En France, de nouvelles mobilisations en ordre dispersé en soutien aux Iraniens

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Les États-Unis l’ont surnommé le "renifleur nucléaire". Un avion de l’US Air Force capable de détecter des signes d’activité nucléaire s’est posé vendredi 30 janvier sur la base américaine de RAF Mildenhall, dans le Suffolk, au Royaume-Uni, selon le journal britannique The Telegraph. Le WC-135R Constant Phoenix est spécialisé dans la détection de particules radioactives dans l’atmosphère, ce qui lui permet d’identifier des traces liées à des essais ou à des incidents nucléaires.
Selon certaines spéculations, s’il venait à être déployé vers des bases américaines au Moyen-Orient, l’appareil pourrait servir à déterminer si l’Iran mène ou non des tests en vue de développer l’arme nucléaire sur son territoire — une pratique interdite par le Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire et redoutée par plusieurs membres de la communauté internationale.
La présence de ce fleuron stratégique de la flotte américaine sur le sol britannique pour ce qui pourrait n'être qu'une escale intervient alors que les hypothèses d’une frappe américaine contre l’Iran se multiplient ces derniers jours, après les attaques menées en juin dernier contre des installations nucléaires iraniennes. Actuellement du matériel militaire américain continue d’être déployé au Moyen-Orient, et Donald Trump a averti mercredi que "le temps était compté" pour que Téhéran signe un nouvel accord interdisant l’arme nucléaire.
Dans le même temps, l’Union européenne a annoncé le classement des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, une mesure que le Premier ministre britannique Keir Starmer refuse pour l’instant d’adopter. Le régime des mollahs a réagi en classant à son tour les armées européennes comme des groupes terroristes.
En juin dernier, le Constant Phoenix, opéré par le 45e escadron de reconnaissance, avait déjà été déployé depuis les États-Unis vers le Moyen-Orient quelques jours avant le bombardement des sites nucléaires iraniens. L’appareil avait également fait escale au Royaume-Uni en janvier 2022, peu avant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, nourrissant depuis les interprétations stratégiques autour de ses déplacements.
Les autorités de défense américaines soulignent toutefois que la présence de l’avion ne signifie pas une action militaire imminente. Placé sous mission des Nations unies, il sert à surveiller le respect des accords internationaux interdisant les essais nucléaires, avec des vols d’échantillonnage menés partout dans le monde. "Il ne cherche pas une arme, il vérifie qu’aucun essai au sol n’a lieu", a expliqué une source au Telegraph.

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