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L’IA de Meta propulsée par l’atome... de ses concurrents

Meta a besoin d’électricité. De beaucoup d’électricité. Très exactement, d’ici 2035 l’entreprise souhaite récupérer 6,6 GW, ce qui représente tout de même l’équivalent de 6,5 réacteurs nucléaires français moyens, ou encore la consommation de 3 à 4 millions de personnes. Une paille.

Le haut d’un réacteur Natrium, mis en image par TerraPower. Image TerraPower.

Et comme le rappelle The Verge, les projets ayant les reins assez solides pour lancer de nouveaux réacteurs nucléaires ne sont pas non plus légion, et souvent financés par de grands noms. Et c’est là que l’ironie arrive, quand on sait que la firme de Mark Zuckerberg a signé des contrats de fourniture d’électricité avec TerraPower, Oklo et Vistra.

L’énergie nucléaire privilégiée par plusieurs acteurs de l’IA

L’énergie nucléaire privilégiée par plusieurs acteurs de l’IA

Si le dernier n’a rien de particulier, les deux autres ont de quoi faire esquisser un sourire : TerraPower est en effet soutenu par Bill Gates, fondateur de Microsoft connue entre autres pour être un concurrent de Meta dans l’IA avec Copilot, et Oklo est, elle, soutenue par nul autre que Sam Altman, patron d’OpenAI !

Chaque entreprise a ses spécificités. Concernant Vistra, elle s’appuie sur trois centrales existantes, à savoir celles de Perry, Davis-Besse et Beaver Valley, avec lesquelles elle a des contrats de 20 ans. Grâce à la production existante, et via une augmentation de celle-ci dans les années à venir, elle promet de pouvoir fournir 2 600 MW à Meta.

TerraPower, de son côté, mise sur des réacteurs avancés au nom de Natrium, utilisant un couple sodium et stockage thermique. Chacun devrait pouvoir produire 345 MW de base, et être poussés jusqu’à 500 MW. Dans un premier temps, Meta a commandé deux réacteurs à l’entreprise, pour une puissance de base d’environ 690 MW au total. Le contrat pourra être porté à 8 réacteurs au total d’ici 2035, pouvant donc représenter 2,1 GW supplémentaires, soit 2,8 GW au total.

Le campus nucléaire d’Oklo pour Meta (si si, c’est bien le bâtiment des réacteurs). Image Oklo.

Pour finir, Oklo mise sur des réacteurs encore plus compacts, les Aurora Powerhouse. Avec un petit 75 MW, le réacteur SMR (pour Small Modular Reactor, petit réacteur modulaire) est un petit Poucet, mais la firme compte en installer 16 sur le campus énergétique acheté par Meta, pour une puissance totale de 1,2 GW.

Meta passe au nucléaire pour son IA, Apple s

Meta passe au nucléaire pour son IA, Apple s'en moque et reste aux renouvelables

Au final, les trois projets se complètent assez bien : Vistra apporte de la puissance immédiate, avec des réacteurs déjà construits et en fonctionnement, quand TerraPower et Oklo représentent l’avenir avec des réacteurs plus petits, plus économiques, et dont la puissance pourra être modulée finement pour coller à la consommation des serveurs. Reste qu’une telle alliance entre ennemis déclarés ne manque pas d’ironie, et montre bien qu’en business, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir... les ennemis d’un domaine peuvent être les alliés d’un autre (comme Samsung et Apple dans la téléphonie, par exemple)

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HomeKit : l’ancienne architecture fermera le 10 février 2026, et Apple tient à le rappeler

Maintes fois repoussée, la fin de l’ancienne architecture domotique HomeKit d’Apple est cette fois-ci ferme et définitive, et Apple le rappelle aux retardataires l’utilisant encore, comme le rapporte 9to5Mac.

Après avoir posé comme première date de fin de service l’automne 2025, Apple a ensuite repoussé celle-ci à février 2026. Cette fois-ci, la date est ferme, et la version originale de HomeKit s’arrêtera de fonctionner le 10 février 2026.

Apple repousse la fin de l’ancienne architecture HomeKit à février 2026

Apple repousse la fin de l’ancienne architecture HomeKit à février 2026

Si nombre d’utilisateurs ont oublié depuis cette date de péremption, Apple fait bien attention à ce qu’aucun client ne reste sur le carreau par oubli de migration : depuis quelques jours, elle envoie des salves de mails à ceux restés sur l’ancienne architecture, et le rappelle maintenant dans l’app Maison.

Si le rappel dans l’app contient un lien permettant de faire directement la mise à jour, il existe une procédure permettant de la faire manuellement au cas où :

  • ouvrir l’app Maison sur iPhone, iPad ou Mac
  • taper ou cliquer le bouton « Plus »
  • sélectionner les Réglages du domicile
  • sélectionner Mise à jour
  • taper ou cliquer le bouton Mettre à jour maintenant, et suivez les indications à l’écran.

Un petit rappel s’impose si vous êtes sur l’ancienne architecture bientôt fermée : la nouvelle demande au minimum iOS 16.2, iPadOS 16.2, macOS 13.1, tvOS 16.2 et watchOS 9.2. Tous les appareils Apple restés sur une plus ancienne génération du système ne pourront plus utiliser la domotique gérée par HomeKit, y compris les simples invités de l’app.

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Un faux site copiant Grok AI infecte les utilisateurs se laissant piéger

Décidément, l’actualité est chargée pour Grok, mais cette fois-ci, il fait parler de lui « à l’insu de son plein gré ». Mosyle, spécialisée dans la gestion et la sécurité des flottes d’appareils Apple, a repéré un site qui prend l’aspect de Grok pour diffuser un malware qui s’en prend aux Mac, comme le rapporte AppleInsider.

Image générée par IA.

La page, sise à l’adresse xaillc[.]com, ressemble exactement à l’intelligence artificielle de xAI, et se comporte de la même manière. Elle en profite pour demander à l’utilisateur d’installer une app contenue dans une image disque appelée Grok.dmg, ce qui ne permet pas de soupçonner son côté frauduleux. L’application demandera à l’installation de taper son mot de passe administrateur afin de compléter le process, ce qui ne paraît pas forcément choquant en temps normal.

Malheureusement, durant l’installation l’app insère par la même occasion le malware SimpleStealth, qui a pour but de rester silencieux sur la machine de l’utilisateur infecté et de miner des cryptomonnaies Monero. Histoire de rester bien caché, il ne démarre le minage qu’après une minute d’inactivité, et s’arrête immédiatement dès que l’utilisateur revient devant l’écran. Histoire d’être encore plus discret, il se camoufle en process kernel_task et launchd dans le Moniteur d’activité.

D’après les chercheurs qui ont décortiqué le malware, celui-ci aurait été produit à grands renforts d’IA, et contient de nombreux passages en anglais et en brésilien. Plus que la langue utilisée, le fait que l’IA ait été utilisée pour programmer SimpleStealth ne fait que suivre une tendance à l’utilisation de l’IA pour programmer des logiciels malveillants, et Mosyle met en garde sur l’accélération de leur développement sur macOS grâce aux chatbots.

L’entreprise en profite pour rappeler les bonnes pratiques, ce qui n’est jamais inutile : éviter de télécharger des apps depuis des sites n’étant pas directement ceux de leurs développeurs, spécialement quand le site « ressemble » un peu trop à une copie du site officiel. Privilégiez les téléchargements sur l’App Store ou sur des sites officiels connus. Même si macOS contient des outils de sécurité efficaces, ils ne sont pas infaillibles : toujours se méfier d’une app qui demande le mot de passe administrateur.

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Plantage de Logi Options+ : un retour à la normale semé d’embûches

La galère provoquée par le plantage de Logi Options+ et G HUB n’est pas complètement terminée pour les clients de Logitech. Pour rappel, un certificat arrivé à expiration le mardi 6 janvier a empêché les deux applications de se lancer. Sans elles, pas de fonctions avancées sur les souris et claviers de la marque suisse. Logitech a réagi rapidement en publiant de nouvelles versions dans les heures qui ont suivi, mais la solution n’est pas exempte de problèmes.

Logi Options+. Image Logitech.

Premier écueil : les utilisateurs ne peuvent pas recevoir ces mises à jour automatiquement, le certificat expiré affectant aussi le mécanisme de mise à jour intégré aux applications. Il faut donc télécharger manuellement les patchs depuis la page d’assistance dédiée.

Deuxième souci : selon plusieurs témoignages sur Reddit, après l’installation de la version corrigée de Logi Options+, un message d’erreur peut apparaître sur le Mac (« A JavaScript error occurred in the main process »). Ce bug survient apparemment lorsqu’une sauvegarde du fichier de configuration (config.json) est créée lors d’une fermeture forcée de Logi Options+, puis chargée au moment de l’installation d’une nouvelle version. Pour résoudre le problème, il faut supprimer le fichier config.json.XXXXXXX (où XXXXXXX représente une suite de caractères alphanumériques) dans le répertoire ~/Library/Application Support/LogiOptionsPlus/, puis redémarrer le Mac.

Quand ça veut pas…

Par ailleurs, sur les Mac restés sous macOS 12 Monterey, la procédure est différente. Il faut installer un utilitaire spécifique, baptisé Logi Certificate Patch, qui corrige à la fois Logi Options+ et G HUB.

Dans tous les cas, les instructions fournies par Logitech pour résoudre le(s) problème(s) sont regroupées sur cette page d’assistance — qui est uniquement en anglais, ce qui risque de compliquer la tâche pour certains utilisateurs.

Dans un message adressé à la presse, Logitech indique travailler « activement à la mise en place d’une solution à plus long terme » et recommande dans l’intervalle « de télécharger et d’exécuter le programme d’installation mis à jour afin de résoudre le problème le plus rapidement possible. »

Cet incident peut aussi être l’occasion de s’affranchir de Logi Options+, qui souffre par ailleurs de nombreux défauts. Il existe des applications plus légères et plus agréables pour configurer les souris Logitech, y compris pour des fonctions avancées comme le menu circulaire Actions Ring. Nous les présentons dans les articles suivants :

Oubliez Logi Options+ : les meilleures applications pour configurer votre souris Logitech (ou autre) sur Mac

Oubliez Logi Options+ : les meilleures applications pour configurer votre souris Logitech (ou autre) sur Mac

Kando ajoute un menu circulaire à macOS pour rapidement ouvrir des apps ou des URL

Kando ajoute un menu circulaire à macOS pour rapidement ouvrir des apps ou des URL

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Fnac : des promos sur les produits Apple et 10 € en bons d’achat tous les 100 €

Jusqu’à ce lundi 12 septembre à 13 heures, le code JANV26 permet de récupérer 10 € en bons d’achat tous les 100 € dépensés, y compris sur les produits Apple, et en cumul des promotions déjà en place.

Comme d’habitude, il faut être adhérent Fnac+ pour en profiter. Si ce n’est pas encore le cas, il suffit d’ajouter la carte Fnac+ à 9,99 € dans le même panier que votre commande éligible : le code devient alors immédiatement utilisable. Les bons d’achat obtenus sont valables pendant 30 jours.

iPhone : les offres les plus intéressantes du moment

Le code JANV26 fonctionne sur toute la gamme récente, à commencer par l’Apple iPhone 16e, proposé dès 599 €, avec 50 € reversés en bons d’achat, soit une remise effective d’environ 17 %. Vu le prix, vous avez tout intérêt à acheter un petit accessoire pour passer à la soixantaine supérieure et repartir avec 60 € de bons d’achat.

Cette offre est également éligible sur les iPhone 16, mais plus on monte en gamme, plus elle devient intéressante :

L’iPhone Air, qui est déjà en promo à 1079 € (au lieu de 1229 €) est également éligible. Cela vous fait 100 € à dépenser plus tard.

Un iPad Pro M2 avec 2 To de stockage à 999 € et 90 € de bon d’achat

Cette offre est valable sur tous les iPad, mais c’est peut-être sur ce modèle actuellement en promotion qu’elle est le plus intéressante.

La Fnac propose depuis quelques jours un iPad Pro M2 11” à 999,99 €. Il est certainement un peu moins puissant que le dernier iPad Pro, mais, à ce prix, vous avez 2 To d’espace de stockage ! Et en achetant un câble supplémentaire, vous repartez avec 100 € de bon d’achat. De quoi financer en bonne partie un Apple Pencil par exemple !

Mac : le MacBook Air au cœur des promotions

Bonne nouvelle également du côté des Mac. Le MacBook Air M4 est bien de la partie, avec des prix qui démarrent à 999 € au lieu de 1 099 € chez Apple, et au minimum 90 € reversés en bons d’achat.

Le MacBook Air M2 passe de son côté à 799 €, avec 70 € reversés. Le code JANV26 fonctionne aussi sur le MacBook Pro M5, avec 100 € de remise, ainsi que sur le Mac mini, l’iMac et le Mac Studio.

Apple Watch et AirPods sont aussi éligibles

Côté montres, le code JANV26 fonctionne aussi bien sur l’Apple Watch SE 3 que sur l’Apple Watch Series 11, sans oublier l’Apple Watch Ultra 3.

Enfin, l’offre s’étend aux accessoires, avec des bons d’achat également valables sur les AirPods, mais aussi sur l’Apple TV et le HomePod.

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Super NES, disquette, glace, iMac, calculatrice : de nombreuses protections Elago en promotion

Elago propose depuis des années des protections pour les appareils Apple avec un côté esthétique assumé : mimer des appareils existants ou des objets du quotidien. Et il y a de nombreux modèles en promotion pour le moment.

Pour les amateurs de Nintendo, cette coque pour le boîtier des AirPods 3 est à 13 € au lieu de 18 € et reprend le design du Game Boy, en rose. Si vous avez des AirTags à cacher, la protection en forme de manette de Super Nintendo est à 7,5 € (au lieu de 18 €) en gris ou en rose. Enfin, dans la même veine, un boîtier de protection pour Apple TV en forme de Super Nintendo (HD et 4K) est à 15 € au lieu de 24 €.

Game Boy.
Manette de Super NES.
Super NES.

Pour la nostalgie, la marque propose aussi une protection pour AirTag en forme d'icône de sauvegarde (pardon, de disquette) à 8 € au lieu de 17 €, une protection pour AirPods 3 avec la même idée (11 € au lieu de 16 €), un support pour Apple Watch en forme de calculatrice, (12 €) ou une protection pour Apple Pencil (Lightning) en forme de crayon à 7 € (au lieu de 12 €).

Une disquette.
Une calculatrice.
Un crayon.

Si vous aimez Apple, il y a un support pour Apple Watch en forme d'iMac à 11 € (petite promotion). Le porte-cartes MagSafe en forme d'iPod, lui, est à 11 € au lieu de 26 €. Et pour finir, l'étui pour le boîtier des AirPods Pro 2 en forme de glace est à 12 € au lieu de 21 € (en deux couleurs).

Un iMac.
Le porte-cartes iPod.
Une petite glace ?

Si certaines protections visent des produits un peu anciens, elles restent amusantes visuellement.

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PicPak : un petit cadre photo E Ink à l’autonomie de 400 jours

Si les écrans E Ink sont principalement utilisés pour les liseuses, la technologie se retrouve également dans différents gadgets. AutoHeart compte bien en tirer parti pour son cadre photo numérique appelé PicPak. La qualité des clichés n’est pas parfaite, mais l’autonomie annoncée est record : plus de 400 jours sur une seule charge !

Image AutoHeart

Le produit est un petit cadre photo à l’écran de 4,2 pouces au ratio 3/2. Il est ultra-fin (6 mm d’épaisseur) et facilement transportable grâce à son poids plume de 69 grammes. Une béquille est embarquée pour le laisser sur une étagère, mais on pourra sinon le coller à son frigo grâce à des aimants.

Le cadre embarque suffisamment de stockage pour garder 500 photos, qui pourront changer tout au long de la journée grâce à un mode aléatoire. Les clichés peuvent être envoyés via une app, sachant que l’accessoire peut se connecter en Bluetooth et en Wi-Fi.

Image AutoHeart

Si on peut y afficher des photos, les créateurs ont aussi pensé à d’autres informations. Le petit écran pourra ainsi se connecter à un serveur pour récupérer des citations, des actualités, des résumés ou encore une collection de memes. La qualité de la dalle reste très modeste avec une définition de seulement 400 x 300 pixels. L’écran E Ink couleur fonctionne via quatre pigments (noir, blanc, rouge, jaune), ce qui explique des limitations sur les bleus.

Trois coloris sont disponibles pour le moment : bleu, blanc et rouge. La campagne de financement est un succès étant donné qu’elle a déjà récolté plus de 550 000 € sur les 4 290 € demandés. Vous pouvez commander un cadre pour 49 $, 2 pour 89 $ et 3 pour 109 $. La livraison est prévue pour janvier 2026.

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La Chine continue à développer ses propres CPU x86, avec le KX-8000 de Zhaoxin

Le monde des CPU est en partie dominé par des sociétés américaines, c'est un fait établi : AMD, Intel, Apple ou Qualcomm sont des sociétés qui viennent du pays de Donald Trump. Il y a bien Arm, qui est une société britannique, mais elle appartient à SoftBank (un conglomérat japonais). Tout ça pour dire que les concepteurs de CPU chinois, eux, sont assez rares. Et le cas de Zhaoxin est donc intéressant : l'entreprise développe des CPU x86 chinois et a annoncé récemment que sa prochaine génération va peut-être devenir intéressante sur le point des performances.

Du x86 chinois. Image Zhaoxin.

Évacuons tout de suite une interrogation : pourquoi du x86 et pas de l'ARM ou du RISC-V ? Premièrement parce que Zhaoxin n'a pas développé ses processeurs de zéro. C'est une émanation de Via (que les plus vieux connaissent peut-être) en partenariat avec le gouvernement municipal de Shanghai. Un choix qui peut sembler étonnant, mais la municipalité autonome fait la taille d'un petit pays, avec près de 28 millions d'habitants à Shanghai et plus de 70 millions dans l'agglomération. Deuxièmement parce que le choix du x86 est pragmatique : il permet à la Chine de disposer d'un processeur capable de faire tourner les applications Windows déployées actuellement. Si jamais des sanctions empêchent le pays d'accéder aux puces d'AMD ou Intel, le pays aura donc une solution de repli simple à mettre en place.

Le cas Hygon

D'un point de vue technique, il y a une autre société qui vend des CPU x86, Hygon. Mais dans la pratique, ses processeurs ne sont pas conçus en interne : il s'agit de cœurs Zen d'AMD sous licence. Hygon a augmenté la fréquence, multiplié les cœurs (il y en a 64 dans les dernières versions) et a visiblement ajouté un contrôleur DDR5 plutôt que DDR4, mais l'architecture est datée (2017). Les processeurs sont donc nettement plus lents que les versions actuelles (Zen 5) et compense le problème avec plus de cœurs. Mais sur les applications qui se contentent d'un cœur (et elles sont nombreuses), la puce montre largement ses limites.

Le choix qu'Apple n'a pas fait

Développer un processeur x86 aurait pu être un choix pour Apple, mais il y a un gros problème : Intel ne licencie plus réellement son jeu d'instructions. Les quelques sociétés qui proposent encore du x86 ont en réalité d'anciennes licences, qui datent parfois des années 90. Dans le cas de Zhaoxin, l'architecture d'origine est celle de Via, avec le Nano. C'était plutôt un concurrent de l'Atom d'Intel (de l'entrée de gamme) dans les années 2000, et c'est encore en partie visible avec les dernières puces : le KaiXian KX-7000 (la génération actuelle) est un processeur avec huit cœurs qui arrive péniblement à concurrence un Core i3 (quatre cœurs) de 8e génération, basé sur une architecture de 2015. En clair, les performances sur un seul cœur sont faibles, mais celles sur plusieurs sont correctes car il y a beaucoup de cœurs.

Le KX-8000. Image Zhaoxin.

Le KX-8000, annoncé récemment, doit changer les choses. Zhaoxin annonce une fréquence de 4 GHz (ce qui est assez faible en 2026), de la DDR5 et du PCI-Express 5.0. Mais c'est surtout sur les performances que la société semble avoir de grands espoirs : elle compare sa puce, attendue en 2027, à un Zen 4 d'AMD. Ce n'est pas la dernière architecture en date (Zen 5 est sorti) mais c'est un gain assez impressionnant, s'il est vrai. En effet, Zhaoxin tend tout de même à exagérer les performances de ses puces. Qui plus est, si le KX-8000 sort en 2027, il ne sera pas face à Zen 4 mais bien face à Zen 6. Mais pour le marché national, c'est tout de même une nouveauté intéressante. Et il faut bien comprendre un point : les puces de Zhaoxin sont destinées au marché chinois et il est (très) rare d'en voir en dehors du pays.

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iPhone pliant : Samsung préparerait une dalle OLED plus fine et plus lumineuse qui arriverait ensuite sur l’iPhone Air

La sortie du premier iPhone pliant pourrait avoir des répercussions sur toute la gamme. Selon le média coréen The Elec, ce modèle sera le premier à adopter une technologie OLED spéciale développée par Samsung. Elle pourrait rendre l'écran plus lumineux et plus fin que les précédents, et arriverait par la suite sur l’iPhone Air 2.

Image Ming Chi-Kuo

La technologie mentionnée par le site coréen s’appelle CoE, pour Color Filter on Encapsulation. Elle consiste à enlever la couche polarisante qu’on trouve généralement au-dessus d’un OLED aidant à diminuer les reflets et à améliorer le contraste. Elle est utile, mais a un gros défaut : elle avale aussi une partie de la lumière que l’écran produit.

Avec la technologie CoE, le filtre couleur est appliqué directement sur la couche d’encapsulation (la couche protectrice qui scelle l’OLED). Cela laisse passer davantage de photons vers les yeux, améliorant la luminosité à puissance égale. On a donc moins de couches empilées pour un module plus fin, donnant potentiellement une meilleure efficacité énergétique.

Selon The Elec, Apple prévoit d’utiliser cette technologie sur son iPhone pliable qui devrait être dévoilé en fin d’année. Le CoE arriverait ensuite sur l'iPhone Air 2 en 2027, la sortie du second modèle ayant été repoussée en raison des ventes plus faibles que prévu pour le téléphone original. De son côté, Samsung voudrait l’adopter sur son S26 Ultra attendu en début d’année, puis sur ses smartphones pliants Flip et Fold.

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Aero Drop : le dongle astronaute qui relie Windows, iPhone/iPad et Android

Pas facile de jongler entre un iPad, un PC Windows, un smartphone Android et un iPhone. L’entreprise j5create veut simplifier le transfert de fichiers entre les différentes plateformes et vient de présenter Aero Drop. Il s’agit d’une sorte de petit dongle en forme d’astronaute permettant d’envoyer des fichiers, de mettre en miroir des écrans ou encore de partager sa souris et son clavier. Le tout sans aucun câble entre les appareils.

La technologie sans-fil maison est annoncée comme sécurisée et à faible latence, avec une connexion directe qui évite de dépendre d’un Wi-Fi public capricieux. Elle peut servir à transformer l’iPhone ou l’iPad en écran secondaire sans câble, ce qui est facile avec un Mac, beaucoup moins avec un PC Windows. Le partage instantané de fichiers, que ce soit des photos comme le presse papier, est également au programme.

Le produit étant présent au CES, The Verge a eu l’occasion de l’essayer. On peut y voir que la coque en forme d’astronaute sert surtout à cacher un dongle USB-A, l’ensemble se présentant comme un accessoire USB-C. L’accessoire fonctionne grâce à une app maison, et peut afficher l’écran d’un iPad sur Windows et inversement. Le produit sera vendu 70 $ et ne devrait pas tarder d’être disponible sur Amazon.

Rappelons que pour simplement envoyer des fichiers ou des liens, plusieurs alternatives à AirDrop existent. LocalSend est celle que j’apprécie le plus : elle est multi-plateforme, légère et fonctionne à tous les coups. La mise en place est moins aisée qu’un AirDrop, mais une fois l’app installée sur tous les périphériques (Windows, iOS, macOS, Android…), c’est très facile à prendre en main tout en ayant l’avantage d’être open source.

LocalSend, un AirDrop multiplateforme simple et efficace

LocalSend, un AirDrop multiplateforme simple et efficace

Des apps existent également pour partager son combo clavier/souris entre deux plateformes. Logitech propose par exemple gratuitement son système « Flow » en plus des touches permettant d’appairer ses accessoires à 3 machines en même temps. S’il est donc possible de bricoler avec des solutions gratuites, le système de j5create devrait être plus facile à prendre en main, plus polyvalent et éviter d’installer plusieurs apps.

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Succession de Tim Cook : Apple affine ses scénarios en coulisses

La question n’est plus taboue. Longtemps cantonnée à un exercice purement théorique, la succession de Tim Cook apparaît désormais comme une perspective de plus en plus crédible à court terme. Sans évoquer une date précise, plusieurs médias américains expliquent qu’Apple a enclenché une réflexion bien plus concrète sur l’après-Cook. Le New York Times apporte cette semaine de nouveaux éléments sur l’état des discussions internes et sur les profils qui émergent en interne.

Apple anticipe la succession de Tim Cook

Tout comme le Financial Times, le New York Times affirme qu’Apple aurait accéléré dès l’an dernier la planification de la succession de Tim Cook. Trois sources proches de l’entreprise, s’exprimant sous couvert d’anonymat, expliquent que le CEO d’Apple, aujourd’hui âgé de 65 ans, aurait fait part à plusieurs cadres dirigeants de sa fatigue et de son souhait de réduire sa charge de travail.

Nouvelles spéculations sur la succession de Tim Cook… et sur sa santé

Nouvelles spéculations sur la succession de Tim Cook… et sur sa santé

Tim Cook pourrait quitter Apple dès 2026 !

Tim Cook pourrait quitter Apple dès 2026 !

Un départ ne signifierait pas pour autant une rupture nette. Toujours selon ces sources, Tim Cook pourrait rester au sommet de l’organigramme en devenant président du conseil d’administration, conservant ainsi un rôle d’arbitre et de garant de la culture maison.

John Ternus, favori naturel

Un nom s’impose progressivement : John Ternus. Peu médiatique, rarement mis en avant, le patron de l’ingénierie matérielle serait aujourd’hui le favori pour succéder à Tim Cook. En parallèle, plusieurs autres profils internes seraient également « préparés », sans pour autant faire figure de choix évidents.

Sont notamment cités Craig Federighi, responsable des logiciels, Eddy Cue, en charge des services, Greg Joswiak, à la tête du marketing mondial, ou encore Deirdre O’Brien, qui supervise le retail et les ressources humaines.

John Ternus lors de la présentation des iPad Pro M4. Image Apple/MacGeneration

Mais ces profils ont leurs limites. Craig Federighi, pourtant souvent cité par les observateurs, ne serait tout simplement pas intéressé par le poste. Les autres ont déjà dépassé — ou s’apprêtent à dépasser — la soixantaine, un âge relativement tardif pour prendre la tête d’Apple sur le long terme. À l’inverse, John Ternus, quinquagénaire, offre une perspective de continuité sur une décennie ou plus. Un argument loin d’être anodin.

Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple

Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple

Un manager qui fait consensus

Le New York Times insiste sur un point : John Ternus ferait largement l’unanimité en interne. Il est décrit comme un manager proche de ses équipes, loin de l’image parfois distante associée aux plus hauts niveaux de la hiérarchie d’Apple.

Une anecdote résume bien le personnage. Promu manager environ trois ans après son arrivée chez Apple, au moment où l’entreprise réorganise ses bureaux pour favoriser les espaces ouverts, John Ternus a la possibilité de récupérer un bureau fermé. Il décline et choisit de rester installé au milieu de son équipe. Il fera le même choix en 2011, lorsque le départ à la retraite de son supérieur, Steve Siefert, libère à nouveau un bureau individuel.

Pour son ancien manager, cette proximité n’avait rien d’anecdotique : elle a largement contribué à sa capacité à fédérer, motiver et faire avancer ses équipes.

Au-delà du style managérial, John Ternus coche une case essentielle chez Apple : l’exécution. Il a participé à la conception de quasiment tous les produits majeurs de l’entreprise ces dernières années et dispose d’une connaissance très fine de la chaîne de production, de la phase d’ingénierie à l’industrialisation.

Dans une entreprise où la maîtrise opérationnelle est souvent aussi stratégique que l’innovation elle-même, ce profil pèse lourd.

Continuer sur la lancée ou changer de cycle ?

« Si vous voulez fabriquer un iPhone chaque année, John Ternus est votre homme », résume Cameron Rogers, ancien cadre d’Apple. La formule est brutale, mais elle met le doigt sur le véritable dilemme.

Image : Apple

Sous Tim Cook, Apple n’a plus connu de ruptures aussi spectaculaires que l’iPhone ou l’iPad à leurs débuts. En revanche, l’entreprise a enchaîné les succès incrémentaux, tout en restant l’une des sociétés les plus rentables au monde. Dans le même temps, les défis se sont durcis : tensions géopolitiques, politiques douanières changeantes sous Donald Trump, dépendance persistante à la production chinoise.

Dans ce contexte, John Ternus apparaît moins comme un visionnaire flamboyant que comme un exécutant attaché aux produits et redoutablement efficace. Reste à savoir si Apple estime être à l’aube d’un nouveau cycle d’innovation majeure — ou si elle préfère prolonger, avec méthode et rigueur, un modèle qui continue, pour l’instant, de fonctionner.

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Grok : face aux deepfakes, X limite en partie ses outils d’IA aux abonnés payants

Grok a suscité cette semaine l’indignation générale : le tchatbot d’Elon Musk a gagné la possibilité de modifier les photos publiées sur X, et tout cela sans véritables garde-fous. Des internautes se sont alors empressés de générer des images dégradantes de stars et de femmes, quand d’autres ont carrément été jusqu’à déshabiller des images de mineurs. Face à la gronde, xAI vient de limiter les capacités photos de son modèle à ses abonnés payants sur X.

L’app Grok sur iOS peut toujours générer des images sans compte. Image iGeneration

La limitation ne concerne que le réseau social X (anciennement Twitter). Les utilisateurs passant par l’application dédiée Grok peuvent toujours générer des images gratuitement et sans compte avec une limite quotidienne. Les images créées via celle-ci ne sont pas partagées publiquement, et Wired a révélé qu’un bon paquet était beaucoup plus explicite que celles trouvées sur X.

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

Comme l’ont relevé plusieurs médias, Grok a été utilisé pour générer des milliers d'images de personnes dénudées par heure, évidemment sans demander de consentement. Les images à connotation sexuelles auraient représenté la moitié des clichés générés pendant les fêtes. La démarche était assez simple : il suffisait de répondre à un post comportant une photo en demandant à Grok de « la mettre en bikini » (l’IA acceptant même de créer des maillots de bain ornés de croix gammées). La plateforme a rapidement été utilisée pour détourner des images de personnes mineures et des vidéos de femmes se faisant violenter.

Face à tout cela, Bruxelles a ouvert une enquête et prononcé une « ordonnance de conservation ». Thomas Regnier, porte-parole de l’exécutif européen chargé de la souveraineté technologique, a annoncé sur LinkedIn avoir « ordonné à X de conserver tous les documents et données internes relatifs aux fonctionnalités de Grok jusqu'à la fin de l'année 2026 ». L’idée est de s’assurer que des documents compromettants resteront accessibles pendant l’enquête.

De son côté, l’organisme désigné par le gouvernement britannique pour identifier les contenus pédopornographiques a affirmé avoir trouvé sur le dark web des images « criminelles » qui auraient été générées par Grok. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que l'autorité de régulation britannique Ofcom bénéficiait du « soutien total du gouvernement pour prendre des mesures ».

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Apple Watch chez Free : pourquoi l’eSIM reste limitée à la 4G

Depuis le 16 décembre dernier, les abonnés Free Mobile peuvent enfin utiliser une eSIM sur leur Apple Watch. L’offre a l’avantage d’être gratuite pour certains, mais a un petit défaut : la connexion se fait uniquement en 4G, là où les montres les plus récentes sont compatibles 5G. Qu’est-ce qui explique cet oubli ? Frandroid a posé la question à l’opérateur, qui est revenu sur cette limitation.

Image WatchGeneration

Le souci viendrait de l’adoption de la 5G RedCap, pour Reduced Capability. Cette technologie se situe entre les réseaux bas débits et la 5G classique, ce qui en fait un bon choix pour les objets connectés. Free planche dessus, mais n’est pas encore prête : la faire valider avant le lancement aurait impliqué un retard supplémentaire.

« Si vous voulez, ça n’avait pas été activé […] parce que personne ne s’en servait et puis pour activer une technologie sur le réseau, il faut la tester », explique Pascal Mayeux, Directeur Cœur de Réseau de Free. Il nuance en expliquant que la 4G fonctionne très bien à l’heure actuelle. Il estime que la 5G n’est « pas quelque chose de fondamental » pour le moment. Seule la cuvée de montres 2025 est compatible 5G, et elle n’a que quelques mois.

Les nouvelles Apple Watch sont toutes 5G mais les opérateurs ne sont pas tous prêts

Les nouvelles Apple Watch sont toutes 5G mais les opérateurs ne sont pas tous prêts

L’opérateur est également revenu sur sa relation avec Apple. S’il ne décrit pas directement une procédure compliquée, Pascal Mayeux évoque « des projets qui sont assez longs avec Apple. Assez contraignants ». Il ajoute que le parcours a été « extrêmement compliqué » pour l’Apple Watch, et que certaines fonctions ont été repoussées « d’un commun accord avec Apple ».

Quand arrivera la 5G pour montres chez Free ? « Ça arrivera probablement après la sortie des Watchs. […] On travaille sur le RedCap pour tout le monde », ajoute l’opérateur. Il déclare avoir donné la priorité à Apple par rapport aux montres de Samsung et Google pour une question de parts de marché, Apple restant loin devant. Il faut également réussir à obtenir les validations des différents fabricants, ce qui prend du temps.

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Un visage plissant les yeux, un cornichon… Voici les neuf nouveaux emojis qui pourraient arriver en 2027

Avec plusieurs milliers d’emojis déjà disponibles, peut-on encore manquer de représentations pour certaines choses ? Manifestement oui. Même si le rythme d’ajout ralentit, le consortium Unicode vient de dévoiler neuf nouvelles propositions d’emojis. Les voici :

  • Un visage qui plisse les yeux
  • Un geste de pouce pointant vers la gauche
  • Un geste de pouce pointant vers la droite
  • Un papillon monarque (en complément du papillon générique existant)
  • Un cornichon (à distinguer du concombre)
  • Un phare
  • Un météore (par opposition à une comète)
  • Une gomme pour effacer les marques de crayon
  • Un filet avec manche, comme ceux utilisés pour attraper des insectes (dédicace aux joueurs d’Animal Crossing)
Les neuf emojis proposés pour Emoji 18.0. Leur look pourra être adapté par chaque éditeur.

En tenant compte des déclinaisons de couleur de peau prévues pour deux de ces emojis, la liste atteint un total de 19 nouveaux symboles. Tous sont actuellement candidats pour le futur catalogue Emoji 18.0, qui est encore à l’état de projet et reste donc susceptible d’évoluer.

D’ici septembre 2026, le consortium Unicode doit procéder à plusieurs séries d’examens supplémentaires, ce qui signifie que certaines propositions pourraient être écartées en cours de route. C’est rare, mais c’est arrivé récemment : l’emoji de pomme croquée, proposé fin 2024, n’a finalement pas été intégré à Emoji 17.0. Il a été repoussé vers la version provisoire d’Emoji 18.0, avant que sa suppression ne soit à nouveau recommandée.

La version finale d’Emoji 18 est prévue pour septembre 2026. Il faudra ensuite patienter encore quelques mois avant que ces nouveaux emojis n’arrivent dans les systèmes d’exploitation d’Apple et des autres éditeurs. On attend d’ailleurs encore l’intégration des nouveaux éléments d’Emoji 17.0, dont le coffre à trésor et la tête à deux doigts d’exploser.

Sasquatch et l’orque Willy parmi les émojis de l’année 2026

Sasquatch et l’orque Willy parmi les émojis de l’année 2026

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Tim Cook a gagné 74,3 millions de dollars en 2025

Tim Cook a bouclé une belle année 2025. Apple a récemment déposé quelques documents auprès de la SEC, dans lesquels l’entreprise déclare que son CEO a gagné 74,3 millions de dollars. Si c’est impressionnant, cela marque une légère baisse par rapport à 2024, une année où Cook avait perçu 74,6 millions de dollars.

Image Apple/Pixabay/MacGeneration

Les revenus de Tim Cook comportent un salaire de base de 3 millions de dollars, qui n’a pas bougé depuis 2016. La somme inclut aussi 57,5 millions de dollars en actions, 12 millions de dollars en primes en espèces liées à la performance et 1,76 million de dollars en autres rémunérations. Cette catégorie comprend des primes d'assurance-vie, des indemnités de congés payés, des frais de sécurité et des frais de transport.

En 2015, Tim Cook avait révélé ce qu’il comptait faire de sa fortune une fois à la retraite : la donner après avoir financé les études universitaires de son neveu. Il affirmait alors avoir commencé à faire des dons, et envisageait de prendre le temps de développer « une approche systématique » de la philanthropie plutôt que de se contenter de signer des chèques.

Le document comporte également les chiffres déclarés par d’autres cadres d’Apple. La vice-présidente Retail et des ressources humaines Deirdre O'Brien a perçu environ 27 millions de dollars en 2025, soit la même chose que le directeur des opérations Sabih Khan ou la directrice juridique Kate Adams.

Notons au passage que l’assemblée générale annuelle des actionnaires d'Apple se tiendra virtuellement le 24 février 2026 à 8 h 00 (en heure du Pacifique, donc 17 h à Paris). Les actionnaires d'Apple inscrits au 2 janvier 2026 sont autorisés à assister à l'assemblée, à voter et à poser des questions.

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Promo : l'iPhone 16e de retour à 599 €

Bonne nouvelle pour ceux qui guettaient son retour : l’iPhone 16e est à nouveau disponible à 599 € chez AmazonÀ ce tarif, le dernier iPhone d’entrée de gamme d’Apple redevient une option très sérieuse pour qui cherche un modèle neuf, performant et durable, sans exploser le budget.

Image : iGeneration

L’iPhone 16e a repris le flambeau de l’iPhone SE avec une formule nettement plus moderne. Apple a enfin tourné la page du bouton Touch ID au profit de Face ID, aussi bien pour le déverrouillage que pour les paiements via Apple Pay. L’écran est sensiblement plus grand, le bouton Action personnalisable fait son apparition, l’autonomie progresse nettement et la partie photo, sans être spectaculaire, gagne en cohérence et en qualité au quotidien. Surtout, la puce embarquée est la même que celle de l’iPhone 16, ce qui garantit d’excellentes performances sur la durée et la compatibilité avec les fonctions d’Apple Intelligence, un point clé pour les années à venir.

Évidemment, tout n’est pas parfait. Apple a fait des choix pour contenir le prix : un seul capteur photo à l’arrière, pas de MagSafe — même si une coque compatible permet d’en récupérer une partie des usages — et l’absence de puce UWB, pratique pour la localisation ultra-précise des AirTag. Des concessions réelles, mais qui ne gêneront pas tous les utilisateurs, loin de là.

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

D’autant que la suite n’est pas immédiate. L’iPhone 17e est bien attendu dans quelques mois, mais rien n’indique qu’il bouleversera radicalement la donne, ni qu’il sera lancé à un tarif aussi accessible. En attendant, à 599 €, l’iPhone 16e coche beaucoup de cases et reste l’un des rares moyens d’acheter aujourd’hui un iPhone neuf, moderne et suivi sur le long terme à un prix raisonnable.

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Non, iOS 26 n’est pas massivement délaissé par les utilisateurs

C’est le petit frisson de janvier pour les observateurs de l'écosystème Apple : la publication des chiffres d'adoption du dernier système mobile. Mais cette année, la lecture des graphiques de StatCounter a de quoi laisser pantois.  À en croire le service de mesure d'audience, iOS 26 serait un véritable accident industriel, boudé massivement par les utilisateurs. Cela a donné lieu ici ou là à des articles alarmistes quant au succès du nouveau logiciel système d’Apple.

La réalité, on s'en doute, est bien plus nuancée. Et surtout, bien plus complexe qu'une simple lecture de courbes.

Le choc des chiffres : une chute de façade

Le constat dressé par StatCounter est brutal. Quatre mois après son lancement en septembre dernier, iOS 26 ne serait installé que sur 15 % du parc d’iPhone. Un chiffre famélique si on le compare à la même période l'an passé : en janvier 2025, iOS 18 trônait fièrement sur 63 % des appareils.

Si l'on suit cette logique, le taux d'adoption aurait été divisé par quatre en un an. De quoi alimenter les thèses les plus sombres sur le désintérêt des utilisateurs pour les nouvelles fonctionnalités d'Apple. Sauf que ces données ne reflètent pas la réalité des poches des utilisateurs, mais simplement l’aveuglement progressif des outils de mesure web.

Pourquoi StatCounter ne voit plus rien

Le problème n’est pas statistique, il est technique. Avec iOS 26, Apple a appliqué à l'iPhone la même recette radicale qu’au Mac depuis quelques années : le « gel » du User-Agent.

Pour protéger la confidentialité et lutter contre le fingerprinting (le pistage par les caractéristiques uniques du navigateur), Safari sur iOS 26 refuse désormais de décliner sa véritable identité aux sites web.

Non, Catalina n’est pas utilisé par 2/3 des utilisateurs Mac en décembre 2025 !

L’identité fantôme : Un iPhone sous iOS 26 se présente désormais aux serveurs comme un appareil tournant sous iOS 18. La conséquence : StatCounter, qui se base sur cette signature pour ses calculs, comptabilise des millions d'utilisateurs "à jour" dans la colonne des anciennes versions.

C’est le syndrome macOS Catalina : sur le web, la part de marché de cette vieille version de 2019 reste anormalement élevée car tous les Mac récents (sous Sonoma ou Sequoia) se cachent derrière cette étiquette. L'iPhone vient de rejoindre ce grand bal masqué.

La vérité est dans les applications

Pour trouver les vrais chiffres, il faut quitter le web et regarder du côté des développeurs. Des services comme TelemetryDeck, qui s’appuient sur des SDK intégrés directement au cœur des applications, n'ont pas ce problème. Ils interrogent directement le système et obtiennent la réponse brute, sans le filtre de Safari.

Le verdict est sans appel : l’adoption d’iOS 26 dépasse les 60 %, un score en parfaite adéquation avec les performances historiques d’Apple. Le "flop" n'existe tout simplement pas.

Un silence de la Pomme qui alimente le flou

On pourrait évidemment s'épargner ces débats d'experts si Apple ne se montrait pas aussi avare en données officielles. Le portail Apple Developer reste la source ultime, mais ses mises à jour sont trop rares — souvent deux ou trois fois par an.

En laissant ainsi un vide communicationnel, Cupertino laisse le champ libre aux interprétations erronées. Il n’y aurait pourtant aucun débat si Apple communiquait un peu plus souvent sur l'état de son parc, par exemple via un bulletin mensuel, plutôt que de laisser les outils web s'embourber dans des mesures devenues obsolètes par sa propre politique de confidentialité.

Bref, si vous lisez ici ou là qu'iOS 26 est un échec, vous saurez désormais à quoi vous en tenir. Apple a réussi son coup : rendre ses utilisateurs indétectables pour les publicitaires du web, quitte à fausser la perception de son propre succès. Le prix de la vie privée, en quelque sorte.

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Quand la DRAM flambe, Apple réserve l’hôtel en Corée du Sud

Samsung est en train de transformer une crise mémoire en machine à cash, et tout le monde se bouscule devant sa porte – y compris Apple, qui réserve des chambres d’hôtel à rallonge en Corée pour rester dans la file. L’IA a mis le feu au marché de la DRAM, et entre un Galaxy S26 qui se prépare à coûter plus cher et des iPhone négociés chambre par chambre à Hwaseong, on voit très bien qui a le pouvoir de dire non.

Samsung fait la course en tête, et impose son rythme et ses tarifs, jusqu’à ses propres filiales. Image Samsung.

Les fondeurs tiennent le marché en otage

Côté chiffres, Samsung affiche un trimestre que beaucoup de constructeurs de smartphones lui envieraient , comme le rapporte 9to5Google : 25,9  milliards de dollars de revenus pour la division RAM sur le seul Q4 2025, en hausse de 34 % par rapport au trimestre précédent. La mémoire représente désormais 40  % des ventes du groupe, avec un mix qui combine DRAM « classique » et HBM pour l’IA, de quoi le placer devant SK Hynix et Micron.

Quel pourrait être l

Quel pourrait être l'impact de la RAMpocalypse sur Apple ?

Ce basculement est alimenté par les besoins en HBM3E pour les accélérateurs IA  : chaque H200 de Nvidia embarque huit piles de HBM, pendant que la clientèle chinoise aligne près de 3 milliards de dollars de commandes depuis l’assouplissement des règles d’exportation américaines. Sans surprise, les lignes les plus avancées sont saturées par ces produits premium, et la DRAM mobile ou serveur « standard » se fait littéralement tasser dans le planning de production.

Le résultat se lit sur les factures  : certaines références de RAM ont pris jusqu’à 300 % depuis mi‑2025, et un simple module 12 Go LPDDR5X tourne désormais autour de 70 dollars pièce pour un client comme Apple. Les prix du serveur suivent la même trajectoire, avec des hausses de 60 à 70 % sur le DRAM serveur facturé en ce début 2026 par rapport au Q4 2025.

Sur le front Android, Samsung commence à préparer le terrain médiatique  : Wonjin Lee, président de Samsung Electronics, parle déjà de problèmes d’approvisionnement en semiconducteurs qui « vont toucher tout le monde » et de prix « en train de monter pendant qu’on parle ». Le message est clair  : le groupe ne « veut pas » répercuter intégralement la hausse au client final, mais il faudra « repenser le pricing » des produits, avec un Galaxy S26 attendu légèrement plus cher que la génération actuelle.

Apple campe en Corée, les autres suivent

Pendant ce temps selon le Times of India, à Hwaseong et Pangyo, les hôtels business vivent leur meilleure vie  : Apple y a installé des équipes achats en quasi‑résidence permanente, à deux pas des usines Samsung et SK Hynix. L’objectif est simple  : sécuriser des contrats de deux à trois ans pour la LPDDR5X des futurs iPhone, dans un marché où les fournisseurs, eux, préfèrent rester sur des accords trimestriels pour profiter au maximum de la hausse des prix.

Le prix de la mémoire vive en très forte hausse : +170 %, et ça ne risque pas de s

Le prix de la mémoire vive en très forte hausse : +170 %, et ça ne risque pas de s'arrêter

Apple n’est pas seul à jouer les colocataires de couloir  : Dell, Google et Amazon ont également envoyé leurs exécutifs planter la tente dans les mêmes hôtels pour grappiller leur part de DRAM. Les médias locaux parlent d’un « boom des semiconducteurs » jusque dans l’hôtellerie, ce qui résume bien la situation  : quand les patrons des achats vivent à l’année dans le lobby, c’est que le rapport de force est clairement du côté des fondeurs.

Apple, Dell, Google et Amazon dans le lobby d’un hôtel coréen. Image non contractuelle. Les Barbouzes, Gaumont.

Dans ce contexte, la mémoire pèse désormais plus de 20 % du coût de production d’un smartphone, contre environ 15 % quelques trimestres plus tôt. Pour un constructeur, les options deviennent vite désagréables  : augmenter les prix catalogue, rogner sur les marges ou réduire la quantité de RAM sur certaines variantes, avec le risque de se retrouver en fiche technique au rabais face à la concurrence.

Pénurie de mémoire : des fabricants de PC s’apprêteraient à augmenter leurs prix

Pénurie de mémoire : des fabricants de PC s’apprêteraient à augmenter leurs prix

Apple a quelques cartes en main  : une architecture iOS réputée plus efficace et des marges confortables qui lui donnent plus de latitude pour absorber une partie du choc. Mais même pour Cupertino, la présence prolongée d’équipes sur place est un aveu  : à ce niveau de tension, sécuriser la mémoire devient aussi stratégique que négocier un nouvel écran ou un modem.

Une hausse des prix des Mac et des iPhone est-elle inévitable ?

Une hausse des prix des Mac et des iPhone est-elle inévitable ?

Au bout de la chaîne, le consommateur joue le rôle habituel de variable d’ajustement  : PC plus chers dès qu’on dépasse 16 Go, smartphones haut de gamme qui grimpent par petits paliers, et un discours marketing qui continue de vendre l’IA comme un service immatériel alors qu’elle renchérit d’abord un des composants les plus banals de la machine. Tant que la mémoire se vendra mieux dans les racks de data centers que dans les poches, les fondeurs n’auront aucune raison de relâcher la pression, et ni Apple ni Samsung n’auront intérêt à jouer les philanthropes sur les prix.

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AirPods : Apple sort un nouveau brevet pour détecter le doigt sur les tiges

Si les AirPods Pro 3 sont sortis récemment, ce n’est pas pour autant qu’Apple se repose sur ses lauriers, bien entendu. Et l’un des derniers brevets déposés par Apple le montre bien, comme le rapporte AppleInsider.

Les surfaces capacitives sont-elles amenées à disparaître ? Image Apple.

La volonté d’Apple est simple en apparence : rendre les AirPods toujours plus fins, et pour ça, avoir le moins de pièces possibles dedans. L’une des pièces les plus grandes une fois enlevés le haut-parleur et la batterie, c’est la surface capacitive qui détecte le doigt de l’utilisateur.

Et dans ce brevet Cupertino est bien décidée à l’enlever : pour ce faire elle ressort une technologie ancestrale utilisée entre autres dans un instrument étrange, le Thérémine. Le principe de fonctionnement veut que tout objet s’approchant d’une antenne perturbe le signal, et par la même est détectable. Rien n’empêche, avec les technologies modernes, de quantifier le mouvement de cet objet (et donc le doigt de l’utilisateur), que ce soit en vitesse ou en direction grâce à deux ou plusieurs antennes.

Une fois récupérées et traitées ces informations, il est donc possible de détecter la présence du doigt sur la tige de l’écouteur et son mouvement, de la même manière que le ferait la surface capacitive actuelle. On élimine cette pièce, tout en gardant voire améliorant la fonction.

En plus de l’allègement de l’appareil, de l’amélioration de sa finesse et de l’élimination d’une pièce et donc d’un coût, un bonus non négligeable apparaît : les antennes émettant à fréquence plus rapprochée un signal par rapport aux surfaces capacitives, la détection du mouvement du doigt est plus rapide, quasi instantanée, là où actuellement une petite latence peut parfois être perçue quand on effectue un mouvement sur la tige des écouteurs.

Test des AirPods Pro 3 : un vrai coup de cœur

Test des AirPods Pro 3 : un vrai coup de cœur

Rien n’indique bien entendu que cette idée sortira en production, Apple n’utilisant pas tous les brevets déposés dans ses appareils finaux. Cependant, l’idée permettant à la fois d’économiser des pièces, d’affiner l’appareil et d’améliorer le confort, il est bien possible qu’elle arrive un jour ou l’autre sur la tige de nos AirPods.

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CES 2026 : Donut Lab présente la première batterie Solid-State en production, révolution à venir ou nième annonce ?

Une toute petite entreprise estonienne, Donut Lab (un nom que ne renierait pas Homer Simpson...) a annoncé au CES 2026 une nouveauté qui pourrait, si elle s’avère industrialisable à grande échelle, changer la donne des véhicules à batterie : la batterie « Solid-State ». Cette batterie à électrolyte solide, ce n’est pas juste « une nouvelle génération de pack » comme le rappelle The Verge, c’est une tentative de sortir la batterie de son rôle d’élément anxiogène pour en faire un bloc ennuyeux, prévisible, presque banal – et c’est précisément ça qui serait révolutionnaire. L’idée, c’est de ne plus concevoir le véhicule autour de la question « comment éviter que ça prenne feu ou que ça meure trop tôt ? », mais d’intégrer un composant supposé stable, durable, qu’on installe une fois et qu’on oublie.

Hmmmmmmm, Donut... Image Donut Lab.

Sécurité et usage au quotidien

On commence par tuer le grand méchant habituel : l’incendie de batterie façon film catastrophe. En remplaçant l’électrolyte liquide inflammable par un matériau solide, on retire tout un pan du scénario d’emballement thermique où la « soupe » chimique s’échappe, s’évapore, s’enflamme et transforme un accident en torche incontrôlable. L’énergie stockée reste monstrueuse, mais le système perd une partie de son comportement explosif : moins de fuites, moins de vapeurs, moins de réactions en chaîne difficiles à maîtriser, donc moins besoin de blinder le pack comme un coffre-fort roulant.

Cette stabilité change la manière de dessiner un véhicule. Si la batterie a beaucoup moins de chances de s’auto-transformer en brasier, on peut alléger les couches de sécurité passives, simplifier certaines protections, réduire le volume dédié au « au cas où ». Sur un pack solide, la sécurité ne disparaît pas, mais elle cesse de dicter chaque millimètre de conception comme c’est le cas aujourd’hui pour les gros packs lithium-ion trempés dans leurs bains d’organique inflammable.

La batterie est présentée comme fonctionnelle dans la moto Verge TS Pro, au stade de pré-production. Image Verge Motorcycles.

Mais le vrai coup de boule, c’est la façon dont ce type de batterie prétend encaisser le temps qui passe. Les batteries de véhicules électriques sont actuellement limitées à 1 000, 1 500 voire 2 000 cycles pour les plus endurantes. Alors quand on commence à parler de dizaines de milliers de cycles, voire beaucoup plus, on ne décrit plus un consommable avec une date de péremption cachée dans le manuel, on décrit une pièce qui, sur le papier, est censée survivre à plusieurs générations de véhicules. Même la version « prudente » à 10 000 cycles suffit à renverser la logique actuelle où on se demande si la voiture tiendra jusqu’à la deuxième batterie, ou si la batterie tiendra jusqu’au deuxième propriétaire.

Et comme si ça ne suffisait pas, on ajoute par-dessus la liberté d’usage. L’idée de pouvoir charger à 100 % régulièrement, vite, souvent, sans voir la capacité fondre comme neige au soleil est diamétralement opposée au mode d’emploi actuel, fait de consignes contradictoires, de « ne chargez pas trop », « ne restez pas longtemps à 100 % », « évitez de faire ça tous les jours ». Là, la promesse, c’est : branche, remplis, roule, recommence – et laisse la batterie gérer, au lieu d’adapter ta vie à la courbe de dégradation de la chimie.

Coûts, matériaux et changement d’échelle

En coulisse, le discours sur les matériaux ajoute une couche intéressante. Plus de cobalt, plus de cocktail d’éléments rares arrachés à des chaînes d’approvisionnement sous tension, mais une chimie solide annoncée comme « verte », construite avec des matériaux abondants, disponibles partout, qui ressemble beaucoup à une piste sodium ou assimilée sans jamais le dire clairement. Si cela tient la route, ce n’est pas qu’une bonne nouvelle pour l’empreinte environnementale : c’est aussi une bombe économique, parce que cela permet de s’affranchir d’une partie des coûts, des risques géopolitiques et des usines de solvants exotiques qui font grimper la facture actuelle.

On ajoute à ça une architecture potentiellement plus simple : moins de systèmes de sécurité hyper complexes, moins de chimie capricieuse à surveiller en temps réel, moins d’assemblages calibrés pour éviter la catastrophe au micron près. La promesse, en clair, c’est un coût au kWh qui baisse doublement : à la production, grâce à des matériaux et des process plus simples, et sur le cycle de vie, grâce à une batterie qui ne finit pas en déchet coûteux après quelques années de charges rapides.

À ce stade, la batterie sort de la catégorie « problème à financer » pour entrer dans celle des « actifs à valoriser ». On ne parle plus d’un bloc qu’il faudra probablement remplacer un jour, mais d’un élément de patrimoine énergétique : un pack qui commence sa vie sous un plancher, continue en stockage stationnaire chez quelqu’un, termine peut-être dans un micro-réseau, le tout sans perdre son utilité au bout de quelques milliers de cycles. Le modèle économique glisse doucement vers des scénarios où la batterie ne suit plus exactement le destin du véhicule : location longue durée, packs transférables, valeur résiduelle significative en fin de première vie, tout est sur la table.

La batterie n’est pas la seule inovation, avec ce moteur intégré sur le bord des roues. Image Verge Motorcycles.

Reste une dernière couche, moins glamour, mais essentielle : tant que ces super-batteries solides ne sortent que par petites séries, sur quelques véhicules de niche, tout cela reste une promesse très bien emballée. La promesse d’une chimie plus sûre, presque impossible à enflammer, qui dure plus longtemps que la voiture et qui coûte moins cher à produire que nos packs actuels, c’est exactement ce que l’industrie vend depuis dix ans dans ses diapositives pour « la prochaine décennie ». Avant de crier victoire, il va falloir voir ces packs s’installer par millions dans des voitures, des bus, des camions, des systèmes de stockage fixes aux quatre coins du monde, encaisser les mauvais usages, les accidents, les climats extrêmes et les années qui passent. Le jour où ces batteries solides auront survécu à tout ça, sans brûler la moitié d’un parking ni perdre la moitié de leur capacité, là seulement on pourra vraiment dire qu’on a changé d’ère.

Au final, Donut Lab, en implantant une batterie fonctionnelle dans un véhicule de Verge Motorcycles, est déjà allé plus loin que nombre de start-ups qui montraient un modèle statique en promettant monts et merveilles. Là, les véhicules présentés sont selon l’entreprise quasiment des modèles de production, y compris au niveau batterie, avec des précommandes pour une livraison courant 2026. Reste tout de même à franchir l’étape de la toute petite production artisanale, pour passer à celle de l’industrialisation massive. Si celle-ci est franchie, elle promet un changement de paradigme tel que les créateurs de cette petite entreprises pourraient voir leur avenir assuré sur plusieurs générations, tant ce but tient lieu de graal absolu du milieu depuis des années maintenant.

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FR-ALERT réveille le Calvados et une partie du littoral français

Vous avez entendu une sonnerie stridente venant de votre téléphone il y a quelques minutes ? Plus surprenant, il était en mode vibreur, voire en mode « ne pas déranger » ? C’est normal, pas d’inquiétude : vous êtes sûrement dans le Calvados, la Seine-Maritime, la Manche ou dans un département limitrophe touché par la tempête Goretti.

S’il est déclenché bien plus souvent dans certains départements (la périphérie lyonnaise et la région PACA y sont bien plus habituées), d’autres comme le Calvados le découvrent. C’est le moment de faire un petit rappel sur le système.

FR-ALERT est le système national d’alerte et d’information de la population, l’équivalent sur mobile des sirènes des villes. En cas de menace, que ce soit une catastrophe naturelle, un accident industriel, une menace terroriste ou autres dangers, elle permet d’envoyer un message qui fera sonner tous les smartphones d’une zone sélectionnée par le préfet.

FR-Alert : comment fonctionne le nouveau dispositif d

FR-Alert : comment fonctionne le nouveau dispositif d'alerte français ?

Si vous n’aimez pas recevoir ces alertes (ce qui peut se comprendre, même s’il n’est pas recommandé de les désactiver), vous pouvez les rendre muettes en allant dans Réglages => Notifications. En bas de la page, vous aurez la possibilité de choisir quel type d’alerte vous souhaitez garder, et quel autre vous souhaitez enlever. Il vous sera de toute façon impossible de museler les alertes les plus élevées, de niveau 1 : celles-ci resteront quoi qu’il arrive sonores. Celle ayant retenti ce soir dans le Calvados est classée niveau 2, « extrêmement grave ».

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Qatar Airways continue à connecter sa flotte à Starlink et étend le service aux Boeing 787

Si Air France a été mise en avant récemment pour avoir connecté une partie de sa flotte à Internet via Starlink, le service de SpaceX, ce n'est pas la seule compagnie aérienne qui profite des satellites en orbites basses pour offrir un accès à ses clients. Qatar Airways, la compagnie nationale du petit pays, propose aussi cette connexion gratuitement.

Image Qatar Airways.

La nouveauté, c'est qu'après les Airbus A350 et les Boeing 777, ce sont les Boeing 787 Dreamliners qui peuvent maintenant être reliés à la constellation de SpaceX. La compagnie indique qu'elle dispose de trois 787 équipés pour le moment, et de 120 appareils au total. Qatar Airways est probablement le plus gros client de Starlink dans le domaine, et elle revendique 11 millions de passagers qui ont pu surfer dans les airs avec Starlink. Elle explique aussi que la connexion n'est pas uniquement du luxe pour ses passagers : elle permet une meilleure gestion des plannings et des communications plus efficaces en cas de soucis.

Starlink dans les avions de Qatar Airways. Image Qatar Airways.
Essai de Starlink dans un avion Air France : les performances du Wi-Fi s’envolent

Essai de Starlink dans un avion Air France : les performances du Wi-Fi s’envolent

Si l'offre de Starlink est intéressante au sol pour ceux qui sont oubliés par d'autres technologies, elle a surtout de l'intérêt dans les endroits où d'autres technologies ne sont tout simplement pas accessibles. Starlink a commencé par équiper les bateaux et s'intéresse donc depuis quelques années aux avions. Les satellites en orbites basses offrent de bien meilleures performances que les variantes géostationnaires, tant sur la latence — bien plus faible, étant donné que les satellites sont aux environs de 500 km d'altitude contre plus de 36 000 km en géostationnaire —, les débits que la couverture. Qatar Airways annonce un débit descendant de 500 Mb/s dans ses avions, par exemple. Des avantages évidents pour les compagnies aériennes, que les concurrents actuels de Starlink ne peuvent pas encore fournir.

L'installation sur un Boeing. Image Qatar Airways.
Starlink à l

Starlink à l'essai : tout ce qu'il faut savoir sur cette connexion par satellite d'un genre nouveau

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Logiciel Mac : CyberGhost VPN propose -83 % et 4 mois offerts pendant les soldes d’hiver

Les soldes d'hiver réservent quelques surprises du côté des services numériques. CyberGhost VPN propose actuellement une réduction de 83 % assortie de 4 mois supplémentaires offerts, ramenant l'abonnement mensuel à 2,44 € TTC (68,33 € TTC pour 28 mois). Une occasion de réévaluer la protection de sa navigation sur l'écosystème Apple.

L'univers Apple cultive une approche soignée de la sécurité, mais la navigation web demeure exposée aux regards des fournisseurs d'accès et des régies publicitaires. Safari ne chiffre pas l'intégralité du trafic, laissant certaines données accessibles. CyberGhost s'attache à combler cette lacune en encapsulant chaque requête dans un tunnel crypté.

Une infrastructure étendue pour une navigation fluide

CyberGhost déploie 11 000 serveurs répartis dans plus de 100 pays. Cette densité présente des avantages concrets : latence réduite, débits maintenus et possibilité de contourner les restrictions géographiques imposées par certaines plateformes. Que l'on utilise un MacBook, un iMac ou un iPhone, la connexion conserve sa fluidité quelle que soit la localisation.

Cette abondance de serveurs répond également à un impératif technique : la répartition de la charge. Lorsque de nombreux abonnés se connectent simultanément, l'infrastructure absorbe le flux sans compromettre la vélocité de navigation. Le visionnage de contenus en haute définition ou le téléchargement de fichiers volumineux s'effectuent sans ralentissement perceptible.

Une réputation étayée par des milliers d'avis

La notation de 4,7 sur 5 étoiles sur Trustpilot, consolidée par plus de 14 800 évaluations, témoigne d'une satisfaction globalement positive. Cette appréciation repose sur plusieurs aspects : interface épurée s'intégrant naturellement à macOS, absence de journalisation des activités et stabilité des performances au quotidien.

La compatibilité native avec l'ensemble des appareils Apple simplifie considérablement l'usage. MacBook Air, iMac, iPhone, iPad bénéficient du même niveau de protection sans nécessiter de configurations complexes. Cette cohérence d'expérience évite les paramètres obscurs qui découragent parfois les personnes moins familières avec les outils de cybersécurité.

L'offre actuelle de 2,03 € mensuels représente un tarif accessible pour un service de ce type. Les 4 mois supplémentaires offerts prolongent la période d'essai, permettant d'évaluer le service dans différentes situations d'usage : streaming international, connexions sur réseaux publics, navigation quotidienne.

Une protection qui s'inscrit dans la durée

La navigation sur Safari gagne en confidentialité dès lors que le VPN masque l'adresse IP et chiffre les données échangées. Les sites visités, les recherches effectuées et les contenus consultés échappent ainsi à la collecte systématique pratiquée par de nombreux acteurs du web. Cette discrétion numérique s'avère particulièrement pertinente lors de connexions depuis des réseaux Wi-Fi publics, où les risques d'interception demeurent élevés.

L'absence de journalisation constitue un gage de confidentialité supplémentaire. CyberGhost affirme ne conserver aucune trace des sites visités ou des fichiers téléchargés par ses abonnés. Cette politique de non-conservation des données se vérifie dans les conditions générales du service, même si la vérification indépendante reste complexe pour le commun des internautes.

La période promotionnelle liée aux soldes d'hiver offre une fenêtre temporelle pour souscrire à ce tarif préférentiel. Les promotions de cette ampleur sur les services VPN restent relativement rares en dehors des périodes commerciales spécifiques. Profiter de cette offre permet de sécuriser sa navigation pour les mois à venir sans grever son budget numérique.

La période promotionnelle liée aux soldes d'hiver se distingue par son amplitude tarifaire. Profiter de cette offre revient à sécuriser plusieurs mois de navigation pour le prix de deux cafés en terrasse parisienne. Le calcul se passe de commentaire !

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