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Venezuela : "Au-delà du pétrole, les minerais pourraient être un intérêt pour tout le monde"

Donald Trump ne s’en cache pas. La capture de Nicolas Maduro au cours d’une spectaculaire intervention militaire des Etats-Unis à Caracas, dans la nuit du 2 ou 3 janvier, ouvre un accès aux vastes réserves pétrolières du Venezuela. "Nos très grandes compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars […] et commencer à faire gagner de l’argent au pays", a d’ores et déjà prévenu le président américain en conférence de presse.

L’affaire est pourtant loin d’être aussi simple, estime Luisa Palacios, directrice intérimaire de la recherche au Center on Global Energy Policy de l’université Columbia (Etats-Unis). "Les investisseurs américains ont le choix dans la région. Leur décision dépendra de la stabilité du pays, de leur tolérance au risque et des conditions de marché", analyse l'ancienne présidente de Citgo, la filiale américaine de raffinage de la compagnie pétrogazière d’État du Venezuela (PDVSA). Au-delà du pétrole, d'autres ressources pourraient intéresser les puissances étrangères...

L'Express : Quel est l'état réel des réserves pétrolières du Venezuela ? Le chiffre de 300 milliards de barils est souvent évoqué...

Luisa Palacios : On peut avoir des doutes. Mais discuter du niveau exact des réserves - sont-elles plus ou moins importantes que l’Arabie saoudite ? - ne me paraît pas essentiel. Il faut s’en tenir aux faits : oui, elles sont parmi les plus grandes du monde. En revanche, le Venezuela affiche un des niveaux d’extraction les plus faibles de la planète, rapporté aux réserves présumées. Augmenter la production de pétrole ne sera donc pas lié aux capacités de son sous-sol, mais dépendra plutôt de la stabilité politique du pays.

A quoi peut ressembler le secteur pétrolier post-Maduro ?

Dans le scénario le plus optimiste, le Venezuela revient à des niveaux de production qui existaient avant Hugo Chavez. Soit environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour. Mais pour que ce rétablissement se réalise, il faut un gouvernement qui respecte la loi, les contrats passés, l’environnement, les droits humains… Or avec l’équipe de facto au pouvoir après la capture de Nicolas Maduro, ces conditions ne sont pas réunies.

Et quel serait un scénario pessimiste ?

Je parlerai plutôt d’un scénario réaliste. Dans les circonstances actuelles, ce serait que le Venezuela retrouve la production qu’il connaissait en 2018, avant les sanctions pétrolières. Soit 1,5 million de barils par jour.

Une reprise, même partielle, de l’activité pétrolière peut-elle se faire rapidement ?

Certains experts pensent qu’on n’assistera pas à une relative croissance de la production, même avec le gouvernement actuel. Je pense qu’ils se trompent. Ces dernières années, quand les Etats-Unis ont levé les sanctions pétrolières, le Venezuela a pu augmenter sa production d’entre 200 000 et 300 000 barils par jour. Un tel effort ne demande pas nécessairement des investissements spectaculaires. Le pétrole vénézuélien a cependant un problème : il est lourd. Pour pouvoir l’exporter, il faut le mélanger et le traiter avec des condensats [NLDR : une sorte de diluant]. Les sanctions rendaient bien plus difficile l’importation de ce produit, et en bout de course l’exportation du pétrole.

Ensuite, pour connaître une croissance au-delà de ce qui existait en 2018, des changements importants dans les institutions et dans la réglementation sont nécessaires. Enfin, le gouvernement n’a pas d’argent et a fait défaut sur toutes ses obligations. La solution ne peut donc venir que des investissements privés. Chaque entreprise étrangère va soupeser sa décision en fonction de sa tolérance au risque et des conditions de marché. Il faut aussi tenir compte d’une autre donnée : le Venezuela n’est que le cinquième producteur pétrolier d’Amérique latine, derrière le Brésil, le Mexique, l’Argentine et le Guyana. Les investisseurs américains ont le choix dans la région. Dire qu’ils retourneront au Venezuela n’est pas si évident…

Au-delà du pétrole, le Venezuela possède d’autres ressources auxquelles on prête moins attention : du gaz et des minerais critiques…

Le gaz représente une occasion manquée, même si le pays en possède beaucoup. Des entreprises européennes comme Repsol, Eni et Shell tentent d’exploiter ces réserves pour les exporter vers les voisins du Venezuela. Mais des blocages au sein du gouvernement ont jusqu’à présent empêché le pays de devenir un exportateur de gaz naturel.

Les entreprises américaines pourraient-elles aussi s’y intéresser ?

Les États-Unis deviennent actuellement les plus grands producteurs et exportateurs de gaz au monde. Ils n’ont pas véritablement d’intérêt stratégique à s’impliquer dans ce secteur au Venezuela. Et pour le pétrole, le seul intérêt commercial concerne les raffineries américaines. Celles-ci sont conditionnées pour raffiner du pétrole lourd, que les Etats-Unis continuent d’importer - de l’ordre de 4 à 5 millions de barils quotidiens, principalement depuis le Canada. Ces raffineries sont essentiellement situées près du golfe du Mexique. Au lieu de faire transiter le pétrole à travers tout le pays depuis le nord, il pourrait s’avérer plus efficace d’en faire venir du Venezuela.

Qu’en est-il des minerais critiques comme les terres rares, le nickel, le coltan ?

Ils pourraient susciter un intérêt pour tout le monde, et pas seulement les Etats-Unis. Dans les années 1990, les exportations de minerais rapportaient près de trois milliards de dollars par an au Venezuela. A cause de la vague d’expropriations des années 2000, la production a complètement chuté. Il faudrait d’énormes investissements pour pouvoir retrouver les niveaux d’extraction passés.

Le régime de Maduro a bien tenté de tirer parti de ces réserves, surtout situées dans le bassin amazonien, mais sans succès. Et ce pour plusieurs raisons : une mauvaise gouvernance, des exploitations peu transparentes pour ne pas dire illégales, des contrôles environnementaux inexistants… Oui, le potentiel est énorme. Mais le cadre réglementaire reste rudimentaire. Ce n’est donc pas quelque chose que l’on verra à court terme.

© REUTERS

"Le Venezuela a un des niveaux d’extraction les plus faibles de la planète, rapporté aux réserves présumées qui sont pourtant parmi les plus grandes du monde", détaille la chercheuse Luisa Palacios.
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Here’s a short 4K Path Tracing trailer for Resident Evil Requiem

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Capcom’s PRAGMATA will support Path Tracing on PC

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NVIDIA GeForce 591.74 WHQL Driver Available for Download

NVIDIA has just released a new driver for its graphics cards. The NVIDIA GeForce 591.74 WHQL driver offers the best gaming experience for the latest games and updates, and adds support for DLSS 4.5. The NVIDIA GeForce 591.74 WHQL driver adds better support for new creative apps and updates. This includes improvements for NVIDIA Broadcast … Continue reading NVIDIA GeForce 591.74 WHQL Driver Available for Download

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Épisode d'émission : Live Twitch des Nums : Plan B pour Nvidia en 2026, les nouveaux processeurs AMD et Intel et l'écran pliant du prochain iPhone !

Retrouvez votre rendez-vous à ne pas rater sur Les Numériques et Twitch.Au programme de l'émission du mardi 6 janvier : Annonces Nvidia pour 2026 lors du CES Présentation d'Intel et d'AMD au CES Le retour du roi (XPS) chez DEll Asus et les smartphones c'est terminé ! Des Lego led Un dock de charge dopé à l'IA + un iphone = Wall-E Un appareil pour nos...

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NVIDIA DLSS 4.5 is now available to all NVIDIA RTX owners

NVIDIA has just announced the latest version of its DLSS tech, DLSS 4.5, which is now available to all RTX owners. DLSS 4.5 comes with an improved version of DLSS Super Resolution, as well as enhanced Multi-Frame Gen for the RTX50 series GPUs. So, let’s take a closer look at it. NVIDIA DLSS 4.5 features … Continue reading NVIDIA DLSS 4.5 is now available to all NVIDIA RTX owners

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L’Apple Watch chute du podium chez les mordus de la course à pied

Chaque année, RUN’IX interroge sa communauté sur la montre utilisée pour la course à pied, à l’entraînement comme en compétition. Comme son nom l’indique, RUN’IX est un média français suivi de près par les accros de la discipline, souvent très investis dans leur pratique.

Garmin toujours intouchable, Coros confirme sa percée

Cette année encore, Garmin domine largement le classement. Pas moins de 62,6 % des participants déclarent courir avec une montre de la marque américaine.

Image : RUN’IX

La domination de Garmin reste nette, mais sa « part de marché » recule légèrement sur un an (-2,4 %). Une évolution qui pourrait être liée à la stratégie de hausse des prix engagée par le constructeur depuis quelque temps.

En face, Coros s’impose plus que jamais comme le principal challenger. Avec des montres compétitives sur le plan tarifaire, simples à utiliser et dotées de fonctions souvent bien pensées, la marque progresse de 4,6 points et atteint désormais 16,6 %.

Image : RUN’IX

Apple dépassée par Suunto dans un sondage très orienté running

Suunto complète le podium avec une part de marché de 4,5 %. La marque finlandaise a lancé plusieurs modèles l’an dernier, globalement très bien accueillis par la critique, et les efforts semblent avoir payé.

Cette troisième place, Suunto la prend à Apple. Alors que l’Apple Watch représentait encore 6 % des usages dans l’édition précédente, elle recule à la quatrième place en 2025 avec 4,1 %. Derrière, on retrouve Polar (3,3 %), Samsung (1,3 %), puis une multitude d’autres marques sous la barre du pourcent.

Image : Karla Arróniz / Unsplash

Pour Apple, qui a multiplié les efforts pour séduire les sportifs ces dernières années, le résultat peut sembler décevant. Mais il convient de rappeler le biais inhérent à ce sondage : s’il a été réalisé auprès de près de 18 000 personnes, la communauté RUN’IX est majoritairement composée de coureurs au niveau relativement élevé, souvent plus enclins à privilégier des montres très spécialisées.

Une réalité bien différente à l’échelle du grand public

En prenant un peu de recul, le tableau est nettement plus flatteur pour l’Apple Watch. Toujours en 2025, Strava indiquait que l’Apple Watch Series et l’Apple Watch SE étaient les deux montres les plus utilisées sur son réseau, toutes disciplines confondues.

Strava : l’Apple Watch passe en tête des montres de sport

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Enfin, la baisse observée chez RUN’IX peut aussi s’inscrire dans un contexte plus large. En mai 2025, le cabinet Canalys publiait une étude montrant qu’Apple n’était plus le premier vendeur mondial de montres connectées, désormais dépassé par Xiaomi. Avec une croissance limitée à 5 %, Apple affichait alors, au premier trimestre 2025, le taux de progression le plus faible parmi les acteurs du top 5.

L’Apple Watch  perd sa place de numéro un et passe derrière Xiaomi

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Actualité : TCL X11L : le premier téléviseur SQD Mini-Led promet un record de luminosité à 10 000 cd/m² et une prestation très haut de gamme

Lors du CES de Las Vegas, TCL n’annonce pas vraiment les gammes exactes de téléviseurs qui arriveront en France plus tard dans l’année, mais le fabricant donne un bon aperçu de ce que nous pourrons voir arriver sur le marché d’ici quelques mois. Le X11L que nous avons pu voir sur le salon est un grand téléviseur qui inaugure chez TCL la technologie S...

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