Après avoir rassemblé une “armada massive” au Moyen-Orient, les États-Unis accentuent la pression sur l’Iran pour obtenir trois concessions majeures du régime, selon “The New York Times”. Aucune d’elles ne concerne les manifestants iraniens massacrés par la répression lors du mouvement de protestation, à la fin de décembre et au début de janvier.
Le porte-avions “Abraham Lincoln”, ici dans le détroit d’Ormuz, en 2019, est arrivé à proximité de l’Iran à la fin de janvier 2026, dotant les États-Unis d’options offensives contre l’Iran.
Vu de Moscou, le Grand Nord est non seulement une région hautement stratégique sur le plan géopolitique, mais la promesse de sérieux débouchés économiques. En reliant l’Europe et l’Asie par l’Arctique, la Russie entend devenir un acteur central du commerce mondial. Rendre possible toute l’année la navigation dans ses eaux septentrionales doit lui permettre d’atteindre cet objectif. La presse russe rapporte les grands projets entrepris par l’État pour y parvenir.
À coups de pressions et de menaces douanières, le locataire de la Maison-Blanche entend renforcer sa position et isoler la Chine. Cette politique offensive pourrait se révéler contre-productive, comme le montre la signature par l’UE d’accords avec le Mercosur et l’Inde, ou encore le rapprochement d’Ottawa et de Pékin, analyse le journal libéral genevois “Le Temps”.
Doté d’importantes réserves de terres rares et de minerais indispensables à la transition énergétique, le Brésil est approché par Washington et Bruxelles, qui cherchent à diversifier leurs approvisionnements, largement dominés par la Chine. Mais le géant sud-américain entend imposer ses conditions et ne plus se cantonner à l’extraction.
L’arrestation de cet enfant à Minneapolis a déclenché une vague d’indignation en Équateur, son pays d’origine. Derrière cette histoire se dessine le drame des familles équatoriennes chassées par la police de l’immigration de Trump et que la diplomatie du président Daniel Noboa semble bien incapable de protéger.
Une manifestation demandant la libération de Liam Conejo Ramos, 5 ans, arrêté par la police de l’immigration américaine, le 26 janvier 2026, à Minneapolis (Minnesota).
Dans cette localité du nord de la Syrie, aujourd’hui menacée par l’offensive du pouvoir islamiste contre le Kurdistan syrien, les habitants se sentent trahis par l’Occident et les États-Unis, raconte ce reportage du quotidien britannique “The Times”. Il y a onze ans, les Kurdes combattaient les djihadistes de l’organisation État islamique aux côtés des Américains.
Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes repliés dans Kobané, le 23 janvier 2026, après avoir été repoussés dans la région de Raqqa, plus au sud.
Une étude du Center for Strategic and International Studies, groupe de réflexion établi à Washington, estime le nombre de victimes à 600 000 parmi les soldats ukrainiens et 1,2 million parmi les Russes. Un “coût humain colossal” pour des gains territoriaux dont le rythme, en 2024 et 2025, est “plus lent encore que sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale”.
Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), de plus en plus de voix appellent le chancelier conservateur, Friedrich Merz, à discuter directement avec le Kremlin, affirme le journal de gauche munichois “Süddeutsche Zeitung”. Ils estiment que le silence diplomatique qui s’est installé avec Moscou pénalise les Européens et les marginalisent sur le plan international.
Le plan du président Trump pour la paix à Gaza trouve des adeptes, notamment dans quelques pays arabes, à l’instar du Maroc, qui a rejoint le Conseil de la paix du président américain. Ce geste diplomatique est aussi une façon indirecte pour Rabat de faire avancer le dossier sahraoui, pierre angulaire de sa diplomatie.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors de la réunion du Conseil de la paix pendant le Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026.
La décision couvait, mais a été actée à Davos : Pretoria a annoncé son “retrait temporaire” du G20, dont le prochain sommet se tiendra en décembre à Miami. En novembre 2025, l’administration Trump avait ostensiblement boudé la précédente réunion, organisée à Johannesburg. Le quotidien burkinabé “Le Pays” souligne que ce départ pourrait “créer un vide de représentation africaine” au sein du groupe des 20 principales économies mondiales.
Depuis qu’un mouvement de révolte historique, réprimé dans le sang, a vu le jour en Iran, un reproche revient régulièrement dans la presse conservatrice européenne : où est la mobilisation des progressistes défendant la cause palestinienne ? Pourquoi ce “deux poids, deux mesures” ? D’autres médias mettent cette accusation en perspective et analysent les ressorts de l’émotion et de la mobilisation de l’opinion.
Un rapprochement entre Israël et l’Arabie saoudite semble désormais hors d’atteinte, jugent les observateurs israéliens, au vu notamment de la multiplication des discours ouvertement hostiles dans les médias du royaume. Le tout sur fond d’un grand “réalignement régional” de Riyad face à un “axe israélo-émirati”.
Kigali a entamé contre Londres une procédure d’arbitrage au titre d’un accord bilatéral conclu en matière d’asile en 2022. Une procédure qui éclaire les limites d’une politique d’externalisation migratoire souvent contraire au droit international.
James Cleverly, alors secrétaire d’État britannique à l’Intérieur, et Vincent Biruta, alors ministre des Affaires étrangères rwandais, lors de la signature de l’accord migratoire bilatéral, le 5 décembre 2023 à Kigali, au Rwanda.
Ces derniers jours, le Hezbollah libanais, les milices chiites d’Irak et les rebelles houthistes du Yémen ont exprimé leur soutien à leur parrain de Téhéran en cas d’opération militaire des États-Unis, jusqu’à menacer de passer à l’action. Mais l’“axe de la résistance”, qui n’est pas intervenu durant la “guerre des douze jours”, n’a jamais semblé aussi faible.
Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.
Les appels au boycott des matchs de la Coupe du monde de football prévus aux États-Unis l’été prochain prennent de l’ampleur. Le Canada est soudainement monté d’un cran dans sa rhétorique vis-à-vis des visiteurs étrangers.
Les dirigeants du Canada, Mark Carney (à gauche), du Mexique, Claudia Sheinbaum (au centre), et des États-Unis, Donald Trump (à droite) pendant le tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, le 5 décembre 2025.
Le ministre colombien de la Justice affirme que son collègue de la Défense a utilisé le logiciel israélien pour espionner son téléphone. L’affaire souligne les dérives d’un État fragilisé, à quelques jours d’une rencontre cruciale entre le président Gustavo Petro et Donald Trump.
Une photo montrant un smartphone dont l’écran affiche le site Internet de NSO Group, l’entreprise israélienne développant le logiciel espion Pegasus, à Paris, le 21 juillet 2021.
En salle le 28 janvier, “Promis le ciel” nous plonge dans la réalité de femmes originaires d’Afrique subsaharienne vivant à Tunis. La presse tunisienne applaudit le courage de la cinéaste Erige Sehiri, qui dresse un portrait tendre de trois héroïnes en proie au racisme et à une répression de plus en plus violente.
Laetitia Ky et Deborah Naney campent Julie et Naney, une étudiante et une mère de famille vivant à Tunis dans “Promis le ciel”, le film d’Erige Sehiri.
Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.
Face à la menace de mesures de rétorsion de la part de l’UE, notamment par le biais du fameux “bazooka commercial”, Donald Trump a fini par faire marche arrière sur le Groenland, constate “Il Foglio”. Pour ce quotidien libéral italien, c’est le signe que les Vingt-Sept ont enfin appris la leçon : pour être écouté par le président américain, il faut savoir montrer les crocs.
Des manifestants participent à une veillée organisée le 27 janvier 2026 à New York, en hommage à Alex Pretti, tué par des agents de l’immigration à Minneapolis.
Les informations, parues dans la presse, sur la présence pour les Jeux olympiques d’agents de la très controversée police de l’immigration américaine ont provoqué la confusion en Italie. Le fait que leur venue soit habituelle pour ce genre d’événements n’a été que tardivement communiqué par le gouvernement qui, gêné par sa portée symbolique dans le contexte actuel, est resté englué dans la polémique.
Sans avoir communiqué sur le sujet, Moscou a commencé à retirer ses troupes de l’aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, selon la presse internationale. Cette manœuvre intervient alors que le président du gouvernement de transition, Ahmed El-Charaa, est attendu ce mercredi 28 janvier à Moscou pour rencontrer son homologue russe.