↩ Accueil

Vue normale

Reçu — 26 décembre 2025 6.2 📰 Infos Monde

"Purge" des ambassades américaines : le coup de balai brutal de Donald Trump

26 décembre 2025 à 17:00

De simples coups de téléphone, comme une illustration supplémentaire des méthodes brutales de Donald Trump. Ce lundi 22 décembre, le président américain a ordonné à près de 30 ambassadeurs en poste dans le monde entier, nommés par Joe Biden, de rentrer aux États-Unis dans les prochaines semaines, une mesure qui risque de créer un important manque au sein du corps diplomatique américain, révèle le New York Times.

L’administration américaine leur a demandé de quitter leur fonction sous une quinzaine de jours, d’ici la mi-janvier 2026, afin d’aligner le corps diplomatique aux nouvelles priorités de politique étrangère américaines. Une trentaine de pays sont concernés, majoritairement en Afrique, selon The Associated Press (AP). "Les personnes concernées indiquent avoir été informées brutalement, généralement par téléphone, sans aucune explication, a déclaré Nikki Gamer, porte-parole de l’American Foreign Service Association, le syndicat représentant les diplomates de carrière. Cette méthode est tout à fait inhabituelle."

Les candidats au poste d’ambassadeur sont nommés par le président et approuvés par le Sénat, et se répartissent en deux catégories : les diplomates de carrière et les personnes nommées pour des raisons politiques. Ces dernières sont souvent des donateurs ou des proches du président, et sont censées présenter leur démission au début d’une nouvelle administration, comme ce fut le cas lorsque Donald Trump a pris ses fonctions en janvier. Mais les diplomates de carrière, eux, restent souvent en poste pendant plusieurs années au sein d’une nouvelle administration, d’où la surprise de l’annonce. "Notre syndicat peut affirmer avec certitude qu’une telle révocation massive n’a jamais eu lieu depuis la création du Service extérieur tel que nous le connaissons", a d’ailleurs précisé Nikki Gamer auprès du New York Times.

Le moral des diplomates en berne

Interrogé par l’AFP, le département d’Etat n’a pas confirmé le détail de ces renvois ni quels pays étaient concernés, mais a indiqué qu'"il s’agit d’un processus standard dans toute administration". "Un ambassadeur est un représentant personnel du président" et ce dernier "est en droit de s’assurer qu’il dispose dans ces pays de personnes qui font avancer le programme 'Amérique d’abord'", a déclaré un haut responsable du département d’État sous couvert d’anonymat, tandis que Donald Trump n’a pas encore désigné de candidats pour les postes d’ambassadeurs vacants en Afrique subsaharienne. En général, dans cette configuration, le chef de mission adjoint, souvent diplomate de carrière lui aussi, assure l’intérim.

Pour plusieurs observateurs, ces rappels massifs risquent d’affecter davantage le moral des diplomates de carrière travaillant sous l’autorité du secrétaire d’État Marco Rubio. Plus tôt ce mois-ci, le syndicat de la profession a publié les résultats d’un sondage auprès de ses membres, révélant que 98 % des répondants estimaient que le moral au travail avait chuté depuis le début du second mandat de Donald Trump, en raison notamment des coupes budgétaires. Avec Marco Rubio, le président américain a en effet supervisé le renvoi de centaines de personnels au sein du département d’Etat, réorganisé autour des priorités de l’administration, et supprimé l’Agence américaine pour le développement (USAID). Au total, 1 300 suppressions de postes ont eu lieu, dont 264 diplomates à travers le monde, remplacés par des fidèles du président.

© afp.com/Jim WATSON

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'entretient avec le président Donald Trump, auquel il vient de remettre une note manuscrite évoquant les négociations sur Gaza, le 8 octobre 2025 pendant une réunion à la Maison-Blanche

Yémen : 15 000 combattants yéménites soutenus par l'Arabie saoudite massés à la frontière

26 décembre 2025 à 15:30
L'Arabie saoudite a été accusée vendredi par les séparatistes yéménites d'avoir bombardé leurs positions dans l'est du pays, un territoire dont ils se sont emparés le mois dernier. Quelque 15 000 militaires soutenus par l'Arabie saoudite sont également regroupés à la frontière depuis le début du mois, sans ordre d'avancer, a annoncé un responsable militaire.

Ukraine : Volodymyr Zelensky va rencontrer Donald Trump dimanche en Floride

26 décembre 2025 à 17:37

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi 26 décembre, qu’il prévoyait de rencontrer dimanche le président américain Donald Trump pour discuter avec lui des garanties territoriales et de sécurité de l’Ukraine. Kiev a révélé il y a trois jours la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, négociée depuis des semaines entre Washington et Kiev. De son côté, Moscou a refusé d’en commenter les détails, mais la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que les progrès vers la fin de la guerre étaient "lents mais réguliers".

Les infos à retenir

⇒ Volodymyr Zelensky va rencontrer Donald Trump dimanche

⇒ Vladimir Poutine pourrait être ouvert à un échange de territoires en Ukraine

⇒ Des drones russes endommagent trois bateaux dans le sud de l’Ukraine

Volodymyr Zelensky et Donald Trump se rencontreront dimanche

Volodymyr Zelensky et Donald Trump doivent se rencontrer dimanche en Floride pour discuter des efforts en vue de mettre fin à l’invasion russe, a annoncé Kiev vendredi. "Cette rencontre est prévue pour dimanche", a déclaré un conseiller du président ukrainien.

"En ce qui concerne les questions sensibles, nous discutons à la fois du Donbass et de la centrale nucléaire de Zaporijia. Nous discutons certainement d'autres questions", a précisé à des journalistes sur l'application de messagerie WhatsApp, Volodymyr Zelensky. "Cette réunion a pour mais précis de finaliser autant que possible tous les détails", a-t-il ajouté. Le chef d'Etat ukrainien a également déclaré qu'il ne pouvait pas dire si un accord serait signé à l'issue de cette réunion mais que l'Ukraine y était prête.

Le président ukrainien avait révélé mercredi la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, négociée depuis des semaines entre Washington et Kiev. Ce texte prévoit un gel du front aux lignes actuelles tout en n’offrant aucune solution immédiate sur l’épineuse question des territoires occupés par la Russie, qui représentent plus de 19 % de l’Ukraine.

Contrairement à la version originale de ce document, rédigée par les Américains, la nouvelle mouture laisse de côté deux exigences majeures de Moscou : un retrait des forces ukrainiennes des territoires du Donbass encore sous leur contrôle et un engagement juridiquement contraignant de Kiev à ne pas adhérer à l’Otan. Pour cette raison, un accord de Moscou à cette nouvelle version semble improbable.

La Russie accuse l'Ukraine de vouloir "torpiller" les négociations sur le plan américain

La Russie a accusé ce vendredi l'Ukraine de vouloir "torpiller" les pourparlers sur le plan américain pour mettre fin à la guerre, constatant que le nouveau texte présenté cette semaine par Kiev était "radicalement différent" de ce que Moscou avait négocié avec les Américains.

"C'est de notre travail et de la volonté politique de l'autre partie que dépendra notre capacité à faire le dernier effort et à parvenir à un accord. Surtout dans un contexte où Kiev et ses sponsors, notamment au sein de l'Union européenne, qui ne sont pas favorables à un accord, ont redoublé d'efforts pour le torpiller", a déclaré à la télévision le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

Vladimir Poutine pourrait être ouvert à un échange de territoires en Ukraine, rapporte Kommersant

Vladimir Poutine a déclaré à quelques-uns des plus importants hommes d’affaires russes qu’il pourrait accepter d’échanger certains des territoires contrôlés par ses forces en Ukraine, mais qu’il voulait l’intégralité du Donbass, a rapporté le journal russe Kommersant. "Vladimir Poutine a affirmé que le côté russe était toujours prêt à faire les concessions qu’il avait faites à Anchorage. En d’autres termes, que 'le Donbass est à nous'", écrit le média.

Le chef du Kremlin avait rencontré son homologue américain Donald Trump en août à Anchorage, en Alaska, pour le premier sommet USA-Russie depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.

Pas d’appel prévu "pour l’instant" entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, selon l’Elysée

Il n’y a pas eu d’échange récent entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine et il n’y a pas "pour l’instant" d’entretien prévu, a fait savoir ce vendredi l’Elysée alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt d’un contact direct au sommet. "Il n’y a pas eu d’échange" entre les présidents français et russe, "il n’y a pas pour l’instant de projet d’appel" entre eux et "il n’y a pas de projet de voyage d’Emmanuel Macron à Moscou", a indiqué l’Elysée.

La semaine dernière, le Kremlin avait fait savoir que Vladimir Poutine était prêt à parler à Emmanuel Macron, répondant à des déclarations en ce sens du président français. L’Elysée avait jugé cela "bienvenu" et dit que ses équipes aviseraient "dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder", insistant sur le fait que cela devait se faire "en toute transparence" avec Kiev et les partenaires européens.

Des drones russes endommagent trois bateaux dans le sud de l’Ukraine

Des drones russes ont endommagé trois navires au cours de la nuit de jeudi à vendredi dans des ports des régions d’Odessa et de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, a déclaré le vice-Premier ministre ukrainien. Ces attaques n’ont pas fait de victimes mais elles ont entraîné des coupures d’électricité et aussi endommagé des entrepôts civils dans la région d’Odessa, a ajouté Oleksiy Kouleba sur la messagerie Telegram.

Les autorités ukrainiennes accusent la Russie, qui multiplie les attaques aériennes dans la région d’Odessa, de vouloir priver l’Ukraine d’un accès à la mer Noire. Oleksiy Kouleba a aussi fait état d’une attaque de drones russes contre la gare de Kovel, dans le nord-ouest de l’Ukraine, à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne. "Une locomotive et un wagon de transport de marchandises ont été endommagés", a-t-il affirmé.

© Handout / UKRAINIAN PRESIDENTIAL OFFICE / AFP

Volodymyr Zelensky, ici photographié le 23 décembre 2025 à Kiev (Ukraine), vient de dévoiler la dernière mouture du plan de paix américain pour mettre fin à la guerre de son pays face à la Russie.

Premier sous-marin nucléaire, plus de missiles... Les ambitions de la Corée du Nord pour 2026

26 décembre 2025 à 14:58

A l’aube de 2026, la Corée du Nord montre ses muscles face à sa rivale du sud. Jeudi 25 décembre, les médias d’Etat ont publié des photographies montrant ce qui s’apparente à une coque de sous-marin à propulsion nucléaire en grande partie achevée, alors que le dirigeant Kim Jong-un a fustigé les efforts de la Corée du Sud pour acquérir une technologie similaire.

Selon l’Agence centrale de presse coréenne, Kim Jong-un s’était rendu dans un chantier naval en compagnie de hauts fonctionnaires et de sa fille, sa potentielle successeure, pour inspecter la construction de cet engin qui ferait 8 700 tonnes. L’agence n’a pas précisé quand la visite a eu lieu.

Comme les sous-marins sont généralement construits de l’intérieur vers l’extérieur, la diffusion de ces clichés suggère néanmoins que de nombreux composants essentiels, y compris le moteur et éventuellement le réacteur, sont déjà en place, a déclaré Moon Keun-sik, expert en sous-marins à l’Université Hanyang de Séoul, cité par Euronews. "Montrer le navire dans son intégralité semble indiquer que la plupart des équipements ont déjà été installés et qu’il est sur le point d’être mis à l’eau", a-t-il expliqué, ajoutant que le sous-marin nord-coréen pourrait éventuellement être testé en mer d’ici quelques mois. Mais une telle technologie serait une évolution inquiétante pour les voisins de la Corée du Nord, dans la mesure où le lancement de missiles depuis l’eau serait difficile à détecter à l’avance.

Une technologie stratégique

Pour Kim Jong-un, la construction de ce sous-marin, souhaité depuis 2021, est hautement stratégique. Par le passé, ce dernier avait en effet qualifié les efforts de la Corée du Sud pour acquérir une technologie similaire, soutenus par le président américain Donald Trump, d'"acte offensif" qui viole gravement la sécurité et la souveraineté maritime du Nord. Dès lors, l’achèvement de son sous-marin à propulsion nucléaire constituerait selon lui un changement "historique" dans le renforcement de sa dissuasion nucléaire, alors que la Corée du Nord a également dévoilé un nouveau destroyer naval, que Kim Jong-un a salué comme une étape majeure vers l’élargissement de la portée opérationnelle et des capacités de frappe préemptive des forces nucléaires du pays.

Ce vendredi, le dirigeant nord-coréen a en outre ordonné l'"expansion" et la modernisation de la production de missiles du pays l’année prochaine, ainsi que la construction de nouvelles usines pour répondre à la demande croissante, ont annoncé les médias d’Etat. Le secteur de la production de missiles et d’obus est d’une importance capitale pour renforcer la dissuasion militaire", a-t-il précisé. D’après les analystes, son but est d’améliorer ses capacités de frappe de précision, défier les Etats-Unis et la Corée du Sud, et tester des armes avant d’éventuellement les exporter vers la Russie.

Un partenariat avec la Russie ?

Certains affirment aussi que l’alignement de la Corée du Nord sur la Russie – avec l’envoi de milliers de soldats et d’équipements militaires pour soutenir la guerre du président Vladimir Poutine en Ukraine – aurait pu l’aider à recevoir des technologies en retour, pour l’appuyer notamment dans la construction de son sous-marin.

Dans tous les cas, le Parti des travailleurs de Corée, au pouvoir en Corée du Nord, devrait tenir son premier congrès en cinq ans au début de l’année 2026, au cours duquel les décideurs politiques discuteront des plans de développement économique et militaire pour les cinq prochaines années. Du côté de la Corée du Sud, le président Lee Jae Myung a appelé les États-Unis à soutenir les efforts de son pays pour acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire lors d’un sommet avec Donald Trump en octobre, tout en réaffirmant son engagement à augmenter les dépenses de défense.

© afp.com/STR

Cette photo non datée, publiée par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA le 26 décembre 2025, montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (c) en visite dans une usine de production de missiles et d'obus

Un groupuscule extrémiste sunnite revendique l'attaque contre une mosquée en Syrie

26 décembre 2025 à 12:22
‍Au moins huit personnes ​ont été tuées, et 18 blessées vendredi dans une explosion qui a frappé une mosquée alaouite de Homs, dans l'ouest de la Syrie. Revendiquée par un groupuscule extrémiste sunnite dans un message posté sur Telegram, l'attaque a été condamnée par l'Onu et plusieurs pays de la région, ainsi que par la France, qui dénonce une tentative de déstabilisation.

Malaisie : un ex-Premier ministre condamné à 15 ans de prison pour abus de pouvoir et blanchiment

26 décembre 2025 à 03:45
Déjà emprisonné, l'ancien Premier ministre de Malaisie Najib Razak a été reconnu coupable vendredi d'abus de pouvoir et de blanchiment d'argent. Il a été condamné à 15 ans de prison et une amende de 13,5 milliards de ringgits (3,3 milliards de dollars). Il fera appel de cette décision, a annoncé son avocat.

Au Nigeria, les Etats-Unis mènent des frappes meurtrières contre l’Etat islamique

26 décembre 2025 à 14:39

Il a promis de nouvelles attaques, si les chrétiens continuaient à être tués au Nigeria. Jeudi 25 décembre, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé avoir mené de "nombreuses" frappes meurtrières contre l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest du pays africain, en proie à une recrudescence de violence depuis plusieurs années.

"J’avais précédemment prévenu ces terroristes que s’ils n’arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient le payer cher, et ce soir, ils ont payé", a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le "ministère de la guerre a réalisé de nombreuses frappes parfaites" le jour de Noël. Le commandement américain en Afrique a précisé sur X qu’il avait frappé "à la demande des autorités nigérianes, […] tuant plusieurs terroristes de l’Etat islamique" dans l’Etat de Sokoto. Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, s’est dit "reconnaissant pour le soutien et la coopération du gouvernement nigérian", saluant l’action de son ministère.

Le ministère des Affaires étrangères du Nigeria a confirmé vendredi les frappes américaines. "Les autorités nigérianes restent engagées dans une coopération de sécurité structurée avec des partenaires internationaux, dont les Etats-Unis d’Amérique, afin de lutter contre la menace persistante du terrorisme et de l’extrémisme violent", a-t-il assuré dans un communiqué.

Interrogé sur la possibilité de nouvelles frappes, le ministre des Affaires étrangères Yusuf Tuggar a répondu à la chaîne de télévision locale ChannelsTV : "c'est un processus en cours, et nous travaillons avec les États-Unis. Nous collaborons également avec d'autres pays". "C'est le Nigeria qui a fourni les renseignements" à Washington, a déclaré Yusuf Tuggar précisant qu'il était au téléphone avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Une première intervention militaire

Ces assauts marquent la première intervention militaire américaine sous la présidence de Donald Trump dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Divisé de manière à peu près égale entre le sud à majorité chrétienne et le nord à majorité musulmane, le Nigeria est le théâtre de nombreux conflits qui tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction. Le gouvernement nigérian et des analystes indépendants refusent de parler de persécution religieuse, un argument longtemps utilisé par la droite chrétienne aux Etats-Unis, en Europe et par des séparatistes nigérians qui conservent une influence à Washington.

Cette année, les États-Unis ont réinscrit le Nigeria sur la liste des pays "particulièrement préoccupants" en matière de liberté de culte et ont diminué l’octroi de visas aux Nigérians. Affirmant que les chrétiens s’y trouvaient sous une "menace existentielle" de l’ordre du "génocide", Donald Trump avait menacé le mois dernier de recourir à l’option armée.

Car le pays est confronté à un conflit djihadiste de longue date dans le nord-est, ainsi qu’à des gangs armés de "bandits" qui pillent des villages et enlèvent des personnes contre rançon dans le nord-ouest. Dans le centre du pays, des éleveurs principalement musulmans et des agriculteurs chrétiens pour la plupart s’affrontent souvent, bien que la violence soit liée à des contentieux sur les terres et les ressources plus qu’à la religion.

L'ONU a également mis en garde contre une "recrudescence des enlèvements de masse", impliquant régulièrement des centaines d’écoliers. D’autres personnes ont été ciblées dans des lieux de culte lors d’enlèvements distincts. Le phénomène des enlèvements contre rançon s’est "consolidé en une industrie structurée et à but lucratif" qui a récolté environ 1,66 million de dollars entre juillet 2024 et juin 2025, selon un récent rapport de SBM Intelligence, un cabinet de conseil établi à Lagos.

© afp.com/ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Le président américain Donald Trump lors d'appels téléphoniques avec des militaires américains, depuis Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, le 24 décembre 2025

Les États-Unis ont mené de "nombreuses" frappes meurtrières contre l'État islamique au Nigeria

26 décembre 2025 à 00:38
Les États-Unis ont mené des frappes aériennes dans l'État de Sokoto, dans le nord-ouest du Nigeria, tuant plusieurs combattants de l'État islamique, ont annoncé jeudi le président Donald Trump et le commandement américain en Afrique. Le milliardaire leur reproche d'avoir assassiné des chrétiens dans la région.

Reçu — 25 décembre 2025 6.2 📰 Infos Monde

Brésil : ex-président devenu prisonnier, Jair Bolsonaro opéré "avec succès" pour une hernie

25 décembre 2025 à 21:18
Autorisé à sortir temporairement de prison par la Cour suprême, l'ancien président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a été opéré jeudi d'une hernie inguinale. Huitième intervention depuis une blessure à l'arme blanche en 2018, l'opération s'est déroulée "avec succès" d'après son épouse.

Pour les chrétiens de Syrie, un Noël malgré les blessures, le deuil et l'inquiétude

25 décembre 2025 à 19:17
Un an après la chute du régime de Bachar al-Assad, les festivités de Noël se déroulent cette année sous le signe du deuil et de l’inquiétude pour les chrétiens de Syrie. À Damas et dans le village de Maaloula, la communauté chrétienne tente de célébrer, malgré les cicatrices laissées par les violences et un climat d’insécurité persistant.

Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky dit s'être entretenu avec les émissaires américains

25 décembre 2025 à 17:45

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi 25 décembre avoir discuté au téléphone avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, après avoir révélé la veille les détails du nouveau plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.

"Nous avons discuté de certains détails importants du travail en cours. Il existe de bonnes idées qui peuvent contribuer à un résultat commun et à une paix durable", a indiqué Volodymyr Zelensky sur Facebook.

Il a affirmé avoir eu une "très bonne conversation" avec les émissaires américains et les a remercié pour "leur approche constructive, leur travail intensif et leurs paroles aimables". "J'espère que les ententes conclues aujourd'hui à l'occasion de Noël et les idées dont nous avons discuté s'avéreront utiles", a poursuivi Volodymyr Zelensky.

Une nouvelle mouture du plan américain

Le président ukrainien avait révélé mercredi la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, négociée depuis des semaines entre Washington et Kiev. Ce texte prévoit un un gel du front aux lignes actuelles tout en n'offrant aucune solution immédiate sur l'épineuse question des territoires occupés par la Russie, qui représentent plus de 19 % de l'Ukraine.

Contrairement à la version originale, rédigée par les Américains, de ce document, la nouvelle mouture laisse de côté deux exigences majeures de Moscou : un retrait des forces ukrainiennes des territoires du Donbass encore sous leur contrôle et un engagement juridiquement contraignant de Kiev à ne pas adhérer à l'Otan.

Pour cette raison, un accord de Moscou à cette nouvelle version semble improbable. Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou était en train de "formuler sa position" et refusé d'en commenter les détails.

© afp.com/Toby Melville

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Londres, le 8 décembre 2025

Israël : 110 milliards en dix ans pour construire une industrie d’armement indépendante

25 décembre 2025 à 17:37

Israël affiche une ambition claire : s’autonomiser militairement. Le pays investira 110 milliards de dollars — environ 93 milliards d’euros — sur dix ans pour construire une "industrie d’armement indépendante". L’annonce a été faite mercredi 24 décembre par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, lors d’une cérémonie organisée sur une base aérienne militaire dans le sud d’Israël.

Après deux années de guerre sur plusieurs fronts régionaux, le chef du gouvernement a expliqué vouloir "réduire notre dépendance, même vis-à-vis de nos amis". "Nous avons établi notre statut de puissance régionale — et dans certains domaines, de puissance internationale", a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : "La paix se fait avec les forts, et non avec les faibles".

3,3 milliards d'aide américaine en 2025

Israël reste, depuis des décennies, le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine, et l’essentiel de son équipement provient des Etats-Unis. Selon des chiffres du Congrès américain, Washington a fourni au moins 3,3 milliards de dollars de financements militaires à Israël en 2025. Le pays s’approvisionne également auprès de plusieurs Etats européens, mais il fait face à des restrictions croissantes sur les livraisons d’armes en conséquence de sa guerre dévastatrice menée à Gaza depuis octobre 2023.

Parallèlement, un second front s’est rapidement ouvert dans le nord du pays, avec des affrontements contre le Hezbollah libanais pro-iranien. Ces combats ont dégénéré à l’automne 2024 en une guerre ouverte de deux mois.

Israël a également été confronté à l’Iran lors d’une guerre de douze jours en juin dernier, déclenchée par une attaque israélienne d’une ampleur inédite contre des sites militaires et nucléaires, ainsi que des zones résidentielles. Dans ce contexte belligérant, le budget de la défense devrait atteindre 35 milliards de dollars en 2026. Soit 16 % du budget total préparé par le gouvernement.

© Ohad Zwigenberg / POOL / AFP

16 % du budget total Israélien sera dédié à l'armement en 2026.

États-Unis : l'une des cinq personnalités européennes interdites de visa contrattaque en justice

25 décembre 2025 à 18:16
Le Britannique Imran Ahmed, qui compte parmi les cinq Européens interdits de séjour aux États-Unis en raison de leur engagement pour une stricte régulation de la tech, a déposé plainte contre l'administration Trump, écartant temporairement le risque d'être expulsé du pays où il habite depuis 2021.

Etats-Unis : Etat d'urgence à Los Angeles face au risque d'inondations

25 décembre 2025 à 15:51
La Californie a décrété mercredi l'état d'urgence à Los Angeles et plusieurs localités du sud de cet Etat américain, en raison de pluies torrentielles qui font craindre de dangereuses inondations à la veille de Noël. Un énorme couloir de pluies dit "rivière atmosphérique", transportant de la vapeur d'eau emmagasinée dans les tropiques, doit traverser la Californie jusqu'à la fin de semaine, apportant fortes pluies, neige et vent.

Pourquoi la Russie pourrait rejeter le nouveau plan de paix américano-ukrainien

25 décembre 2025 à 15:31

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dévoilé mardi 23 décembre un plan de paix en 20 points, élaboré avec les Etats-Unis, rompant avec une première version d’octobre qui aurait contraint l’Ukraine à céder des territoires et à renoncer à toute adhésion à l’Otan. Présenté comme un "compromis raisonnable" face au plan soutenu par Moscou et l’administration Trump, le nouveau texte inclut des garanties de sécurité réclamées par Kiev ainsi qu’un programme de reconstruction.

Mais pour un Kremlin porté par ses avancées sur le front, le plan est loin d’être acceptable. "C’est une moquerie absolue", a déjà réagi Aleksei Naumov, analyste des affaires internationales basé à Moscou sur Telegram. Selon lui "l’idée est claire : présenter cela aux Américains comme un "compromis", puis rejeter la faute sur la Russie en cas d’échec".

Qu’est-ce qui bloque ?

Au cours des derniers mois, les lignes rouges russes sont restées sensiblement les mêmes : le Kremlin intransigeant demande toujours le retrait des forces ukrainiennes du Donetsk et du Louhansk, et une exclusion définitive de sa potentielle adhésion l’OTAN. Si Vladimir Poutine a évoqué cette semaine de possibles "concessions", potentiellement en abandonnant certaines zones occupées à Kharkiv ou Zaporijia, Moscou entend poursuivre les combats pour prendre l’intégralité du Donetsk.

C’est donc toujours là que les négociations achoppent : le plan ukrainien exige cette fois le retrait des forces russes de plusieurs régions — Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv. La proposition précise également que l’Ukraine retirerait ses troupes des zones de la région de Donetsk qui seraient transformées en zone démilitarisée — mais uniquement si la Russie retirait ses forces d’une bande de territoire équivalente.

Auprès du New York Times (NYT), l’analyste russe Georgi Bovt estime que "le plan n’offre aucun compromis concernant les territoires ni la centrale nucléaire de Zaporijia" à propos de la centrale actuellement occupée par les forces russes mais que l’Ukraine préférerait exploiter conjointement avec les États-Unis. "L’absence de résolution de la question territoriale en fait une proposition inacceptable", estime-t-il.

Pourquoi la Russie peut-elle se permettre de refuser ?

Avec des taux d’intérêt élevés et une croissance en berne, l’économie russe est certes fragilisée par des années de guerre coûteuse, mais elle reste loin d’un effondrement susceptible de forcer un changement de cap. "Le Kremlin semble toujours penser qu’il peut gagner davantage en poursuivant la guerre" analyse ainsi le journal américain.

Les avancées russes sur le terrain sont lentes, mais régulières. Moscou contrôle actuellement environ les trois quarts de la région de Donetsk, et pourrait en achever la conquête en 18 mois au rythme actuel. Sans compter que 417 000 recrues ont signé de nouveaux contrats avec l’armée russe en 2025, selon Dmitri Medvedev, ce qui permet au Kremlin de poursuivre le conflit malgré de lourdes pertes.

Pour le NYT, Moscou continue de négocier avant tout pour des raisons tactiques : préserver une relation de travail avec Washington, éviter de porter seul la responsabilité de l’échec diplomatique et retarder de nouvelles sanctions américaines, notamment. Notamment après celles imposées en octobre par Donald Trump contre les deux géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil. Pour l’analyste ukrainien Volodymyr Fessenko cité par le NYT, la position du Kremlin est claire : "Poutine n’a aucune intention de mettre fin à la guerre" et utilise les discussions comme un levier diplomatique plutôt que comme une voie vers la paix.

© AFP

La Russie devrait rejeter le nouveau plan de paix proposé par l'Ukraine et les Etats-Unis.

La Russie a fait une "proposition" à la France sur le chercheur emprisonné Laurent Vinatier

25 décembre 2025 à 14:30

La Russie a annoncé jeudi 25 décembre avoir fait une "proposition" à la France concernant l'affaire du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024 et qui pourrait être jugé pour "espionnage".

La Russie a arrêté plusieurs ressortissants occidentaux pour divers motifs depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et a procédé à des échanges de prisonniers avec les Etats-Unis. Cette annonce surprise intervient alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt à un contact direct entre les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron.

"Il y a eu des contacts appropriés entre notre partie et les Français. En effet, une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l'AFP. "La balle est dans le camp de la France maintenant", a-t-il ajouté, en affirmant ne "pas pouvoir fournir de détails" car "c'est un domaine très sensible". Contacté par l'AFP, le ministère français des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.

Condamné à trois ans de prison

Interrogé par un journaliste français sur ce sujet vendredi dernier lors de sa conférence de presse annuelle, le président Vladimir Poutine avait affirmé "ne rien savoir" de l'affaire de Laurent Vinatier et en entendre parler pour la première fois. "Je vous promets que je vais me renseigner. Et s'il y a la moindre chance de résoudre cette question de manière positive, si la loi russe le permet, nous ferons tout notre possible", a-t-il alors assuré.

Laurent Vinatier a été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s'être enregistré en tant qu'"agent de l'étranger", alors qu'il collectait des "informations militaires" pouvant être "utilisées contre la sécurité" de la Russie. L'intéressé avait reconnu les faits, mais plaidé l'ignorance. En août, il avait comparu devant un tribunal russe pour des accusations d'"espionnage" qui, si elles étaient confirmées, risqueraient d'alourdir considérablement sa peine.

L'enquête a été prolongée et il pourrait faire l'objet d'un nouveau procès pour espionnage fin février 2026, selon son avocat français. Laurent Vinatier avait déclaré en août ne s'attendre "à rien de bien, à rien de positif" après avoir appris ces nouvelles accusations. Ses parents avaient assuré à l'AFP que leur fils était un "prisonnier politique", un "pion" utilisé par les Russes pour "faire pression". Ce chercheur de 49 ans, spécialiste de l'espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s'agissant de l'Ukraine.

Paris a exigé de Moscou la libération de son ressortissant, accusant la Russie de chercher à prendre des Occidentaux en otage, alors que les relations entre les deux pays traversent une période de tensions. Une cinquantaine de personnalités, dont les écrivains Emmanuel Carrère et Annie Ernaux, ont demandé à la France d'oeuvrer à sa libération dans une tribune publiée par le journal Le Monde, estimant qu'il est "prisonnier d'un jeu politique et diplomatique qui le dépasse".

Les relations entre Paris et Moscou ont été glaciales ces dernières années, la France accusant la Russie d'actes de déstabilisation et de désinformation sur son territoire, tandis que Paris se voit reprocher par Moscou son soutien militaire à l'Ukraine ou encore de censurer les médias russes.

Fin novembre, trois personnes ont par ailleurs été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d'une double affaire d'ingérence et d'espionnage économique au profit de Moscou. La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a cependant jugé qu'il allait "redevenir utile" pour les Européens de parler à Vladimir Poutine, plutôt que de laisser seuls les Etats-Unis - qui s'imposent en médiateur principal dans le règlement du conflit ukrainien - à la manoeuvre dans les négociations. Dmitri Peskov a réagi aussitôt en disant que Vladimir Poutine était "prêt au dialogue" avec son homologue français.

© afp.com/Alexander NEMENOV

Le Français Laurent Vinatier, accusé de ne pas s'être enregistré en tant qu'"agent de l'étranger", dans la cage des accusés lors d'une audience au tribunal du district de Zamoskvoretsky à Moscou, le 3 septembre 2024

"Amazon mais avec des êtres humains" : le plan de l'administration Trump pour détenir 80 000 migrants

25 décembre 2025 à 12:30

Gérer les migrants comme de la marchandise. Selon des informations du Washington Post - illustre quotidien d’investigation américain - l’administration de Donald Trump prépare une refonte massive du système de détention des immigrés aux Etats-Unis, avec un projet visant à enfermer jusqu’à 80 000 personnes simultanément dans des entrepôts industriels rénovés. Une information pour l’heure niée par le gouvernement américain.

D’après des documents internes de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) consultés par le quotidien, sept centres de détention de grande capacité — pouvant accueillir chacun entre 5 000 et 10 000 personnes — devraient être mis en service, complétés par seize sites plus petits. L’objectif affiché est d’accélérer les expulsions grâce à un "système d’acheminement structuré", permettant de mettre fin au système actuel de transferts permanents entre centres saturés. "Les personnes nouvellement arrêtées seraient enregistrées dans des sites de traitement pendant quelques semaines, avant d’être dirigées vers l’un des sept grands entrepôts […] où elles seraient maintenues en vue de leur expulsion", détaille le WP.

Des entrepôts situés dans des Etats républicains

La majorité de ces entrepôts seraient implantés à proximité de grands hubs logistiques en Virginie, au Texas, en Louisiane, en Arizona, en Géorgie et dans le Missouri, des Etats dirigés par des Républicains et favorables à la politique migratoire de Donald Trump. L’ICE prévoit d’aménager les bâtiments, avec dortoirs, sanitaires, cuisines, unités médicales, espaces de loisirs intérieurs et extérieurs, et bibliothèques juridiques et bureaux administratifs, certaines installations étant adaptées aux familles.

Ce plan s’inscrit dans la stratégie plus large de Donald Trump visant à détenir et expulser des millions d’immigrés, alors que plus de 579 000 personnes ont déjà été expulsés cette année. Et le rythme ne ralentit pas : au début de ce mois, l’ICE détenait plus de 68 000 personnes, selon les données de l’agence — un niveau record. Près de la moitié, soit 48 % de ces personnes, n’ont aucune condamnation pénale ni aucune poursuite pénale en cours, selon les données de l’ICE.

L’administration dispose déjà de 45 milliards de dollars votés par le Congrès pour étendre le dispositif de détention, après avoir déjà rouvert des prisons désaffectées, utilisé des bases militaires et installé des camps de tentes dans des régions isolées gérées par des gouverneurs républicains. En plus de cela, le gouvernement a déjà attribué un contrat de 30 millions de dollars pour une aide en matière de "services de diligence raisonnable et de conception conceptuelle" pour les nouvelles installations, selon les registres des marchés publics.

"Gérer cela comme une entreprise"

Les nouvelles structures doivent, selon les documents cités par le journal, "maximiser l’efficacité, minimiser les coûts, raccourcir les délais de traitement" et "promouvoir la sécurité, la dignité et le respect". Le directeur par intérim de l’ICE, Todd M. Lyons, assume une approche managériale : "Nous devons mieux apprendre à gérer cela comme une entreprise", a-t-il déclaré lors d’une conférence sur la sécurité des frontières en avril documentée par l’Arizona Mirror. Allant jusqu’à comparer l’objectif à l’efficacité de la livraison de colis d’Amazon : "Comme Prime, mais avec des êtres humains".

Le projet suscite toutefois de vives critiques, notamment de la part d’experts et de défenseurs des droits humains. "C’est déshumanisant", dénonce Tania Wolf, du National Immigration Project, citée par The Washington Post, estimant que les personnes détenues seraient traitées "comme du bétail". Des experts de l’immobilier commercial estiment que le regroupement des personnes détenues dans des entrepôts poserait ses propres problèmes logistiques. Ces structures sont conçues pour le stockage et l’expédition, et non pour l’hébergement humain. Elles sont souvent mal ventilées et dépourvues de contrôles précis de la température — et, parce qu’elles sont généralement situées loin des zones résidentielles, elles peuvent ne pas disposer des réseaux de plomberie et d’assainissement nécessaires pour accueillir des milliers de résidents à temps plein.

Aucun calendrier de construction ou mise en service n’est pour l’heure établi, et le projet d’appel d’offres n’est pas définitif et peut encore évoluer. Mais selon un courriel interne consulté par The Post, "l’ICE prévoit de le partager cette semaine avec des entreprises privées de détention afin d’évaluer leur intérêt et d’affiner le plan. Un appel d’offres formel pourrait suivre peu après", affirme le journal.

© afp.com/OCTAVIO JONES

Une personne arrêtée par des policiers dans le quartier Brighton Park de Chicago, au cours d'une opération des agents de l'ICE, le 4 octobre 2025 dans l'Illinois

Reconnaissance de la Palestine en 2025 : une victoire diplomatique, et après ?

25 décembre 2025 à 15:08
La reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays occidentaux en septembre, à l’initiative de la France, s'impose comme l'un des événements diplomatiques de l'année 2025. Ce tournant essentiellement symbolique pour les Palestiniens peut-il marquer la fin d’une impasse géopolitique vieille de plusieurs décennies ?

❌