Ghanem Al-Masarir Al-Dosari, résidant à Londres, a subi des menaces de mort, une agression en pleine rue et le piratage de son téléphone portable par le programme d’espionnage Pegasus. La justice britannique vient de condamner l’Arabie saoudite à verser des dédommagements à celui qui a vécu des années dans la peur de “finir comme Jamal Khashoggi”.
Dimanche 25 janvier, un avion militaire américain a atterri à Ushuaia, avec à son bord une délégation bipartite de législateurs. Le manque de transparence qui entoure cette visite dans une province très stratégique a relancé le débat sur la complaisance du président Javier Milei envers Donald Trump, au détriment de la souveraineté argentine.
Jeudi 29 janvier, l’Union européenne a décidé d’ajouter le Corps des Gardiens de la révolution à sa liste d’organisations terroristes. Il s’agit de l’institution la plus puissante d’Iran par sa force militaire, son emprise sécuritaire et son empire économique, rappelle le quotidien libanais “L’Orient-Le Jour”.
Sous la pression des États-Unis, l’Assemblée nationale du Venezuela a approuvé jeudi une réforme de la loi sur les hydrocarbures qui doit ouvrir le secteur au privé et réduire les impôts. Ces changements sont toutefois insuffisants pour attirer des investissements étrangers, nécessaires à la relance d’une industrie délabrée, soulignent des médias américains et vénézuéliens.
Le président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Jorge Rodríguez (à gauche), et la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, présentent un exemplaire de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, adoptée jeudi 29 janvier 2026 à Caracas (Venezuela).
Dans un procès fleuve qui a débuté en septembre 2023, un tribunal de Stockholm se plonge dans les violences armées survenues entre 1999 et 2003 dans l’actuel Soudan du Sud. Deux anciens dirigeants de la compagnie pétrolière suédoise Lundin Oil, qui exploitait une concession dans la zone, sont accusés de “complicité de crimes de guerre”.
Ian Lundin, ancien président de la compagnie pétrolière suédoise Lundin Oil, au tribunal de Stockholm pour le premier jour d’audience de son procès, le 5 septembre 2023.
Depuis le coup d’État de février 2021, la Birmanie est morcelée par la guerre civile. Soutenue par la Chine, la junte tente de regagner le contrôle des territoires perdus face à la résistance. De leur côté, les généraux vivent reclus dans la capitale, dans une sorte de monde parallèle.
Jeudi 29 janvier, pour répondre à la féroce répression exercée par le régime de la République islamique sur ses citoyens, l’Union européenne a décidé d’ajouter le Corps des Gardiens de la révolution à sa liste d’organisations terroristes. Une mesure qui n’est pas seulement symbolique.
Après avoir rassemblé une “armada massive” au Moyen-Orient, les États-Unis accentuent la pression sur l’Iran pour obtenir trois concessions majeures du régime, selon “The New York Times”. Aucune d’elles ne concerne les manifestants iraniens massacrés par la répression lors du mouvement de protestation, à la fin de décembre et au début de janvier.
Le porte-avions “Abraham Lincoln”, ici dans le détroit d’Ormuz, en 2019, est arrivé à proximité de l’Iran à la fin de janvier 2026, dotant les États-Unis d’options offensives contre l’Iran.
Vu de Moscou, le Grand Nord est non seulement une région hautement stratégique sur le plan géopolitique, mais la promesse de sérieux débouchés économiques. En reliant l’Europe et l’Asie par l’Arctique, la Russie entend devenir un acteur central du commerce mondial. Rendre possible toute l’année la navigation dans ses eaux septentrionales doit lui permettre d’atteindre cet objectif. La presse russe rapporte les grands projets entrepris par l’État pour y parvenir.
À coups de pressions et de menaces douanières, le locataire de la Maison-Blanche entend renforcer sa position et isoler la Chine. Cette politique offensive pourrait se révéler contre-productive, comme le montre la signature par l’UE d’accords avec le Mercosur et l’Inde, ou encore le rapprochement d’Ottawa et de Pékin, analyse le journal libéral genevois “Le Temps”.
Doté d’importantes réserves de terres rares et de minerais indispensables à la transition énergétique, le Brésil est approché par Washington et Bruxelles, qui cherchent à diversifier leurs approvisionnements, largement dominés par la Chine. Mais le géant sud-américain entend imposer ses conditions et ne plus se cantonner à l’extraction.
L’arrestation de cet enfant à Minneapolis a déclenché une vague d’indignation en Équateur, son pays d’origine. Derrière cette histoire se dessine le drame des familles équatoriennes chassées par la police de l’immigration de Trump et que la diplomatie du président Daniel Noboa semble bien incapable de protéger.
Une manifestation demandant la libération de Liam Conejo Ramos, 5 ans, arrêté par la police de l’immigration américaine, le 26 janvier 2026, à Minneapolis (Minnesota).
Dans cette localité du nord de la Syrie, aujourd’hui menacée par l’offensive du pouvoir islamiste contre le Kurdistan syrien, les habitants se sentent trahis par l’Occident et les États-Unis, raconte ce reportage du quotidien britannique “The Times”. Il y a onze ans, les Kurdes combattaient les djihadistes de l’organisation État islamique aux côtés des Américains.
Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes repliés dans Kobané, le 23 janvier 2026, après avoir été repoussés dans la région de Raqqa, plus au sud.
Une étude du Center for Strategic and International Studies, groupe de réflexion établi à Washington, estime le nombre de victimes à 600 000 parmi les soldats ukrainiens et 1,2 million parmi les Russes. Un “coût humain colossal” pour des gains territoriaux dont le rythme, en 2024 et 2025, est “plus lent encore que sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale”.
Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), de plus en plus de voix appellent le chancelier conservateur, Friedrich Merz, à discuter directement avec le Kremlin, affirme le journal de gauche munichois “Süddeutsche Zeitung”. Ils estiment que le silence diplomatique qui s’est installé avec Moscou pénalise les Européens et les marginalisent sur le plan international.
Le plan du président Trump pour la paix à Gaza trouve des adeptes, notamment dans quelques pays arabes, à l’instar du Maroc, qui a rejoint le Conseil de la paix du président américain. Ce geste diplomatique est aussi une façon indirecte pour Rabat de faire avancer le dossier sahraoui, pierre angulaire de sa diplomatie.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors de la réunion du Conseil de la paix pendant le Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026.
La décision couvait, mais a été actée à Davos : Pretoria a annoncé son “retrait temporaire” du G20, dont le prochain sommet se tiendra en décembre à Miami. En novembre 2025, l’administration Trump avait ostensiblement boudé la précédente réunion, organisée à Johannesburg. Le quotidien burkinabé “Le Pays” souligne que ce départ pourrait “créer un vide de représentation africaine” au sein du groupe des 20 principales économies mondiales.
Depuis qu’un mouvement de révolte historique, réprimé dans le sang, a vu le jour en Iran, un reproche revient régulièrement dans la presse conservatrice européenne : où est la mobilisation des progressistes défendant la cause palestinienne ? Pourquoi ce “deux poids, deux mesures” ? D’autres médias mettent cette accusation en perspective et analysent les ressorts de l’émotion et de la mobilisation de l’opinion.
Un rapprochement entre Israël et l’Arabie saoudite semble désormais hors d’atteinte, jugent les observateurs israéliens, au vu notamment de la multiplication des discours ouvertement hostiles dans les médias du royaume. Le tout sur fond d’un grand “réalignement régional” de Riyad face à un “axe israélo-émirati”.
Kigali a entamé contre Londres une procédure d’arbitrage au titre d’un accord bilatéral conclu en matière d’asile en 2022. Une procédure qui éclaire les limites d’une politique d’externalisation migratoire souvent contraire au droit international.
James Cleverly, alors secrétaire d’État britannique à l’Intérieur, et Vincent Biruta, alors ministre des Affaires étrangères rwandais, lors de la signature de l’accord migratoire bilatéral, le 5 décembre 2023 à Kigali, au Rwanda.
Ces derniers jours, le Hezbollah libanais, les milices chiites d’Irak et les rebelles houthistes du Yémen ont exprimé leur soutien à leur parrain de Téhéran en cas d’opération militaire des États-Unis, jusqu’à menacer de passer à l’action. Mais l’“axe de la résistance”, qui n’est pas intervenu durant la “guerre des douze jours”, n’a jamais semblé aussi faible.
Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.