Aviad Maizels est décidément une personne qui parle à Apple : déjà en 2013, il avait revendu à Cupertino PrimeSense, petite entreprise travaillant sur la technologie de mapping 3D utilisée à l’époque dans le premier Kinect. Elle donnera une partie des bases matérielles et logicielles de FaceID après un rachat à 350 millions de dollars. Aujourd’hui, Apple délie de nouveau les cordons de la bourse pour racheter Q.ai, et y met le prix : deux milliards de dollars !
Dans la série grands discrets, le site de Q.ai se pose là. Capture MacGeneration.
C’est Reuters qui rapporte cette acquisition, qui en fait le second plus gros rachat de l’histoire d’Apple après Beats Audio. Beaucoup moins publique que ce dernier, la petite entreprise israélienne s’est spécialisée dans une branche de l’audio très peu connue du grand public : les algorithmes de reconnaissance vocale en milieu dégradé.
Mais encore ? Quand vous parlez, il arrive que vous parliez très très bas, en chuchotant, ou que l’environnement soit extrêmement bruyant, couvrant votre parole. C’est là qu’intervient Q.ai, en créant des algorithmes permettant de comprendre et traduire en mots vos paroles, y compris quand elles sont quasiment imperceptibles du fait de l’environnement ou parce qu’elles sont très faibles. Techniquement, l’entreprise est allée jusqu’à l’absence de parole, en tentant de décrypter un message par les simples mouvements du visage, comme quelqu’un qui lirait sur les lèvres.
Plus en profondeur, le système fonctionne non seulement avec des micros, mais aussi des capteurs divers et variés proches de la peau (intégrés par exemple à une paire d’écouteurs ou encore à... des branches de lunettes), afin de détecter les sons et surtout les variations infimes de mouvement de la peau pour interpréter ces derniers comme un mot, une phrase.
Les 100 employés actuels de l’entreprise vont rejoindre Apple, y compris Maizels qui semble bien entendu heureux de retrouver les équipes de Cupertino :
Rejoindre Apple ouvre des possibilités extraordinaires pour repousser les limites et concrétiser tout le potentiel de ce que nous avons créé, et nous sommes ravis d’apporter ces expériences aux gens du monde entier.
Du côté d’Apple, le seul commentaire officiel pour le moment provient de Johny Srouji, ce qui paraît logique : ce dernier est non seulement le plus à même de reconnaître les qualités d’une telle entreprise, mais étant lui-même d’origine israélienne, il est fort probable qu’il a beaucoup participé à cette acquisition :
[Q.ai] est une entreprise remarquable qui ouvre de nouvelles voies créatives dans l’utilisation de l’imagerie et de l’apprentissage automatique. Nous sommes ravis de l’acquérir, avec Aviad aux commandes, et encore plus enthousiastes quant à ce qui nous attend.
Si les technologies de l’entreprise devraient profiter aux futures lunettes intelligentes d’Apple, le Vision Pro pourrait aussi s’améliorer au niveau des interactions avec l’utilisateur grâce à cette acquisition. Du côté des AirPods, AirPods Pro ou même tout autre appareil comportant des micros dédiés à récupérer la voix de l’utilisateur (on pense entre autres aux HomePod), les algorithmes créés par l’entreprise pour comprendre le moindre chuchotement pourraient aussi aider Siri à mieux interpréter les commandes de l’utilisateur... ce qui ne sera probablement pas un mal.
Microsoft vient de l'annoncer, en même temps que ses résultats : Windows 11 a dépassé un milliard d'utilisateurs1. Windows 11 a été lancé en octobre 2021, il a donc fallu un peu moins de 4 ans et 4 mois pour atteindre le milliard, soit une valeur assez proche de celle de Windows 10. La version précédente du système date de 2015 et le milliard avait été atteint en mars 2020, un peu plus de 4 ans et 8 mois plus tard (1 576 jours contre 1 706 exactement, selon Microsoft).
1 576 jours pour atteindre le milliard.
Si Windows 11 a été plus rapide que Windows 10 pour atteindre cette limite symbolique, ce n'est pas nécessairement un exploit pour autant. En 2026, les parts de marché de macOS et des distributions GNU/Linux augmentent et une bonne partie des utilisateurs de Windows 11 sont là depuis peu : Satya Nadella a expliqué que la hausse était de 45 % sur un an. De façon très concrète, une partie des utilisateurs a donc probablement décidé de passer à Windows 11 sous la contrainte, à cause de l'arrêt du support de Windows 10 en octobre 2025.
Ce record montre aussi que le renouvellement du parc informatique est probablement plus rapide que prévu : les limites imposées par Windows 11 sur le matériel impliquent l'utilisation d'ordinateurs relativement récents2 (moins de huit ans, Microsoft ne prend officiellement en charge que des CPU sortis après 2018). Reste qu'en pratique, Windows 11 n'est pas exempt de reproches ni de bugs, et les dernières mises à jour mensuelles du système de Microsoft ont amené de nombreux problèmes, parfois bloquants. Un défaut qui n'est par ailleurs pas exclusif à Windows, macOS n'étant pas un exemple de stabilités et de finition logicielle depuis quelques années.
Apple ne communique pas sur le nombre d'utilisateurs de macOS dans le monde, mais il est évidemment nettement plus faible. Et la manière de déployer macOS, avec des mises à jour annuelles et une obsolescence logicielle qui empêche d'utiliser d'anciennes versions du système de façon pérenne, implique que le nombre d'utilisateurs des dernières versions en date de macOS est a priori nettement plus élevé proportionnellement chez Apple, alors que de nombreux utilisateurs de Windows sont restés très longtemps sous Windows 10, pour diverses raisons plus ou moins valables.
Vous savez déjà ce que ça fait un milliard, Larmina ? ↩︎
Même s'il est techniquement possible de passer outre les limites de Microsoft, la part d'installation bidouillée reste a priori assez faible. ↩︎
Apple aime les étudiants (et les enseignants) : pendant de nombreuses années, ils pouvaient en effet profiter d'un bundle d'applications professionnelles à un prix très compétitif. Pour 229 €, il était possible de récupérer Final Cut Pro, Logic Pro, Motion, Compressor et MainStage. Pour vous donner une idée, rien que Final Cut Pro est proposé pour 350 € sur le Mac App Store. Mais ce bundle apparu en 2017 n'existe plus.
Mais ce n'est pas la fin des réductions pour les étudiants pour autant. La nouvelle offre Apple Creator Studio, qui est un abonnement plutôt qu'un achat unique, est proposée aux étudiants avec une très belle réduction : 2,99 €/mois ou 29 €/an. Même si certains n'apprécient pas les abonnements, le changement demeure intéressant dans le cas présent : pour le prix de l'ancien bundle, vous pouvez avoir pratiquement huit ans d'abonnement à Creator Studio… tout du moins si vous restez étudiants ou si vous vous dirigez vers l'enseignement. La nouvelle offre est intéressante, mais elle dépend donc essentiellement de votre statut, et la possibilité de faire un achat unique, même à un prix plus élevé, était donc un avantage dans certains cas. Mais tout dépend de la durée de vie du statut d'étudiant.
Amazon, en Allemagne, propose une très belle promotion sur l'iPhone Air, dont nous venons de publier le (re)test. La version noire et la version bleue sont en effet proposées à 899 € chez nos amis teutons, contre 1 070 € dans nos contrées. Pour commander sur le site allemand, vous aurez simplement besoin de votre compte français. Amazon s'occupera de l'ajustement de la TVA et des frais de port (qui s'élèvent à 4,95 €, 6,3 € si vous voulez être livré rapidement), pour un total réel de 911,5 €, soit plus de 150 € de réduction par rapport à la France (et 320 € de moins que le prix public).
Chez Apple, la succession de Tim Cook est quelque chose de plus en plus important, tant le dirigeant aux cheveux gris a pris de l'importance… et commence à prendre l'âge. Dans le monde open source, une autre personne est dans le même cas : un dictateur bienveillant à vie qui a 56 ans, des cheveux blancs, et porte un projet open source majeur depuis bientôt 35 ans. Nous parlons évidemment de Linus Torvalds. Et la communauté du noyau Linux prend en compte le problème.
La communauté a posté un document qui donne des détails sur la façon de faire. Il est en effet possible que Linus ait un accident ou décide — comme certains mainteneurs de projets open source — de passer à autre chose, même si c'est peu probable. Ne vous attendez pas à une personne déjà choisie qui attend son heure, le processus détaillé reste assez simple : c'est l'organisateur du Maintainer Summit (une conférence annuelle) ou (s'il n'est pas disponible) le conseil (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation qui devrait s'occuper de la succession dans le rôle de mainteneur du noyau. Une discussion devrait ensuite démarrer dans les 72 heures pour sélectionner une personne, avec une supervision par la Linux Foundation.
Reste que pour le moment, Linus Torvalds ne semble pas prêt à abandonner son bébé. Et si le rôle du mainteneur du noyau Linux peut sembler moins important que celui du PDG d'une grosse société comme Apple, il touche pourtant bien plus de personnes dans le monde. Les responsabilités ne sont juste tout simplement pas les mêmes…
À l’heure où les écrans de smartphones sont devenus très définis, très lumineux et toujours plus fluides, reste-t-il encore une marge d’innovation ? Samsung estime que oui. Le fabricant coréen n’a pas attendu la présentation officielle du Galaxy S26 Ultra pour confirmer les rumeurs autour de son Privacy Display.
Son futur modèle phare embarquera un écran capable de masquer son contenu en fonction de l’angle de vision. Pour l’utilisateur face à l’appareil, l’écran sera lisible, mais pour les personnes à côté, le contenu sera masqué. Une bonne idée pour éviter que le voisin de métro ou d’ascenseur ne consulte ses conversations ou ses photos privées. Si les filtres de confidentialité sont vieux comme le monde, la différence ici tient à l’intégration directe dans la dalle, ce qui doit offrir un meilleur résultat et plus de flexibilité.
Selon Samsung, cette protection pourra en effet être activée uniquement pour certaines applications ou lors de la saisie d’informations sensibles, comme un mot de passe. Il sera même possible de ne protéger que des zones spécifiques de l’écran, notamment les notifications.
Dans son communiqué publié cette semaine, le géant coréen explique que le développement de cette technologie a nécessité cinq années de travail et repose sur une étroite intégration entre matériel et logiciel, des mots qu’on croirait sortis de la bouche d’Apple. Samsung a d’ailleurs commencé à faire monter la mayonnaise en publiant de petites vidéos annonçant cette nouveauté.
Dès 2024, Samsung Display évoquait déjà cette technologie, baptisée Flex Magic Pixel. Elle s’appuie sur de l’intelligence artificielle pour ajuster les pixels de la dalle, afin de maîtriser les angles de vision et limiter les regards indiscrets.
Un informateur de SamMobile, qui affirme avoir pu d’ores et déjà tester le Galaxy S26 Ultra, décrit une fonction particulièrement convaincante. Une fois activée, l’écran resterait parfaitement lisible pour l’utilisateur, tandis que son contenu deviendrait invisible pour les personnes à proximité, même avec la luminosité réglée au maximum.
Fonction dédiée du Galaxy S26 Ultra. Image SamMobile.
Il s’agit en tout cas d’une nouveauté intrigante. Si elle tient toutes ses promesses, on aimerait la voir trouver sa place dans l’iPhone un jour. Samsung étant le principal fournisseur d’écrans d’Apple, cette hypothèse n’est pas à exclure. La présentation officielle du Galaxy S26 Ultra, attendue dans les prochaines semaines, permettra d’en savoir plus.
Si certains ont peur du GPS caché dans l'alimentation de l'iMac G3, d'autres craignent que le microphone de leur Mac écoute en permanence (ce qui n'arrive pas forcément avec un Mac mini). Apple a ajouté des permissions au fil du temps, il y a des fonctions qui affichent une icône quand le microphone est actif et les puces de sécurité coupent physiquement le microphone quand le Mac est fermé… mais certains continuent à douter. À raison, dans un sens : si Siri écoute, vous ne verrez pas d'icône dans la barre de menus. Quel que soit votre avis sur la question, il y a une petite app codée en Swift qui va peut-être vous rassurer : NoSpy.
Le statut de NoSpy.
L'idée est simple et basique : NoSpy permet de désactiver le microphone des Mac en mettant le volume d'entrée à zéro, en vous prévenant si Siri est actif. Attention, il se limite à vérifier si Siri est activé dans les options, mais ne vérifie pas si la fonction de détection (qui peut réagir à « Siri » ou « Dis Siri ») est bien active. Il faut tout de même rappeler que si le microphone est actif en permanence dans ce cas précis, c'est uniquement pour un traitement en local : macOS vérifie si vous prononcez les mots qui activent Siri, et ne communique pas avec les serveurs d'Apple tant qu'une demande n'a pas été formulée.
Un petit logiciel à compiler
NoSpy est un très petit programme, et les développeurs pourront facilement vérifier ce qu'il fait exactement : il est open source et ne compte que 156 lignes de code. Les explications pour le compiler sont disponibles sur la page dédiée, et il peut être ensuite employé dans un raccourci, par exemple. Par défaut, il fonctionne dans un mode binaire : il désactive le microphone au premier lancement et le réactive au second. Quelques commandes permettent aussi de vérifier le statut du (ou des) microphone et l'état de Siri.
Si Siri est activé mais n'écoute (a priori) pas, le programme réagit.
Depuis quelques années, iOS et Android intègrent des mesures de sécurité conçus spécialement afin de lutter contre les vols, ou au minimum d’en limiter les conséquences. Google a annoncé cette semaine une nouvelle série d’améliorations en ce sens pour les appareils sous Android 16.
Protection Avancée sur Android. Image iGeneration.
Avec Android 15, Google avait introduit le verrouillage après échecs d’authentification répétés, une fonction qui bloque automatiquement l’écran après un trop grand nombre de tentatives infructueuses. Cette mesure dispose désormais d’un bouton d'activation dédié dans les paramètres, pour la garder ou l’arrêter selon sa préférence.
Autre évolution : début 2025, Google a activé la vérification d’identité sur Android 15 et versions ultérieures. Cette fonctionnalité impose une authentification biométrique pour certaines actions sensibles réalisées en dehors d’environnements considérés comme sûrs. Cette protection a été étendue à l’ensemble des fonctionnalités et applications reposant sur la vérification biométrique d’Android. Autrement dit, elle est maintenant compatible avec les applications des banques.
Enfin, Google avait durci les conditions de déverrouillage en allongeant le délai après plusieurs tentatives infructueuses. Afin d’éviter les blocages involontaires qui seraient notamment causés par un enfant innocent, les tentatives erronées identiques ne sont désormais plus prises en compte dans le calcul du nombre maximal d’essais.
Mais attention à une chose : ces protections contre le vol ne sont pas activées par défaut. Il faut prendre la peine d’activer la Protection Avancée dans les réglages de son téléphone. Sur un Pixel, ça se trouve ici : Paramètres > Sécurité et confidentialité > Protection Avancée > Protection de l’appareil : Sécuriser cet appareil.
Du côté d’Apple, la mesure la plus récente dans ce domaine est la Protection en cas de vol de l’appareil, introduite avec iOS 17.3. Elle renforce la sécurité lorsque l’iPhone se trouve hors d’un lieu familier. Il faut aussi penser à l’activer manuellement dans les réglages (Réglages > Confidentialité et sécurité > Protection en cas de vol de l’appareil).
« Créativité illimitée. Possibilités infinies. » Enfin, pas trop non plus. Le slogan d’Apple pour le Creator Studio ne doit pas être pris au mot : certaines fonctionnalités premium de la suite iWork sont soumises à des quotas d’usage. Sont concernées les fonctions reposant sur les technologies d’OpenAI.
Vous ne pouvez ainsi pas générer un nombre illimité d’images avec la nouvelle fonction présente dans Pages, Keynote et Numbers. La génération de notes et de diapositives dans Keynote est elle aussi encadrée par des limites.
Génération d’images intégrée à Pages (version Creator Studio) avec OpenAI. Image MacGeneration.
Dans une fiche d’assistance (pas encore mise à jour en français), Apple indique vaguement à quoi il faut s’attendre. « Le nombre exact d'images, de diapositives et de notes de présentateur que vous pouvez générer varie en fonction de la complexité des requêtes, de la disponibilité du serveur et du réseau », est-il écrit. Apple indique toutefois un minimum mensuel garanti :
50 images
50 présentations (comprenant chacune 8 à 10 diapositives)
des notes pour 700 diapositives
Notez bien qu’il s’agit d’un minimum et que chaque mois les compteurs sont remis à zéro. En théorie, vous pouvez générer davantage de contenus, mais dans quelle proportion ? Impossible de le savoir. En fait, il existe un compteur d’usage, mais il ne fonctionne pas pour le moment.
Sur Mac, il est accessible ici : Nom de l’app > Fonctionnalités d’intelligence > Afficher l’état d’utilisation. Alors que l’on attend une jauge d’utilisation, la fenêtre affiche pour l’instant un message d’erreur — nous avons testé sur plusieurs appareils et avec plusieurs comptes. Apple se couvre un petit peu en indiquant que ce compteur est en bêta, mais ça n’en reste pas moins gênant.
Le compteur d’usage ne fonctionne pas actuellement. Image MacGeneration.
Pour en revenir au nombre de générations permises, les seuils minimums sont sans doute suffisants pour les usages occasionnels. En revanche, pour quelqu’un qui voudrait illustrer plusieurs rapports ou présentations avec de nombreuses images, les 50 générations mensuelles risquent d’être bloquantes. Peut-être est-il possible d’en produire beaucoup plus, mais faute d’indicateur, impossible de le vérifier. À défaut, sur un appareil compatible avec Apple Intelligence, Image Playground reste disponible, mais la qualité n’est pas aussi élevée qu’avec les modèles d’OpenAI.
À noter également que l’utilisation d’un compte ChatGPT payant ne change rien aux quotas des nouvelles fonctions intelligentes d’iWork. Même si vous avez lié votre abonnement ChatGPT à votre iPhone ou à votre Mac pour lever certaines restrictions de l'assistant intégré au système, ce forfait n’est pas pris en compte par le Creator Studio. L’intégration de ChatGPT dans Apple Intelligence (via Siri) et celle des technologies d’OpenAI dans iWork sont deux choses totalement distinctes.
Des notes générées avec OpenAI dans Keynote (version Creator Studio). Image MacGeneration.
Un appareil compatible Apple Intelligence requis… pour des fonctions qui n’en dépendent pas
Au-delà des quotas, d’autres contraintes sont à connaitre. La génération d’images dans la suite bureautique ainsi que les fonctions pour générer des notes et des présentations dans Keynote nécessitent un des appareils suivants :
iPhone 15 Pro ou ultérieur
iPad A17 Pro ou M1 ou ultérieur
Mac M1 ou ultérieur
Autrement dit, il faut disposer d’un appareil compatible avec Apple Intelligence, alors même que ces fonctionnalités n’ont rien à voir avec Apple Intelligence. Elles sont exécutées à distance, sur les serveurs d’OpenAI, et à ce titre elles pourraient a priori être proposées sur des terminaux plus anciens.
À ce sujet, Apple précise aussi que ces fonctions peuvent être limitées ou bloquées dans certains cas, par exemple dans des pays dans lequel OpenAI n’opère pas ou bien dans des entreprises qui brident l’accès à certains services.
Si Apple vend de (nombreux) produits, la marque développe aussi des accessoires qui sont destinés à un usage interne, dans les Apple Store notamment. Le site AppleUnsold vous permet d'en profiter sans devoir écumer eBay et autres sites de petites annonces.
Quelques exemples de produits.
Bon, avant de commencer, un bémol : le site est récent et il est donc assez difficile de vérifier sa fiabilité. Ses créateurs disposent d'une boutique eBay avec de bons retours, mais si le passage par le site dédié permet de réduire les frais (et donc les prix), les garanties pour les acheteurs ne sont pas les mêmes. Donc, si vous décidez d'acheter, c'est à vos risques et périls. Et par ailleurs, l'origine des produits est toujours assez floue : Apple ne le vend pas, donc ils proviennent habituellement d'Apple Store ou de revendeurs.
Si vous connaissez une personne (des amis, de la famille, etc.) qui ne maîtrise pas totalement son Mac, vous avez peut-être déjà utilisé la prise en main à distance ou le partage d'écran intégré par Apple dans Message. C'est une fonction très pratique qui permet de voir l'écran d'une personne (ou montrer son propre écran), pour pouvoir l'aider. Mais elle a un défaut : elle ne fonctionne pas sur un Mac mini sans un petit accessoire, un microphone.
La prise en main dans Message.
La raison est simple : le partage d'écran est bien accessible dans Message (en cliquant en haut à droite sur l'icône de caméra et en choisissant Partager mon écran ou Demander à partager l'écran) mais elle repose sur FaceTime. Et sans microphone, FaceTime ne permet pas d'effectuer un appel. Le problème, c'est que le Mac mini (que ce soit les anciens modèles ou le modèle M4) n'en possède pas. macOS ne va pas afficher un message d'erreur explicite ou indiquer réellement le problème : vous aurez simplement un échec de l'appel.
Sans micro, vous aurez une erreur.
Une webcam, un micro, un casque, etc.
La solution est heureusement assez triviale : il suffit d'ajouter un microphone. La majorité des webcams1 en possède un (même un modèle de base comme la C270, vendue moins de 20 €) mais il existe aussi des microphones de bureau d'entrée de gamme efficaces. Il est aussi possible de relier un casque Bluetooth — ils intègrent généralement un microphone, même si ce n'est pas généralisé — ou tout simplement un kit mains libres. Les EarPods USB-C sont compatibles avec le Mac mini, tout comme les anciens modèles avec une prise jack, que vous avez peut-être encore dans un tiroir. Ils ont l'avantage d'avoir un microphone plus efficace que la majorité des casques Bluetooth et la prise jack des Mac mini prend en charge directement le micro.
Les EarPods, une bonne solution.
Quelques modèles haut de gamme font l'impasse sur le microphone, attention. ↩︎
Si les distributions GNU/Linux et macOS taillent peu à peu dans les croupières de Windows depuis quelques années, un nouveau concurrent est attendu sur le ring, une sorte d'Android pour PC, dont le nom de code serait Aluminium OS. C'est un hybride entre Android et ChromeOS (le nom de code donnait un indice) et Cristiano Amon, le patron de Qualcomm, le trouve incroyable. Si Google garde le secret sur ce système, il a été vu dans un rapport de bugs pour Chromium récemment.
Barre des tâches, Google Play Store, Chrome, etc. Image 9to5 Google.
Le rapport, inaccessible depuis, montrait un Chromebook HP sous ALOS, soit Aluminium OS. C'est un modèle qui date de 2021, équipé d'une puce Intel Core de 12e génération. Dans la vidéo récupérée par 9to5 Google, on peut voir rapidement l'interface du système. Tout semble mieux optimisé pour les grands écrans qu'Android, mais la filiation est évidente avec certaines icônes issues d'Android 16. Il s'agit donc bien visiblement d'un mélange entre ChromeOS et Android.
Vidéo 9to5 Google.
Un système hybride, mais pour qui ?
En l'état, une question se pose toujours : quelle est la cible ? Les machines sous ChromeOS peuvent déjà exécuter les applications Android, et le système de Google n'a jamais vraiment réussi à sortir du monde de l'éducation et des PC à très bas prix. Toute la question est donc de voir ce que Google a prévu pour les applications, et si le système sera plus ouvert à ce niveau que ChromeOS.
Trois jours après son lancement sur l’Apple Store, l’AirTag 2 arrive chez les revendeurs habituels. La nouvelle balise est maintenant en vente sur Amazon à 35 € l’unité ou 119 € pour le pack de 4, des tarifs identiques à ceux pratiqués par Apple.
AirTag 2. Image Apple.
Elle est aussi proposée à la Fnac à 35,99 € l’unité ou 119,99 € le pack de 4. L’enseigne française précise que les expéditions débuteront à partir du 30 janvier. Les prix étant les mêmes que chez Apple, il n’y a pas de véritable raison de privilégier Amazon ou la Fnac, sauf à vouloir utiliser des bons d’achat ou choisir un mode de livraison spécifique.
L’Apple Store garde d’ailleurs un avantage : on peut faire graver gratuitement sur l’AirTag une inscription de quatre signes (lettres, chiffres ou même certains caractères spéciaux) ou bien un emoji, ce qui est bien pratique pour identifier son traceur quand on en a plusieurs.
Alors qu’Apple ne commercialise plus que des AirTags 2, les autres boutiques ont toujours la première génération à leur catalogue. Vérifiez donc bien la version choisie au moment de l’achat. Sur Amazon, l’AirTag 1 est nommé simplement « Apple AirTag » (en promo à 29,99 € actuellement), tandis que le nouveau porte la mention explicite « Apple AirTag (2ᵉ génération) » (35 €). À la Fnac, pas de risque possible : il y a l’« AirTag 1ᵉ Génération » (39,99 €) et l’« AirTag 2e Génération » (35,99 €). Le nouveau étant moins cher, plus performant et compatible avec les accessoires existants, il n’y a aucune raison de choisir le premier modèle hors promotion.
Quinze ans d'expertise, dix millions de foyers équipés, une présence dans plus de cent pays : Sihoo s'est taillé une solide réputation dans l'ergonomie de bureau. La Sihoo Doro S100 incarne cette expérience avec un pari audacieux : corriger les défauts persistants des chaises conventionnelles tout en restant accessible. Support lombaire dual dynamique, dossier partitionné, appui-tête généreux... autant d'innovations pour tenir la promesse d'une journée de travail sans fatigue dorsale.
Nous avons reçu la Sihoo Doro S100 à 279,99 €. Le carton arrive massif, compact, étonnamment dense. À l'intérieur, la chaise se dévoile en pièces détachées, accompagnée de gants blancs et d'un outillage complet. Ce n'est pas du Herman Miller, mais cette approche manufacturière explique pourquoi cette ergonomique se positionne à ce tarif là où la concurrence occidentale flirte avec les quatre chiffres.
Le montage s'avère remarquablement fluide grâce aux instructions vidéo détaillées. Trente minutes suffisent pour dresser la Sihoo Doro S100 sur ses cinq roulettes silencieuses.
Soutien lombaire dynamique double
Le premier contact visuel surprend. Là où la plupart des chaises arborent un dossier uniforme, la Sihoo Doro S100 exhibe un soutien lombaire dynamique double monté sur quatre ressorts imposants. Cette configuration en papillon n'est pas qu'esthétique : chaque moitié du support évolue indépendamment, épousant les fluctuations posturales sans intervention manuelle. Les ressorts, visibles de l'arrière, confèrent à l'ensemble une allure mécanique qui tranche avec le minimalisme du tissu mesh noir.
Ce système dynamique change la donne. Contrairement aux supports lombaires statiques qui exercent une pression constante, parfois inconfortable après plusieurs heures, ou aux mécanismes ajustables qui nécessitent une intervention active, Sihoo mise sur l'adaptation passive.
Le soutien lombaire dynamique double enveloppe la région lombaire comme une main bienveillante, ajustant sa pression selon la posture adoptée. Cette flottaison adaptative soulage efficacement les vertèbres lombaires, particulièrement pour qui alterne les positions tout au long de la journée. Sur ses sessions de six à huit heures sans douleur dorsale, cela reste franchement rare dans cette gamme de prix.
Un dossier qui s'adapte à toutes les morphologies : dossier réglable indépendamment
Beaucoup de sièges négligent la coordination anatomique globale. Résultat : ajuster le dossier pour les épaules désaligne souvent le support lombaire. La Sihoo Doro S100 contourne cet écueil grâce à sa structure à partition indépendante.
La partie supérieure du dossier propose cinq niveaux d'ajustement en hauteur, accommodant les statures de 150 à 190 centimètres. Cette modularité permet au dossier de soutenir efficacement les épaules pendant que le soutien lombaire dynamique double maintient précisément la taille, quelle que soit la corpulence.
Fini les compromis où l'on sacrifie le confort des épaules pour obtenir un bon appui lombaire, ou inversement. La conception partitionnée garantit que chaque zone du dos reçoive le soutien approprié, indépendamment de la morphologie. Pour les personnes de grande taille qui peinent habituellement à trouver des chaises adaptées, cette caractéristique change véritablement l'expérience.
Appui-tête intégré ultra-large conçu pour les pauses déjeuner
L'appui-tête adopte une conception intégrée en cascade, épousant naturellement la courbe de la nuque et du crâne. Mais sa véritable singularité réside dans sa surface de contact généreuse. Contrairement aux appuis-tête compacts qui obligent à maintenir la tête parfaitement centrée, celui de la Sihoo Doro S100 offre suffisamment d'espace pour reposer la tête latéralement sans perdre en soutien. Cette amplitude se révèle précieuse lors des pauses, permettant une détente cervicale complète.
Couplé à l'inclinaison maximale de 135 degrés, cet appui-tête transforme la chaise en véritable fauteuil de relaxation. Les moments de répit deviennent réellement reposants, la nuque libérée de toute tension. Le tissu mesh qui recouvre l'ensemble maintient par ailleurs une fraîcheur constante, évitant l'accumulation de chaleur des appuis-tête rembourrés traditionnels.
Accoudoirs 4D synchronisés avec l'inclinaison du dossier
Les accoudoirs de la Sihoo Doro S100 proposent des ajustements multidimensionnels : hauteur, profondeur, angle. Cette versatilité permet d'adapter le support des bras selon les différents scénarios d'usage, qu'il s'agisse de taper au clavier, de manipuler une souris ou simplement de se reposer. Les bras trouvent une position naturelle, soulageant les tensions dans les épaules et les trapèzes.
L'innovation réside dans leur coordination avec le dossier. Lorsqu'on incline le siège pour se détendre, les accoudoirs suivent automatiquement le mouvement, maintenant un support constant quelle que soit la position adoptée. Cette synchronisation évite le décrochage brutal entre bras et accoudoirs qui caractérise les systèmes conventionnels, préservant la cohérence ergonomique même en position relâchée.
Le mesh respirant, allié des longues journées
La maille élastique qui habille assise et dossier constitue un choix judicieux. Contrairement aux mousses à mémoire de forme qui emprisonnent la chaleur, ou aux cuirs synthétiques qui favorisent la transpiration, ce tissu technique maintient une circulation d'air constante. L'agrément thermique s'en trouve nettement amélioré lors des journées estivales ou dans les espaces surchauffés.
Cette fermeté respirante ne procure pas la sensation d'enveloppement moelleux des assises premium garnies de matériaux nobles. L'expérience tactile demeure fonctionnelle, professionnelle, mais dépourvue du luxe sensoriel qui caractérise les produits trois fois plus onéreux. Question de hiérarchie tarifaire.
Notre verdict après plusieurs semaines
À 279,99 €, la Sihoo Doro S100 tient ses promesses. Après des journées entières passées dessus, le constat s'impose : ce soutien lombaire dynamique double fonctionne remarquablement bien. L'absence de douleur dorsale en fin de journée n'est pas un argument marketing creux, c'est une réalité tangible.
Le dossier partitionné s'adapte effectivement à différentes morphologies sans compromis, l'appui-tête large autorise de vraies pauses relaxantes, et les accoudoirs synchronisés apportent un confort qu'on trouve rarement à ce niveau de prix.
Bon à savoir : Sihoo propose la livraison gratuite et express dans la plupart des régions, des retours gratuits sous 30 jours et une garantie de 3 ans. Les lecteurs de MacGeneration bénéficient d'une réduction exclusive avec le code SihooMG6.
Certes, les finitions plastiques trahissent l'origine budgétaire du produit. Quelques imperfections çà et là rappellent qu'on n'évolue pas dans la cour des Steelcase ou des Herman Miller. Mais franchement, pour un tiers du tarif de ces références, la Sihoo Doro S100 fait bien mieux que tenir la route. Elle convainc par son pragmatisme : chaque euro investi se traduit par un gain ergonomique mesurable, sans fioriture inutile, d'autant plus qu'elle se trouve très régulièrement en promotion.
Pour les télétravailleurs, créatifs, gamers ou simplement ceux qui refusent de sacrifier leur dos sur l'autel du budget, Sihoo livre ici une proposition honnête et efficace. On apprécie particulièrement cette approche sans esbroufe qui privilégie l'essentiel : permettre de travailler des heures durant sans fatigue. Mission accomplie !
Vu de l’extérieur, seul un œil averti peut distinguer un AirTag 2 de son prédécesseur : il faut se pencher sur les inscriptions pour repérer la différence. À l’intérieur, Apple a apporté davantage de modifications.
Comme le montre le démontage réalisé par le youtubeur Joseph Taylor, la carte mère de l’AirTag 2 est plus fine que celle du modèle original. Les connecteurs de la pile ont été repositionnés et la nouvelle carte intègre plusieurs points de test supplémentaires, sans doute destinés à la fabrication ou au diagnostic. On note aussi de nouveaux marquages à l’intérieur du compartiment de la pile, dont un motif ressemblant à un code QR.
Le module du haut-parleur a également été revu. On s’y attendait un peu, car Apple annonce un haut-parleur plus puissant. La bobine intégrée à la coque en plastique apparaît légèrement plus grande que sur l’AirTag 1, tandis que l’aimant du haut-parleur est désormais bien mieux fixé. Sur le modèle original, celui-ci se retirait assez facilement, ce qui permettait de rendre la balise muette assez simplement, faisant d’elle un mouchard nuisible. Sur l’AirTag 2, son extraction demande un effort nettement plus important.
Le youtubeur avance que l’utilisation plus importante d’adhésif pourrait répondre à une volonté de limiter le démontage. Néanmoins, malgré le retrait de la bobine et de l’aimant du haut-parleur, son AirTag a toutefois continué à se connecter à un iPhone, signe qu’Apple n’a pas mis en place de blocage logiciel ni de mécanisme d’alerte déclenché par des modifications matérielles.
Ce n’est pas mentionné dans ce démontage, mais l’AirTag 2 a aussi de nouvelles puces Bluetooth et Ultra Wideband qui augmentent sa portée de détection. Le produit est dès à présent en vente à 35 € l’unité ou 119 € le lot de quatre.
Google continue d’intégrer Gemini en profondeur dans Chrome. Le navigateur va gagner une fonction de « navigation automatique », laissant l’assistant IA effectuer différentes actions à votre place : il pourra par exemple planifier des rendez-vous, gérer des abonnements ou chercher des vols sans avoir besoin de l’utilisateur.
Gemini va bientôt pouvoir effectuer certaines actions à votre place. Vidéo Google.
Le concept est similaire à celui des « agents IA » pensés pour effectuer des actions dans leur coin. Le communiqué de Google cite différentes utilisations : trouver un hôtel abordable sur plusieurs dates, remplir des formulaires, récupérer des documents, vérifier qu’une facture a bien été payée…
L’entreprise affirme que Gemini pourra filer un coup de main pour des actions plus complexes. L’entreprise prend l’exemple de l’organisation d’une soirée à thème. Il est possible de simplement donner une image à Gemini, qui va chercher les objets de la photo avant de les ajouter dans un panier. L’assistant peut comprendre les limites de budget, et même ajouter des codes promo. La nouveauté sera réservée aux abonnés AI Pro et AI Ultra, et va dans un premier temps être lancée aux États-Unis.
Gemini va pouvoir utiliser le gestionnaire de mot de passe de Google pour se connecter si besoin. L’entreprise vante également la prise en charge de son Universal Commerce Protocol (UCP), un standard open-source développé avec plusieurs acteurs comme Shopify ou Etsy pour standardiser les actions d’achat réalisées par des IA. Google assure garder la sécurité de l’utilisateur en tête, le modèle demandant de valider certaines opérations critiques comme un achat en ligne.
Ici, Gemini demande de complèter une réservation. Image Google
Chrome n’est pas le seul à miser sur un tel concept. OpenAI a quelque chose de similaire dans son navigateur Atlas, mais le résultat était assez lent dans nos tests. Nous avions tiré les mêmes conclusions d’un test de Comet, le navigateur de Perplexity. On verra si Google arrive à faire mieux.
L’entreprise a sinon présenté quelques autres nouveautés, à commencer par un panneau latéral permettant d’accéder à Gemini n’importe quand. Celui-ci est compatible avec le moteur de retouche d’images Nano Banana afin de modifier n’importe quelle photo dans la fenêtre du navigateur, sans avoir à la télécharger. Google veut également apporter sa fonction permettant à l’assistant de se souvenir des conversations précédentes et de les mentionner. Cette capacité arrivera dans les mois qui viennent.
Tesla a publié ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2025, ce qui permet par la même occasion de faire le bilan annuel. Pas de surprise réellement de ce côté, les ventes ont bien baissé et on se doutait que l’année passée n’allait pas être positive. De fait, le constructeur texan annonce des revenus en baisse de 3 % par rapport à 2024 et même de 10 % en ne gardant que ceux liés à l’automobile. Ses bénéfices ont également baissé de 2 % et dans l’ensemble tous les chiffres sont dans le rouge, sauf du côté du stockage de l’énergie et des services, deux domaines qui continuent de croître.
Le Cybercab pendant une phase de test en Alaska. Image Tesla/MacGeneration.
Ces chiffres sont un bon résumé de la trajectoire actuelle de Tesla, qui ne s’intéresse plus aux voitures individuelles depuis plusieurs années et cela se ressent de plus en plus. L’entreprise ne s’en cache plus d’ailleurs, elle le revendique même dans sa communication, en notant ainsi dans le résumé fourni avec ses résultats financiers que « l’année 2025 a marqué un tournant décisif pour Tesla, alors que nous avons encore élargi notre mission et poursuivi notre transition d’une entreprise centrée sur le matériel vers une société d’intelligence artificielle appliquée au monde physique ».
Voilà qui éclaire le choix d’abandonner tout simplement les deux voitures historiques de l’entreprise. La Model S comme la Model X ne seront plus produites à partir du deuxième trimestre 2026 et ces deux véhicules n’auront aucun successeur. Elon Musk a justifié ce choix pendant l’échange qui suit la présentation des résultats par la nécessité de convertir la chaîne de production dans l’usine de Fremont, en Californie, pour l’assemblage des robots Optimus. La véritable raison est plutôt à chercher du côté du désintérêt de son entreprise pour ces deux voitures depuis bien des années, alors que le prix restait très élevé : à partir de 109 990 € pour la berline et 114 990 € pour le SUV.
Sans surprise, les ventes étaient très basses, même si on n’a pas les chiffres exacts. Tesla distingue uniquement ses Model 3 et Y de tous ses autres modèles dans les statistiques fournies et cette catégorie « autre » représente déjà une minorité de la production : 50 850 véhicules en 2025, contre près de 1,6 million pour les deux autres. Dans cette production, il n’y a pas que les Model S et X, il y a aussi le Cybertruck et le Semi, si bien que l’on estime que la production annuelle des deux modèles historiques de Tesla tourne autour des 30 000 exemplaires. Autant dire que la capacité de production dédiée de 100 000 véhicules était largement inutilisée.
La Model X va s’envoler vers de meilleurs horizons avec ses fameuses portes « Falcon ». Image Tesla.
Des robots pour remplacer des voitures, le message ne pourrait pas être plus clair. À ce sujet, Tesla annonce l’arrivée prochaine d’une troisième génération de son robot Optimus, avec plusieurs changements importants, notamment du côté des mains. Cette génération est celle qui devrait être produite en masse, une étape majeure qui devrait intervenir d’ici à la fin de l’année 2026. On se méfiera des promesses d’Elon Musk, d’autant qu’il a admis suite aux résultats financiers que les robots construits jusqu’ici n’ont aucun rôle concret, une contradiction directe de ses précédentes déclarations.
La trajectoire d’Optimus ressemble au fond à celle de la conduite entièrement autonome dans les voitures. Elon Musk promet depuis des années que c’est un problème résolu, alors qu’elle n’existe toujours pas. Le milliardaire a ainsi vanté les premiers essais sans supervision à Austin, alors même qu’il y a toujours une supervision, simplement déplacée dans une voiture-balai. Les résultats mettent aussi en avant l’arrivée du service en Californie, alors que l’entreprise n’a toujours pas demandé le permis nécessaire pour la conduite autonome, si bien que le service de Robotaxi est toujours basé sur des Model Y avec un employé derrière le volant.
Une Model Y sans supervision à l’intérieur de l’habitacle dans le cadre du service de taxi autonome ouvert à Austin. Néanmoins, on ne le voit pas sur la photo, il y a une deuxième Model Y juste derrière avec des employés Tesla prêts à intervenir si nécessaire. Image Tesla.
Malgré tout, le développement de la conduite autonome se poursuit et Tesla a d’ailleurs donné quelques chiffres sur le nombre d’utilisateurs du programme FSD (Full Self-Driving), une option payante. Au dernier trimestre 2025, il y avait 1,1 million de véhicules avec FSD, soit environ 12 % du parc d’après les calculs d’Electrek. Cela correspond soit aux conducteurs qui ont payé l’option actuellement facturée 7 500 € en Europe, soit à ceux qui ont opté pour l’abonnement qui va devenir bientôt la seule formule proposée en Amérique du Nord. C’est une augmentation de l’ordre de 35 % sur l’année et certainement un moteur important de la croissance des services.
Parmi les autres annonces liés aux résultats financiers, notons le retour des cellules 4680, mais cette fois pour la Model Y, un signe fort de l’échec du Cybertruck. Ce format imaginé en interne devait permettre à Tesla de réduire le prix des batteries tout en augmentant les capacités. Le constructeur l’avait lié à son pick-up électrique, après avoir initialement promis que cela allait lui permettre de vendre une voiture électrique à 25 000 $.
Le Cybertruck ne se vendant quasiment plus, la production va servir maintenant à la voiture électrique la plus vendue aux États-Unis, mais surtout pour des raisons financières. Sa production se fait en effet entièrement sur le sol américain, alors que les autres batteries viennent en partie d’Asie et sont soumises à des frais de douane importants suite à la politique protectionniste de Donald Trump, pourtant soutenu par Elon Musk.
Le Tesla Semi devrait être produit en masse à partir de 2026. Image Tesla.
Tesla a aussi promis que la production de masse de son semi-remorque allait enfin débuter en 2026, une promesse que l’on entend régulièrement depuis la présentation du camion en 2017. Le Roadster dévoilé à la même occasion resterait prévu si l’on en croit le communiqué de presse, une autre promesse répétée tant de fois que plus grand monde n’y croit.
En parlant de robot, le Cybercab doit lui aussi être produit dans le courant de l’année. Reste à savoir si ce sera vraiment le véhicule présenté à l’origine, sans volant ni pédalier, sachant que l’on a croisé depuis plusieurs prototypes qui avaient ces deux équipements…
Le dernier iPad standard est en promo chez Amazon Italie. La plateforme affiche ce modèle à 341,50 €, contre 389 € en Apple Store dans l’Hexagone. Une remise de 12 % plus intéressante que la promo Amazon France, où la tablette est vendue 359 €. Notons que le tarif s’ajuste pour la TVA une fois à l’étape du paiement. L’appareil embarque 128 Go de stockage.
Cet iPad 11 a été lancé en début d’année dernière. Il s’agit du modèle d’entrée de gamme de la marque, qui est assez similaire à l’iPad 10 dévoilé en 2022. La tablette arbore un design plus moderne évoquant l’iPad Air, auquel elle emprunte le bouton Touch ID.
Le gros changement vient surtout de l’arrivée de la puce A16, que l’on a découverte sur l’iPhone 14 Pro. Ce n’est pas le plus véloce, mais cela sera largement suffisant pour une utilisation basique consistant à aller sur le web ou regarder des vidéos. Apple Intelligence n’est pas pris en charge (il réclame au minimum un A17 Pro), mais ce n’est pas vraiment un problème au quotidien vu le peu de fonctions disponibles actuellement.
Si vous cherchez un modèle un peu plus véloce, on notera qu’Amazon propose de bonnes remises sur les iPad Air. La dernière génération M3 en format 11" est à 577 € avec 128 Go, soit 14 % de moins qu’en Apple Store. C’est plus cher que cet iPad basique, mais la puce M3 devrait vous permettre de tenir de longues années.
Si le stockage vous importe plus, le modèle M2 avec 256 Go est affiché à 730,99 € en format 11" chez Darty. Il s’agit de la version 5G, ce qui pourra être pratique si vous l’emmenez souvent en extérieur. En comparaison, l’actuel modèle M3 a configuration similaire coûte 959,99 €.
Les données d’une montre connectée vont-elles pousser la justice à rouvrir le dossier de l’affaire Pilnacek ? Rappel des faits : Christian Pilnacek, véritable éminence grise du ministère fédéral de la Justice autrichien, a été retrouvé mort le 20 octobre 2023 dans un bras du Danube après une soirée mouvementée. Si l’enquête a initialement conclu à un suicide, la version officielle peine à convaincre. Cette semaine, une commission d’enquête tente de faire la lumière sur la procédure, alors que les relevés de sa Samsung Galaxy Watch apportent un éclairage inédit.
À cette occasion, le journal Der Standard a pu consulter le rapport d'expertise informatique contenant les dernières données enregistrées par la montre de la victime.
Selon les relevés, la connexion Bluetooth entre la montre et le smartphone de Christian Pilnacek a été rompue à 1h07. À cet instant, il quitte apparemment l’appartement de sa compagne, où il avait laissé son téléphone. Un quart d’heure plus tard, à 1h22 précises, la montre « entre dans l’eau » d'après l'analyse de l'expert. Jusqu’à 1h47, l’accéléromètre enregistre un « cluster d’événements d’interaction et de mouvements de la main », signe d'une activité physique encore présente.
Puis, c'est le silence radio. Un calme qui ne sera rompu qu'entre 3h25 et 4h13. Durant cette période, la montre génère à nouveau une quantité importante de données. « À la fin de ce laps de temps, la montre ne se trouve plus dans l'eau », note le rapport. Plus troublant encore : aucune donnée de pouls n’apparaît après cette phase, la mesure du rythme cardiaque ne s'étant réactivée qu'au petit matin.
Lors de réunions préliminaires avec le parquet, le technicien informatique a avancé une hypothèse : Pilnacek aurait pu se trouver sur le dos, la main positionnée hors de l'eau, ce qui expliquerait certains relevés. Les données ne redeviennent significatives qu’à 8h45 le lendemain matin, au moment de la récupération du corps.
Le rapport mentionne également un détail intrigant : des appareils compatibles Bluetooth se trouvaient à proximité de la montre durant la nuit, bien qu’aucune connexion n’ait été établie avec l’accessoire de Pilnacek.
L’enquête va-t-elle être relancée ?
Plusieurs questions restent toutefois en suspens. Curieusement, le document ne précise pas si la détection de chute de la Samsung Galaxy Watch a été déclenchée. De même, l’accès aux données de localisation précises et aux informations de santé détaillées demeure impossible pour le moment.
Le parquet d’Eisenstadt a désormais les yeux rivés sur ces graphiques d’activité, espérant qu’ils combleront les zones d'ombre laissées par l’enquête initiale. Si une seconde expertise médicale doit encore confronter l’autopsie à ces relevés de capteurs, une chose est sûre : à l’heure du tout-connecté, nos montres sont devenues des témoins silencieux, capables de contredire les versions officielles. Reste à savoir si ces fragments de données suffiront à transformer une intuition en certitude judiciaire.
Ses fans l’attendaient depuis des années : le Cosmere de Brandon Sanderson aura enfin droit à une adaptation audiovisuelle et c’est Apple TV qui a obtenu le gros lot. Si ces noms ne vous disent rien, sachez que le romancier américain a créé l’un des univers de fantasy les plus populaires du moment, avec plusieurs dizaines de millions de livres vendus et des lecteurs extrêmement fidèles derrière lui. Prolifique, il a publié quasiment un roman par an depuis la publication d’Elantris il y a 20 ans de cela et ils sont plus ou moins reliés au sein du même univers, ce qui laissera de nombreuses opportunités pour créer des séries et films.
Les livres de Brandon Sanderson sont non seulement nombreux, ils sont aussi épais. Ici, une partie (oui, seulement une partie) des Archives de Roshar qui seront adaptés en série par Apple TV. Image iGeneration.
D’après The Hollywood Reporter qui a rapporté l’information en premier, le travail commencera avec un long-métrage pour adapter le cycle Fils-des-brumes (Mistborn), tandis qu’une série est prévue pour Les Archives de Roshar (Stormlight). Ce dernier projet serait le plus avancé des deux, avec des producteurs déjà sélectionnés pour le mener à bien. Si ces deux premières tentatives se déroulent correctement, Apple TV aura de quoi piocher dans l’univers fantastique imaginé par le romancier, puisque l’accord signé avec l’auteur concerne toute son œuvre.
Que les fans se rassurent, Brandon Sanderson ne s’est pas contenté d’empocher un gros chèque pour laisser son imagination débordante dans les mains de Cupertino. Bien au contraire, il devrait garder un contrôle inédit sur les adaptations portées par Apple TV, supérieur encore à ce que George R.R. Martin (Game of Thrones) ou J.K. Rowling (Harry Potter) ont obtenu de leur côté d’après The Hollywood Reporter. Pour emporter les droits face à ses concurrents tous mis en compétition, le service de streaming pommé aurait accepté que l’écrivain puisse écrire, produire et consulter sur chaque adaptation. Surtout, il garderait un droit de regard sur chaque décision, un pouvoir rare dans l’industrie.
Apple n’a pas encore communiqué sur cet accord et on ne sait pas quand les premières adaptations commenceront à arriver sur son service de streaming. Il va sans doute falloir faire preuve d’un peu de patience…
L’actualité de Halide ne se résume pas au départ de Sebastiaan de With. Cinq ans après la sortie de la précédente version, l’éditeur propose une bêta publique de Halide Mark III. Cette mise à jour majeure permet aux utilisateurs de mettre la main sur les nouvelles fonctionnalités pendant que le design final s'affine. Au programme : une évolution profonde du mode Process Zero, du HDR bien dosé et de nouvelles simulations de films.
Il est temps de lever un malentendu : le HDR n'est pas forcément synonyme de rendu "fluo" ou sur-traité. Si l'on associe souvent le terme à ces images au contraste artificiel, le vrai HDR exploite simplement la capacité des écrans modernes (comme ceux de nos iPhone) à afficher une gamme de tons bien plus large.
Avec la Mark III, Halide intègre le HDR à son fameux mode Process Zero. L'idée est d'utiliser cette plage dynamique étendue pour obtenir des zones lumineuses plus éclatantes sans sacrifier le naturel de la scène. Les ombres restent des ombres, les détails sont préservés, et l'image gagne en relief sans passer par la moulinette des algorithmes habituels.
Tone Fusion et ProRAW : la flexibilité sans l'IA
L'autre grosse nouveauté concerne la gestion de l'exposition. Halide introduit Tone Fusion, un outil de réglage de la luminosité et des ombres qui se veut aux antipodes du traitement par défaut d'Apple. L'éditeur insiste sur un point : ici, pas d'intelligence artificielle. Le contrôle reste manuel et moins lourd que le rendu natif de l'iPhone.
Image avant / après réglages avec Process Zero / Pro Raw
Pour ceux qui veulent conserver une marge de manœuvre maximale en post-production, Process Zero supporte désormais le ProRAW. Vous bénéficiez ainsi d'une image qui a traversé une partie du pipeline de traitement d'Apple pour la souplesse du fichier, tout en gardant l'esthétique brute et "anti-computationnelle" chère à l'application.
Chroma Noir : le charme du grain
Si vous préférez le minimalisme du noir et blanc, Halide inaugure Chroma Noir, une simulation de film monochrome maison. Elle profite également du support HDR pour donner un "pop" particulier aux hautes lumières. Et pour les allergiques aux grands écarts de dynamique, l'option HDR reste bien évidemment désactivable dans les réglages.
Image : Halide
La Mark III est disponible dès maintenant en bêta pour les abonnés, accessible via les réglages de l'application. Côté portefeuille, la mise à jour sera gratuite pour tous les détenteurs d'une licence Halide II. Pour les nouveaux clients, Halide reste proposé à 19,99 € par an, ou 59,99 € en achat unique.
C’est un retour aux sources, et quel retour. Sebastiaan de With, figure incontournable de la photographie sur iPhone et cofondateur de l’excellente application Halide, vient d’annoncer qu’il posait à nouveau ses valises à Cupertino. L’homme rejoint l’équipe Human Interface Design d’Apple, le saint des saints de l’expérience utilisateur, avec un enthousiasme non dissimulé : « Je suis tellement impatient de travailler avec la meilleure équipe du monde sur mes produits préférés », a-t-il déclaré.
Sebastiaan de With
Un retour aux sources
Ce n’est pas un terrain inconnu pour lui. De With a déjà officié chez la Pomme par le passé, laissant sa patte sur des services comme iCloud, le regretté MobileMe ou encore l’application Localiser. Entre-temps, son CV s’est considérablement étoffé de collaborations prestigieuses avec Sony, Mozilla ou EA. Mais c’est surtout avec la création de Halide qu'il a marqué les esprits. Avec son compère Ben Sandofsky, il a réussi le tour de force de transformer l’iPhone en un véritable appareil photo « pro », grâce à une interface devenue une référence.
Un recrutement stratégique pour une équipe en pleine mue
Cette annonce intervient dans un contexte de grands chambardements pour le design à l'Apple Park. Le départ récent d’Alan Dye pour Meta a laissé un vide au sommet du design logiciel, tandis que John Ternus, désormais aux commandes de l’ingénierie et du design global, doit piloter une équipe qui a vu filer de nombreux cadres historiques vers LoveFrom, l’agence de Jony Ive. Dans cette période de réorganisation, le retour d’un talent comme Sebastiaan de With est un signal fort. Apple a besoin de sang neuf — ou plutôt de sang « mêlé » — capable de comprendre à la fois l’héritage de la maison et les attentes pointues des utilisateurs créatifs.
Quant à Halide, l'aventure ne s'arrête pas pour autant. La maison mère, Lux, vient tout juste de lancer la bêta publique de pi, la prochaine version majeure de son application phare. On imagine que de With a déjà bien balisé le terrain et finalisé sa vision pour cette nouvelle mouture avant de se consacrer à 100 % aux futures interfaces d’iOS et du Mac. Son expertise en matière de contrôles tactiles complexes et d'esthétique minimaliste sera, sans aucun doute, un atout précieux pour les prochaines évolutions logicielles de la marque.
La prudence est de mise pour les utilisateurs des derniers iPhone et iPad Pro engagés dans le cycle de bêta-test d'Apple. La troisième bêta d’iOS 26.3 et d’iPadOS 26.3, distribuée en début de semaine, s'accompagne d'un bug gênant : plusieurs fonctions de Continuité sont actuellement inopérantes sur les appareils les plus récents de la gamme.
Un bug ciblé sur les puces A19 et M5
Apple a mis à jour ses notes de version pour confirmer que ce dysfonctionnement ne touche pas l'ensemble du parc, mais spécifiquement les iPhone 17 (standard, Air, Pro et Max) ainsi que l’iPad Pro M5.
Sur ces machines, le lien logiciel qui assure la synergie entre les appareils de l'écosystème semble rompu. Pour ceux qui dépendent de ces outils au quotidien, il est préférable de faire l'impasse sur cette mise à jour en attendant le prochain correctif.
La liste des fonctions aux abonnés absents
Le problème affecte principalement l'intégration avec le Mac et l'Apple TV. Selon les notes d'Apple, les services suivants sont indisponibles :
Recopie de l’iPhone (iPhone Mirroring) : l'affichage et le contrôle du téléphone depuis le Mac ne fonctionnent plus. Une fonction toujours inaccessible en Europe au passage…
Recopie AirPlay vers l’Apple TV 4K.
Appareil photo de continuité : l’utilisation de l’iPhone comme webcam sans fil (Mac et Apple TV) est inopérante.
Sidecar : impossible d'étendre l'affichage de macOS vers l'iPad Pro M5.
Apple n'a pas précisé la cause technique de ces défaillances, mais un correctif est attendu pour la prochaine bêta. Historiquement, Apple publie les versions finales « x.3 » de ses systèmes vers la fin du mois de janvier. Toutefois, au regard du calendrier et des correctifs encore nécessaires, le déploiement public devrait glisser vers le début du mois de février.
En même temps qu’iOS 26.2.1, Apple en avait profité pour mettre à jour toute une flopée d’anciens systèmes, afin de mettre à jour un certificat capital pour continuer d’utiliser ces appareils avec les serveurs d’iCloud ou encore de Messages. Cependant, Apple a rapidement retiré ces mises à jour de ses serveurs suite à un souci de compatibilité avec un opérateur Australien, comme le rapporte 9to5Mac.
Panne d’appels chez Telstra sur l’iPhone 8 après la mise à jour d’iOS publiée lundi. Image Apple.
C’est l’opérateur Telstra qui a confirmé les soucis rencontrés par ses utilisateurs depuis qu’ils ont mis à jour leur ancien iPhone, dans un communiqué officiel :
Nous enquêtons actuellement sur un problème qui empêche certains anciens appareils Apple de se connecter à notre réseau, y compris pour les appels au 000. Nous travaillons en priorité avec Apple pour le résoudre et nous communiquerons des informations complémentaires dès que possible. Nous recommandons aux clients utilisant ces appareils de retarder la mise à jour logicielle de leur appareil jusqu’à ce que nous confirmions que le problème est résolu.
Cette impossibilité d’émettre des appels est d’autant plus importante qu’elle touche aussi le 000, qui est l’équivalent australien du 112 en Europe, ou encore le fameux 911 aux USA : le numéro d’urgence universel.
Les téléphones touchés semblent être l’iPhone 8, le 8 Plus et le X une fois mis à jour sous iOS 16.7.13. Apple n’a pas fait les choses à moitié pour être certaine de juguler le problème, en supprimant des serveurs les mises à jour iOS 16.7.13, mais aussi 12.5.8, 15.8.6 et 18.7.4. Pour les iPhone ayant téléchargé la mise à jour sans l’avoir appliquée, l’installation est désormais impossible, Apple ayant supprimé la certification de celle-ci.
Hormis pour les appareils touchés, Apple a tout son temps pour corriger la faille dans une nouvelle mise à jour : le fameux certificat renouvelé par ces nouvelles versions est encore valide jusqu’en janvier 2027.
Mise à jour le 29 janvier — Apple a publié une mise à jour des réglages opérateur pour les clients de Telstra qui corrige le problème affectant les iPhone sous iOS 16.7.3. Le correctif ne nécessite pas de mise à jour du système d’exploitation. Quand l’iPhone est connecté à un réseau Wi-Fi, il faut se rendre dans Réglages > Général > Informations pour déclencher la mise à jour opérateur (Telstra 54.1).