Si vous possédez une paire d’AirPods Pro 3, une mise à jour de leur firmware vous attend peut-être, voire a été déjà installée. Comme elle le fait régulièrement, Apple a publié une nouvelle version du logiciel interne de ses écouteurs, cette fois la version 8B34. C’est une évolution probablement mineure par rapport à la précédente mise à jour, qui remontait au mois de décembre et qui était numérotée 8B30. Que contient-elle ? Allez savoir, l’entreprise ne détaille presque jamais le détail des changements pour ses écouteurs.
Image WatchGeneration.
C’est bien la même chose pour la version 8B34 qui, d’après cette fiche support fournie par Apple, « corrige des bugs et apporte d’autres améliorations ». Ce message est utilisé en boucle depuis la dernière mise à jour majeure, qui remonte au mois de septembre dernier et qui apportait plusieurs fonctionnalités. Depuis lors, c’est circulez, il n’y a rien à voir, alors on n’en saura pas plus.
Pour ne rien arranger, mettre à jour ses AirPods n’a rien d’évident. Tout devrait être effectué automatiquement en arrière-plan, mais si vous êtes pressé ou si votre paire d’écouteurs a du retard, il est impossible de déclencher une recherche puis installation de la dernière version, ce serait trop facile. Apple a tout de même donné quelques conseils pour forcer l’installation d’un nouveau firmware, si vous y tenez vraiment.
À noter que, une fois n’est pas coutume, les AirPods Pro 3 sont les seuls écouteurs d’Apple à recevoir une mise à jour ce soir. En général, une nouvelle version est proposée pour plusieurs modèles en même temps.
Ming-Chi Kuo a publié quelques prédictions sur X à propos d’Apple Intelligence et plus particulièrement de l’accord signé entre Apple et Google. D’après cet analyste qui a souvent de bonnes informations, l’utilisation de Gemini officialisée hier n’est qu’un moyen pour la Pomme de gagner du temps et proposer des fonctionnalités à ses utilisateurs, en attendant de créer ses propres modèles. Cela peut sembler logique, après tout c’est la méthode traditionnelle à Cupertino de tout faire en interne, mais on pouvait se demander si c’était toujours d’actualité, surtout après les nombreux départs.
Gemini en remplaçant pour Apple Intelligence, en attendant l’arrivée des compétences maison. Image MacGeneration.
D’après Ming-Chi Kuo, l’objectif n’aurait pas changé. Le choix de Gemini de Google aurait été poussé en interne par la volonté de proposer enfin cette année les capacités promises il y a bientôt deux ans. Lors de la présentation originale d’Apple Intelligence, en juin 2024, tout devait arriver entre l’automne de la même année et 2025. On attaque 2026 avec toujours une petite partie des fonctionnalités promises et le développement des modèles conçus par Apple aurait pris trop de retard pour espérer lancer des nouveautés à la hauteur des attentes. Faute de mieux, plusieurs modèles actuels auraient été testés et c’est Gemini qui a été finalement choisi.
Le choix du modèle de Google lui permettrait aussi d’aller plus loin que ce qui a été promis en 2024, l’entreprise sentant que ce n’est plus suffisant pour répondre à la demande actuelle. On n’en saura pas plus à ce sujet, même si on peut imaginer que la WWDC 2026 permettra d’ouvrir Apple Intelligence à d’autres domaines plus avancés, il y a de quoi faire en la matière. Parmi les candidats évoqués par les rumeurs, il y a l’app Santé, qui devrait recevoir une grosse mise à jour cette année et probablement reposer largement sur l’intelligence artificielle.
Apple pourrait s’arrêter là et continuer à développer des fonctionnalités basées sur Gemini, mais ce ne sera pas le cas si l’on en croit l’analyste. Les modèles internes resteraient en préparation et quand ils seront prêts, ils devraient pouvoir remplacer ceux de Google. L’intelligence artificielle pourrait devenir si centrale à toute l’informatique que ce serait une manière pour Apple de reprendre l’avantage face à la concurrence. Cela semble logique, surtout quand on pense que Google est aussi le créateur d’Android, le seul concurrent d’iOS et donc de l’iPhone.
Ming-Chi Kuo a aussi ajouté quelques détails sur les serveurs destinés à l’IA qu’Apple développe depuis l’annonce d’Apple Intelligence. D’après lui, les premières puces dédiées devraient être produites en masse dans la deuxième partie de 2026 et le premier centre de données d’Apple dédié à l’intelligence artificielle pourrait voir le jour en 2027. C’est probablement à ce moment-là aussi que la firme de Tim Cook aura suffisamment de capacités de calcul pour entraîner correctement ses propres technologies IA. D’ici là, Gemini devra faire l’affaire.
Notons pour finir une autre rumeur récente et assez différente, cette fois fournie par The Information qui est aussi une source très réputée. Selon ses journalistes, des responsables au sein d’Apple auraient choisi de ne plus accorder autant d’importance à la création d’un modèle maison, jugeant que cela allait devenir une commodité, une technologie proposée par toute l’industrie et non pas un élément différenciant. Les deux rumeurs ne se contredisent toutefois pas nécessairement, Apple pouvant très bien faire ce choix rationnel à court terme, tout en misant sur des développements en interne pour le futur.
Dans sa dernière publicité pour les iPhone 17, Apple a choisi de mettre en avant le verre en façade, trois fois plus résistant aux rayures que sur les anciennes générations. Pour le prouver, l’entreprise imagine une réunion de conciliation pendant laquelle les avocats soumettent leurs propositions en faisant glisser un magnifique iPhone 17 Pro orange, face en bas, sur une immeeeeense table en bois.
De quoi se retrouver avec un écran tout rayé ? Pas d’inquiétude, c’est un iPhone. Et puis, quel effet dramatique pendant les négociations !
Vous cherchez un NAS pour stocker des fichiers sur le réseau et sauvegarder vos Mac avec Time Machine ? Le DH2300 d’Ugreen est une très bonne option pour ces tâches-là, surtout quand il est en promotion comme c’est le cas en ce moment sur Amazon. Annoncé par son constructeur à 210 €, on peut l’acheter à 179 € et même si ce n’est pas le meilleur prix historique, c’est un bon tarif pour un appareil très compétent. Je peux en témoigner, il a rejoint la baie de mon garage depuis quelques jours.
Image MacGeneration.
J’écrirai un test complet de ce NAS après avoir pris le temps de bien l’essayer, mais je peux déjà indiquer qu’il est bien suffisant pour stocker des fichiers et pour la sauvegarde avec Time Machine. Il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme, alors il ne faut pas s’attendre aux performances et fonctionnalités des produits vendus nettement plus chers. Néanmoins, sa puce ARM RK3576 est tout à fait satisfaisante pour une expérience rapide en utilisant l’app mobile fournie par Ugreen ou bien son interface web. Ses 4 Go de mémoire vive sont amplement suffisants pour faire tourner UGOS Pro, le système d’exploitation maison, et ses fonctionnalités de base.
Ce n’est pas le bon appareil si vous cherchez un serveur capable de faire tourner de multiples conteneurs Docker, ce n’est même pas une possibilité proposée par le fabricant sur ce modèle. Avec ses deux baies pour deux disques durs, il est également limité en termes de configuration de stockage ou de performances, d’autant qu’il se contente aussi d’une seule prise Ethernet 1G. Bref, ce n’est pas un modèle haut de gamme, le prix l’indique bien, mais c’est un bon candidat pour stocker et partager des fichiers et sauvegarder des Mac.
À moins de 180 €, cela me semble une bonne affaire si vous cherchez un NAS avant tout pour ces deux tâches. N’oubliez pas qu’il faudra acheter deux disques durs de la même taille tout en ne gardant que la capacité d’un seul élément pour bénéficier d’une protection des données, un détail important à l’heure où les prix augmentent régulièrement. Un bon compromis en ce moment pourrait être ce disque dur WD Red Plus de 6 To, facturé 183 € l’unité.
Parmi les premières boutiques alternatives d’apps iOS à avoir vu le jour dans l’Union européenne en 2024, Setapp Mobile sera aussi la première à fermer. MacPaw a annoncé que sa plateforme cessera ses activités le 16 février.
L’éditeur ukrainien justifie cette fermeture par des « conditions commerciales changeantes et complexes [qui rendent] non viable la poursuite du développement ou du support de Setapp Mobile dans le cadre du modèle économique actuel de Setapp. »
Setapp Mobile. Image MacPaw.
Les applications disponibles sur Setapp Mobile seront retirées de la plateforme à la mi-février. Celles déjà installées devraient rester utilisables sur iPhone et iPad, mais elles ne pourront plus être mises à jour. Il faudra donc les retélécharger sur l’App Store d’Apple pour avoir les versions à venir.
Cela ne devrait pas poser trop de problèmes : à l’exception du téléchargeur de vidéos Downie, Setapp Mobile n’avait pas d’exclusivités. C’est sans doute l’une des raisons de l’échec de cette boutique tierce. Là où l’Epic Games Store peut compter sur Fortnite et AltStore sur des apps qu’Apple désavoue, Setapp Mobile manquait de logiciels spéciaux. Son catalogue se limitait en outre à quelques dizaines d’applications.
La boutique, qui a essuyé les plâtres de l’ouverture de l’écosystème iOS imposée par le DMA, avait pourtant tenté de se distinguer par son modèle économique. L’ensemble du catalogue était accessible via un abonnement mensuel et MacPaw avait même inclus Setapp Mobile dans certains de ses forfaits historiques Setapp. Mais cela n’a manifestement pas suffi à rendre l’activité viable.
Setapp Mobile. Image iGeneration.
Cette annonce intervient alors que le Japon impose à son tour à Apple d’autoriser les boutiques alternatives sur l’iPhone, un contexte dont AltStore a déjà commencé à profiter.
Les autres offres Setapp restent disponibles. Le service comprend toujours une formule autour de 12 €/mois donnant accès à plus de 200 applications Mac, ainsi qu’une offre à environ 15 €/mois incluant également des applications iOS, distribuées via l’App Store.
C’est officiel : c’est le Gemini de Google qui fera carburer le nouveau Siri. Apple a officialisé la nouvelle hier, mais n’a pas donné de détails supplémentaires sur ce qu’allait pouvoir faire son assistant. The Information a récupéré quelques infos provenant d’une personne ayant travaillé sur le projet, donnant quelques pistes sur les fonctions du nouveau Siri.
L’annonce du nouveau Siri en 2024. Image Apple
Commençons par rappeler ce qu’Apple a annoncé officiellement à la WWDC 2024. Le nouveau Siri devrait pouvoir piocher dans les données de l’utilisateur en se basant sur ce qu’il y a sur son iPhone. Il pourrait interagir de manière plus profonde avec les apps tierces et tenir des conversations plus naturelles tout en répondant à des demandes complexes.
The Information explique qu’Apple chercherait surtout à améliorer les connaissances de Siri. Il devrait ainsi pouvoir répondre à des questions basiques, donnant la population d’un pays ou des « informations scientifiques ». À la manière de Gemini ou de ChatGPT, une source sera citée indiquant d’où vient l’information. La possibilité de fouiller dans le téléphone devrait le rendre moins bête : si on demande « Appelle ma mère » sur un iPhone n’ayant pas de contact « Maman », Siri pourra scanner les messages pour trouver le contact correspondant.
Carburant grâce à un LLM, il sera en mesure de raconter des histoires, d'apporter « un soutien émotionnel » ou d'aider à accomplir diverses tâches, comme la réservation d'un voyage. L’assistant devrait être moins rigide sur le plan émotionnel, répondant de manière plus humaine si l’utilisateur explique se sentir triste ou seul. Il pourra aussi créer des notes, par exemple quand on demande une recette de cuisine.
Certaines nouveautés devraient sortir au printemps, tandis que d’autres seront annoncées à la WWDC 2026. Deux sont citées : la possibilité de recevoir des alertes proactives (par exemple pour partir plus tôt afin d’aller à l’aéroport en cas d’embouteillages sur la route), ou la capacité de Siri de se souvenir des conversations passées.
Le nouveau Siri à la WWDC 2024. Image Apple
Google aurait déployé « d’importants efforts techniques » pour faire fonctionner une version de Gemini sur les serveurs d'Apple. Le LLM de Google est le cerveau du nouveau Siri, mais il tournera soit localement, soit sur le Private Cloud Compute d’Apple. Sur le prototype actuel, les noms Google ou Gemini ne sont jamais mentionnés. Apple peut affiner Gemini à sa façon pour qu'il réponde aux requêtes comme elle l'entend.
Et ChatGPT dans tout cela ? Apple a confirmé que ce nouveau Siri pourrait toujours continuer de puiser dans le LLM d’OpenAI, même si on imagine que son intérêt sera alors plus limité. C’est donc une mauvaise nouvelle pour la start-up, qui voit le partenariat Google-Apple se renforcer. L’ambition de Sam Altman de créer le successeur du smartphone avec Jony Ive est peut-être restée en travers de la gorge de certaines personnes à Cupertino…
Avec le lancement de Creator Studio, un abonnement facturé 12,99 € par mois ou 129 € par an donnant accès à ses applications professionnelles (Final Cut Pro, Logic Pro…), Apple opère également un nouveau virage pour sa suite iWork. Devenues gratuites il y a une dizaine d’années, les applications Keynote, Pages et Numbers entrent désormais dans une logique de freemium.
Concrètement, ces applications resteront téléchargeable gratuitement pour tous les utilisateurs, utilisables sans frais en majeure partie et elles continueront de bénéficier de mises à jour. En revanche, certaines nouveautés seront réservées aux abonnés de Creator Studio.
Le Content Hub accessible depuis Keynote, Pages et Numbers. Image Apple.
D’après le communiqué de presse d’Apple, les fonctions suivantes d'iWork seront liées à cette nouvelle offre :
Content Hub, un nouvel espace proposant une sélection de photos, d’éléments graphiques et d’illustrations de haute qualité
Modèles et thèmes premium
Outils avancés de création d’images
Super Résolution, pour améliorer la qualité des images tout en conservant leur netteté et leurs détails
Recadrage automatique, qui propose des suggestions intelligentes pour obtenir des compositions plus attrayantes
Keynote : génération d’une première ébauche de présentation à partir d’un plan de texte
Keynote : création de notes de présentation à partir de diapositives existantes
Keynote : nettoyage rapide des diapositives en corrigeant la mise en page et le positionnement des objets
Numbers : génération de formules et remplissage de tableaux grâce à la fonction Remplissage magique, qui détecte automatiquement des schémas
Les fonctions Apple Intelligence déjà en place, comme Image Playground et les outils d’écriture, resteront accessibles gratuitement. Mais il y aura donc de nouvelles fonctions dotées d’une « intelligence plus poussée » qui seront, elles, payantes. La frontière entre les deux n’est pas évidente, certaines nouveautés de Creator Studio semblant relever de ce que permet déjà Apple Intelligence. Qu’est-ce qui justifie alors qu’une fonction intelligente soit gratuite et qu’une autre soit payante ?
Notez la mention « Powered by OpenAI » en bas de la fenêtre. Image Apple.
Apple ne le détaille pas, mais une explication se profile. Sans l’indiquer clairement dans son communiqué, il apparaît que ces nouvelles fonctions intelligentes s’appuient sur OpenAI. Dans Keynote, la création de notes comprend la mention « Powered by OpenAI ». On en déduit que ces outils reposent sur la technologie du créateur de ChatGPT, ce qui implique sans doute une connexion à internet et soulève aussi la question du traitement des données.
On en saura sûrement davantage lorsque l’abonnement Apple Creator Studio sera disponible, le 28 janvier.
Face à l’augmentation des arnaques au faux conseiller bancaire, Revolut hausse le ton. La néobanque a annoncé une nouvelle fonctionnalité pour lutter contre ce type de fraude : l’app peut désormais détecter si l’utilisateur ouvrant l’application Revolut est en train de passer un appel. Elle peut ainsi lui confirmer qu’il discute bien avec un véritable conseiller… ou l’avertir d’une arnaque.
La bannière en question. Image Revolut
Dans l’idée, l’application Revolut a gagné une bannière s’affichant lorsqu’elle détecte que l’utilisateur est en train de passer un appel. Le système identifie si celui-ci provient de Revolut ou d’un autre numéro, et fournit des recommandations adaptées.
Tout devrait être très clair pour l’utilisateur. Si l’appelant est bien Revolut, la bannière confirme que l’appel est légitime. Si ce n’est pas le cas, le client aura droit à une alerte « claire et urgente » l’informant que son interlocuteur ne fait pas partie de l’établissement. Appuyer dessus le ramènera sur un parcours pour protéger son compte.
Le concept est intéressant à l’heure où de nombreux malfaiteurs arrivent à usurper des numéros officiels pour tromper les victimes les plus vigilantes. Il n’est pas totalement nouveau : au Royaume-Uni, des banques comme Monzo, Starling ou HSBC ont des systèmes similaires, tout comme Sumeria en France. Google a ajouté une alerte à Android aux États-Unis, avertissant les utilisateurs lorsqu’ils partagent leur écran pendant un appel avec un numéro inconnu.
Cette nouvelle fonctionnalité est déjà active pour tous les clients Revolut sous iOS, tandis qu’il faudra aller l'activer depuis le Centre de sécurité d’Android. Revolut en profite pour rappeler quelques nouveautés lancées cette année, comme les appels intégrés à l’application ou l’optimisation de ses algorithmes pour détecter et bloquer les transactions à risque.
Les arnaques au faux conseiller se sont fortement popularisées ces dernières années. Si vous n’êtes pas chez Revolut, gardez en tête que les malfrats sévissent souvent avant les week-ends ou les jours fériés afin de profiter de la fermeture des agences. Ils disposent généralement de quelques informations sur vous (nom, prénom et même numéro de compte), probablement récupérées sur le dark net suite à des fuites de données. Ils cherchent à vous mettre en confiance tout en vous demandant d’agir dans l’urgence. Au moindre doute, n’hésitez pas à raccrocher avant de rappeler directement le standard de la banque depuis votre application.
Le marché du PC repart, mais le Mac reste sur son rythme : au dernier trimestre 2025, Apple fait du sur-place en expéditions selon IDC. Le cabinet d’analyses indique qu’Apple a terminé l'année avec des expéditions stables d'une année sur l'autre pour le trimestre des fêtes. Une absence de croissance qui peut surprendre face à une reprise plus générale du marché mondial du PC, mais qui s’explique par différents facteurs.
Les 5 plus gros acteurs du marché du PC au T4 2025. Image IDC
Selon IDC, le marché global du PC a grimpé de 9,6 % d’une année sur l’autre au dernier trimestre. Au total, 76,4 millions de machines ont été expédiées au T4 2025. Apple se situe en 4e place du classement derrière Lenovo, HP et Dell. La firme de Cupertino a envoyé 7,1 millions de Mac, soit plus ou moins la même chose qu’en 2024. En face, Lenovo en a expédié 19,3 millions (+14,4 %), HP 15,4 millions (+12,1 %) et Dell 11,7 millions (+18,2 %).
Plusieurs éléments justifient cette forte hausse du marché PC. La fin de la prise en charge de Windows 10, si elle n’a pas été aussi dramatique que prévu étant donné que Microsoft a offert un an de sursis dans certaines zones, a sans doute participé à cet élan. IDC estime également que les acheteurs tout comme les fabricants se sont préparés à la hausse des prix qui devrait frapper fort en 2026. Celle-ci pourrait être causée par la forte demande de matériel pour les serveurs IA comme par d’éventuels nouveaux droits de douane amenés par une guerre commerciale dans un contexte géopolitique tendu.
Mais alors, comment expliquer que les expéditions n’explosent pas aussi du côté d’Apple ? Il faut se rappeler que Cupertino a connu une excellente fin d’année 2024 avec une croissance de 15 %. Tim Cook justifiait cela par le fait que la gamme avait été entièrement revue avec la présentation des nouveaux MacBook Pro ainsi que celle de l’iMac et du Mac mini M4 en fin d’année. En comparaison, l’automne 2025 a été beaucoup plus terne : seul le MacBook Pro M5 a été présenté en octobre, les autres Mac récents (Studio et Air) datant du mois de mars.
Apple a fait aussi bien avec beaucoup moins de nouveautés : un score similaire est donc loin d’être une mauvaise nouvelle ! IDC estime qu'Apple a expédié 25,6 millions de Mac en 2025, contre 23 millions en 2024. Cela représente une croissance annuelle de 11,1 % malgré un T4 stable.
Sur un autre registre, Apple a repris la tête du marché mondial des smartphones en 2025. D’après Counterpoint, les expéditions ont progressé de 2 % sur l’année et Apple finit n°1 avec 20 % de parts de marché, portée par de bons volumes dans les marchés émergents et par les ventes de la gamme iPhone 17. Samsung suit juste derrière à 19 % sur une croissance plus modeste, tandis que Xiaomi complète le classement (13 %), lui aussi dopé par les pays émergents.
Pixelmator Pro sera disponible très prochainement sur iPad. Apple a annoncé le portage de cette application dans le cadre du lancement d’Apple Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe plusieurs de ses outils de création.
Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.
Disponible sur Mac depuis 2017, ce puissant éditeur d’images a été adapté aux tablettes. Son interface a été repensée pour les écrans tactiles et il prend en charge l’Apple Pencil. Apple, qui a racheté l’application et son équipe début 2025, promet que l’on retrouvera sur iPad l’ensemble des outils d’édition avancés qui ont fait le succès de Pixelmator Pro sur Mac.
Au-delà des fonctions de base attendues d’un éditeur d’images, Pixelmator Pro se distingue notamment par sa fonction Super Résolution pour l’agrandissement intelligent des photos, la suppression des artefacts de compression ou encore les suggestions de composition via le recadrage automatique.
Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.
La version iPadOS de Pixelmator Pro sera compatible avec les modèles d’iPad équipés d’une puce A16, A17 Pro ou M1 (ou ultérieure) qui tournent sous iPadOS 26.
Pixelmator Pro pour iPad sera inclus dans l’abonnement Apple Creator Studio, qui sera lancé le mercredi 28 janvier au prix de 12,99 € par mois ou 129 € par an. A priori, il s’agira du seul moyen d’obtenir cette version.
Apple annonce le lancement de Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe toutes ses apps professionnelles, quelques fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle ainsi que des contenus exclusifs. Cet abonnement sera proposé sur l’App Store à partir du mercredi 28 janvier, dans deux semaines donc, pour 12,99 € par mois ou 129 € par an, avec une grosse réduction pour les étudiants (2,99 et 29 € respectivement). Il regroupe notamment Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro et la suite bureautique iWork : Pages, Numbers et Keynote.
Les différentes apps qui seront incluses avec l’abonnement. Notez au passage les toutes nouvelles icônes de l’ère Liquid Glass. Image Apple.
Au passage, même si ce n’est pas indiqué par Apple, on peut supposer que les mises à jour des OS 26.3 sortiront elles aussi le 28 janvier ou en tout cas, dans la semaine du 26 et que ces versions seront nécessaires pour exploiter ces nouveautés.
Les apps professionnelles d’Apple rassemblées avec un abonnement, toujours optionnel sur le Mac
En s’abonnant à l’offre Creator Studio, toutes ces apps seront accessibles sans frais supplémentaires, y compris les compagnons de Final Cut Pro (Motion et Compressor) ainsi que MainStage qui accompagne Logic Pro. À cela s’ajoutera dans le futur Freeform, qui restera toutefois gratuite et accessible hors du bundle. C’est aussi le cas pour la suite bureautique d’Apple et on pourra toujours télécharger Pages, Numbers et Keynote, gratuitement et sans devoir s’abonner. Les allergiques aux abonnements pourront toujours payer des licences finales pour Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro, à des prix similaires à ceux pratiqués actuellement. Du moins, ce sera vrai sur le Mac : côté iPad, comme aujourd’hui, l’abonnement restera en effet la seule option pour les apps payantes.
Toutes ces apps conçues par Apple seront proposées sur le Mac ainsi que l’iPad, c’est une première pour Pixelmator Pro. L’entreprise promet d’ailleurs une expérience optimisée pour une utilisation via l’écran tactile de la tablette, mais aussi avec l’Apple Pencil. On pourra naturellement travailler en parallèle sur un Mac et un iPad, le format de fichiers étant le même des deux côtés. La Pomme insiste sur la gestion complète des calques, ce qui laisse espérer qu’il ne s’agit pas d’une version au rabais de l’éditeur d’image acheté par ses soins il y a plus d’un an.
Pixelmator Pro sur un iPad Pro. Image Apple.Les calques sur Pixelmator Pro pour l’iPad. Image Apple.
Pixelmator Pro était déjà une app qui tirait parti des puces Apple, ce sera naturellement encore plus le cas avec ces mises à jour. Les fonctionnalités habituelles basées sur l’IA sont toujours présentes, comme la sélection rapide ou encore l’agrandissement des images.
Sur le Mac, Pixelmator Pro devrait également bénéficier d’une grosse mise à jour, la première depuis son acquisition par Apple. L’interface devrait bien changer pour s’adapter à Liquid Glass, si l’on en juge à cette unique capture d’écran distribuée par Apple. La mise à jour sortira probablement en même temps que l’abonnement Creator Studio.
Pixelmator Pro sur le Mac, avec une nouvelle interface. Image Apple.
Même traitement Liquid Glass pour les trois apps de la suite bureautique maison, enfin ! On avait aperçu les mises à jour il y a bien longtemps, mais elles ont tardé à arriver. Apple attendait manifestement le lancement de Creator Studio pour rafraichir enfin les interfaces de Pages, Keynote et Numbers, sur le Mac comme sur les iPad et iPhone.
Des fonctionnalités IA et du contenu premium inclus
En plus des apps elles-mêmes, Creator Studio offrira des fonctionnalités basées sur l’IA, ainsi que des contenus spécifiques. Dans Final Cut Pro, une nouvelle fonctionnalité « Recherche dans les transcriptions » sera proposée sur le Mac comme l’iPad, avec la possibilité de trouver un extrait parmi tous les enregistrements en saisissant les termes cherchés dans un champ de texte. Autre fonctionnalité spécifique pour trouver des segments, cette fois de manière visuelle : l’intelligence artificielle pourra analyser les rush dans un projet pour identifier leur contenu et permettre au monteur de trouver rapidement le bon extrait.
La recherche visuelle en action dans Final Cut Pro, ici pour trouver des plans avec des escaliers. Image Apple.La recherche textuelle, qui filtre les vidéos en fonction des dialogues identifiés et transcrits par IA. Image Apple.
L’outil de montage vidéo aura droit à d’autres fonctionnalités encore, à condition d’être abonné à l’offre Creator Studio. Apple évoque la possibilité de monter des vidéos selon le tempo d’une musique, identifiée automatiquement par IA. Enfin, une fonctionnalité proposée uniquement sur l’iPad permettra de simplifier les montages : « Créateur de montages » crée un montage automatique à partir des meilleurs plans sélectionnés automatiquement et les utilisateurs pourront ensuite modifier le rythme, ajouter de la musique ou encore recadrer automatiquement le résultat pour les réseaux sociaux.
Dans Logic Pro, les musiciens pourront exploiter « Synth Player », une fonctionnalité basée sur des IA qui génère des pistes électro sans claviériste. Apple précise que la fonction a été développée en interne et qu’elle offre « un réalisme et une fidélité incomparables grâce à la vaste gamme de synthétiseurs logiciels et échantillonneurs disponibles dans Logic Pro ». De multiples paramètres restent disponibles pour ajuster ces créations automatiques et mieux les fondre dans un morceau. Toujours pour faciliter la création musicale, « Chord ID » est une autre fonction réservée aux abonnés, qui évite les étapes de transcription manuelle en convertissant automatiquement un enregistrement audio ou MIDI en accords que l’on peut ensuite utiliser dans l’app.
Synth Player en action dans Logic Pro. Image Apple.L’analyse d’un enregistrement audio avec Chord ID. Image Apple.
Côté contenus, la suite Creator Studio permet d’accéder à de nombreux enregistrements dans Logic Pro. Apple promet « des centaines de boucles, d’échantillons, de patchs d’instruments, de sons de batterie et bien plus encore, tous libres de droits », le tout sera affiché dans une toute nouvelle bibliothèque de sons sur le Mac.
Cette idée concerne aussi la suite iWork ainsi que FreeForm quand elle sera incluse dans l’abonnement. Apple ajoute le « Content Hub », qui est décrit comme « un espace nouveau où les utilisateurs trouveront une sélection de photos, d’éléments graphiques et d’illustrations de haute qualité ». Tous ces éléments pourront être utilisés dans ses documents, que ce soit du texte avec Pages, un tableur avec Numbers ou une présentation avec Keynote. Par ailleurs, ces trois apps auront droit à des thèmes exclusifs, en plus de ceux fournis gratuitement.
Le « Content Hub », ici dans Keynote apparemment. Image Apple.
Si ces contenus clés en main fournis par Apple ne vous suffisent pas, vous pourrez toujours en créer avec Image Playground. Ce n’est pas nouveau, il semble toutefois que les abonnés auront droit aux meilleurs modèles fournis par OpenAI, même si le communiqué de presse est étonnamment avare en détails sur ce point. Il faudra vérifier à l’usage ce que cela change, même s’il ne faut pas s’attendre à une utilisation illimitée du générateur d’images d’OpenAI, car Apple précise bien que des limites peuvent subsister selon le modèle utilisé.
Du côté des fonctionnalités, il y aura aussi quelques ajouts pour les abonnés Creator Studio. Keynote saura notamment générer une ébauche de présentation à partir d’un plan que vous lui fournirez sous forme de texte. Autre option nouvelle pour cette app, la possibilité de générer automatiquement des notes pour le présentateur à partir des diapositives terminées. Cette fonctionnalité ne fait pas partie d’Apple Intelligence, et pour cause : elle repose sur des modèles fournis par OpenAI et non pas les modèles maison (ni ceux de Gemini d’ailleurs, étrangement). Si le communiqué ne le met pas trop en avant, sans surprise, on peut voir une mention sur les captures d’écran fournies par Apple.
Création de notes de présentation dans Keynote, grâce à OpenAI. Image Apple.
Ce n’est pas fini : une fonctionnalité permettra de nettoyer rapidement des diapositives en ajustant la mise en page ainsi que le placement des objets, toujours dans Keynote. Rien pour Pages, alors que Numbers gagnera également des fonctionnalités IA, probablement elles aussi alimentées par Open AI. On pourra utiliser la fonction « Remplissage magique » pour générer des formules et remplir automatiquement des tableaux en identifiant des schémas. Microsoft l’a déjà fait dans Excel et les résultats étaient souvent moyens, espérons que ce sera mieux pour la Pomme.
Un essai gratuit pour tout le monde, partage familial inclus
Tout le monde pourra tester la nouvelle offre gratuitement pendant un mois. Apple compte aussi offrir trois mois d’essai gratuit à Creator Studio pour tout achat d’un nouveau Mac ou d’un nouvel iPad. Autre générosité, l’abonnement à 12,99 € par mois ou 129 € par an pourra être partagé au sein d’une famille sans frais supplémentaire, à condition d’avoir activé le partage familial iCloud.
RepoBar (gratuit) est une nouvelle app qui peut intéresser les utilisateurs de GitHub, service en ligne de Microsoft pour stocker des dépôts Git et collaborer autour de leurs contenus. Si vous utilisez le service, cet utilitaire ajoute une icône à la barre des menus de macOS pour y afficher le statut de tous vos projets sur GitHub : liste de modifications (commits), les bugs et suggestions ouvertes (issues) ou encore les changements en attente (pull requests) et les tâches réalisées automatiquement à chaque modification (CI). À chaque fois, un clic ouvre l’élément correspondant dans le navigateur par défaut pour obtenir tous les détails sur le site de la plateforme.
RepoBar en action avec mon compte GitHub sur la droite, les réglages sur la gauche. Image MacGeneration.
L’app peut être téléchargée depuis la page des mises à jour de GitHub, où son code source principalement en Swift est aussi hébergé. Si vous utilisez le gestionnaire de paquets Homebrew, vous pouvez également l’installer par ce biais, en utilisant cette ligne de commande :
brew install --cask steipete/tap/repobar
Une fois l’app installée, il faudra l’authentifier auprès de GitHub, ce qui se fait automatiquement dans le navigateur web. Un tour dans les réglages permettra d’ajuster son comportement et il y a déjà de nombreuses options, par exemple pour restreindre la liste de dépôts qui s’affiche ou encore modifier la durée pour les cartes de chaleur qui présentent votre activité sur le service. Il est possible d’épingler des éléments et si votre compte personnel est associé à une organisation, alors les projets de celle-ci seront présentés à part, dans un onglet « travail ».
Si vous utilisez GitHub Actions, RepoBar peut aussi suivre l’exécution des processus associés aux projets et afficher leur statut en direct dans son menu. L’app peut surveiller des dossiers Git en local, en la pointant vers l’emplacement à surveiller dans ses réglages avancés. Elle cherchera alors les équivalents sur GitHub et proposera quelques fonctionnalités supplémentaires, dont la possibilité de récupérer les changements depuis le serveur à intervalle régulier ou encore l’affichage du statut du dépôt local dans les menus.
RepoBar est une app entièrement gratuite, en plus d’être open-source. Elle n’est pas traduite en français et nécessite macOS 10.13 au minimum. À noter qu’une version iOS est en cours de développement.
Cela fera bientôt deux ans que le Vision Pro est disponible. Annoncé lors de la WWDC 2023, il a été lancé aux États-Unis le 2 février 2024, avant d’arriver en France quelques mois plus tard. En deux ans, ce produit très spécial a vu son système d’exploitation s’améliorer significativement, son écosystème logiciel s’étoffer quelque peu et une nouvelle version, moins chère, faire son apparition. Néanmoins, à 3 699 €, on ne peut toujours pas dire que le Vision Pro M5 est accessible.
Si le prix constitue un frein évident à l’achat, vous avez peut-être tout de même eu la curiosité d’essayer ce casque. L’expérience en vaut la peine : malgré ses défauts, il procure un véritable effet waouh, notamment grâce à sa sensation d’immersion et à son interface spatiale innovante.
Le Vision Pro peut notamment s’essayer gratuitement dans les Apple Store, en réservant une démo. On peut aussi le croiser lors de certains événements, en particulier dans des salons professionnels dédiés à la tech, ou même dans des lieux plus inattendus, comme à l’Élysée à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.
Les choses ne s’arrangent pas pour Grok, le tchatbot d’Elon Musk qui a fait les gros titres pour sa capacité à générer des images dégradantes de stars, de femmes et de mineurs. L’Indonésie et la Malaisie ont annoncé que le service était désormais bloqué sur leur territoire. Le ministère indonésien de la Communication et du Numérique a déclaré vouloir « protéger les femmes, les enfants et l'ensemble de la communauté contre le risque de contenus pornographiques falsifiés générés à l'aide de technologies d'intelligence artificielle ».
Image iGeneration
L’affaire a fait grand bruit en ce début d’année. Début janvier, X a mis à jour son IA pour lui permettre de modifier les photos partagées sur le réseau, le tout sans garde-fous convenables. Cela n’a pas traîné : Grok a été utilisé pour générer des milliers d'images de personnes dénudées par heure, avec dans le lot des images de mineurs ou des vidéos de femmes se faisant violenter.
L’évènement aura eu le mérite de mettre la question des deepfakes sur la table. Le régulateur britannique Ofcom a ouvert une enquête sur le réseau social X tandis que le gouvernement britannique a indiqué qu’une loi criminalisant la création d’images intimes non consenties (dont les deepfakes) entrerait en vigueur cette semaine, et qu’il entendait aussi s’attaquer aux entreprises fournissant des outils dédiés.
Face à tout cela, X a rendu inaccessible une partie de ses outils aux utilisateurs gratuits, mais les laisse tout de même utilisables par n’importe qui sans compte via l’app Grok dédiée. « Ils veulent simplement réprimer la liberté d'expression », a commenté Elon Musk sur son réseau. Le CEO a notamment republié plusieurs tweets critiquant la condamnation de Grok par le gouvernement britannique, dont un montrant des images générées par IA du Premier ministre Sir Keir Starmer en bikini.
Tim Sweeney n’a pas hésité à mouiller la chemise pour défendre l’homme le plus riche du monde et son tchatbot accusé de générer des images sexualisées de mineurs. Le patron de l’Epic Games Store, qui a supprimé le mois dernier un jeu arty contenant de la nudité, s’est prononcé contre un bannissement de Grok en dénonçant quelques « dérapages » sur X :
Toutes les grandes IA ont des cas documentés de dérapage ; toutes les grandes entreprises d'IA font de leur mieux pour lutter contre cela ; aucune n'est parfaite. Les politiciens qui exigent que les gatekeepers écrasent sélectivement celle de l'entreprise de leur adversaire politique pratiquent du capitalisme de copinage basique.
Et Apple dans tout cela ? L’entreprise qui défendait encore hier les profits générés par son App Store n’a pas réagi à la polémique malgré les demandes de suppression de Grok venant de plusieurs sénateurs américains. L'app est actuellement en 3e place du classement des apps gratuites les plus téléchargées en France, derrière Gemini et ChatGPT. Grok est également toujours disponible sur le Play Store.
Les iPhone 17 Pro ne jouissent pas d’une connexion sans fil aussi rapide qu’elle devrait l’être avec certaines Livebox. Sur le forum d’Orange, quelques clients rapportent des débits descendants plafonnant autour de 50 Mb/s avec leur iPhone 17 Pro ou 17 Pro Max connectés en Wi-Fi à une Livebox 5 reliée à la fibre.
Livebox 5. Image Orange.
Même si cette box est limitée au Wi-Fi 5, un tel débit est anormal : un iPhone 15 Pro connecté à celle-ci atteint jusqu’à 500 Mb/s, souligne l’un des utilisateurs. Le même client précise par ailleurs que les performances sans fil de son iPhone 17 Pro ne sont pas bridées lorsqu’il est relié à une Livebox 6. Nous avons relevé quelques témoignages similaires sur les forums d’Apple et Facebook.
Tous les signalements évoquent uniquement des iPhone 17 Pro, mais les iPhone 17 et l’iPhone Air, qui ont la même puce Wi-Fi N1, sont peut-être aussi concernés. C’est en tout cas ce que laisse entendre un message publié par un webconseiller d’Orange sur le forum de l’opérateur : « une information nationale existe désormais à propos de ce débit descendant faible et limité entre l'ensemble de la dernière génération d'iPhone (iPhone 17 ; iPhone 17 Pro ; iPhone 17 Pro Max ; et iPhone Air) certaines de nos Livebox 4 et l'ensemble de nos Livebox 5 ». Dans ce message publié mi-novembre, le conseiller précisait que des investigations étaient en cours. Depuis, aucune communication officielle n’a été faite sur le sujet. Contacté par nos soins, Orange n’a pas répondu à ce stade.
De notre côté, nous avons réalisé des tests de débits avec une Livebox 4 sans constater de comportement anormal. À proximité du routeur, un iPhone 15 Pro atteint jusqu’à 452 Mb/s en réception, tandis qu’un iPhone 17 Pro fait encore mieux, avec 555 Mb/s.
iPhone 15 Pro (à gauche) et iPhone 17 Pro connectés à une Livebox 4. Image MacGeneration.
Si vous utilisez une Livebox 4 ou 5, avez-vous observé des débits inférieurs à ce que vous devriez obtenir avec un iPhone 17 ?
Samsung a désormais son équivalent au Refurb en France. Comme chez Apple, l’idée de ce programme « Reconditionné Premium » est de proposer des appareils reconditionnés directement par le fabricant. Les tarifs laissent songeurs : certains smartphones sont plus chers que ceux vendus neufs… sur le site de Samsung.
La boutique de reconditionnée de Samsung. Image iGeneration
La boutique est disponible en ligne à ce lien. Avec 256 Go de stockage, le Galaxy S25 est vendu 799 € quand le S25 Ultra est à 1 249 € en reconditionné. À configuration égale sur le site de Samsung, le S25 est à 759 € et le S25 Ultra à 1 199 €. C’est respectivement 40 € et 50 € de moins en optant pour le téléphone neuf !
Et c’est sans parler des promos : le S25 Ultra reconditionné est à 1 429 € avec 1 To de stockage quand le même téléphone est à 1 319 € neuf grâce à une promo. Les seules offres intéressantes en reconditionné concernent le S25+, qui perd de 173 € à 233 € selon le stockage.
Et sa boutique pour du matériel neuf. Images iGeneration
Samsung indique que les appareils de ce programme sont inspectés et reconditionnés par des experts « qui effectuent un nettoyage rigoureux et plus de 100 tests de qualité ». Chaque smartphone est reconditionné avec des pièces Samsung d’origine et embarque une batterie avec une capacité minimale de 97%.
Les boîtes sont légèrement différentes de celles dans le commerce, Samsung vantant un emballage fabriqué à partir de matériaux recyclables. Il contient cependant les mêmes accessoires que l’appareil d’origine. Sans surprise, ces appareils disposent des dernières mises à jour, comme les téléphones neufs.
Ce service de reconditionné Premium a initialement été lancé en Corée du Sud et aux États-Unis. De son côté, Apple propose des produits reconditionnés depuis le début des années 2000 avec son Refurb, où il vendait principalement des Mac. Les autres produits sont arrivés petit à petit, dont les iPhone en 2019.
Free Mobile fête aujourd’hui ses 14 ans, une occasion toute trouvée pour l’opérateur de faire un peu de marketing. Il en profite ainsi pour rappeler que la promesse formulée en 2022 de ne pas augmenter les prix de ses deux forfaits historiques sera bien tenue jusqu’en 2027.
On parle du forfait à 2 €/mois (50 Mo, 2 heures d’appels et SMS/MMS illimités) et du forfait à 19,99 €/mois (350 Go). Mais entre les deux, la Série Free change, elle, constamment de prix et de quantité de data pour répondre aux attaques de la concurrence. En ce moment, ce forfait intermédiaire est proposé à 8,99 €/mois pour 110 Go de data.
Les forfaits actuels de Free Mobile
Cette offre a toujours la particularité de n’être valable qu’un an : au-delà, elle bascule automatiquement en forfait 350 Go à 19,99 €/mois. Contrairement à ses rivaux, Free ne propose donc pas de formule pérenne autour d’une dizaine d’euros pour un volume de data moyen, sauf pour les abonnés Freebox Pop, qui ont droit à un forfait carrément illimité à seulement 9,99 €/mois.
Dans le registre du marketing, l’opérateur profite aussi de cet anniversaire pour rebaptiser son forfait phare. Il ne s’appelle plus Forfait Free 5G, mais… Forfait Free 5G+. L’opérateur justifie ce changement par le fait d’avoir été le premier à déployer la 5G standalone (qui utilise des infrastructures 5G dédiées du cœur de réseau au bout des antennes) à l’échelle nationale dès septembre 2024 et de l’avoir activée par défaut sur tous les smartphones compatibles depuis l’été dernier.
Aujourd’hui, plus d’un abonné Free Mobile sur trois dispose d’un terminal compatible 5G+. Sur les appareils Apple, la 5G+ de Free est disponible sur les iPhone 15, iPhone 16, iPhone 17 et l’iPhone Air. L’opérateur communique sur débits théoriques pouvant atteindre jusqu’à 1,2 Gbit/s en réception et 173 Mbit/s en émission en 5G+ dans les zones couvertes en 3,5 GHz. À ce jour, Free Mobile couvre 95 % de la population en 5G (la part de la 5G+ est inférieure).
Free rappelle enfin que plusieurs services ont été ajoutés sans surcoût à son forfait en 2025, notamment la prise en charge de l’eSIM pour l’Apple Watch ainsi que son VPN, qui permet par hasard de contourner le blocage anti-porno du gouvernement.
Cowork est la dernière nouveauté d’Anthropic, l’entreprise derrière Claude. Construit sur les mêmes modèles de langage qui servent de fondation aux chatbots popularisés par ChatGPT, ce nouveau système est toutefois un agent, ce qui veut dire qu’il peut réaliser des tâches qui ne se limitent pas à générer du texte. C’est en réalité une variante de Claude Code, l’agent destiné aux développeurs d’Anthropic, avec cette fois l’ambition bien plus grande de pouvoir réaliser n’importe quelle tâche sur un ordinateur. Pour son lancement, la fonctionnalité présentée comme une bêta est limitée aux utilisateurs de Mac et surtout aux abonnés Max, un forfait qui débute à 100 $ par mois.
Même si Cowork est réservé à très peu d’utilisateurs au lancement, la dernière nouveauté d’Anthropic mérite que l’on s’y intéresse, car elle pourrait représenter un avenir possible pour les IA génératives telles qu’on les connaît depuis l’arrivée de ChatGPT. Comme on peut le voir dans la vidéo d’exemple, Claude est capable d’analyser des documents stockés localement sur son Mac, d’aller piocher des informations sur des services en ligne ou même dans un navigateur web, et de créer un document à partir de toutes ces données. L’utilisateur se contente de pointer vers le bon dossier de base et de donner ses instructions, avec comme toujours des allers et retours avec l’IA pour clarifier un point ou ajuster les consignes en cours de route.
Claude Cowork et Claude Code sont très proches, même s’ils ne sont pas identiques sur le plan technique. D’une part, Cowork est plus simple d’accès et il ne se destine plus aux développeurs, qui maîtrisent sûrement le terminal. On fait tout dans une interface graphique bien plus simple d’accès pour la majorité, ce qui est d’ailleurs prometteur pour que ce type de système devienne plus courant à l’avenir. Sous le capot, Anthropic a aussi joué sur la carte de la sécurité, en créant un conteneur isolé de macOS pour gérer les données que vous sélectionnez au départ.
D’après Simon Willison, Anthropic exploite le framework fourni par Apple pour y parvenir, un choix intéressant quand on pense que Cowork ne devrait pas rester une exclusivité du Mac à terme. Au passage, c’est encore une fois un indice de l’importance renouvelée de l’ordinateur d’Apple, qui est cette fois encore à la pointe de ce qui se fait dans le monde des IA. Un paradoxe amusant, quand on pense au retard d’Apple Intelligence.
Même s’il y a des garde-fous, le créateur de Claude prévient dans sa présentation qu’il faut être vigilant et éviter de partager des données sensibles avec Cowork. Le système peut manipuler directement vos fichiers et dossiers, avec un résultat potentiellement impressionnant, comme sur cette vidéo où l’IA range le bureau de macOS de manière apparemment efficace. Le résultat peut aussi être catastrophique, si quelque chose se passe mal et que vous vous retrouvez avec des dossiers irrémédiablement vides, voire un système inexploitable. En théorie, macOS a suffisamment de garde-fous, mais en pratique, mieux vaut travailler dans un environnement limité et sans risque.
C’est d’autant plus important que ces agents toujours plus puissants amènent de nouvelles opportunités pour les créateurs de malwares. Si ce n’est pas un vecteur d’attaque très courant, cela le deviendra sûrement avec l’essor de ces technologies. Anthropic a prévu de nombreuses protections pour Cowork, mais un grand modèle de langage peut être amené à outrepasser ces restrictions si certaines requêtes précises sont injectées dans le système. Comme le rappelle la présentation, ces risques ne sont pas nouveaux et ils vont devenir plus courants avec la démocratisation des agents. Bon nombre d’utilisateurs de Claude vont probablement utiliser un agent pour la première fois avec cette nouvelle fonctionnalité, d’où la nécessité de les mettre en garde.
Les abonnés Max peuvent activer Cowork dès maintenant et commencer à l’utiliser. Pour les autres utilisateurs de Claude, il existe une liste d’attente pour obtenir un accès plus rapide : il faut remplir ce formulaire si vous êtes intéressé.
Attention si vous avez un compte Sumeria (ex-Lydia) inactif : le service va bientôt facturer des frais d’inactivité de compte de 3 € par mois. Ils concernent les clients avec l'offre gratuite Basique n’ayant fait aucune transaction bancaire (paiement ou retrait par carte, prélèvement, virement ou opération d'investissement) au cours des deux derniers mois calendaires. Le changement sera mis en place le 12 mars.
L’app Sumeria a fait peau neuve en 2024. Images iGeneration
La nouvelle a été annoncée dans un mail envoyé aux utilisateurs début janvier. Le courriel est assez long et l’information se trouve au milieu : il est probable que vous soyez passé à côté. Sumeria indique qu’un message devrait vous avertir de ces frais si vous êtes concernés.
Si vous n’utilisez plus Sumeria / Lydia, il est assez simple de supprimer son compte. Rendez-vous dans « Informations personnelles » dans l’onglet « Moi » de l’app Sumeria. Allez ensuite dans la rubrique « Sécurité », puis appuyez sur « Supprimer mon compte ». Attention si vous avez encore de l’argent sur votre cagnotte, il est nécessaire de vider le compte (même pour quelques centimes) avant de le clôturer.
La démarche peut également être effectuée depuis l’app Lydia. Le SAV indique que fermer l’un fait immédiatement perdre l’accès au deuxième. Si vous trouvez la démarche un peu trop drastique et que vous utilisez encore le service de temps à autre, Sumeria indique qu’il est possible de contacter le service client pour refuser certaines de ses modifications tarifaires. Vous avez jusqu’au 12 mars pour vous manifester.
Il y a eu pas mal de changements chez Lydia ces dernières années. L’app a été séparée en deux apps, avec une pour les paiements (Lydia) et une seconde pour les comptes (Sumeria). Cette dernière a changé de nom et d’interface quelques mois plus tard. Rappelons que les frais mentionnés aujourd’hui ne se cumulent pas avec les frais de comptes inactifs prévus par la loi Eckert, que nous avions détaillés dans cet article.
Homebridger (gratuit) est une app sortie récemment qui est pensée pour contrôler une instance de Homebridge depuis un iPhone ou iPad. Si vous utilisez ce système destiné à ajouter des appareils connectés à Maison alors qu’ils ne sont compatibles ni avec HomeKit, ni avec Matter, alors cette petite app gratuite pourrait vous rendre de bons services en vous permettant de garder un œil sur l’instance. Elle rassemble plusieurs informations sur ses écrans, comme des statistiques d’utilisation du matériel sous-jacent, un accès aux journaux (logs) en cas de problème ou encore la possibilité de redémarrer le service d’un tap.
Homebridger en action. Image iGeneration, captures d’écran App Store.
Homebridger se contente de surveiller une installation existante, cette app ne permet pas d’installer Homebridge et elle n’aura aucun intérêt si vous ne l’avez pas fait par ailleurs. Si vous découvrez ce nom et que vous voulez en savoir plus, je vous renvoie vers ce guide complet. Je l’ai écrit en 2020, alors il est peut-être un petit peu dépassé sur quelques points, mais il devrait toujours offrir une bonne introduction générale.
En plus de ses fonctions de supervision, Homebridger est aussi capable de gérer les plugins, des briques qu’on installe en plus de Homebridge, par exemple pour gérer le matériel d’une marque spéfifique. Si vous le souhaitez, vous pourrez même ajouter des widgets sur l’écran d’accueil d’iOS, pour afficher les données les plus importantes sans ouvrir l’app à chaque fois.
Homebridger est entièrement gratuite, sans abonnement ni publicité, ce qui est rare de nos jours. Vous aurez besoin d’un iPhone ou iPad sous iOS 18.6 au minimum pour l’installer, ainsi que d’une instance de Homebridge fonctionnelle sur le réseau local. Son interface n’est pas traduite en français.
Quand il s’agit de critiquer Apple pour un oui ou pour un non, Elon Musk n’est jamais loin. Sans doute dépité que Cupertino n’ait pas retenu Grok pour muscler Siri, le patron de Tesla s'agace désormais de la place prépondérante accordée à Alphabet dans l’intelligence artificielle.
Fidèle à son habitude, c’est sur X que le milliardaire a dégainé. Pour Musk, l'intégration des modèles de Google au sein de l'écosystème Apple ne passe pas : « Cela ressemble à une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google, étant donné qu’ils possèdent déjà Android et Chrome », a-t-il fustigé.
Il faut dire que l'homme est juge et partie. En tant que CEO de xAI, la structure derrière Grok (le concurrent frontal de Gemini), Musk voit d'un mauvais œil ce rapprochement entre les deux géants. Si Apple et Google resteront sans doute de marbre face à ces piques, le message est passé.
This seems like an unreasonable concentration of power for Google, given that the also have Android and Chrome
La situation ne manque pourtant pas de sel. L’année dernière, Elon Musk s’était ému avec la même virulence des relations entre Apple et OpenAI. xAI avait même déposé plainte contre les deux groupes, les accusant de s'entendre pour « verrouiller leur domination » sur le marché de l'intelligence artificielle.
On aurait pu naïvement imaginer que le milliardaire se réjouirait de voir Apple diversifier ses partenaires en faisant appel à un autre acteur. Mais visiblement, pour Musk, le pluralisme ne compte que si Grok est de la partie.
Un accord qui va au-delà de Siri
La communication autour de cet accord a été minimaliste. Apple s’est contentée d’un communiqué très succinct, réservé à une poignée de rédactions, alors que Google y a consacré un long tweet. En lisant entre les lignes, on comprend que le partenariat ne se limite pas à Siri.
Joint Statement: Apple and Google have entered into a multi-year collaboration under which the next generation of Apple Foundation Models will be based on Google's Gemini models and cloud technology. These models will help power future Apple Intelligence features, including a…
Les deux entreprises évoquent une collaboration pluriannuelle au terme de laquelle la prochaine génération d’Apple Foundation Models s’appuiera sur les modèles Gemini et l’infrastructure cloud de Google. Ces modèles doivent alimenter de futures fonctions d’Apple Intelligence, dont un Siri plus personnalisé attendu cette année.
Cette montée en puissance de Google dans les entrailles d’iOS pose forcément une question : qu'advient-il de l'accord de partenariat avec OpenAI ? Sam Altman ne manque jamais une occasion de rappeler qu'Apple est, au fond, son principal compétiteur. En installant Gemini au cœur de ses futurs modèles de langage, Apple joue-t-elle le coup d'après pour réduire sa dépendance envers le créateur de ChatGPT ? L’avenir nous le dira.
Lancée en fanfare aux côtés d'iOS 26.2, l'option cellulaire pour Apple Watch chez Free Mobile a connu un démarrage pour le moins contrasté pour les amateurs de versions bêtas. La faute à un fichier de réglages manquant, qui rendait l'activation impossible sur les préversions d'iOS 26.3. Bonne nouvelle : la deuxième bêta publiée hier soir remet les pendules à l'heure.
Image : WatchGeneration
Pour rappel, Free a enfin rejoint le club des opérateurs supportant l'Apple Watch cellulaire en décembre dernier. Mais la lune de miel a été de courte durée pour les testeurs : si tout fonctionnait parfaitement sur la version finale d'iOS 26.2, le passage à la première bêta d'iOS 26.3 bloquait net toute tentative d'activation de l'eSIM.
Comme nous l'avons expliqué, le problème était purement technique. L'activation du forfait cellulaire dépend d'un fichier de paramètres opérateur, le fameux IPCC, dont les versions sont intimement liées à celles du système d'exploitation. La première bêta d'iOS 26.3 ayant probablement été « gelée » peu avant la finalisation de l'accord technique entre Apple et Free pour iOS 26.2, elle ne contenait tout simplement pas les bons réglages pour le réseau de Xavier Niel.
Bon à savoir : la bêta 2 rétablit le fonctionnement de l’eSIM sur l’Apple Watch avec Free Mobile (cela ne fonctionnait plus avec la bêta 1).
Il n'y avait pas d'autre solution que de prendre son mal en patience. Apple a profité de la sortie de la bêta 2 de watchOS 26.3 et d'iOS 26.3 hier pour corriger le tir. Les fichiers opérateurs ont été mis à jour et les abonnés Free peuvent désormais de nouveau jumeler leur montre à leur forfait mobile sans encombre.
Si ce petit couac a pu agacer les plus impatients, il ne faut pas oublier l'argument massue de Free sur ce dossier : le prix. Là où Orange et SFR facturent l'option Apple Watch autour de 5 € par mois, Free a choisi de l'inclure sans surcoût dans son forfait 5G à 19,99 €.
Attendu de longue date, le chiffrement de bout en bout des messages émis via le protocole RCS pourrait débarquer très prochainement sur l’iPhone. La GSMA avait ouvert la voie en mars 2025, annonçant une mise à jour du standard pour sécuriser les échanges entre plateformes. Les premières traces de cette intégration viennent d'apparaître dans les entrailles d’iOS 26.3.
C’est Tiino-X83 qui a levé le lièvre sur X. La deuxième bêta d'iOS 26.3 contient des références explicites à un nouveau réglage dans les fichiers opérateurs (carrier bundles). Ce réglage permettrait aux opérateurs d’activer, ou non, le chiffrement de bout en bout (E2EE) pour les messages RCS.
Le chiffrement de bout en bout arrive sur le RCS de l’iPhone !
Je viens de vérifier les carrier bundles d’iOS 26.3 bêta 2, et Apple a ajouté un nouveau paramètre permettant aux opérateurs d’activer le chiffrement pour le RCS
Plus curieux encore : pour le moment, seuls les quatre grands opérateurs français — Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free — semblent disposer de cette ligne de code. Aucun autre opérateur mondial, parmi ceux passés au crible, ne semble encore avoir les faveurs d'Apple pour ce test grandeur nature.
Un standard strict, mais flexible selon les régions
Si Apple semble prendre son temps, c'est parce que de l’aveu même du GSMA, il s’agit d’un chantier plus complexe qu’il en a l’air. La documentation du standard est de son côté assez claire : le chiffrement doit être activé par défaut, sauf si la législation locale l'interdit. Le protocole stipule également que :
Le chiffrement doit être activé pour l'ensemble d'un marché national (pas de déploiement au compte-gouttes pour quelques utilisateurs).
En cas de désactivation imposée par les autorités, l’utilisateur doit en être clairement informé.
Tous les contenus (hors notifications de saisie « en train d'écrire ») doivent être protégés.
Autre point crucial pour l'expérience utilisateur : si le chiffrement est actif, le standard impose qu'un indicateur visuel permette de vérifier le statut de la conversation. Les réglages débusqués dans iOS 26.3 serviraient justement de « commutateurs » pour respecter ces différentes règles.
Faut-il pour autant s'attendre à une activation générale dès la sortie de la version finale d'iOS 26.3 ? Comme souvent avec Cupertino, Apple pourrait simplement préparer le terrain technique avant de presser le bouton au moment jugé opportun, ou une fois que les négociations avec les instances de régulation seront totalement bouclées. Autre scénario possible : les français pourraient jouer le rôle de bêta-testeurs avant un déploiement plus massif.