Il y a quelques semaines, Bungie a publié un nouveau devlog à propos de leur futur extraction shooter, Marathon. Ils y expliquent avoir pris en compte les retours assez mitigés de l’alpha de mai dernier, en travaillant notamment sur l’ambiance générale. Les couleurs vives sont toujours présentes, mais ils ont ajouté des tas de choses pour salir l’environnement, le rendre plus crédible. Cela passe par des zones beaucoup plus sombres et inquiétantes, afin de tenter de faire ressentir une certaine dangerosité du monde qu’ils ont créé. Ils ont également retravaillé la météo, qui en avait effectivement bien besoin : exit le ciel gris neutre, on nous montre des tempêtes ou un grand soleil, et ça a l’air plutôt réussi.
Côté gameplay, il est toujours difficile de se faire une idée, car le gameplay à la manette ne met pas spécialement en valeur les combats. Il faudra attendre de mettre les mains dessus. En revanche, l’équipe nous détaille le contenu du jeu, et ça ressemble vraiment beaucoup à Escape From Tarkov dans le principe. Il y a plusieurs cartes avec des difficultés plus ou moins importantes, des IA à combattre pour nous faire repérer par les autres équipes, des quêtes à accomplir pour améliorer sa réputation auprès de factions et ainsi avoir le droit de leur acheter de l’équipement, et même des runs scav, traduits ici par des runs qui nous font incarner un robot dans des parties déjà entamées. La différence se situe évidemment sur les armes, bien qu’on nous annonce environ 400 mods, mais aussi sur les capacités qu’il est possible d’améliorer via des arbres de compétences pour chaque faction.
Au final, alors qu’on imaginait mal le projet rebondir suite à son report en juin dernier, on doit avouer que cette présentation nous redonne un peu d’espoir. La grosse inconnue est, bien sûr, le game feel, qui sera déterminant pour savoir si l’on y restera plus d’une soirée.
C’est par le biais de nos confrères de NBC que l’on a appris le décès de Vince Zampella dimanche, à la suite d’un accident de voiture. On ne fait pas souvent de nécrologies sur NoFrag, mais difficile de l’ignorer au vu de l’impact qu’a eu le bonhomme sur l’histoire des FPS modernes.
On le retrouve dès le début des années 2000 dans le studio 2015 Inc, en tant que lead designer sur Medal of Honor: Allied Assault. Il cofonde ensuite Infinity Ward avec Jason West, et travaille avec Activision sur Call of Duty, Call of Duty 2, Call of Duty 4: Modern Warfare et Call of Duty 6: Modern Warfare 2. Si vous connaissez un peu l’histoire d’Activision, vous savez que Bobby Kotick était dans le coin à ce moment, et a voulu entuber les deux hommes en les virant pour éviter de les payer. Cela n’empêche pas Vince de rebondir chez Electronic Arts avec son nouveau studio Respawn Entertainment, pour créer Titanfall, puis Titanfall 2. Il enchaînera avec Apex Legends, puis deux jeux Star Wars qui ne sont pas des FPS (Jedi: Fallen Order et Jedi: Survivor) entrecoupés par le très décevant titre VR Medal of Honor: Above and Beyond. Enfin, en 2020, pour tenter d’endiguer la débâcle de Battlefield 2042, Vince est placé à la tête du studio DICE Los Angeles, plus tard renommé Ripple Effect. Il y restera pour son dernier projet, Battlefield 6, sorti le 10 octobre dernier.
Toute l’équipe de NoFrag se joint à moi pour lui souhaiter bon courage.
S’il y a bien une expression anglophone qui représente Transience, c’est « put your money where your mouth is », à la fois au sens propre et figuré. En effet, BigfryTV, YouTuber de son état, est connu pour ses critiques plutôt virulentes des jeux faits à la va-vite, souvent des asset-flip ou sortis dans un état lamentable, malgré un prix parfois élevé. Mais depuis trois ans, il explique qu’avec son équipe – et sur fonds propres –, ils développent un jeu d’infiltration et d’action en hommage à Project I.G.I., Max Payne et Splinter Cell en faisant tout eux-mêmes. Malheureusement, avoir de la bonne volonté ne suffit pas forcément à faire un excellent jeu. Si ce n’est pas non plus une catastrophe, on s’attendait à une production de bien meilleure qualité.
Transience est un jeu incroyablement bavard. À un point que vous ne pouvez sans doute pas imaginer. Le jeu est donné pour 8 heures à 12 heures. Pourtant, je l’ai terminé en 7 heures, malgré une pelletée de morts inutiles. Pourquoi cet écart ? J’ai passé tous les dialogues possibles. J’ai essayé de m’intéresser un peu à cette histoire rocambolesque de mercenaire trahi par ses employeurs ou un truc comme ça, mais j’ai vite abandonné. En plus des commentaires à la Max Payne pendant les phases de jeu, il y a des cutscenes dont l’aspect des visages nous fait faire un retour au début des années 2000, et qui sont beaucoup trop longues. Et pareil pour les planches de bande dessinée, là encore comme Max Payne, avec des bulles qui s’ajoutent au fur et à mesure que le narrateur les lit, et qui ne s’arrêtent jamais. Le fait que ce soit en anglais uniquement a sans doute un peu accéléré ma lassitude, mais de nombreuses critiques d’anglophones vont aussi dans ce sens. On notera cependant le très bon travail des doubleurs, que ce soit pour notre héros ou pour les personnages secondaires.
On met la partie à chier au début, comme ça on est débarrassé, non ?
En plus de l’histoire, il y a un mode avec des vagues d’ennemis, qui permet de continuer à jouer en profitant de ce qui est finalement le plus intéressant : le combat. Une bonne idée, même si la progression m’a semblée un peu lente pour avoir de meilleures armes.
Si le premier problème touche au scénario, et peut finalement être contourné par des pressions frénétiques de la touche Entrée, l’introduction du titre, elle, est malheureusement imposée. Bigfry l’a lui-même concédé après avoir vu les vagues d’avis négatifs échouer sur la page Steam, ils n’auraient pas dû ouvrir le jeu sur cette longue partie dans des couloirs sans l’équipement complet, rendant le personnage très fragile. D’autant plus que l’IA, assez mauvaise de manière générale, est encore pire dans ces espaces restreints. Il est assez facile de faire une pile de corps sur le pas d’une porte, les ennemis arrivant tranquillement les uns derrière les autres pour prendre leur balle dans la tête. Une séquence longue, inintéressante et parfois frustrante, surtout quand on crève et qu’il faut se retaper une partie du niveau, parce que le checkpoint est un poil trop loin. Heureusement, l’intérêt arrive avec les zones plus ouvertes, permettant des affrontements beaucoup plus amusants, et laissant enfin l’IA s’exprimer un peu. On notera par exemple des échanges radio indiquant qu’ils vont nous contourner – ce qu’ils font effectivement –, procédé très malin repris directement de F.E.A.R. pour générer un comportement crédible. Ça marche la plupart du temps, mais il arrive que nos adversaires nous perdent de vue et reprennent leur routine, malgré l’amoncellement de corps sur leur chemin. C’est expliqué par l’aspect infiltration, qui serait sans doute beaucoup trop compliquée s’ils avaient une réaction vraiment cohérente. Ils sont donc sourds et aveugles, afin de nous laisser jeter un œil ou aller nous cacher derrière une caisse, alors qu’on se trouvait trois mètres devant eux. Il en résulte un sentiment plutôt mitigé : j’ai trouvé l’infiltration assez peu intéressante, car pas immersive pour un sous, mais les combats plutôt sympas.
Un sound design décevant, pour un feeling tout juste correct
S’il y a bien un sujet sur lequel on était sûrs d’avoir un bon résultat, c’était sur le gunfeel. En effet, c’est un sujet souvent abordé par Bigfry, et il semblait impensable qu’il soit raté. C’est donc avec une certaine déception que j’ai constaté que le sound design des armes n’était pas à la hauteur : même sans « silencieux », elles font un bruit d’agrafeuse ! Incompréhensible. D’autant plus qu’on peut les modder en changeant deux ou trois pièces avec un menu diégétique très bien fait, directement inspiré de Crysis. Heureusement, le feedback visuel et le recul sont très bien réglés, ce qui redresse la barre et donne un bon ressenti. On a tout de même un sentiment d’amateurisme qui vient gâcher le plaisir. Dans le même registre, je n’ai pas adhéré à la mécanique de fouiller les moindres recoins des niveaux pour trouver les équipements à fixer sur les armes. Personnellement, je n’en ai pas découvert beaucoup, ce qui ne m’a pas encouragé à expérimenter toutes les armes. Je suis généralement resté sur ce qu’on me proposait au début du niveau, ou j’ai basculé sur l’AK, qui me semblait avoir un peu plus de punch.
Une direction artistique quelconque qui s’améliore jusqu’au bouquet final
Dans un monde absurde, on pourrait mélanger tous les niveaux de Transience dans un grand mixeur, et cela donnerait une direction artistique correcte, sans plus. Avec son très léger cel shading, parfois presque imperceptible, certains environnements ne sont franchement pas très beaux, tandis que d’autres flattent la rétine. Encore une fois, l’amateurisme vient mettre à mal le titre, puisque les premiers niveaux sont clairement les plus moches. On passe donc plusieurs heures dans des zones neutres, sans âme, avant d’arriver sur des choses plus surprenantes. Le clou du spectacle est évidemment la boîte de nuit, avec toutes ses couleurs et lumières, vraiment très réussie. Il arrive, de temps à autre, que l’on se balade dans des zones où l’on ne peut pas sortir son arme, dans lesquelles on croisera des PNJ. Mais leur rendu est très amateur, notamment à cause des animations et des positions des personnages qui nous renvoient quinze à vingt ans en arrière. Du côté des performances, le jeu propose un framerate très acceptable quasiment partout. C’est certainement expliqué par l’utilisation de l’Unreal Engine 4 qui peut encore proposer de jolies choses. Le seul endroit où j’ai constaté une chute (à 60 FPS en 4K avec ma RTX 4090) était un passage assez court dans une zone très peuplée, dans laquelle on n’avait pas d’arme.
Des bonnes idées gâchées par un certain amateurisme
Transience est une déception. Ce n’est pas un jeu raté, mais plutôt un jeu gâché par de grosses erreurs de game design et une IA parfois nulle. L’intro est trop longue et chiante, tout comme les dialogues parfaitement inintéressants. Mais une fois passé un cap, on arrive à ce qui fait le sel du jeu : les combats. Même si le sound design est lui aussi décevant, le gunfeel est assez bon, et on s’amuse bien à éclater la tête de nos adversaires qui parviennent à nous contourner. La partie infiltration a le mérite d’exister et ne fonctionne que par l’inaptitude des ennemis, mais c’est quand même moins marrant que de truffer tout le monde de plomb. Visuellement, on alterne encore une fois entre de l’amateurisme – notamment dans les cutscenes – et des coups d’éclat, prouvant que l’Unreal Engine 4 en a encore sous le capot. En définitive, un jeu très imparfait, mais avec des séquences sympas. Difficile de dire de quel côté de la balance il penchera pour vous.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
Alors qu’il sortait à peine d’une phase de bêta test, PIONER est arrivé en accès anticipé sur Steam le 16 décembre dernier. Une décision assez surprenante pour quiconque doté de ses facultés visuelles, car des défauts étaient toujours présents depuis les premières phases de test en mars 2025. Sans surprise, l’accès anticipé ne corrige pas les problèmes, notamment l’intro, qui dure près de deux heures et qui est bourrée de dialogues incessants, interminables et parfaitement inintéressants avec des dizaines de PNJ. Une horreur. Si vous voulez un petit exemple, le YouTuber BigfryTV en a fait une vidéo. Il montre des séquences strictement similaires à celles qu’on avait vécues dans la preview, sans le moindre changement. Parmi les autres soucis, il y a évidemment eu pas mal de déconnexions avec les serveurs faisant perdre la progression, des crashs, l’animation des ennemis toujours absolument ridicule, le feeling des armes à chier et les graphismes en retard d’une quinzaine d’années.
Si les premières heures ont vu la majorité des avis être négatifs, en partie à cause des serveurs, on est surpris que la tendance se soit légèrement inversée. Trois jours après la sortie, il y a presque 60 % d’avis positifs sur Steam, ce qui montre que les gens sont beaucoup trop indulgents quand le prix des jeux n’est pas excessif. Ce qui rassure cependant, c’est qu’il n’y a pas tant de monde à parcourir les déserts moches de PIONER, puisqu’on a vu un pic de 1 300 joueurs seulement. Il faudra voir l’évolution dans les prochains jours pour savoir si le terme MMOFPS était bien pertinent pour décrire le titre de GFAGAMES.
À la rédac, on n’avait pas envie de se plonger dans l’accès anticipé dès maintenant, car ce qu’on en avait vu laissait supposer encore plusieurs années de travail avant d’avoir une expérience agréable et fonctionnelle. Les retours confirment qu’on a bien fait de ne pas perdre de temps dessus. Mais ça ne veut pas dire que le jeu est perdu. Si les développeurs se sortent les doigts et bossent notamment sur le feeling et l’immersion, ils pourraient en faire quelque chose d’intéressant.
En attendant, relisez notre preview de la démo solo de mars : c’est l’intro de cet accès anticipé. On vous déconseille donc fortement de vous lancer dans PIONER, actuellement à -10 % pour la sortie sur Steam, soit 27 € jusqu’au 30 décembre.
Moins d’un mois après une vidéo de gameplay, Saber Interactive continue sa communication autour de Clive Barker’s Hellraiser: Revival en publiant un dev diary. Différents membres de l’équipe se succèdent pour dire à quel point c’est cool de travailler sur un jeu issu de la licence, et que la violence, le gore, l’horreur et le sexe, c’est trop cool – mais jamais gratuit ! Si ça vous intéresse, vous pouvez regarder la vidéo qui dure un peu plus de 7 minutes :
La vidéo requiert un compte YouTube car elle est restreinte aux plus de 18 ans, mais rassurez-vous, c’est tout de même assez sage.
Entre le blabla du Narrative Director et du Game Director, on peut voir quelques images exclusives du jeu d’horreur. Il paraît toujours très soigné visuellement, et le gameplay semble alterner entre des phases d’action au corps-à-corps et des phases de walking sim dans ces décors assez grandioses. De nombreux extraits de cutscenes montrent aussi des actes sexuels, pour émoustiller l’ado qui sommeille en vous, mais pas sûr qu’ils osent en faire des scènes jouables.
Quoi qu’il en soit, Clive Barker’s Hellraiser: Revival est plutôt bien parti pour être un digne représentant des jeux horrifiques. En attendant sa sortie, prévue pour 2026 sans plus de précisions, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam.
En octobre dernier, on vous annonçait la sortie de Beneath, le FPS lovecraftien sous-marin qui nous avait autant enthousiasmés qu’une huître avariée. Visiblement conscients que leur jeu ressemblait à une murène accidentée de la route, les développeurs de Camel 101 viennent de sortir une mise à jour ajoutant un mode rétro. L’idée : coller un bon vieux filtre avec de gros pixels et un effet VHS sur les textures et les modèles 3D, afin de transformer les graphismes ratés en choix artistique assumé. Malin. L’autre avantage, c’est qu’il n’y a plus de dissonance avec le gameplay, digne du début des années 2000.
Force est de constater que ça fonctionne presque, et si on n’avait que ça à faire, on aurait bien lancé le jeu pour voir ce qu’il donne. Si vous aviez acheté le jeu à sa sortie et que vous l’aviez immédiatement remisé dans un coin de votre bibliothèque Steam, c’est peut-être l’occasion de lui redonner une chance. Comme ça, vous pourrez nous faire un retour !
Pour les autres qui auraient l’envie saugrenue d’acheter Beneath, vous pouvez le retrouver à –20 %, soit 16 € sur Steam et l’Epic Games Store, ou 15 € sur GoG.
Le week-end dernier, les tests alpha de PUBG: Black Budget se sont déroulés. Si la plupart des influenceurs consciencieux se sont précipités pour tester ça, à la rédac, on a préféré attendre les retours. Pour rappel, il s’agit d’un projet d’extraction shooter de Krafton, qui tente de s’immiscer sur le territoire d’Escape from Tarkov. En plus des mécaniques classiques de loot et d’extraction, ils rajoutent une zone qui rétrécit, comme dans les battle royale. Sur le papier, le jeu ne manque pas d’idées intéressantes : une carte 3D diégétique honteusement copiée sur celle de Beautiful Light, des clés universelles par niveau de sécurité, un drone d’extraction qu’on peut améliorer (et qui peut se faire dégommer en plein vol), et une planque personnalisable pour les fans des Sims.
Mais du côté du gamefeel et du gameplay, c’est pour l’instant une autre histoire. D’après le YouTuber belge SixOneZil, qu’on cite souvent chez NoFrag, l’exécution n’est vraiment pas ouf. Il décrit même le gunplay comme « extrêmement mauvais » ; génial pour un FPS ! Côté technique, malgré des visuels qui ne casseront pas trois pattes à un canard, le jeu propose a priori des performances dégueulasses et de nombreux crashs. Certes, c’est de l’alpha, mais la partie sur le feeling fait tout de même un peu peur. Espérons que les développeurs se sortent les doigts, pour qu’on puisse profiter des bonnes idées de mécaniques dans des conditions correctes.
Une nouvelle phase d’alpha fermée va se dérouler le week-end prochain. Si vous voulez participer, vous pourrez sans doute récupérer une clef en regardant un stream pendant 30 minutes, comme la semaine dernière. Et si PUBG: Black Budget vous intéresse, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.
On l’avait découvert lors du Latin American Games Showcase de juin 2024, The Path Into The Abyss est un S.T.A.L.K.E.R.-like développé sous Unreal Engine 5 par un studio argentin. Et quand on parle d’inspiration du titre de GSC Game World, on devrait plutôt employer le terme « copie », que ce soit au niveau de la direction artistique, du bestiaire ou des mécaniques de gameplay. Seul le scénario diffère légèrement, puisqu’on se retrouve dans un Buenos Aires postapocalyptique dévasté par une invasion extraterrestre. La semaine dernière, les développeurs ont publié une démo de la version pré-alpha pour montrer leur projet.
On est évidemment allés voir ce que ça donnait, et nos premières impressions sont plutôt bonnes : c’est assez joli, le feeling est correct et le jeu ne prend pas trop le joueur par la main – la mort est punitive, pensez à sauvegarder. En revanche, les stutters sont nombreux et le FOV n’est pas réglable. Mais rien qui ne puisse être corrigé au cours du développement. On n’a pas testé très longtemps, donc si ça se trouve, la boucle de gameplay est rapidement chiante, mais c’est tout de même encourageant.
Si vous voulez essayer la démo de The Path Into The Abyss, rendez-vous sur la page Steam dédiée. Et si vous êtes convaincus, n’oubliez pas d’ajouter le jeu à votre liste de souhaits. Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée.
Après avoir accouché de The Ascent en 2021, un action-RPG cyberpunk en 3D isométrique plutôt bien reçu malgré ses nombreux bugs, Neon Giant s’est mis en tête de passer au FPS. C’est lors des Game Awards qu’il a été révélé : il s’agit de NO LAW, qui sera édité par Krafton. Si vous nous lisez régulièrement, vous êtes peut-être tombés sur les nombreuses news à propos de l’éditeur coréen, qui tente de la mettre à l’envers aux anciens dirigeants d’Unknown Worlds (Subnautica 2), mais aussi sur sa décision de placer l’IA au cœur de son entreprise. Ce qui est néanmoins rassurant dans ce projet de jeu d’infiltration et d’action à la première personne, c’est que l’équipe de développement reste plus ou moins indépendante et choisit ses outils et sa pipeline de production, comme l’indique l’un des cofondateurs du studio à nos confrères de Gamesindustry.biz. Même si c’est une filiale du géant coréen, ils restent aux commandes, et se sont restreints à une quarantaine d’employés pour garder une échelle humaine et faciliter la communication – notamment sur leurs outils un peu spécifiques et capricieux. A priori, Krafton n’a donc pas imposé l’IA chez Neon Giant. Cependant, rien n’indique que le studio ne l’utilise pas déjà dans ses process actuels.
Mais assez causé business, penchons-nous sur le trailer, qui est tout de même assez alléchant. Le rendu visuel semble plutôt réussi, avec une ville cyberpunk limite rétrofuturiste et très lumineuse, mise en valeur par l’Unreal Engine 5. Les développeurs disent s’inspirer des films des années 80, comme Judge Dredd, Robocop et The Running Man. La direction artistique rappelle également les jeux d’Arkane, avec cet effet presque cartoon sur les bords, tout en restant un peu réaliste. Pour le gameplay, on nous promet qu’on pourra choisir entre infiltration et foncer dans le tas, mais dans tous les cas, le jeu a l’air bien sanglant, pour notre plus grand plaisir. D’autre part, on peut déceler une autre filiation avec les immersive sim du studio lyonnais dans le coup de pied dévastateur, qui n’est pas sans rappeler Dark Messiah of Might & Magic ou Deathloop. Le passage sur les toits fait évidemment aussi penser à Anger Foot, dans un autre style.
On ne va pas se mentir, cette première présentation est assez enthousiasmante, et on a hâte d’en voir plus. Mais pour l’instant, aucune date de sortie n’a encore été évoquée. En attendant, si NO LAW vous titille la moustache, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam ou l’Epic Games Store.