjà bien le terrain sur lequel le mène Donald Trump. Sur les réseaux sociaux lors de son temps à la Commission, ses échanges musclés avec Elon Musk — d’abord cordiaux, puis ouvertement conflictuels — avaient alors contribué à médiatiser ce bras de fer. Ancien patron d’Atos, il a été en 2019 l’un des premiers grands chefs d’entreprise à rejoindre la Commission européenne. Très présent dans les médias et sur les réseaux sociaux, il s’est rapidement construit une image de disrupteur, n’hésitant pas à sortir les gants de boxe, y compris contre certains collègues.
Il aura sans doute engagé le combat de trop au printemps 2024 en s’en prenant publiquement à la présidente Ursula von der Leyen, lors d’une polémique sur une nomination, alors qu'il avait pourtant longtemps eu son oreille. Se disant désavoué par la dirigeante allemande, il prend ensuite les devants en septembre 2024 en claquant avec fracas la porte de la Commission, laissant la place à Stéphane Séjourné, un fidèle d’Emmanuel Macron.
Il n’a pas pour autant perdu le soutien de l’Europe sur ce dossier. Des élus européens de tous bords ont dénoncé la sanction américaine, tandis que Paris a condamné "avec la plus grande fermeté" la restriction de visa. La Commission européenne a elle aussi condamné fermement les sanctions américaines et le successeur de Thierry Breton, Stéphane Séjourné, a fait part de sa "solidarité totale".
Le ministère de la Justice américain a annoncé mercredi 24 décembre examiner "plus d'un million de documents" potentiellement liés à l'affaire Epstein pour une éventuelle diffusion, laquelle pourrait prendre "plusieurs semaines".
L'administration Trump, contrainte par le Congrès, a commencé vendredi à publier progressivement des dizaines de milliers de photos et documents liés au criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 avant son procès. Un procureur de New York et la police fédérale "ont informé le ministère de la Justice qu'ils avaient découvert plus d'un million de documents supplémentaires potentiellement liés à l'affaire Epstein", selon un message du ministère sur X.
"Nos avocats travaillent sans relâche pour revoir ces documents et faire les modifications nécessaires pour protéger les victimes, et nous publierons les documents aussi vite que possible", a assuré le Department of Justice, piloté par des fidèles du président Donald Trump. "En raison de la quantité massive de matériel, cela pourrait prendre encore plusieurs semaines supplémentaires" , a-t-il averti.
L'administration Trump accusée de dissimulation
L'administration Trump a été accusée de dissimulation par l'opposition démocrate qui lui reproche de ne livrer qu'au compte-gouttes les pièces de l'énorme dossier, après les avoir lourdement caviardées.
Une loi votée par des démocrates et des républicains oblige le gouvernement, que cette affaire embarrasse au plus haut point en raison de la relation amicale passée entre Donald Trump et Jeffrey Epstein, à publier l'intégralité du dossier.
Le Congrès avait fixé la date limite du 19 décembre pour ce faire, qui n'a donc pas été respectée. Les premières tranches de documents publiés vendredi et mardi ont mis en lumière le spectaculaire réseau de Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé, selon les autorités, avant d'être jugé à New York pour exploitation sexuelle de mineures. Elles ont aussi livré des détails sur la relation qu'il entretenait avec Donald Trump, avec en particulier un courrier électronique d'un enquêteur indiquant que le républicain de 79 ans aurait voyagé huit fois dans l'avion privé de Jeffrey Epstein.
Le président américain n'a jamais été accusé d'actes criminels en lien avec l'affaire Epstein. Il a toutefois cherché à empêcher la publication du dossier, suscitant l'incompréhension de certains de ses partisans.
L'homme d'affaires conservateur Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, a été déclaré vainqueur mercredi 24 décembre de la présidentielle au Honduras, trois semaines après un scrutin marqué par un écart très faible et des accusations de fraude, marquant un retour à droite du pays.
Après quatre années de mandat de la présidente de gauche Xiomara Castro, cette victoire accentue l'avancée des gouvernements de droite en Amérique latine après les basculement du Chili, de la Bolivie, du Pérou et de l'Argentine. Les deux premières économies de la région, le Brésil et le Mexique, sont toutefois gouvernées par la gauche.
Nasry Asfura, 67 ans et fils d'immigrés palestiniens, doit prendre ses fonctions le 27 janvier. Surnommé "Tito", cet entrepreneur du BTP s'est imposé face au présentateur de télévision Salvador Nasralla, lui aussi de droite, qui exigeait un large recomptage des voix en raison de supposées irrégularités.
Le Conseil national électoral (CNE) "déclare élu pour un mandat de quatre ans le citoyen Nasry Juan Asfura Zablah", a indiqué sa présidente Ana Paola Hall. Nasry Asfura a obtenu 40,1 % des voix, contre 39,53 % pour Salvador Nasralla et 19,19 % pour Rixi Moncada, candidate de la présidente de gauche sortante Xiomara Castro, selon les résultats officiels. "Honduras, (...) je ne vais pas te décevoir ", a réagi le vainqueur sur X.
Les menaces de Donald Trump
A peine Nasry Asfura déclaré président élu, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a salué dans un communiqué une victoire "claire" et "incontestable", appelant toutes les parties "à respecter les résultats". "Nous sommes impatients de travailler avec son administration pour faire progresser notre coopération bilatérale et régionale en matière de sécurité, mettre fin à l'immigration illégale vers les Etats-Unis et renforcer les liens économiques entre nos deux pays", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis sont le principal partenaire commercial du pays et que 2 millions de Honduriens y vivent. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB national. A la veille du scrutin à un tour du 30 novembre, Donald Trump avait menacé de réduire l'aide à l'un des pays les plus pauvres d'Amérique latine si Nasry Asfura n'était pas élu.
Le locataire de la Maison-Blanche a parallèlement gracié le mentor du candidat conservateur, l'ex-président Juan Orlando Hernandez, qui purgeait une peine de 45 ans de réclusion aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Sur ses réseaux sociaux, l'ancien dirigeant a estimé que le Honduras fermait un "cycle et ouvrait une nouvelle étape" pour "redresser la barre". Le président argentin, Javier Milei, a lui évoqué une "défaite catégorique pour le narcosocialisme".
Les multiples suspensions du dépouillement initial, en raison, selon le CNE, de problèmes techniques imputés à l'entreprise privée chargée de la transmission et de la diffusion des résultats, ont alimenté les soupçons de fraude électorale. Salvador Nasralla a dénoncé un "vol" de l'élection et Rixi Moncada, reléguée à la troisième place, une "falsification" du résultat et l'"ingérence" du président américain dans le scrutin. Un ultime recomptage des très nombreux procès-verbaux des bureaux de vote accusés de présenter des incohérences a ensuite eu lieu.
Les missions d'observation électorale de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne (UE) au Honduras ont toutefois indiqué n'avoir constaté aucune irrégularité grave .
Le soutien des militaires
Ancien maire de Tegucigalpa, Nasry Asfura a l'assurance du soutien des militaires, qui jouent un rôle clé au Honduras en raison d'une longue histoire de coups d'Etat. Le dernier en date, en 2009, avait renversé le président Manuel Zelaya, époux de Mme Castro.
Le président élu promet d'attirer des investissements étrangers dans cette nation de 11 millions d'habitants et a exprimé son intention de se rapprocher de Taïwan, après que la présidente Castro a rétabli les relations avec la Chine en 2023. Mais il devra gouverner un pays encore plus polarisé à la suite du processus électoral contesté, et en proie aux narcotrafiquants et aux gangs, que la présidente sortante a tenté de combattre en s'appuyant sur un état d'exception similaire à celui de son homologue salvadorien, Nayib Bukele. Comme dans le pays voisin, des organisations dénoncent une stratégie ayant entraîné des violations des droits humains.
Un chercheur a trouvé une faille dans les métastases, en Corée du Sud la démocratie a gagné, la France a eu un prix Nobel de physique ET d'économie, l'intelligence artificielle pourra nous aider à guérir le cancer et la France a reconnu l'Etat palestinien... Pendant tout le mois de décembre, sur son compte Instagram, L'Express vous a proposé un calendrier de l'avent des bonnes nouvelles de 2025.
Nous vous les avons compilées ici, pour vous apporter un peu de bonne humeur dans ces derniers jours de l'année.
C’est le graal de la recherche en cancérologie moderne : trouver une solution pour éliminer les métastases. Car si la médecine a fait d’immenses progrès et guérit toujours plus de patients, elle continue de buter contre ces tumeurs secondaires responsables de 70 % des décès par cancer.
Raphaël Rodriguez est directeur de recherche au CNRS et chef de laboratoire à l’Institut Curie, il a mis au point une molécule qui pourrait les détruire.
La destitution, vendredi 4 avril, du président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, n’a pas fait que des heureux. Si les quelque 100 000 opposants au dirigeant, rassemblés au cœur de Séoul pour écouter le verdict, se sont réjouis de la décision prise à l’unanimité par les huit juges de la Cour constitutionnelle, les partisans du dirigeant déchu ont, à l’inverse, cassé les vitres d’un bus de la police. Mais cette destitution est la preuve criante de l’attachement des Coréens du Sud à leur système politique.
La petite nation d’Amérique latine aux 3,3 millions d’habitants est devenue un modèle à travers le monde grâce à Ramón Méndez Galain, un professeur d’université passionné par la politique énergétique, devenu directeur national de l’Energie. Il a réussi le tour de force de verdir à une vitesse record le mix électrique de son pays. Et rêve aujourd’hui de copier son modèle partout.
Le professeur au Collège de France, Philippe Aghion, a été consacré, lundi 13 octobre, avec le Canadien Peter Howitt, prix Nobel d'économie "pour leur théorie de la croissance durable à travers la destruction créatrice". Dans un article publié en septembre dernier, L'Express avait demandé à plusieurs économistes, dont Philippe Aghion, leurs réponses aux contre-vérités sur la productivité et les aides aux entreprises.
Peu l’avaient vu venir, mais ce passionné de course à pied a tout donné dans le sprint final. Vainqueur avec son parti centriste des élections législatives néerlandaises, Rob Jetten a réussi l’exploit de devancer le Parti pour la liberté du tribun d’extrême droite Geert Wilders. Il a toutes les chances de devenir le prochain Premier ministre s’il parvient à former une coalition ce qui, même pour un athlète comme lui, pourrait prendre quelques mois aux Pays-Bas.
Ethan Mollick est enseignant à Wharton, la prestigieuse école de commerce américaine de Philadelphie. Prompts, modèles, tâches… Il a une méthode imparable pour nous apprendre l’intelligence artificielle. Et nous l’a donnée. La clé ? "Tester l’IA sur un domaine que l’on maîtrise bien. Cela permet de comprendre très vite ce qu’elle sait bien faire et ce sur quoi elle échoue."
L’acteur le plus singulier de la jeune génération vient de publier un premier roman qui séduit les lecteurs. Et nous aussi. Se distinguant de tous les acteurs sans esprit qui encombrent les plateaux de télévision, Quenard sait transformer en happenings ses interviews promotionnelles. Il ajoute une corde à son arc en publiant Clamser à Tataouine, une comédie acide où sa verve fait merveille.
Maintenir le cap européen et le soutien à Kiev ou se tourner vers l'extrême droite : les Roumains, nombreux le 18 mai dernier à voter pour élire leur président, ont choisi la première option en donnant la victoire au maire centriste de Bucarest. Nicusor Dan, 55 ans, a recueilli près de 54 % des suffrages contre 46 % pour son rival nationaliste George Simion.Bien que battu à la loyale, le candidat d'extrême droite a contesté les résultats. Comme, en 2020, son idole américaine Donald Trump.
En épluchant les registres de santé de différents pays, Pascal Geldsetzer, chercheur à l’université de Stanford, a fait une découverte étonnante. Il a remarqué que les personnes qui n’étaient pas atteintes de la maladie d’Alzheimer présentaient un point commun : une grande partie avait été vaccinée contre la varicelle quelques années après leur retraite. Chez les personnes immunisées, les cas se sont révélés jusqu’à 20 % moins fréquents. Un chiffre bien trop grand pour être le fruit du hasard, assure l’expert.
A 72 ans, Michel Devoret, physicien, professeur à l’université de Californie aux Etats-Unis, s’est vu décerner le Prix Nobel 2025 de physique, mardi 7 octobre. Avec deux autres chercheurs d’exception, le Britannique John Clarke et l’Américain John M. Martinis, ces scientifiques ont démontré qu’il était possible de conserver certaines des capacités quantiques dans des circuits électriques, lançant de fait la course au calculateur quantique.
C’est la seule espionne britannique officielle : une seule image d’elle est diffusée mais personne ne connaît encore sa voix. Blaise Metreweli vient de prendre, en 2025, les commandes du MI6, le service de renseignement extérieur britannique. Une première pour une femme, dont les parcours d’espionnes sont bien particuliers. Sa nomination illustre la modernisation du service de renseignement de Sa Majesté, qui doit faire face à de nouveaux défis, et notamment les menaces cyber.
Avec Première génération (Les Arènes), Hannah Ritchie signe un plaidoyer pour une écologie rationnelle. Cette data scientifique est chercheuse à l’université d’Oxford et directrice de recherche d’Our World in Data, site de référence pour l’évolution des conditions de vie dans le monde. Dans son essai, l’Ecossaise invite à rompre avec les discours catastrophistes et à considérer les défis de façon pragmatique : réchauffement climatique, alimentation, déforestation, biodiversité ou plastiques.
Le groupe DHL, à la tête d’un chiffre d’affaires titanesque de 84,2 milliards d’euros et d’une équipe de plus de 600 000 employés répartis dans plus de 220 pays et territoires, n’est pas seulement l’un des leaders mondiaux de la livraison express internationale. Il est aussi l’un des grands champions des classements managériaux. En 2024, la firme a ainsi reçu le label "Top Employer Global", décerné par le Top Employers Institute en reconnaissance de l’excellence de ses pratiques en matière de ressources humaines. Nous avons visité son siège à Bonn.
Avec de nouvelles traductions qui magnifient l’élégance stylistique et l’humour de Conan Doyle, la Pléiade a réuni en 2025 l’intégrale de Sherlock Holmes en deux tomes augmentés d’un superbe album illustré (offert par votre libraire pour tout achat de trois volumes de la Pléiade). Le "canon holmésien" (ainsi parlent les puristes) comporte quatre romans (Etude en rouge, Le Signe des quatre, Le Chien des Baskerville et La Vallée de la peur) et 56 nouvelles, parmi lesquelles des merveilles comme "Un scandale en Bohème". Chacun aura sa préférence.
Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre dernier. L'écrivain, qui était au cœur d'une crise diplomatique entre Alger et Paris, est rentré en France le 18 novembre.
Le journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis juin, n’a, lui, pas été libéré. Sa condamnation à sept ans de prison pour apologie du terrorisme a au contraire été confirmée en appel, le jeudi 3 décembre.
A 39 ans seulement, Sarah Watson, oncologue à l’Institut Curie, a développé une intelligence artificielle capable de reconnaître le profil cellulaire d’une tumeur, et surtout, son organe d’origine. Une avancée majeure : ces informations sont essentielles pour déterminer les traitements à administrer contre un cancer. Jusqu’à présent, en France, environ 7 000 patients se trouvaient chaque année sans solution thérapeutique, parce que les médecins n’arrivaient pas à savoir dans quelle partie de leur corps la maladie était née.
Notre chroniqueur, Nicolas Bouzou, nous a rappelé une statistique encourageante publiée par l’association Citepa : "Les émissions de CO2 de la France ont reculé de près de 20 % en sept ans. Cette baisse s’accélère, alors même que nous sommes l’un des pays développés qui affiche déjà l’une des empreintes carbone les plus faibles – cette dernière correspond aux émissions liées à la production et à la consommation importée."
Le 16 septembre dernier, Arthur Mensch était l’invité du 20 Heures de France 2 après une méga levée de fonds de son entreprise, Mistral AI : 1,7 milliard d’euros, majoritairement auprès du néerlandais ASML, le spécialiste des machines servant à fabriquer les puces électroniques. Du jamais-vu en France. Et pour cause : la start-up représente désormais une alternative crédible aux géants américains qui dominent le secteur de l’IA. Dans son domaine, aucune compagnie européenne ne lui arrive à la cheville.
Disons-le franchement, Reset : How to Change What’s Not Working ("Réinitialiser : Comment changer ce qui ne fonctionne pas", 2025, non traduit) est l’un des meilleurs ouvrages de management que nous ayons lus ces derniers temps. Son auteur, l’Américain Dan Heath, à l’origine de plusieurs best-sellers outre-Atlantique et chercheur à l’Université Duke, interroge les dysfonctionnements qui paralysent les organisations et nous apprend comment les surmonter, exemples à l’appui. De judicieux conseils qui peuvent être appliqués jusque dans la vie personnelle…
Le 12 juillet dernier, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a décidé d’inscrire les mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan sur sa liste de sites ayant une "valeur universelle exceptionnelle". Parmi les cinquante sites naturels et culturels français inscrits sur cette liste, Carnac est le tout premier à être exclusivement breton. Son inscription est l’aboutissement d’un travail de plusieurs années et d’un positionnement stratégique de l’Etat français.
On a mieux compris pourquoi, dans Contre Sainte-Beuve, Proust expliquait qu’il faut séparer l’homme et l’œuvre : parce que lui était infiniment pénible dans la vie ? Bernard Grasset, qui en avait vu d’autres, le tenait pour "l’homme le plus compliqué de Paris". La réédition de la correspondance entre l’éditeur et l’auteur de Du côté de chez Swann est à se tordre de rire.
Responsable du premier gérontopôle français, le Pr Bruno Vellas a aussi participé à la création en 2024 de l’Institut hospitalo-universitaire HealthAge, à Toulouse, qu’il préside aujourd’hui. Au sein de ces structures, ce gériatre a développé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé un outil d’évaluation numérique disponible en ligne pour favoriser le bien-vieillir et aider chacun d'entre nous à préserver ses capacités malgré l'avancée en âge. Il en a détaillé pour L'Express les principes.
Un monde inspiré du Paris de la Belle Epoque, une quête mythique, une "Peintresse" tyrannique qui tue d’un coup de pinceau des milliers de personnes et une course contre la montre haletante. L’univers unique du jeu vidéo "Clair Obscur Expedition 33", sorti en avril dernier, avait conquis plus d’un million d’adeptes dès le premier mois. Un succès mondial pour le studio montpelliérain Sandfall Interactive qui a triomphé le 12 décembre dernier aux Game Awards, raflant neuf prix.
A l’initiative de la France, une dizaine de pays occidentaux ont reconnu l’Etat de Palestine, le 22 septembre dernier. Dans un discours à la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron a ainsi affirmé : “le temps de la paix est venu, car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir".