« L’Inde et l’Europe se trouvent de nouvelles affinités géostratégiques, offrant un exemple de recomposition dans le chaos mondial »

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Moxie Marlinspike, fondateur de Signal, lance Confer, un chatbot IA misant sur une architecture de sécurité radicale. Grâce au chiffrement de bout en bout, aux passkeys et à des environnements d'exécution sécurisés (TEE), il empêche quiconque, y compris ses propres opérateurs, d'accéder au contenu des conversations, offrant une alternative privée aux modèles dominants.

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Pour sécuriser ses espaces de discussion, Roblox a déployé un système de vérification d'âge par analyse vidéo. L'objectif était de séparer les mineurs des adultes pour éviter les contacts dangereux. Malheureusement, la technologie est truffée d'erreurs, facilement contournable et suscite la colère de la communauté, qui dénonce une mesure contre-productive pour la sécurité des plus jeunes.


L’Europe n’a pas les moyens d’empêcher les Etats-Unis de s’emparer du Groenland par la force. Mais elle peut faire en sorte qu’une opération militaire coûte cher à l’Amérique, en lui faisant perdre ce qui lui reste de prestige et d’autorité aux yeux des peuples européens. C’est ce que cinq nations européennes ont décidé de faire aux côtés du Danemark, en dépêchant d’urgence cette semaine des contingents militaires sur l’île arctique.
Jamais dans l’histoire de l’Otan, vieille de 66 ans, un pays membre n’en a attaqué un autre. Même pendant les périodes de tension bilatérale les plus vives, dans les années 1970 et 1980, la Grèce et la Turquie ne se sont pas fait la guerre. Si Donald Trump décidait d’envoyer l’armée américaine occuper Nuuk, la capitale du Groenland - une hypothèse qu’il a refusé à plusieurs reprises d’exclure - il briserait un tabou.
Les forces déployées par la France, l’Allemagne, la Norvège, la Suède et la Finlande sous couvert d’un exercice militaire de longue durée, "Endurance arctique", avec leurs homologues danoises, sont uniquement symboliques, même en y incluant les renforts dont le président Emmanuel Macron a annoncé l’envoi prochain. Elles n’auraient pas les moyens de résister à une agression américaine. Mais leur simple présence suffit à afficher la détermination franco-allemande et scandinave face à la volonté de prédation américaine.
En obligeant les Etats-Unis, s’ils mettaient leur menace d’annexion à exécution, à agresser non pas seulement le petit royaume du Danemark, mais aussi une force multinationale européenne, la coalition pro-Groenland accroît l’enjeu politique pour Washington. Car un tel acte détruirait la crédibilité de l’alliance militaire transatlantique qui, depuis 1949, garantit l’engagement américain à défendre la paix en Europe et donne en échange aux Etats-Unis la haute main sur la sécurité du Vieux Continent.
Pour éviter toute provocation à l’égard de Donald Trump, les pays concernés ont affirmé que leur décision d’organiser des manœuvres militaires était motivée par le souci de se préparer à contrer la menace russo-chinoise sur l’Arctique. Cela ne trompe personne pourtant. Car si Pékin et Moscou ont bien des visées à long terme sur la région, la seule menace qui pèse immédiatement sur ce territoire grand comme quatre fois la France n’est pas russe et chinoise mais bien américaine.
La Fédération de Russie a manifesté son mécontentement en jugeant "inacceptable" que les activités russes et chinoises servent de prétexte à l’escalade autour du Groenland. Un tel affichage, cependant, cache mal la satisfaction discrète de Moscou. Le Kremlin ne peut que se réjouir de voir l’Alliance atlantique se fracturer et l’attention des Européens se détourner de la guerre en Ukraine, où l’armée russe continue de s’en prendre aux populations civiles en bombardant les installations énergétiques en plein hiver.
La mobilisation européenne autour du Danemark est affaiblie par l’absence du Royaume-Uni, qui comme souvent préfère jouer sa propre partition avec les Etats-Unis. En outre, il est regrettable qu’elle soit aussi tardive, étant donné que Donald Trump avait affiché son objectif d’annexer le Groenland dès son premier mandat, et réaffirmé sa volonté avec force peu après sa réélection en novembre 2024. De tous les dirigeants européens, seul Emmanuel Macron s’est rendu à Nuuk l’an dernier en compagnie de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, pour exprimer sa solidarité concrète. Pourtant, mieux vaut tard que jamais ; la mobilisation européenne, même tardive, même partielle, vaut mieux que la résignation.
L’amorce de négociation entamée le 14 janvier à Washington par les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland n’a rien donné. A Copenhague, Mette Frederiksen a acté un "désaccord fondamental" avec l’Amérique. Donald Trump de son côté a placé la barre très haut en soulignant que toute situation où les Etats-Unis ne contrôleraient pas le Groenland serait à ses yeux inacceptable.
Le président américain a raison sur un point : le Groenland - qui pour sa part n’aspire qu’à l’indépendance - est un enjeu stratégique majeur. C’est la faute de l’Europe d’avoir tant tardé à le comprendre. Ce n’est pas qu’une question de positionnement géographique, à mi-chemin de la Russie et de l’Amérique. Depuis un demi-siècle, l’Arctique s’est réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste de la planète : en devenant plus accessible, la région gagne en importance géopolitique. De nouvelles routes commerciales s’ouvrent, qui devraient à terme permettre aux navires chinois de rallier Shanghai à Rotterdam en 15 jours, deux fois plus vite que via le canal de Suez. L’accès aux ressources du sous-sol sera lui aussi facilité. Il n’est pas garanti que la mobilisation européenne dissuade Donald Trump. Mais quelle que soit son issue, le bras de fer euroaméricain qui vient de s’engager laissera des traces profondes.
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Devant les Panther Lake lâchés par Intel au CES 2026, l’iGPU Arc B390 des plus beaux spécimens est sans doute ce qui a titillé le plus notre curiosité. Au salon, des confrères ont pu le mettre à l’épreuve de quelques jeux... [Tout lire] 
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Le classement Airline Ratings 2026 met en lumière l'excellence des transporteurs européens en matière de sécurité, dans un contexte de marges extrêmement réduites entre les leaders mondiaux. Des groupes comme EasyJet, Ryanair ou Finnair se distinguent par leur gestion des risques, notamment face aux turbulences.
Début janvier, l'enseigne suédoise IKEA annonçait un nouveau modèle dans sa gamme d'adaptateurs secteur USB-C, les SJÖSS. Il a été très mis en avant car il est capable de fournir une puissance de 20 W et il a été lancé à 3 € alors qu'Apple vend le sien 25 €. Mais la marque a déjà décidé d'effectuer une grosse hausse de prix, au moins si on regarde les pourcentages : il est passé de 3 à 4 € (3,99 €), soit 33 % d'augmentation.

Pour rappel, si IKEA peut techniquement vous livrer, tout est fait pour que vous alliez en magasin, pour revenir avec des bougies en plus de votre chargeur (et probablement aussi des boulettes). En effet, les frais de port sont élevés (3,9 € dans notre cas) et il n'est pas nécessairement disponible à la livraison.
Temu le prix : IKEA vend un chargeur USB-C de 20 W à seulement 2,99 €
Nos confrères de Next viennent de le tester, avec d'autres modèles de la marque, et il fournit bien la puissance annoncée (20 W) avec différentes tensions (5, 9, 12 et 15 V). Ce sont des valeurs classiques pour un adaptateur secteur de ce type. La puissance est suffisante pour charger un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable peu gourmand (lentement) mais elle est en dessous de la puissance maximale que les smartphones d'Apple peuvent accepter (27 W). Ce n'est donc pas le plus rapide que vous puissiez acheter, mais c'est assurément celui avec le meilleur rapport puissance/prix.
Il faut noter que si IKEA suit les normes et gère généralement bien le suivi de ses produits, un adaptateur secteur à 4 €… reste un adaptateur à 4 €. À ce prix, la conception est forcément basique et ce n'est probablement pas le plus efficient que vous puissiez dénicher. Mais au moins, vous ne devriez pas vous retrouver avec un appareil dangereux ou mal conçu comme avec certains modèles d'entrée de gamme à l'origine douteuse.
Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?