NetNewsWire est un lecteur de RSS qui existe depuis de très nombreuses années sur Mac : la version originale date de 2002. Si les flux RSS ont été remplacés par les réseaux sociaux chez certains, d'autres — comme les journalistes — se reposent beaucoup sur ces derniers. La nouvelle version de NetNewsWire, la 7, amène donc deux nouveautés importantes. La première, c'est la prise en charge de Liquid Glass pour l'interface. La seconde, liée, est l'obligation d'utiliser macOS 26. Elle est disponible sur le site officiel.
La version 7, avec Liquid Glass. Elle manque un peu de contrastes dans la barre latérale.
NetNewsWire est open source depuis la version 5 et a été reprise par ses développeurs originaux à l'automne 2018, après différents rachats. Dans la pratique, cette version 7 est donc essentiellement une version qui se concentre sur l'esthétique. Le passage en Liquid Glass n'est d'ailleurs pas forcément efficace : il y a moins de contraste dans certaines zones, comme la barre latérale. Les notes de version n'indiquent pas de gros changements : il y a la correction d'un bug et le renvoi vers les nouveaux forums des développeurs… et c'est tout (en dehors de Liquid Glass).
La version 6.
Pour ceux qui veulent rester sur une ancienne version de macOS (ou ne veulent pas de Liquid Glass), la branche 6.2 reste disponible, avec une mise à jour récente (6.2.1). Enfin, Brent Simmons indique que la version iOS (iPhone et iPad) va aussi passer à Liquid Glass, mais que cette variante est encore en phase de test. Comme la version Mac, elle devrait a priori imposer iOS 26.
NetNewsWire prend en charge de nombreux services.
Pour le reste, NetNewsWire est un bon lecteur de RSS, qui a l'avantage de prendre en charge de nombreux services de synchronisation, mais aussi de permettre de travailler en local avec une synchronisation iCloud1 entre vos appareils, un compromis intéressant si vous avez plusieurs appareils.
Qui est un peu perfectible, il faut bien l'avouer. ↩︎
Mesurer l’électricité consommée à tout moment est une information précieuse, à la fois pour évaluer sa consommation en temps réel plutôt que de découvrir un écart important à la prochaine facture et à la fois pour créer des automatisations plus sophistiquées. Maison ignore toujours la consommation énergétique, ce n’est toutefois pas le cas de plateformes plus avancées, comme Home Assistant. Si vous cherchez un moyen de mesurer la consommation des plus gros appareils du logement, cette promotion pourrait vous intéresser. Le compteur électrique Refoss EM06P est actuellement vendu 78 € au lieu de 110 et c’est un excellent prix pour ajouter six pinces ampèremétriques à votre tableau électrique.
Bien oranges, le compteur et les pinces associées se voient bien dans le tableau électrique d’un client. Image Refoss.
Ce type d’appareil doit s’installer directement dans le tableau électrique, ce qui implique de l’ouvrir et de prendre les précautions d’usage en coupant l’arrivée électrique. Néanmoins, la mesure s’effectue en positionnant une pince ampèremétrique autour d’un fil de phase, sans débrancher quoi que ce soit. Le plus dangereux dans la procédure, c’est peut-être de prévoir l’alimentation du compteur lui-même, mais c’est une procédure à la portée de tout bricoleur un minimum précautionneux. Si vous ne vous sentez pas de le faire, un électricien pourra naturellement s’en charger à votre place.
Le produit de Refoss consiste en un module principal, qui trouvera place sur le même rail DIN que tous les disjoncteurs et autres éléments du tableau électrique. C’est lui qui doit être alimenté, soit depuis un disjoncteur dédié, soit en s’alimentant sur un élément existant, c’est à adapter en fonction du tableau. Puis chaque pince doit être installée sur la phase de la ligne à mesurer. L’appareil est capable de gérer six mesures en parallèle, jusqu’à 120 A pour chacune, ce qui veut dire qu’il est tout à fait compétent pour tous les besoins domestiques et peut mesurer l’arrivée principale du logement.
On peut utiliser le produit avec l’app du fabricant, même si son ouverture permet de l’intégrer aisément à la domotique. Image Refoss.
Refoss propose sa propre app et peut même stocker les données enregistrées sur les serveurs de l’entreprise, ce qui est gratuit pour cinq ans d’historique. Le fabricant a opté pour une approche très ouverte, assez similaire à celle d’un Shelly, avec la possibilité d’envoyer les informations en temps réel via une API locale ou même directement vers un serveur MQTT. Dans l’univers de Home Assistant, il existe une intégration officielle qui devrait se charger de tout. Le compteur se connectera au réseau local en Wi-Fi et fonctionnera alors même sans être connecté à internet, un bon point.
Si je n’utilise pas ce produit, j’ai des compteurs du même type chez moi pour surveiller les appareils les plus gourmands, comme la pompe à chaleur, le chauffe-eau ou encore les plaques de cuisson et le four. Au-delà de l’information en temps réel, c’est un excellent outil pour créer des automatisations, notamment si vous avez des panneaux solaires.
Six canaux de mesure à 78 € : l’offre de Refoss est assez imbattable. À titre de comparaison, un Shelly équivalent est vendu 72 €, mais uniquement trois pinces de mesure. Outre le prix réduit, vous n’avez qu’un seul compteur à installer dans le tableau, ce qui est pratique pour économiser de la place.
Les nouveaux AirTags 2 dévoilés ce lundi présentent une sonnerie deux fois plus puissante... et aussi légèrement plus aiguë, comme le montre la vidéo comparative ci-dessous. On passe en effet d'un fa à un sol, ce qui peut permettre à la nouvelle sonnerie de mieux se distinguer du brouhaha...
Emboitant le pas à OpenAI et sa nouvelle formule de ChatGPT, voici que débarque Google AI plus. La firme vient d’annoncer l’extension mondiale de Google AI Plus, désormais disponible dans 35 nouveaux pays et territoires afin de rendre ses outils d’IA avancée accessibles à un public plus large, à un tarif présenté comme plus abordable que les offres concurrentes.
La marque américaine Victrola, fondée en 1906 et leader sur le marché des platines vinyles aux Etats-Unis, propose un modèle compatible avec l'écosystème Sonos, profitant aujourd'hui d'une très belle promotion à la Fnac
Samsung vient d'annoncer par communiqué de presse l'arrivée d'une nouvelle technologie de dalles OLED qui arrivera prochainement dans sa gamme de smartphones Galaxy. Le constructeur ne révèle pas les détails techniques mais montre dans de courtes vidéos conceptuelles qu'il s'agit de contrôler...
Le constructeur chinois Chery lance le R08, un pickup double cabine 100% électrique avec jusqu'à 510 km d'autonomie. De quoi chatouiller les futurs Toyota HiLux et Isuzu D-Max EV. Sauf que voilà, cette version ne sortira hélas pas de Chine.
Quand Apple modifie l'esthétique d'un produit ou prépare une nouveauté avec un format différent, la société tend à camoufler les changements pour les tests en dehors des locaux de Cupertino. Les premières Apple Watch étaient placées dans des housses en forme d'iPod nano, certains iPhone (comme le 4) se retrouvaient dans une coque énorme, faisant passer le modèle très fin (pour l'époque) pour un iPhone 3GS, plus arrondi. Et la société a fait la même chose pour le connecteur Lightning.
De nombreuses boîtes de prototypes, deux prototypes d'accessoires et deux (faux) boîtiers 30 broches. Image X.
La photo de john (@nyan_Satan) montre en effet des adaptateurs Lightning qui sont datés d'avril 2012. C'est environ cinq mois avant le lancement de l'iPhone 5, le premier iPhone avec du Lightning. Mais le côté intéressant vient de deux petits accessoires : ils permettent de cacher la prise Lightning (compacte et réversible) dans un boîtier avec une fausse prise Dock 30 broches. Il n'y a pas d'électronique, et le but est donc bien de cacher la nouvelle prise quand elle n'est pas utilisée, pour faire passer l'adaptateur pour un modèle d'ancienne génération.
On peut aussi voir que les deux adaptateurs ont le nom de code Tiger Pro 1 pour celui de droite et Eagle Proto1 pour le second. Notons que si john indique que ce sont des adaptateurs vidéo, il n'indique pas le modèle (VGA ou HDMI). Mais celui de droite, plus large, propose probablement une entrée Lightning pour l'alimentation.
Les développeurs de Camo, une app permettant d’améliorer le rendu de sa webcam, attaquent Apple en justice. La nouvelle a été annoncée par le patron du studio Reincubate dans un billet de blog. Aidan Fitzpatrick accuse Apple de pratiques anticompétitives et d’avoir violé certains de ses brevets.
L’app Camo Camera. Image Camo
Camo est une sympathique petite app lancée en 2020 pour macOS. Elle permet d’utiliser un smartphone iOS ou Android comme webcam et propose différentes fonctions pratiques : l’app prend en charge n’importe quelle caméra, embarque de nombreux effets différents, un mode fond vert, un suivi du sujet… Bref, un outil pratique pour les créateurs de contenu, les streamers ou pour les professionnels ayant besoin d’une image optimale.
La discorde tourne principalement autour de la fonction Caméra Continuité, apparue sur macOS Ventura et permettant d’utiliser son téléphone comme webcam. Camo proposait un tel système depuis 2020 là où Apple l’a ajouté deux ans plus tard, et nous avions d’ailleurs à l’époque cité Camo dans notre dossier des apps sherlockées. Dans sa plainte, Reincubate affirme qu'Apple « a copié la technologie » et « a utilisé son contrôle sur ses systèmes d'exploitation et l'App Store pour désavantager cette solution interopérable et rediriger la demande des utilisateurs vers sa propre offre liée à sa plateforme ».
Aidan Fitzpatrick affirme qu’Apple a soutenu Camo à ses débuts pendant la période de beta, ayant même des « milliers » d’utilisateurs s’en servant en interne. Apple aurait promis de les aider de différentes manières avant de sherlocker le concept. « L'objectif d'Apple n'était pas de rendre Continuity Camera géniale, mais plutôt d'entraver l'innovation qui uniformisait l'expérience entre les plateformes », poursuit Fitzpatrick. La fonction de Cupertino n’est en effet compatible qu’avec des produits Apple, et le patron insiste sur le fait que Cupertino n’a pas vraiment annoncé de nouveautés en vidéos sur ces dernières années. Autrement dit, l’idée était selon lui de limiter l’utilisation de smartphones Android comme caméras iOS avec une solution maison.
Ils ont repris notre idée et ont intégré nos fonctionnalités dans un milliard d'iPhone, de Mac, d'écrans, d'iPad et de téléviseurs, tout en nous excluant et en nous empêchant d'apporter d'autres fonctionnalités d'interopérabilité à l'écosystème. Je me suis retrouvé à la WWDC 2022 où j'ai vu notre technologie présentée, désormais sous le nom de « Caméra Continuité » d'Apple, par les membres d'une équipe qui m'avaient auparavant envoyé des messages privés pour me dire qu'ils utilisaient Camo tous les jours au travail.
L’app Camo Camera. Image Camo
De plus, l’arrivée de Caméra Continuité a mis des bâtons dans les roues de Reincubate. Le framework d’Apple empêcherait Camo d’obtenir une faible latence pour ses connexions sans fil. Le studio explique que lorsqu’un utilisateur positionne son iPhone pour utiliser Camo, c’est Caméra Continuité qui se lance en premier, bloquant l’app tierce et sa connexion.
Reincubate cherche à se différencier et a lancé plusieurs apps depuis 2020. Camo Studio est une application tierce permettant de streamer ou de s’enregistrer directement. De son côté, Camo Streamlight transforme l’écran en lampe afin d’améliorer le rendu de sa caméra. L’app, exclusivement disponible sur Windows, est en développement depuis 2024. Apple a lancé une fonction similaire avec macOS 26.2 dévoilé en… novembre dernier.
SMLight est un constructeur chinois qui s’est spécialisé dans les coordinateurs Zigbee ou routeurs de bordure Thread pour la domotique. Le rôle de ces produits est d’enrichir une plateforme ouverte, comme Home Assistant, en lui ajoutant un appareil capable de contrôler directement des périphériques qui reposent sur ces normes sans fil très populaires. Le fabricant propose toute une gamme qui a gagné en popularité au fil des années grâce à un prix souvent très raisonnable et d’excellentes performances. J’utilise moi-même un SLZB-06 depuis quelques mois et j’en suis très satisfait.
Le SLZB-06 de SMLight me sert de coordinateur Zigbee. Comme tous les produits conçus par l’entreprise, on peut utiliser l’Ethernet pour le relier au réseau local et même l’alimenter grâce à la norme PoE. Image MacGeneration.
Son dernier produit est plus original, tout en restant sur la même idée et en reprenant le design assez atypique de ses autres modèles. Le SMHUB Nano ne se contente pas d’intégrer une puce capable de générer un réseau en Zigbee ou Thread, avec son immense antenne associée qui permet d’obtenir de très bons résultats. À l’intérieur, on retrouve un ordinateur ARM bien assez puissant1 pour installer une distribution Linux et quelques conteneurs Docker. L’idée n’est pas tant de faire tourner toute sa domotique, ce sera trop juste pour Home Assistant par exemple, que de lui confier toutes les briques logicielles associées.
L’exemple le plus évident est mis en avant par le concepteur du produit : Zigbee2MQTT (Z2M) peut être installé sur l’ordinateur embarqué du SMHUB Nano pour gérer les appareils Zigbee. J’avais détaillé cet aspect dans la série dédiée à Home Assistant, il faut un logiciel spécifique pour faire le lien entre la domotique et les appareils qui reposent sur le protocole de communication Zigbee. Dans cette catégorie, il n’y a pas plus complet que Z2M et l’installer au même niveau que le coordinateur est assez logique et évite d’encombrer l’ordinateur qui gère le reste de la domotique.
SMLight a mis au point sa propre distribution Linux, avec une interface graphique accessible par le web pour installer des apps. Outre Z2M, on peut ainsi configurer d’un clic une instance Node-RED, un outil d’automatisation très populaire également dans cet univers. Si on veut gérer les appareils Matter avec Thread, il est aussi possible de configurer l’ordinateur pour gérer cet aspect avec l’installation d’OpenThread qui le transformera en routeur de bordure Thread et de Matterbridge qui permettra de « convertir » les périphériques Zigbee en appareils Matter.
La souplesse apportée par cet ordinateur embarqué laisse entrevoir de nombreuses possibilités, partiellement listées sur la page produit. Même si le SMHUB Nano semble naturellement lié à une domotique ouverte, on peut aussi l’envisager en complément de Maison. Son coordinateur Zigbee l’ouvre à un vaste catalogue de produits, tandis que Matterbridge le transformera en pont Matter pour remonter tous ces périphériques dans l’app d’Apple. C’est une utilisation plutôt avancée, mais qui devrait rester assez simple à mettre en œuvre grâce à l’interface graphique proposée par SMLight.
Le SMHUB Nano avec son interface de contrôle spécifique en arrière-plan, ici ouverte sur la gestion des apps que l’on pourra installer sur l’ordinateur embarqué. Image SMLight.
Si cela ne suffisait pas, la prise USB-A intégrée au produit peut servir à étendre ses capacités, par exemple en reliant un contrôleur Z-Wave qui pourra être géré lui aussi par l’ordinateur embarqué. Autre option suggérée par le fabricant, un modem 4G pourra apporter une sécurité supplémentaire pour que la domotique reste fonctionnelle et accessible à distance même en cas de panne de la connexion principale. C’est en tout cas un excellent complément à un boîtier Home Assistant Green ou même un Raspberry Pi sur lequel vous avez installé Home Assistant, surtout si votre exemplaire est un peu léger en termes de performances.
Le SMHUB Nano intègre une prise Ethernet (100 Mbps) pour le relier au réseau local et si vous disposez d’un switch ou d’un injecteur PoE, vous pourrez même l’alimenter par ce biais. À défaut, une puce Wi-Fi (2,4 et 5 GHz) est prévue, même si ce n’est pas recommandé pour une fiabilité maximale. Si l’Ethernet PoE n’est pas envisageable, l’alimentation se fera alors via la prise USB-C intégrée. Le tout est vendu à un prix très raisonnable : 55 € en temps normal et 47 € pour le lancement.
Deux cœurs à 1 GHz et 700 MHz, 512 Mo de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité de l’augmenter grâce à une carte microSD. ↩︎
La Fédération française de natation (FFN) a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque majeure début décembre 2025, entraînant le vol de données personnelles concernant une partie de ses licenciés. Une plainte a été déposée et les autorités compétentes ont été saisies, alors que l’incident s’inscrit dans une série noire touchant le sport français depuis plusieurs mois.
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! » L’Amérique s’émeut de ces applications qui pullulent sur l’App Store et le Google Play Store, permettant de dénuder virtuellement n’importe qui. Le principe n’a rien de nouveau, mais sa simplicité et sa rapidité d’exécution, dopées à l’intelligence artificielle générative, mettent désormais cette pratique à la portée de tous.
À l’image des coussins péteurs qui ont fait le succès de l’App Store à ses débuts, de nombreux développeurs ont passé ces dernières années à tenter de capitaliser sur ces nouvelles capacités techniques, allant parfois jusqu'à en faire la promotion de manière totalement décomplexée.
Image : Tech Transparency Project
Un business juteux sous l'œil des géants
Le Tech Transparency Project (TTP) vient de publier un rapport édifiant sur la facilité avec laquelle ces outils de « déshabillage » se dénichent sur les boutiques officielles. Selon les données d'AppMagic, les applications identifiées par le TTP cumulent plus de 705 millions de téléchargements à travers le monde et ont généré la bagatelle de 117 millions de dollars de revenus.
Le détail qui fâche : Apple et Google prélevant leur fameuse commission sur chaque transaction, les deux géants profitent directement de l'activité de ces applications.
Pourtant, ces outils semblent être en violation flagrante des règles en vigueur. Le Google Play Store interdit ainsi formellement les « représentations de nudité sexuelle » ou les applications qui « dégradent ou objectivent les personnes ». Même constat chez Apple, où l'on affirme que les contenus ne doivent pas être « offensants, insensibles, bouleversants ou tout simplement glauques ».
La politique de l'autruche
Malgré ces chartes de bonne conduite, le rapport note qu'une simple recherche avec les mots-clés « nudify » ou « undress » suffit à faire remonter ces applications à la surface. Le TTP pointe du doigt l'incapacité d'Apple et Google à suivre le rythme effréné des deepfakes générés par l'IA.
Si les deux entreprises martèlent à l'envi que la sécurité des utilisateurs est leur priorité absolue, elles hébergent pourtant une collection d'outils capables de transformer une photo anodine en un cliché à caractère sexuel, le tout sans le consentement de la personne concernée.
Face à ce phénomène, Apple et Google réagissent timidement. Apple a ainsi confirmé avoir supprimé 28 applications pointées du doigt et averti d'autres développeurs d'un risque d'éviction s'ils ne rentraient pas dans le rang. De son côté, Google a fait le ménage dans la foulée en supprimant 31 applications.
Grok : l'usine à deepfakes d'Elon Musk
Si certaines applications se sont spécialisées dans cette pratique, Grok est sans doute de loin l’IA générative la plus laxiste dans ce domaine. Dans la cour des miracles de l'IA sans filtre, l'outil d'Elon Musk remporte la palme du glauque.
Une étude récente donne le tournis : en l’espace de 11 jours seulement, Grok a généré plus de 3 millions de clichés sexualisant des femmes et des enfants. Faites le calcul : c’est un débit industriel de 190 images par minute.
Image iGeneration
Malgré l’installation de garde-fous plus ou moins poreux, il suffit d’un prompt bien senti, du type « Grok, mets-la en bikini », pour que l'algorithme s’exécute. Le tout, évidemment, sans la moindre once de consentement.
Le 14 janvier 2026, X a finalement annoncé des mesures pour « empêcher » son outil de déshabiller les utilisateurs. Cette fois-ci, le réseau social assure que « cette restriction s’applique à tous, y compris aux abonnés payants ». Un aveu en creux : rappelons qu’entre le 9 et le 14 janvier, la plateforme n'avait aucun scrupule à monnayer l'accès à ces fonctionnalités via ses abonnements premium.
Le silence assourdissant de Cupertino et Mountain View
Face au tollé mondial, la pression juridique monte. De la France à la Californie, les enquêtes se multiplient. La Commission européenne a d'ailleurs sorti l'artillerie lourde en ouvrant une enquête au titre du DSA. Ursula von der Leyen a été on ne peut plus claire : l’Europe ne « tolérera pas les comportements insensés » comme ces fausses images dénudées.
Mais certains pointent également dans cette affaire la lâcheté d’Apple et Google. Là encore, les deux géants sont restés extrêmement silencieux, alors qu’ils auraient dû tout simplement retirer Grok de leurs boutiques respectives. Un courage que ne semblent pas avoir Sundar Pichai et Tim Cook. Ce dernier continue pourtant de défendre fermement la protection de la vie privée comme un « droit de l'homme fondamental », tout en laissant prospérer de tels outils sur l'iPhone.
Il est extrêmement rare qu'Apple réagisse à des événements d'actualité, surtout lorsqu'elles ont une coloration politique. Dans un mémo envoyé aux employés d'Apple et relayé par Bloomberg, Tim Cook a diffusé un appel à l'unité suite à la mort Alex Pretti, abattu par des agents de la...
WhatsApp muscle encore sa défense face aux menaces numériques. La messagerie annonce le déploiement de nouvelles protections anti-espionnage, avec d’un côté un mode de sécurité renforcée destiné aux profils à risque, et de l’autre un changement technique majeur, invisible pour les utilisateurs, mais crucial pour la confidentialité des échanges.
Apple aurait bien l'intention d'utiliser la crise de la RAM et du stockage et l'explosion de leurs prix à son avantage, d'après l'analyste Ming-Chi Kuo : la stratégie serait d'absorber les surcoûts quitte à rogner sur ses marges, afin d'augmenter ses parts de marché et s'y retrouver plus tard...
Apple affine encore un peu plus l’intégration entre ses accessoires et ses montres connectées. Un nouveau document d’assistance, confirmé par des tests indépendants, révèle en effet que la fonction Localisation précise sur Apple Watch ne fonctionne qu’avec l’AirTag de deuxième génération. Les AirTag lancés en 2021 restent exclus de cette nouveauté tout du moins au poignet.
La grande nouveauté de l'AirTag de deuxième génération ne réside peut-être pas tant dans sa « Localisation précise », que dans la possibilité de remettre la main sur ses objets fétiches directement depuis son poignet, à l'aide d'une Apple Watch.
Nous ne manquerons pas de passer ce nouveau petit bidule au crible dès sa réception à la rédaction. En attendant, la Pomme a publié une fiche technique détaillant les rouages de cette fonction de recherche.
Côté compatibilité, tout le monde ne pourra pas jouer au détective avec sa montre. Pour profiter de cette fonctionnalité, il vous faudra impérativement une Apple Watch Series 9 (ou plus récente) ou une Apple Watch Ultra 2 (ou ultérieure). Côté logiciel, votre monture devra au minimum ronronner sous watchOS 26.2.1. Notez que les modèles SE, même récents, restent malheureusement sur la touche. C'est lié à la puce Ultra Wideband de 2e génération, qui est nécessaire.
Pour ce qui est du fonctionnement, la procédure reste d'une simplicité toute cupertinienne. Tout se passe dans l’app Localiser des objets qui, comme c’est le cas actuellement, liste vos différents traqueurs. La différence ? Un simple tap sur l'objet convoité permet désormais de lancer une recherche de précision pour vous guider jusqu'à lui.
Un raccourci bienvenu
Afin d'éviter les manipulations fastidieuses, Apple offre désormais la possibilité d’accéder à ses AirTags directement depuis le Centre de contrôle. Une petite astuce qui permet de gagner de précieuses secondes lorsque l'on est déjà en retard et que les clés restent introuvables.
Pour rappel, les tarifs de ces nouveaux galets ont été légèrement revus à la baisse : l'AirTag est vendu 35 € à l'unité, tandis que le pack de quatre s'affiche à 119 €.
Depuis 2024, le feuilleton Sonos tenait plus de la gestion de crise que de l'innovation technologique. Entre une application lancée dans la douleur et un nouveau patron contraint de sabrer dans les projets les plus ambitieux — on pense notamment au concurrent de l’Apple TV resté au garage —, la marque semblait avoir perdu le nord. Pour entamer 2026, Sonos tente une manœuvre de stabilisation avec l'Amp Multi. Un produit de niche, certes, mais qui parle au cœur de métier historique de la firme : l'installation professionnelle.
Là où l'Amp classique se contentait de piloter une seule zone, le nouveau venu change de braquet. L'Amp Multi est une bête de somme pensée pour les grandes résidences. Dans un châssis rackable de 2U, Sonos parvient à loger de quoi piloter jusqu'à quatre zones indépendantes grâce à huit sorties amplifiées.
Sous le capot, l'adoption de la technologie GaN (nitrure de gallium) et du système post-filter feedback (PFFB) permet de délivrer 8×125W de puissance. L'idée est simple : offrir plus d'efficacité thermique et une clarté sonore accrue dans un format compact et dépourvu de ventilateurs, garantissant un silence de fonctionnement total.
Pour séduire les intégrateurs, Sonos dégaine ProTune. Ce nouvel outil permet d'optimiser le rendu sonore pour n'importe quelle enceinte passive à faible impédance. On n'est plus dans le "Plug & Play" grand public : ProTune offre un égaliseur paramétrique à 10 bandes et des réglages fins de gain et de délai. C'est du sur-mesure pour s'adapter à l'acoustique, parfois capricieuse, de chaque pièce.
D’autres nouveautés à venir…
Le message est clair : Sonos répare sa base. L'Amp Multi n'est qu'une mise en bouche technique avant une montée en puissance promise pour la seconde moitié de l'exercice fiscal 2026. Si ce produit s'adresse d'abord aux professionnels, il préfigure sans doute des annonces plus "grand public" pour la fin de l'année. On espère simplement que, cette fois, le logiciel suivra le rythme du matériel.
Si certains constructeurs comme GM tournent le dos à CarPlay, ce n’est pas le cas de Volvo. Son CTO, Anders Bell, a fait part de sa volonté d’offrir CarPlay et Android Auto dans ses voitures, une décision qui tranche avec la tendance de certains géants américains à vouloir enfermer l'utilisateur dans un écosystème maison souvent moins performant.
Dans une interview accordée à The Drive, Anders Bell a été on ne peut plus clair : Volvo continuera « absolument » de proposer CarPlay et Android Auto, y compris sur ses modèles électriques. Pour le responsable technique, c'est avant tout une question de philosophie :
« Nous voulons nous intégrer à votre vie numérique, pas vous forcer à quoi que ce soit. C'est à nous de nous adapter à votre écosystème, peu importe celui que vous avez choisi. »
Une approche pragmatique qui sonne comme un tacle poli à General Motors. Bell reconnaît d'ailleurs sans détour que si CarPlay a connu un tel succès, c'est avant tout parce que les systèmes d'infodivertissement natifs étaient « vraiment nuls » à l'époque.
Image : Volvo
Le flou persiste sur « CarPlay Ultra »
Si l'engagement envers CarPlay est ferme, une zone d'ombre demeure concernant la version de nouvelle génération, souvent appelée « CarPlay Ultra ». Bien que Volvo ait été initialement cité par Apple comme partenaire de lancement, des bruits de couloir suggéraient l'an dernier que le constructeur suédois pourrait finalement passer son tour sur cette intégration profonde qui prend le contrôle de tous les écrans du tableau de bord.
Pour l'instant, Volvo se concentre sur une intégration « extrêmement soignée » du CarPlay classique, tout en peaufinant son propre système natif (basé sur Google Automotive). L'objectif est simple : offrir la meilleure expérience native possible, tout en laissant le choix final au conducteur.
Volvo à contre-courant de GM
Cette mise au point intervient alors que GM s'obstine à justifier le retrait de CarPlay au profit d'une solution interne, au grand dam des futurs propriétaires. À l'inverse, Ford a récemment réitéré son attachement à la technologie d'Apple.
Image : Volvo
Enfin, Volvo a profité de la semaine pour lever le voile sur son nouvel EX60. Ce SUV électrique ne se contente pas de CarPlay : il embarquera une application Apple Music native, compatible avec l'audio spatial. De quoi ravir les utilisateurs du service d’Apple
C’est en pleine nuit pour nous Européens que Tim Cook a envoyé un message à tous les employés Apple, pour aborder un sujet des plus sensibles aux USA actuellement : le comportement de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement, pour Service de l’immigration et des douanes), comme le rapporte Mark Gurman.
Voici le texte envoyé aux employés :
Team,
Les événements de Minneapolis me brisent le cœur, et j’adresse mes prières et mes plus sincères condoléances aux familles, aux communautés et à toutes les personnes touchées.
C’est un moment qui appelle à la désescalade. Je crois que l’Amérique est à son plus haut niveau lorsqu’elle est à la hauteur de ses idéaux les plus élevés, lorsque nous traitons chacun avec dignité et respect, quelle que soit la personne ou d’où elle vient, et lorsque nous reconnaissons notre humanité commune. C’est un principe qu’Apple a toujours défendu. J’ai eu une bonne conversation avec le président cette semaine au cours de laquelle je lui ai fait part de mon point de vue, et j’apprécie son ouverture à dialoguer sur des sujets qui comptent pour nous tous.
Je sais que c’est une période très émotionnelle et difficile pour beaucoup. Je suis fier de la profondeur avec laquelle nos équipes se soucient du monde au‑delà de nos murs. Cette empathie est l’une des plus grandes forces d’Apple et je crois que c’est quelque chose que nous chérissons tous.
Merci pour tout ce que vous faites.
Tim
Faire une déclaration ouverte concernant les événements récents touchant la ville de Minneapolis, et les États-Unis en général, est un exercice extrêmement délicat pour une entreprise de l’envergure d’Apple, et il est facile de sentir toute la pondération mise dans le message du CEO d’Apple. Tim Cook a souvent été vu récemment comme écrasé par la volonté du président en exercice, mais ne pouvait rester muet étant donné la tournure prise récemment par les interventions de l’ICE.
Étant donné l’image véhiculée par Apple d’entreprise ouverte à toutes les cultures, la position est intenable dans l’ambiance politique actuelle du pays, et Tim Cook se révèle encore une fois fin diplomate, même s’il risque par le contenu de cette missive de donner un goût timoré aux personnes scandalisées par le comportement de l’ICE, tout en donnant du grain à moudre aux défenseurs de cette unité.
Le timing est aussi très précis, au moment même où Donald Trump lui-même recule sur le sujet, ayant décidé hier de diminuer les effectifs dans la ville du Minnesota, tout en retirant le commandement de l’opération à Gregory Bovino, décrié par nombre de personnes politiques dans le pays, y compris trois anciens présidents (Barack Obama, Bill Clinton et Joe Biden). Il est fort à parier que le poids de ces anciens dirigeants, plus celui d’autres interlocuteurs plus discrets comme Tim Cook lui-même, ait pesé dans la balance, ce dont se félicite implicitement Tim Cook.
Étant donné le côté éminemment sensible du sujet, les commentaires sont exceptionnellement fermés.
Avant l’arrivée de chaque nouvelle génération d’iPhone, la même question revient inlassablement : Apple va-t-elle augmenter ses prix ? Mais cette fois, l’interrogation est d’autant plus légitime que l’industrie traverse une crise de la mémoire vive. Selon l’un des analystes les mieux informés sur les projets de la firme, il n’y aurait pas lieu de s’alarmer pour les iPhone 18.
iPhone 17 Pro. Image Apple/iGeneration.
Dans une note publiée sur X, Ming-Chi Kuo se montre plutôt rassurant. D’après lui, Apple cherche actuellement à éviter autant que possible une hausse des prix des iPhone 18 Pro en maintenant des tarifs inchangés, un argument commercial qui compte.
L’analyste ne cite pas explicitement les iPhone 18 Pro, mais puisqu’il évoque les « nouveaux iPhone 18 pour le second semestre 2026 », il fait référence à ces modèles, étant donné que l’iPhone 18 standard n’arriverait qu’au printemps 2027. Actuellement, l’iPhone 17 Pro est vendu 1 329 € (1 099 $ HT) et l’iPhone 17 Pro Max 1 479 € (1 199 $ HT).
Selon les sources industrielles de Ming-Chi Kuo, la mémoire destinée à l’iPhone est désormais négociée sur une base trimestrielle, et non plus semestrielle. Une nouvelle hausse des prix serait donc à prévoir dès le mois d’avril. À ce stade, l’augmentation anticipée pour le deuxième trimestre serait du même ordre que celle observée lors du premier.
Pour la majorité des fabricants qui ne sont pas spécialisés dans l’IA, même en acceptant de payer plus cher, l’approvisionnement en RAM ne serait pas garanti. Le fait qu’Apple puisse sécuriser de tels accords illustre, toujours selon l’analyste, la force de son pouvoir de négociation.
La hausse du coût de la mémoire pèsera inévitablement sur la marge brute de l’iPhone. Toutefois, Apple pourrait retourner la situation à son avantage. Grâce à son poids industriel et à ses marges actuelles, l’entreprise serait en mesure d’absorber une partie des surcoûts, de sécuriser ses composants et, in fine, de gagner des parts de marché.
Dans le scénario le plus favorable, les iPhone 18 Pro conserveraient des tarifs équivalents à ceux des iPhone 17 Pro, tandis que les autres constructeurs seraient contraints d’augmenter les prix de leurs smartphones ou bien de rogner sur l’équipement. Les marges perdues par Apple sur le matériel pourraient ensuite être compensées par les services. Eddy Cue ne manque pas d’idées dans ce domaine : publicités supplémentaires dans l’App Store, abonnement Apple Creator Studio, éventuel service dédié à la santé…
Reste que ce plan idéal pourrait se heurter à d’autres obstacles. L’analyste souligne en effet que la mémoire et la fibre de verre ne sont pas les seuls composants sous tension, l’essor du secteur de l’IA pourrait entraîner des pénuries d’autres éléments indispensables. Les déclarations de Tim Cook ce jeudi, lors de la présentation des résultats financiers, seront particulièrement scrutées.
Mise à jour le 27 janvier — Le moniteur KTC H27P3 est actuellement proposé à son prix le plus bas à ce jour sur Amazon. Il reste affiché à 599 €, mais en appliquant un coupon — une simple case à cocher sur la fiche produit —, son prix chute à 499 € lors de la commande. Le coupon est valable jusqu'au 25 février. Il s'agit, à notre connaissance, de l'écran 27" 5K le moins cher du marché, et d'assez loin. Le modèle équivalent de Japannext que nous avons testé est vendu pour sa part 619 € en ce moment. (merci Pierre)
Article original publié le 5 janvier — Si ce n’est clairement pas la période idéale pour acheter de la mémoire vive, le marché des moniteurs externes est en revanche bien plus favorable. On peut aujourd’hui s’équiper d’un écran doté d’une très belle dalle pour nettement moins cher qu’auparavant. Le fabricant chinois KTC propose un moniteur 27" en définition 5K à moins de 600 €, un tarif inédit à notre connaissance pour un produit du genre.
Le KTC H27P3 est affiché à 599 € sur Amazon, mais une promotion en cours permet de l’obtenir à 539 € — le nouveau prix apparaît juste avant de confirmer la commande. Pendant une courte période, son prix est même descendu jusqu’à 499 €.
Les écrans 5K de 27" présentent un avantage particulièrement appréciable sous macOS : leur taille est idéale pour la plupart des bureaux et ils permettent de travailler en affichage Retina @2x sans compromis. On profite ainsi de la même surface de travail qu’un écran 1440p, mais avec une finesse d’affichage bien supérieure. À l’inverse, les moniteurs 4K de 27" imposent soit un redimensionnement intermédiaire qui entraîne un léger flou (on y est plus ou moins sensible), soit un mode @2x équivalent à du 1080p avec des éléments trop imposants à l’écran.
D’après le fabricant, le H27P3 dispose notamment d’une luminosité maximale de 500 nits, d’un taux de contraste de 2000:1 et d’une couverture de 99 % de l’espace colorimétrique DCI-P3. En 5K, il se limite à la fréquence standard de 60 Hz. Il est possible de monter jusqu’à 120 Hz, à condition de réduire la définition à la 2K.
Ce moniteur a été testé par The Verge, qui salue globalement la qualité de la dalle, jugée confortable à l’usage, ainsi qu’une connectique pratique comprenant un port HDMI 2.0, un DisplayPort 1.4 et un port USB-C capable de fournir jusqu’à 65 W. En revanche, le site pointe des faiblesses sur le reste, notamment le design et une fonction KVM peu convaincante. Un bilan finalement proche de celui que nous avions dressé pour l’écran 5K de Japannext, vendu un peu plus cher, à 649 €.
Quoi qu’il en soit, si votre priorité est avant tout de profiter d’une dalle 5K de qualité à prix contenu, et que vous êtes prêt à faire l’impasse sur les fonctionnalités annexes, voici un nouveau moniteur à considérer sérieusement.
La bataille fait rage entre Google et OpenAI sur le terrain de l’intelligence artificielle. Les deux entreprises se rendent coup pour coup sur le plan technologique, mais aussi celui des prix. Alors que l’offre ChatGPT Go à 8 €/mois est arrivée en France le mois dernier, Google étend à son tour la disponibilité d’une formule comparable.
Son forfait intermédiaire Google AI Plus est à présent proposé dans 35 pays supplémentaires, dont les États-Unis, ce qui le rend disponible partout où le groupe commercialise ses abonnements IA. Lancé discrètement en France l’automne dernier, il coûte 7,99 €/mois comme ChatGPT Go (à un centime près), mais le géant de la tech facture les deux premiers mois à moitié prix.
Par rapport à la version gratuite, cet abonnement donne un accès étendu à Gemini 3 Pro ainsi qu’à la fonction Deep Research. Il inclut également 200 crédits d’IA par mois pour la génération de vidéos via les outils spécialisés Flow et Whisk. À cela s’ajoutent cinq fois plus de résumés audio et de notebooks dans NotebookLM, ainsi que 200 Go de stockage pour Google Photos, Gmail, et les autres services de Google.
À l’instar d’OpenAI, Google propose aussi des formules plus onéreuses, l’une à un peu plus de 20 €/mois et l’autre dépassant les 200 €, chacune relevant des limites d’usage et donnant accès à des technologies plus avancées. Entre Gemini et ChatGPT, chacun verra midi à sa porte, mais Google peut s’appuyer sur la force de son écosystème pour attirer des clients. L’abonnement Google AI Pro à 22 €/mois comprend notamment 2 To de stockage dans le cloud et Google Home Premium (des fonctions spéciales pour la domotique), des avantages qu’OpenAI ne peut pas proposer.