Jeremy Corbyn says Your Party’s power struggle is over

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Deux semaines après la démission de deux ministres soupçonnés d’être impliqués dans le détournement de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique, nouveau séisme au sommet de l’Etat ukrainien. Ce vendredi, le bras droit et puissant chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak, a remis sa démission après la perquisition menée un peu plus tôt à son domicile par l’agence anti-corruption (NABU) et le parquet spécialisé anti-corruption (SAPO). En cause, sa possible implication dans cette affaire tentaculaire qui empoisonne la présidence ukrainienne au pire moment, alors qu’elle est engagée dans d’âpres négociations avec les Etats-Unis autour d’un plan pour mettre fin à la guerre avec la Russie.
"Sa destitution par le président offre néanmoins au pays une chance de se renforcer, de repenser sa gouvernance et de la rendre plus résiliente, en nommant des personnes intègres et compétentes aux plus hauts postes", juge Daria Kaleniuk, directrice exécutive de l’Anti-corruption Action Center (AntAC), l’une des ONG les plus en pointe en Ukraine dans la lutte contre la corruption. Entretien.
L’Express : Andriy Yermak a été limogé ce vendredi à la suite des perquisitions menées à son domicile. Était-ce inévitable ?
Daria Kaleniuk : C’est à mon sens une décision très positive. Je regrette simplement qu'elle ne soit pas arrivée avant. Volodymyr Zelensky s’appuyait beaucoup trop sur Andriy Yermak, tant en matière de politique intérieure que de politique étrangère. Il était ainsi devenu une sorte de directeur des ressources humaines pour tous les postes clés : ministres, vice-ministres, directeurs d’entreprises publiques, et même pour la nomination de certains responsables des forces de l’ordre. En cela, Andriy Yermak disposait de pouvoirs supérieurs à ceux d’un Premier ministre.
Mais l’enquête Midas a démontré que ce type d’approche ne fonctionne pas. Cela s’est traduit par le détournement d’au moins 100 millions de dollars, rien qu’en 2025, dans le seul secteur énergétique ukrainien. On peut supposer que d’autres cas de corruption à grande échelle ont eu lieu dans des secteurs clés de l’économie ukrainienne. Et cela, au beau milieu de la guerre. Par conséquent, Andriy Yermak aurait dû être démis de son poste bien plus tôt. Sa destitution par le président offre néanmoins au pays une chance de se renforcer, de repenser sa gouvernance et de la rendre plus résiliente, en nommant des personnes intègres et compétentes aux plus hauts postes. Rien n’est encore acquis, mais le départ d’Andriy Yermak nous donne des raisons d’espérer.
Pouvait-il ignorer la corruption révélée dans l’affaire Midas ?
C’est impossible, car toutes les décisions relatives à la gestion du pays - au niveau des vice-ministres, mais aussi à celui des dirigeants des entreprises publiques -, étaient filtrées par lui. Cela signifie qu’Andriy Yermak, à la position qui était la sienne, ne pouvait pas ignorer cette corruption à grande échelle. Et même dans l’hypothèse où il n’aurait pas eu connaissance de ces détournements de fonds, le fait d’avoir choisi des personnes qui s’y adonnent pour occuper des postes aussi importants le discrédite. Pour ces deux raisons, son limogeage est largement justifié.
Par ailleurs, lorsque la NABU et le SAPO effectuent des perquisitions, cela signifie généralement qu’il existe déjà des preuves qui ont été examinées par le tribunal et que celui-ci a autorisé ces investigations. Cela signifie donc que des éléments importants pour l’enquête pouvaient se trouver chez Andriy Yermak. Pour l’heure, il n’y a pas eu d’inculpation, mais nous en saurons davantage dans les jours ou semaines à venir.
Volodymyr Zelensky se retrouve-t-il dans une position particulièrement précaire après ces nouveaux développements ?
Il est toujours le président élu de l’Ukraine. Et je pense qu’il peut maintenir sa légitimité après ce limogeage. A vrai dire, le fait d’écarter des personnes dont l’intégrité faisait défaut me semble le placer dans une bien meilleure position. A l’issue de l’enquête et de ce type de décision, il pourra s’entourer de professionnels honnêtes et compétents, et ainsi renforcer sa présidence. J’applaudis donc sa décision de limoger Andriy Yermak. Mais j’espère aussi qu’il tirera les leçons du passé et qu’il ne reproduira pas les erreurs commises.
C’est en tout cas le plus grand scandale de corruption de sa présidence à ce jour…
Je dirais même que cela ne se limite pas à la période de la présidence de Zelensky. C’est l’enquête la plus complexe et la plus marquante menée par les organismes anticorruption ukrainiens depuis l’indépendance de l’Ukraine. L’Ukraine, en tant qu’État, n’a jamais connu d’enquête d’une telle ampleur au sein de l’entourage du président. Mais je tiens à souligner que cela signifie que les organismes anticorruption ukrainiens fonctionnent bien malgré la guerre. Et c’est un grand succès pour eux.
Volodymyr Zelensky a-t-il commis une erreur en tardant autant à limoger Andriy Yermak ?
C’est ce que je pense. Il aurait pu le limoger plus tôt, dès la révélation de l’enquête Midas. Cela fait deux semaines. C’était à mon sens le moment pour Zelensky de prendre la bonne décision. Mais mieux vaut tard que jamais. Du reste, d’autres personnes seront peut-être impliquées dans cette enquête, car NABU a souligné qu’il existe mille heures d’enregistrements audios, et ils n’en ont probablement reconstitué que dix pour cent, voire moins. Il est donc probable que l’enquête ne s’arrête pas là.
Cette crise survient en tout cas à un moment critique pour l’Ukraine, alors que Kiev est engagé dans des négociations très difficiles avec les États-Unis concernant le plan russo-américain pour mettre fin à la guerre. Cela ne risque-t-il pas d’affaiblir sa position dans les négociations ?
Je pense qu’en réalité, il n’y a que l’état de nos forces armées et de nos institutions qui puissent affaiblir la position de l’Ukraine dans les négociations. Et en bâtissant des institutions intègres, nous renforçons nos positions et nous devenons plus forts. La Russie n’a de toute façon aucune intention de faire la paix. Son intention réelle est de nous rayer de la carte. Par ailleurs, ce n’est pas à Washington et à la Maison Blanche de décider comment mettre fin à cette guerre, mais au peuple ukrainien, avec l’aide de ses partenaires européens. Et nous sommes très reconnaissants envers l’Europe pour son soutien, et espérons qu’il se poursuivra, afin de gagner cette guerre et empêcher toute capitulation. Car toutes ces discussions sur un accord de paix ne consistent en définitive qu’à vendre l’Ukraine à la découpe. Or nous ne sommes pas prêts à cela. Ce n’est pas la paix, mais l’anéantissement du pays.
Craignez-vous que la Russie n’essaie d’exploiter la situation ?
La Russie diffuse constamment un narratif selon lequel l’Ukraine est le pays le plus corrompu du monde. Et elle continuera de répandre ce type de message quoi que nous fassions. Mais peu importe ce que dit la Russie, car elle n’est autre que l’Etat agresseur. Ce qui m’importe, c’est de savoir que nos institutions sont capables d’enquêter sur la corruption à grande échelle, même en temps de guerre. Et elles ont prouvé qu’en Ukraine, nous disposons d’un système de contrôle et d’équilibre des pouvoirs. Il existe des institutions démocratiques capables d’identifier la corruption et de la sanctionner pénalement. En Ukraine, des individus ou des institutions ont la capacité de contester le président, et c’est une bonne chose. Et la réalité, c’est que la Russie ne peut pas en dire autant.
Pensez-vous que NABU et SEP puissent être la cible de nouvelles attaques du pouvoir après ces récents développements ?
Ce risque me semble limité aujourd’hui, parce qu’ils n’ont plus d’ennemis clairement identifiés. Je crois qu’il est donc peu probable que des attaques, telles que celles de l’été dernier, lorsqu’une loi sapant l’indépendance des instances anticorruption avait été votée, avant que le pouvoir ne fasse marche arrière sous la pression, se reproduisent. A mon sens, ce type d’attaque portrait la marque d’Andriy Yermak, mais il n’est plus en poste aujourd’hui.
Que devrait faire Volodymyr Zelensky pour renforcer la lutte contre la corruption en Ukraine ?
Il doit suivre les recommandations du rapport d’adhésion à l’UE. A cet égard, il me semble nécessaire de restructurer le Bureau du Procureur général et le Bureau d’enquêtes d’État. Les responsables de ces services de police doivent être sélectionnés dans le cadre d’une procédure de sélection concurrentielle et rigoureuse. Jusqu’à présent, le Procureur général, Ruslan Kravchenko, obéissait aux ordres illégaux d’Andriy Yermak et lançait des attaques contre les organismes anticorruption en fabriquant des accusations contre eux. Il doit donc démissionner, tout comme Andriy Yermak.
De plus, le Parlement doit voter une loi en bonne et due forme, prévoyant la nomination d’un nouveau Procureur général. C’est ce que prévoit le rapport d’adhésion à l’UE. Il devrait en être de même pour le Bureau d’enquêtes d’État. Ce service menait également des persécutions, notamment politiques, contre des agents de NABU et SAPO, ainsi que contre notre organisation, et en particulier contre notre président, Vitaly Chabounine. Il est donc essentiel d’assainir tous ces services.
Comment la lutte contre la corruption s’inscrit-elle dans le combat plus large que mène l’Ukraine contre la Russie ?
La lutte contre l’agression russe et celle contre la corruption sont étroitement liées. Pour le comprendre, prenons l’exemple de l’affaire Midas. Lorsqu’il y a détournement de fonds dans les infrastructures énergétiques critiques, cela signifie que ces mêmes infrastructures ne seront pas aussi bien préparées qu’elles devraient l’être pour faire face aux attaques régulières de missiles et de drones russes. Et que par là même, cela entraînera davantage de coupures de courant aux conséquences graves et parfois mortelles dans certaines situations.
De même, s’il y a détournement de fonds dans le secteur de la défense, cela signifie que l’Ukraine ne produira, par exemple, pas autant d’armements et d’équipements qu’elle le pourrait. Et que l’armée ne recevra de facto pas tout le matériel qu'elle aurait dû avoir en temps voulu. Ce qui, là encore, peut se traduire par davantage de morts au sein de nos forces. La lutte contre la corruption et celle contre l’envahisseur russe sont donc très directement liées. La corruption, comme l’incompétence au sein de nos institutions étatiques, est une chose que nous ne pouvons pas nous permettre. Cela contribue à notre affaiblissement. Toutes nos décisions doivent reposer sur le professionnalisme, l’intégrité, le patriotisme, et la volonté de servir le peuple en temps de guerre. Pas sur l’intérêt particulier d’une poignée d’individus.

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From Thief VR to Men in Black, there's still a few new VR games left before 2025 ends. Here are our December highlights on Quest, Steam, and PS VR2.
It's been a hectic couple of months for new games, and November delivered plenty of hits. Between Roboquest VR, Hotel Infinity, Demeo x Dungeons & Dragons, Marvel's Deadpool VR, Lumines Arise, Glassbreakers, Of Lies and Rain, Laser Dance, Forefront, and Little Critters, there was something for almost everyone. That's before mentioning Tracked, Syberia VR, Starvault, and Inu Atsume VR, or fresh ports like Thrasher and RUSH.
The year's almost over, but more new VR games continue coming. Keep an eye out for the UploadVR Winter Showcase on December 5 for more reveals on our YouTube channel, and we'll update this list across the month. As always, our upcoming VR games list remains regularly updated for a brief rundown on everything else.
It's worth noting that we're excluding Star Trek: Infection for now. While Bloober Team previously confirmed a December 11 launch, last month's trailer and the store pages only say “coming soon.” We've contacted the publisher and will update this if we learn more. We've also removed The Amygdala Protocol after repeated delays, as well as games down as 'Q4 2025' or 'winter 2025.'
Right now, here are our highlights for new VR games this December on Quest, PC VR, and PlayStation VR2.
Ghost Town is the latest VR title from UK studio Fireproof Games (The Room VR). Set in the '80s, this story focuses on a witch turned ghost hunter and exorcist called Edith Penrose, who now heads up a paranormal detective agency with her flatmate across London. Previously released on Steam and Quest, it's now coming to PlayStation VR2.
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Originally launched in 2022 on Quest and Steam, God of Riffs: Battle for the Metalverse is an arcade rhythm game with a heavy metal focus. Using twin guitar axes, you're tasked with taking down swarms of skeletons, flying beasts, and more as you build up combos.
Dark Ride: The Feline Fix is a family-friendly escape room game that deliberately leans into a low-poly aesthetic. Set in a potion shop, you're tasked with curing a village-wide cat transformation. Taking roughly 30 minutes to complete, it's now coming to Steam following a recent Quest launch.
Deadly Delivery is a comedy horror game where you and up to three friends take on postal jobs to earn cash as cel-shaded goblins to pay off your student debts. Developed by Flat Head Studio (We Are One), this involves ferrying goods across procedurally generated maps using proximity-based voice chat to communicate.
How to God by Thoughtfish (Living Room) is a deity-themed sandbox experience that's launching in early access. This lets you train as a deity, completing quests and expanding your powers while managing a mini society, where you can choose to be benevolent or cruel to your people.
Developed by Maze Theory and published by Vertigo Games, Thief VR: Legacy of Shadow is a new entry set directly between the original Thief trilogy and its 2014 reboot. Starring a new protagonist called Magpie, you find yourself fighting back against the city's tyrannical ruler, Baron Ulysses Northcrest. We'll bring you our full review as soon as we can.
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Released for PC back in April, Lushfoil Photography Sim is receiving a free PC VR update later this month. This experience comes with several nature maps you can explore to obtain the perfect photo, also letting you tweak various environmental settings like weather or find new cameras.
Men in Black: Most Wanted is a new entry in the comedic sci-fi franchise by VR veterans Coatsink (Jurassic World Aftermath, Augmented Empire) that's heading to Quest soon. Set in the early 1990s, you play as Agent I while joined by your partner, Agent L, to confront the Cylathians, a hostile alien race. We'll bring you our full review soon.
Originally launched on mobile platforms, free-to-play racing game Boom Karts is now heading to Quest with cross-platform multiplayer. This arcade racer sees you try to secure the win using power-ups and traps, sabotaging rivals along the way. Multiple tracks, various game modes, and progression systems are promised.

Created by TAS Systems, Flight Unlimited is aiming to be the first “full-fledged” flight simulator available standalone on Quest headsets. This comes with 10 aircraft that promise “4K HD cockpits,” aiming for a wider scope than the studio's previous story-based flight simulator, Flight 74.
Pocket Lands is the latest game from Vermillion creator Thomas van den Berge, which lets you build miniature worlds in your home in mixed reality. Letting you resize this diorama to fit your entire living room, hand-tracking controls allow you to grab building material with your hands before jumping in at any moment to explore in first person through fully immersive VR.
Developed by Rogue Sun and IPHIGAMES, Tin Hearts is a Lemmings-style game that explores the story of a fictional Victorian inventor, Albert Butterworth. Guiding toy soldiers through this Dickensian world with block-based puzzles, VR support arrived in a post-launch on PS VR2 and Steam last year. Now, it's coming to Quest with an episodic release that begins on December 11.
Developed by Risa Interactive, VR Giants originally launched on Steam Early Access in 2023, where one person plays on a flatscreen using a gamepad as a tiny companion called David, while the VR player controls Goliath to assist him. Now, it's heading to Quest with the option for both players to jump in using VR headsets.
Salmon Man is a platformer reminiscent of the punishing flatscreen hit Getting Over It with Bennett Foddy. Using only a paddle for locomotion, you have to navigate upstream, and a single mistake can send you back to the start. A Quest demo can be accessed by joining the official Discord server, and there's also one on Steam.
Developed by Digital Lode, Espire: MR Missions originally began life as a mixed reality mode to Espire 2: Stealth Operatives in 2023. Now expanding upon that with new missions and additional systems, it's getting a standalone release later this month. Anyone who owns Espire 2 on Quest before launch will receive MR Missions for free.
Initially debuting on Japanese TV as Sasuke in 1997, Ninja Warrior is a reality TV series that has since received regional remakes across more than 20 countries. Designed as a test of skill and endurance, it's now being adapted as Ninja Warrior VR by MyDearest (Brazen Blaze, Dyschronia) using familiar courses and stylized ninja-like characters.
Created by Not Suspicious (Airspace Defender), Banners & Bastions is a mixed reality tabletop roguelite with hand-tracking controls that's currently available in early access. Following its addition of controller support and a recent content update, it's entering full release this December.
UploadVRDon Hopper
Developed by Odders Lab, Les Mills XR Dance is a fitness program that features over 40 dance routines, one that partners with EDM record label Monstercat for the soundtrack. Featuring five different presenters and four difficulty levels, it's choreographed for different music styles like pop, club, and more. First released on Quest and Pico, it's now heading to PC VR.
Reave is a dark fantasy PvPvE VR extraction game from Alta (A Township Tale) where you battle terrifying creatures and rival players alike as you seek to escape with your riches. It's heading to Quest this December, but it's unclear if the PC VR release will also launch alongside it; that's listed as “coming soon,” but you can request playtest access on Steam.
Shadowgate VR: The Mines of Mythrok has been around since 2021, delivering a fantasy action-adventure set in the world of Kal Torlin. The dungeon crawler's new port runs at a native 120Hz and uses foveated rendering. Headset and Sense controller haptics are supported with adaptive triggers, and eye tracking is also integrated into the gameplay.
Smasher is a cyberpunk shooting action game where you fend off hordes of enemies, forcing you to switch weapons between rounds as you go from protective magic to void cannons. While the Quest store lists a December launch, it's unclear if it will arrive at the same time on Steam.
A VR action roguelite set in the collapsing streets of New York, Street Gods sees you wielding Mjolnir as you attempt to restore your reality. Using comic-book themed visuals and physics-driven combat as you smash through enemies, you can check out our Gamescom preview below to learn more.
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Developed by True Axis, True Surf is a VR port of the mobile game of the same name, allowing grommets and pros alike to carve waves and paddle through iconic locations while climbing the surfing ranks. An official game for the World Surf League, it's launching on Quest soon.
If you're releasing a new VR game we should know about for this article or future monthly roundups, you can use our contact page or email tips@uploadvr.com with details.
Interested in learning about more upcoming VR games? Take a look at our complete list below, which covers upcoming Quest, PC VR, PlayStation VR2, Pico, Apple Vision Pro, and Android XR games:
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A man died in east London earlier this week after reports of a fight, and two people have now been arrested following the incident

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Comme d’autres, il pensait suivre une formation d’un an de garde du corps en Russie. Père de trois enfants, sans emploi : l’homme de 46 ans a vu une opportunité pour résoudre ses difficultés. D’autant que la proposition, séduisante, émane de Duduzile Zuma-Sambudla, la fille de Jacob Zuma, l’ancien président sud-africain : à l’issue de cette période d’un an à apprendre le métier, elle lui promet qu’il pourra travailler en tant qu’agent de sécurité pour le parti politique de son père.
Mais une fois sur place, le rêve devient cauchemar : les "formateurs" donnent au quadragénaire un treillis militaire et un fusil, et l’emmènent à Rostov, dans le sud du pays. Peu de temps après, le voilà en première ligne de la guerre en Ukraine, dormant dans des tranchées au milieu des champs de bataille du Donbass, des chars et des drones. "On nous a menti. Il n’y a pas eu d’entraînement pour les gardes du corps. On partait à la guerre", témoigne-t-il au New York Times ce 29 novembre, amer. Au total, 17 autres hommes seraient tombés dans un piège similaire.
En Afrique du Sud, cette affaire a progressivement pris de l’ampleur, au point que le président, Cyril Ramaphosa, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de leur "recrutement". Une unité d’élite de la police, elle, examine la possibilité de poursuites pénales contre Duduzile Zuma-Sambudla, visée aussi par une plainte de sa sœur, Nkosazana Zuma-Mncube. Dans un communiqué publié le 22 novembre, cette dernière accuse Duduzile Zuma-Sambudla et deux autres personnes de trafic d’êtres humains, d’escroquerie et de soutien à une armée étrangère, assurant que huit membres de leur propre famille auraient été illégalement enrôlés dans l’armée russe. L’Alliance démocratique, deuxième parti politique d’Afrique du Sud, a également porté plainte, après avoir présenté des captures d’écran de ce qu’ils ont décrit comme des échanges de SMS entre Duduzile Zuma-Sambudla et certains de ces recruteurs.
De son côté, la principale mise en cause, aussi députée du premier parti d’opposition, Umkhonto we Sizwe (MK), a démissionné de son poste, déclarant sous serment qu’elle pensait que ces hommes se rendaient en Russie pour un entraînement "légal". La fille de l’ex-président avait elle-même participé à un de ces fameux stages en Russie pendant un mois, affirmant n’avoir jamais été exposée à des combats. "Ces personnes sont arrivées environ une semaine après moi. J’ai partagé des informations innocemment : je n’ai persuadé ni fait pression sur aucune d’entre elles. Le fait que des membres de ma propre famille aient choisi de participer prouve que je n’avais aucune raison de soupçonner que le programme était dangereux", mentionne-t-elle dans sa déclaration à la police, consultée par le média sud-africain Daily News.
Nathi Nhleko, organisateur national du MK, a assuré de son côté que le parti n’était "pas impliqué dans l’affaire russo-ukrainienne", et a souligné que la démission de l’ancienne députée ne constituait en aucun cas un aveu de culpabilité. La loi sud-africaine criminalise en effet le fait de servir dans une armée étrangère sans autorisation gouvernementale.
Au cœur de ce dossier brûlant, Duduzile Zuma-Sambudla a une réputation sulfureuse. L’ancienne élue est actuellement jugée pour trahison, incitation au terrorisme et à la violence, en raison de son rôle présumé dans les émeutes meurtrières qui ont secoué le pays en 2021, après l’arrestation de son père, ayant fait plusieurs centaines de morts. Depuis plusieurs années, Jacob Zuma entretenait des liens étroits avec le gouvernement russe, et Duduzile Zuma-Sambudla elle-même a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la Russie sur les réseaux sociaux. La Direction des enquêtes sur les crimes prioritaires, connue en Afrique du Sud sous le nom de Hawks, a confirmé qu’elle enquêtait actuellement sur elle, bien que les charges restent encore à déterminer, ont précisé les autorités.
En dehors de cette affaire, l’Ukraine a accusé à plusieurs reprises la Russie de recourir à la ruse pour recruter des combattants à travers l’Afrique, où de nombreux gouvernements entretiennent des liens étroits avec le Kremlin, hérités du soutien apporté par l’Union soviétique aux mouvements d’indépendance africains. Andrii Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a publié ce mois-ci sur les réseaux sociaux que plus de 1 400 citoyens de 36 pays africains combattaient pour la Russie, des chiffres néanmoins impossibles à vérifier de manière indépendante.

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L'extraction de minerais des fonds marins suscite convoitise et inquiétude à la fois. Entre promesses économiques et risques écologiques, ces gisements potentiels divisent la communauté internationale.
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Andriy Yermak, Zelensky’s right-hand man, was embroiled in a corruption scandal and faced public backlash

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Jeremy Corbyn and Zarah Sultana were keen to put on a united front at the Your Party conference in Liverpool

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