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Droits de douane : qu’est-ce que l’instrument anticoercition de l’UE évoqué par Emmanuel Macron après les menaces de Donald Trump ?

18 janvier 2026 à 15:00
Cet outil vise à répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne.

© JIM WATSON / AFP

Le président américain, Donald Trump, rencontre son homologue français, Emmanuel Macron, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 24 février 2025.

Face à la menace de nouvelles taxes Trump, les Européens prêts à riposter, entre nouveaux droits de douane et mesures anticoercition

18 janvier 2026 à 14:36
A Bruxelles, il n’est pas question de rééditer le spectacle d’une Europe tétanisée quand Washington multipliait les mesures commerciales punitives. La riposte au coup de force tarifaire du président américain pour conquérir le Groenland devrait être examinée lors d’une réunion des ambassadeurs de l’Union européenne ce dimanche.

© KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Emmanuel Macron, son homologue finlandais, Alexander Stubb, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, à l’Elysée, le 6 janvier 2026.

Présidentielle au Portugal: «L'extrême droite a une chance très faible d'être élue»

18 janvier 2026 à 13:40
Les Portugais votent ce dimanche pour le premier tour d'une élection présidentielle où le candidat d'extrême droite pourrait confirmer sa popularité grandissante, en se qualifiant pour le second tour. Selon les derniers sondages, André Ventura, président du parti d'extrême droite Chega, pourrait arriver en tête de ce scrutin, mais le député de 43 ans aurait très peu de chances de l'emporter au second tour, prévu le 8 février. Décryptage avec Yves Léonard, historien français, spécialiste du Portugal, membre du Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP) et chercheur-associé à l’université de Rouen-Normandie.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : la Russie poursuit ses attaques sur les infrastructures énergétiques

18 janvier 2026 à 13:12
Moscou a provoqué de vastes coupures d’électricité dans le pays qui ont privé des milliers de personnes de chauffage, alors que les températures peuvent atteindre − 20 °C dans certaines régions.

© GENYA SAVILOV/AFP

Un secouriste des services d’urgence ukrainiens dégage les stalactites de glace qui se sont formées sur la façade d’un immeuble résidentiel après la rupture d’une canalisation de chauffage gelée suite aux attaques de missiles et de drones russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, à Kiev, le 17 janvier 2026.

Cynthia Miller-Idriss, sociologue, au sujet de la mort de Renee Good : « Une citoyenne américaine a été abattue en plein jour et le gouvernement défend le tueur »

18 janvier 2026 à 12:30
Autrefois venue des marges de la société, la violence d’extrême droite fait désormais partie de la politique officielle du gouvernement Trump, qui la met notamment en œuvre avec la police fédérale de l’immigration, dénonce la professeure américaine dans une tribune au « Monde ».

© LE MONDE

EN DIRECT, Groenland : les pays européens menacés de nouveaux droits de douane par Donald Trump « restent unis » et veulent défendre leur « souveraineté »

18 janvier 2026 à 12:12
Donald Trump a menacé samedi huit pays, dont la France, de droits de douane de 10 % sur toutes les marchandises expédiées aux Etats-Unis à compter du 1ᵉʳ février 2026, tant que ces pays s’opposent à l’annexion du territoire autonome danois par les Etats-Unis.

© Anders Holst pour « Le Monde »

Nouvelles menaces de Trump sur le Groenland et l'UE: réactions indignées en Europe, quelle riposte de l'UE

Par :RFI
18 janvier 2026 à 11:12
Les huit pays européens qui ont déclenché une mission militaire au Groenland se verront imposer à compter du premier février des droits de douane de 10% et de 25% à compter du 1er juin « jusqu'à la vente totale du Groenland », a déclaré Donald Trump. Les réactions indignées à travers l’Europe n’ont pas traîné et la question de mesures de rétorsion commence à se poser..

Groenland : les menaces douanières de Donald Trump provoquent une crise transatlantique inédite

18 janvier 2026 à 10:30

La menace est concrète désormais. Face au refus du Danemark de céder le Groenland, Donald Trump a annoncé une série de représailles commerciales contre plusieurs pays européens, ouvrant une crise sans précédent dans les relations transatlantiques.

Dans un message publié samedi 17 janvier sur son réseau Truth Social, Donald Trump a ciblé huit pays accusés de jouer "un jeu très dangereux" en affichant leur solidarité avec Copenhague. Ces Etats ont récemment procédé à des déploiements militaires symboliques au Groenland, dans le cadre d'exercices conjoints, afin d'affirmer leur soutien à la souveraineté danoise sur le territoire. "Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu. Il s’agit d’une situation très dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète. (...) Il est donc impératif, afin de protéger la paix et la sécurité mondiales, de prendre des mesures énergiques pour que cette situation potentiellement périlleuse prenne fin rapidement et sans équivoque", écrit Donald Trump.

Affaiblissement durable de l'Otan

Face à cette situation "potentiellement périlleuse" - des Européens qui affirment leur souveraineté - Donald Trump brandit l’arme qu’il privilégie depuis le début de son second mandat : les droits de douane, invoqués jusqu'à présent au nom de la protection de l'industrie américaine, et cette fois assumés comme un levier de pure pression politique. Des droits de douane supplémentaires de 10 % doivent ainsi entrer en vigueur le 1er février prochain, avant d'être portés à 25 % au 1er juin, et maintenus jusqu'à la conclusion d'un accord pour un "achat total et complet" du Groenland par la partie américaine. Ces nouveaux tarifs viendraient s'ajouter aux droits de douane déjà appliqués par les Etats-Unis aux importations européennes et britanniques, accentuant encore la pression économique exercée par Washington.

Donald Trump justifie son initiative par des impératifs douteux de sécurité nationale et mondiale, affirmant que la Chine et la Russie convoitent le Groenland et que seul un contrôle américain permettrait de garantir la stabilité stratégique de la région. Il invoque également le projet de "Dôme d'or", un système de défense antimissiles encore flou, dont l'efficacité maximale nécessiterait, selon lui, l'intégration du territoire groenlandais. Une argumentation largement contestée par les Européens.

La rhétorique de la Maison-Blanche s'est durcie ces dernières semaines et alimente, côté européen, la crainte d'un affaiblissement durable de l'Otan. Qu'on y pense : tout ceci fait suite à un exercice militaire déployé au titre de la solidarité de pays de l'Otan envers un pays de l'Otan menacé par un autre pays de l'Otan... C'est inédit depuis sa création en 1949. Mais pour Donald Trump, la question de l'Alliance se traite de façon plus pragmatique. "Nous avons subventionné le Danemark, tous les pays de l’Union européenne et d’autres pays pendant de nombreuses années en ne leur imposant aucun droit de douane ni aucune autre forme de rémunération", écrit également Donald Trump, estimant que ces pays font preuve d'ingratitude. "Aujourd’hui, après des siècles, il est temps que le Danemark rende la pareille." Qu'il mette en œuvre ses menaces douanières ou non, le "lien transatlantique", fondement de l’Alliance, est brisé.

Répondre ou temporiser ?

Pour les Européens, toute cette affaire du Groenland est le réveil brutal face à une dépendance totale vis-à-vis des Américains, et la prise de conscience de la divergence des intérêts. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui avait jusqu'à présent refusé de se lancer dans une guerre commerciale face aux Etats-Unis, a averti que les droits de douane "mineraient les relations transatlantiques" et risqueraient de déclencher "une dangereuse spirale descendante". "L'exercice militaire danois, pré-coordonné, mené avec des alliés, répond à la nécessité de renforcer la sécurité dans l'Arctique et ne constitue une menace pour personne. L'Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté", a-t-elle affirmé. Emmanuel Macron a assuré que l'Union européenne ne se laisserait pas intimider, tandis que plusieurs capitales ont insisté sur la nécessité de défendre la souveraineté européenne de manière unie.

Des concertations se sont immédiatement engagées entre Etats membres. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a indiqué qu'il "coordonne une réponse commune des Etats membres de l'Union européenne sur cette question". Cette perspective ravive les appels, notamment au Parlement européen, à activer l’instrument anti-coercition de l’UE. Cet outil de défense commerciale adopté en 2023 permet aux Vingt-Sept d'engager une série de mesures de rétorsion à l'égard d'un pays tiers, allant jusqu'à restreindre l'accès des entreprises du pays au marché unique. Il n'a encore jamais été déclenché, mais a été conçu précisément pour répondre à ce genre de chantage politique. Ne pas l'employer dans le cas présent pourrait lui faire perdre sa crédibilité.

Mais l'Europe peut être très tentée d'attendre. Car la menace de Donald Trump intervient dans un contexte juridique incertain aux Etats-Unis. Donald Trump fonde son recours aux droits de douane sur une loi de 1977, l'International Emergency Economic Powers Act, dont la constitutionnalité de l'usage extensif est actuellement examinée par la Cour suprême. Une décision est attendue dans les prochaines semaines et pourrait fragiliser l'ensemble de l'édifice tarifaire mis en place par la Maison-Blanche.

© REUTERS

PHOTO D'ARCHIVE : Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une cérémonie organisée pour inaugurer un tronçon routier de 6,4 km reliant l'aéroport de West Palm Beach à son domaine de Mar-a-Lago, baptisé « President Donald J. Trump Boulevard », au domaine de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, aux États-Unis, le 16 janvier 2026. REUTERS/Kevin Lamarque/Photo d'archive

Incendies au Chili : environ 20 000 personnes évacuées dans le sud du pays

18 janvier 2026 à 11:02
Les gardes forestiers et les pompiers combattent actuellement 19 incendies à travers le pays, dont 12 dans les provinces de Ñuble et du Biobio, à quelque 500 kilomètres au sud de Santiago, la capitale.

© Juan Gonzalez/REUTERS

Des bâtiments calcinés après le passage de l’incendie de forêt dans la région de Biobio, à Concepcion (Chili), le 18 janvier 2026.

En Libye, la réponse d’urgence aux réfugiés soudanais, victime collatérale de la baisse de l’aide internationale

18 janvier 2026 à 11:00
A Koufra, première ville libyenne en plein désert après la frontière, où la population a doublé du fait de l’afflux de personnes fuyant les combats, la maigre assistance fournie par les ONG menace de disparaître à cause de la réduction de leurs financements.

© ADRIENNE SURPRENANT / MYOP POUR « LE MONDE »

La docteure Fatma, chargée de la santé sexuelle et reproductive avec l'ONG française Première urgence internationale, prend la pression d'une patiente, dans le centre médical Al-Azil de Koufra, en Libye, le 16 décembre 2025.

Les Européens indignés par Donald Trump, qui les menace de surtaxes douanières tant qu’ils s’opposeront à l’annexion du Groenland

18 janvier 2026 à 10:51
Cette surtaxe, de 10 %, sera effective à partir du 1ᵉʳ février et pourrait s’envoler à 25 % au 1ᵉʳ juin. Emmanuel Macron a annoncé dimanche qu’il demanderait « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains.

© Kevin Lamarque / REUTERS

Le président américain, Donald Trump, à Palm Beach (Floride), le 16 janvier 2026.
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