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Creator Studio : Apple adopte l’abonnement façon Adobe, mais promet de laisser le choix

Comme après chaque annonce majeure, Apple a dépêché ses lieutenants pour assurer le service après-vente médiatique. Brent Chiu-Watson et Bryan O’Neil Hughes, figures du marketing produit chez Apple, ont pris la parole pour expliciter la stratégie de la Pomme derrière le lancement de Creator Studio. L'occasion de justifier le passage à l'abonnement et de clarifier la place de l'IA dans le flux de travail des créatifs.

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Chez Apple, on ne change pas une formule qui gagne, surtout lorsqu'il s'agit de convoquer l'héritage de Steve Jobs. Brent Chiu-Watson n'a pas manqué de rappeler le dogme maison : « Nous avons vraiment l'intention de continuer à vivre au point de jonction entre la technologie et les arts libéraux. Et franchement, pour nous, c'est un plaisir immense de pouvoir faire ce genre de choses. »

Image : Apple

Mais au-delà de la posture, pourquoi regrouper aujourd'hui autant d'outils disparates sous une même bannière ? Pour Apple, il s'agit d'une réponse à l'évolution des usages. « L'une des réflexions qui nous a conduits à cette annonce, c'est l'observation de la manière dont les créateurs sont devenus plus multidisciplinaires, presque par nécessité », explique Chiu-Watson. En clair : le photographe d'hier est le vidéaste et le podcasteur d'aujourd'hui.

La cohérence comme fil conducteur

Pour faciliter cette polyvalence, Apple mise sur une interface et des outils communs. L'idée est de réduire la friction lors du passage d'une application à une autre. Bryan O’Neil Hughes souligne ainsi que certaines fonctions, comme la "Super Resolution" ou l' "Auto Crop", fonctionnent de la même manière dans Pixelmator que dans le nouveau Keynote.

Cette logique s'étend à la transition entre le Mac et l'iPad, où Pixelmator et Logic Pro permettent des allers-retours transparents. Une exception notable demeure toutefois : Final Cut Pro. Pour le montage vidéo, le flux reste à sens unique. Apple estime en effet que l'iPad est le point de départ idéal pour le dérushage et le premier montage, mais que la finition professionnelle a toujours vocation à se faire sur Mac.

Image : Apple

Abonnement ou achat unique : Apple veut laisser le choix

C’est le point qui fait souvent grincer des dents : le modèle économique. Si Apple lorgne clairement du côté d'Adobe avec une formule par abonnement pour son Creator Studio, la firme de Cupertino jure vouloir laisser le choix à l'utilisateur, contrairement au passage en force d'Adobe il y a quelques années.

« Les versions par abonnement et les versions autonomes de ces applications continueront de recevoir des mises à jour. Nous pensons qu'il est important que les gens aient le choix du mode d'achat de leurs logiciels », tempère Chiu-Watson auprès de nos confrères de PetaPixel.

Pour Apple, l'abonnement est avant tout un argument d'accessibilité, notamment pour les étudiants ou les créatifs occasionnels. À 12,99 par mois pour la suite complète, le ticket d'entrée est plus bas qu'un achat ferme. « Cette accessibilité est une proposition de valeur énorme ici (...) Nous voulions nous assurer qu'il s'agissait d'une suite complète en un seul bundle. Donnez-leur tout ce dont ils ont besoin en une seule décision et à un seul prix. »

Image : Apple

Une IA qui assiste sans remplacer

Enfin, impossible d'échapper au sujet brûlant de l'intelligence artificielle. Face aux craintes des artistes de voir leurs métiers s'ubériser ou disparaître, Apple adopte une position prudente et « humaniste ». La distinction est d'ailleurs technique : une partie des fonctions intelligentes nécessite un accès aux serveurs d'Apple pour fonctionner, ce qui justifie en partie l'abonnement.

« Les fonctions d'intelligence dans Apple Creator Studio sont conçues avec une approche globale et une philosophie très claire. Elles doivent amplifier, et non remplacer, l'art et la créativité humaine », insiste Bryan O’Neil Hughes.

Image : Apple

Apple martèle que le travail de l'artiste doit rester sa propriété et le fruit de sa sensibilité. « Nous prenons au sérieux le fait que votre œuvre est votre œuvre. (...) Nous pensons qu'il est vraiment important de voir comment les créateurs nous poussent à innover et nous inspirent à continuer le travail que nous faisons ». Reste à voir si, dans les faits, ces outils assistés" ne finiront pas par lisser la créativité qu'ils sont censés libérer.

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Que pensez-vous des icônes de la suite Creator Studio d’Apple ?

Suite à la présentation de la suite Creator Studio, l’un des grands débats du moment, ce n’est pas forcément la politique tarifaire d’Apple et sa volonté plus ou moins affichée de pousser ses clients à s’abonner à Pages, Numbers ou Keynote, mais ce sont les icônes. Pour beaucoup, c’était mieux avant !

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Certains ont la dent dure contre les nouvelles icônes d’Apple à commencer par Heliographie.studio, qui s’est fendu d’une remarque acerbe : si l’on inverse l’ordre chronologique des icônes de Pages, on a presque l'impression d'assister à un progrès constant... vers le passé. Une manière polie de dire que la simplification actuelle confine peut-être à l'indigence!

Pour vous forger votre propre opinion, le talentueux Basic Apple Guy a compilé l’historique visuel des différentes applications de la suite de productivité

Dans sa lancée, le graphiste a également produit une illustration particulièrement bien sentie. Elle souligne qu'à une exception près, la suite logicielle d'Apple est désormais complète. Un manque qui réveille de vieilles douleurs chez les photographes de la première heure : Aperture. Si Apple a tourné la page depuis longtemps, les utilisateurs, eux, ne l’ont pas oublié.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos pixels : que pensez-vous des nouvelles icônes de la suite Creator Studio ?

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Vous n’aimez pas les nouvelles icônes des apps créatives d’Apple ? Ne vous abonnez pas au Creator Studio

En annonçant l’arrivée de l’abonnement Creator Studio, qui rassemble toutes les apps créatives d’Apple pour 12,9 € par mois ou 129 € par an, l’entreprise a aussi présenté les nouvelles icônes de toutes ces apps. Final Cut Pro, Logic Pro, Pages, Numbers, Keynote ou encore Pixelmator Pro auront toutes droit à une nouvelle représentation dans le Dock de macOS et sur l’écran d’accueil d’iPadOS, avec le même concept de traits colorés sur un fond uni, noir en mode sombre, également de couleur en mode clair. Elles sont ainsi toutes unifiées, au risque de les confondre davantage et ce choix n’a pas fait l’unanimité, c’est le moins que l’on puisse dire.

« Si vous placez les icônes d’Apple dans l’ordre inverse, vous obtenez le portfolio de quelqu’un qui devient vraiment très bon en design d’icônes. » : ce commentaire sarcastique a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux. Image @heliographe_studio@mastodon.social.

Si vous aussi, vous trouvez que les anciens visuels étaient meilleurs, il y a une bonne nouvelle, en tout cas sur le Mac. Apple ne compte pas supprimer les versions indépendantes de ses apps créatives, la suite iWork restera disponible gratuitement pour tous les clients et on pourra toujours acheter des copies de Pixelmator Pro, Final Cut Pro, Logic Pro et les apps associées. Ces versions se distingueront par quelques fonctionnalités en moins, en particulier les contenus additionnels inclus dans l’abonnement ainsi que des fonctions basées sur l’intelligence artificielle.

Elles seront aussi différentes… par leur icône ! En effet, Apple a choisi de réserver la nouvelle iconographie aux abonnés Creator Studio et ceux qui ont opté pour les apps gratuites ou vendues séparément garderont en même temps les anciens dessins, ceux que l’on connaît actuellement. Comme le souligne Apple dans cette fiche support, il sera même possible d’avoir les deux versions en parallèle. Cela peut être pratique si l’on veut utiliser de temps en temps les fonctionnalités supplémentaires, tout en gardant des apps fonctionnelles le reste du temps.

Plus les années passent et plus les icônes sont proches visuellement. Image @BasicAppleGuy@mastodon.social.

Cette souplesse ne sera permise que sur le Mac, l’iPad est traité différemment. L’abonnement Creator Studio sera la seule option pour installer Pixelmator Pro et bien vite la seule aussi pour obtenir Final Cut Pro et Logic Pro. Seule la suite bureautique iWork devrait rester disponible gratuitement, séparée de l’abonnement, sans que l’on sache encore comment elle sera gérée sur l’App Store. Le plus simple serait d’avoir deux apps distinctes, et donc potentiellement deux icônes, mais il faudra sans doute attendre le 28 janvier pour connaître ce détail.

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

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De TikTok à l'appli « T'es mort ? » : la grande déprime du numérique

Nos sociétés ultra-connectées n’ont pas que des avantages. Un récent rapport de l’Anses vient de jeter un pavé dans la mare en soulignant les dégâts considérables que les réseaux sociaux infligent à la jeunesse. Derrière les algorithmes de recommandation et les interfaces léchées se cache une réalité bien plus sombre : les plateformes exploitent sciemment les vulnérabilités des adolescents à des fins purement mercantiles.

L’enquête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire est sans appel. Troubles anxiodépressifs, pensées suicidaires, cyberharcèlement ou dégradation de l’image de soi… La liste des maux s’allonge, souvent couplée à une hausse de la consommation de substances psychoactives. Ce n’est pas un accident de parcours, mais le résultat de mécanismes conçus pour cibler les spécificités et par conséquent les fragilités de l'adolescence. Le modèle économique de l'attention montre ici son visage le plus cruel.

« T’es mort ? » : l’application qui cartonne en Chine

D’un côté, une jeunesse victime d'une surexposition toxique ; de l’autre, des foyers isolés qui voient dans l'App Store leur seule ligne de vie pour ne pas disparaître dans l'indifférence générale. En Chine, une application au nom pour le moins provocateur, "Sileme" (que l'on peut traduire littéralement par "T'es mort ?"), caracole en tête des ventes de l'App Store.

Le concept est d'une simplicité désarmante : l'utilisateur, vivant seul, enregistre un contact d'urgence. S'il ne donne pas signe de vie régulièrement sur l'application, le système déclenche automatiquement une alerte. C'est le miroir de l'évolution démographique du pays : en 2024, un foyer chinois sur cinq est composé d'une personne seule. Le modèle traditionnel de la famille élargie s'effondre, et l'App Store tente de colmater les brèches.

Le succès de "Sileme" repose en partie sur son nom, clin d'œil cynique à la célèbre plateforme de livraison de repas "Eleme" ("T'as faim ?"). Mais pour conquérir le monde, l'heure est au lissage marketing. À l'occasion d'une future mise à jour, l'application sera rebaptisée Demumu.

Un changement de cap qui ne fait pas l'unanimité sur Weibo, où les utilisateurs regrettent la perte de cette franchise brutale qui faisait sa force. Pourtant, derrière ce changement d'identité, l'ambition reste la même : exporter à l'échelle mondiale une expertise née d'une crise de la solitude qui ne connaît plus de frontières.

En France aussi, on veille à distance

Ce besoin de "surveillance bienveillante" n'est pas l'exclusivité de l'Empire du Milieu. Dans l'Hexagone, des initiatives similaires émergent. C’est le cas de Dooinwell, une application française qui se propose de suivre les activités des seniors à distance.

Qu'il s'agisse de contrer les effets dévastateurs des réseaux sociaux ou de veiller sur nos aînés, la technologie joue ici un rôle de pompier pyromane : elle tente de réparer les liens qu'elle a parfois elle-même contribué à distendre, tout en rappelant que dans nos sociétés modernes, la présence humaine est de plus en plus souvent remplacée par une ligne de code.

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Siri 2.0 versus Gemini Personal Intelligence, quelles différences ?

Décidément cette semaine, Google a décide de franchir une nouvelle étape dans sa vision d’un assistant personnel, proactif et puissant. Après le partenariat révélé avec Apple, la firme lance en bêta une fonctionnalité baptisée Personal Intelligence au sein de Gemini, permettant à son IA de s’appuyer sur les données déjà stockées dans l’écosystème Google pour affiner et personnaliser ses réponses.
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Apple dépose moins de brevets en 2025 : simple creux ou vrai tournant ?

Alors que la firme de Cupertino ne cesse de vanter ses investissements records en Recherche et Développement, les chiffres froids de l'administration américaine racontent une tout autre histoire. En 2025, Apple a déposé nettement moins de brevets aux États-Unis qu’en 2024.

Une information déroutante, tant le constructeur semble pourtant engagé sur tous les fronts, de l'intelligence artificielle aux futurs iPhone pliables, en passant par la santé ou ses futures lunettes connectées.

Une chute de 12 % et un recul au classement

Les données publiées par IFI Claims sont sans appel : Apple s'est vu accorder 2 722 brevets sur le sol américain l'an dernier. C'est une baisse significative de près de 12 % par rapport aux 3 082 brevets obtenus en 2024. Ce coup de frein propulse la Pomme hors du top 5 mondial, la reléguant à la sixième place du classement annuel.

Si cette tendance peut surprendre alors qu'Apple dépense des milliards dans le design de ses puces et ses logiciels, elle s'inscrit dans un contexte national de contraction. Globalement, le nombre de brevets accordés aux États-Unis a légèrement fléchi (–1 %), mais ce sont surtout les demandes qui ont fondu de 9 % pour atteindre leur niveau le plus bas depuis 2019. Un signe que le "backlog" de l'USPTO (plus de 1,2 million de dossiers en attente) commence sérieusement à gripper la machine à innover.

Samsung caracole en tête, Nvidia brille par son absence

Pendant qu'Apple lève le pied, ses concurrents asiatiques, eux, ne chôment pas. Pour la quatrième année consécutive, Samsung trône au sommet avec 7 054 brevets, soit plus de 2 % de la totalité des brevets déposés aux États-Unis. Derrière le géant coréen, on retrouve le fondeur TSMC (4 194 brevets) et Qualcomm (3 749), complétant un podium trusté par les spécialistes du silicium.

Rang Entreprise Brevets 2025 Évolution (vs 2024) Changement de rang
1  Samsung Electronics 7 054 +10,6 % =
2 TSMC 4 194 +5,1 % =
3 Qualcomm 3 749 +9,6 % =
4 Huawei 3 052 ⚪️ +0,2 % ↗️ +1
5 Samsung Display 2 859 +10,1 % ↗️ +2
6  Apple 2 722 -11,7 % ↘️ -2
7 Canon 2 623 +12,6 % ↗️ +2
8 Toyota 2 406 +35,2 % ↗️ +6
9 Dell 2 301 +51,9 % ↗️ +8
10 LG Electronics 2 284 -17,5 % ↘️ -4

À l'inverse, Apple n'est pas la seule à marquer le pas. Google glisse également dans le classement, et plus surprenant encore, Nvidia ne figure même pas dans le Top 50. Une absence paradoxale pour l'entreprise qui porte pourtant sur ses épaules la révolution actuelle de l'IA, mais qui semble privilégier le secret industriel au dépôt public de brevets.

Vers une stratégie de "qualité" plutôt que de quantité ?

Il serait toutefois risqué de conclure à une panne d'innovation du côté de l'Apple Park. Ce recul comptable cache peut-être une évolution stratégique. À l'instar d'IBM — qui a longtemps dominé ce classement avant de choisir une politique de dépôt beaucoup plus sélective —, Apple pourrait privilégier la protection de ses technologies clés par le biais du secret commercial plutôt que de livrer ses plans à la concurrence via des brevets publics.

Les domaines qui ont le plus progressé en 2025, comme les batteries et l'infrastructure de calcul pour l'IA, sont au cœur des préoccupations d'Apple. Reste à voir si cette discrétion administrative se traduira, dans les mois à venir, par les ruptures technologiques que les clients attendent de pied ferme.

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Une gigantesque panne touche les utilisateurs du réseau Verizon aux USA

Entre les piratages, les pannes et les soucis divers et variés des sites et réseaux français, il serait facile de penser que seul l’Hexagone est touché par ce genre de déconvenues... mais loin s’en faut, c’est aussi possible ailleurs, comme le prouve Verizon ce soir.

SOS, rien d’autre. Image 9to5Mac.

Selon 9to5Mac et la quasi totalité des sites américains, la panne a commencé vers midi heure de la côte est, et touche un très grand nombre de personnes : en quelques minutes, Downdetector comptait plusieurs centaines de milliers de signalements, indiquant une panne très vaste et d’ampleur nationale.

Ça commence très fort avec quasi 175 000 signalements à 12h38 ET.

Contrairement à certaines pannes ayant touché ces dernières années les réseaux français, celle-ci est bien plus radicale : les téléphones touchés ne captent simplement plus le réseau Verizon, ou en tout cas ne parviennent pas à s’y connecter, affichant un simple « SOS » à la place de l’opérateur. Les utilisateurs ne peuvent plus passer aucun appel, ni accéder à internet, seules les urgences (le fameux 911 aux USA) étant accessibles.

Par ricochet, certains utilisateurs de T-Mobile ou AT&T font état de difficultés durant leurs appels, simplement dues au fait que leur correspondant se trouve chez Verizon : le destinataire étant injoignable, l’appel ne peut évidemment pas aboutir. T-Mobile l’a bien précisé à ses clients, sans oublier de lancer une petite pique à son concurrent au passage :

Le réseau de T-Mobile continue d’assurer la connexion de nos clients et nous avons confirmé que notre réseau fonctionne de manière optimale. Cependant, en raison de la panne signalée chez Verizon, il est possible que nos clients ne puissent pas joindre pour le moment des correspondants utilisant le service Verizon.

Du côté de Verizon, bien entendu, on indique que toutes les équipes sont sur le pont pour rétablir le réseau dans les plus brefs délais. Cependant, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, la panne est toujours en cours, plus de trois heures après les premiers soucis.

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Tesla : aux USA, le FSD bientôt uniquement sur abonnement

Depuis déjà quelques années, tout passe petit à petit à l’abonnement : Adobe avec sa Creative Cloud, Microsoft avec Office, maintenant Apple avec la Creator Studio... et pour les voitures c’est la même chose. Ainsi, Elon Musk a annoncé qu’à partir du 14 février 2026, aux USA dans un premier temps, le Full Self Driving (FSD, conduite « autonome » supervisée) ne sera plus disponible à l’achat, mais uniquement sur abonnement.

Dans un sens, l’idée de l’abonnement ne paraît pas si aberrante pour cette fonction : elle n’est pas forcément utilisée toute l’année (les petits trajets hors autoroute sont loin d’être la panacée du FSD), et la somme à débourser pour l’avoir, à savoir 8 000 dollars aux USA (7 500 € en France), est plutôt conséquente.

Depuis 2021, les utilisateurs américains peuvent choisir de prendre la fonction sur abonnement, leur permettant ainsi de l’activer uniquement quand ils en ont besoin réellement. Dans un premier temps proposé à 199 dollars par mois, le tarif a été revu en 2024 à 99 dollars par mois. L’équivalent n’est toujours pas proposé en France, où le FSD est uniquement disponible à l’achat.

Tesla will stop selling FSD after Feb 14.

FSD will only be available as a monthly subscription thereafter.

— Elon Musk (@elonmusk) January 14, 2026

Il faut dire que l’offre est bien moins alléchante pour les utilisateurs français, et rencontrerait un succès sûrement bien plus faible dans nos contrées : contrairement aux USA où les voitures du constructeur peuvent se débrouiller quasiment toutes seules moyennant une surveillance de l’utilisateur, la version européenne est bien plus limitée, et demande d’avoir les mains sur le volant en permanence en plus d’être bien plus gauche en dehors des autoroutes et autres voies rapides. Quel intérêt alors à prendre cette fonction en dehors des départs en vacances ?

Tesla veut impressionner ses clients européens avec des démonstrations de sa conduite autonome (supervisée)

Tesla veut impressionner ses clients européens avec des démonstrations de sa conduite autonome (supervisée)

Reste que Tesla finira bien par basculer sur le modèle de l’abonnement pour le monde entier d’ici quelques mois. Pour les utilisateurs se posant la question de l’achat, il est alors plus que temps de se décider. Mais à plus de 6 ans pour rentabiliser l’achat complet versus l’abonnement mensuel, il faut vraiment être sûr de son choix pour ne pas attendre un abonnement à venir. De la même manière, ne comptez pas pérenniser un achat de FSD sur plusieurs voitures de suite : si actuellement la marque propose de transférer un FSD déjà acheté à un véhicule neuf, ce n’est qu’une offre promotionnelle limitée au 31 mars 2026. Rien n’indique qu’elle prolongera la possibilité.

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La Fédération Française de Tennis piratée : 1,2 million de licenciés concernés

C'est une nouvelle dont les sportifs se seraient bien passés en ce début d'année. Après plusieurs institutions sportives ces derniers mois, c'est au tour de la Fédération Française de Tennis (FFT) d'être la cible d'une attaque informatique d'envergure. Si vous faites partie des 1,2 million de licenciés, vos données personnelles sont peut-être dans la nature.
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Avec Personal Intelligence, Gemini ressemble étrangement au Siri 2.0

En juin 2024, Apple présentait un Siri qui devait être capable d’aller chercher les informations dans les données de l’iPhone de l’utilisateur, afin de personnaliser les réponses, de récupérer une référence dans un mail, voire d’anticiper les questions. Il y a quelques jours, Apple lâchait le morceau : Gemini, l’intelligence artificielle de Google, sera le moteur de ce Siri nouvelle génération faute d’avoir réussi à créer un moteur convaincant en interne. Aujourd’hui, Google présente Gemini Personal Intelligence. Coïncidence ?

Sans aller piocher dans l’intégralité du téléphone Android de l’utilisateur (et encore moins dans un iPhone étant donné tous les garde-fous existants pour éviter cela), Personal Intelligence promet en effet un comportement qui rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont vu le keynote de la WWDC 2024 : en se connectant aux apps Google, l’IA maison devrait ainsi pouvoir retrouver une référence, un message, un rendez-vous que vous cherchez dans vos documents personnels.

Apple confirme que le nouveau Siri s’appuiera sur Gemini

Apple confirme que le nouveau Siri s’appuiera sur Gemini

Cette nouvelle fonction, plutôt que de demander l’accès au téléphone, se lie en effet au cloud de Google pour récupérer toutes sortes de données : Gmail, Photos, YouTube, Search sont de la partie pour dégotter l’aiguille dans la botte de foin que représentent vos fichiers. La firme de Mountain View présente la chose par un exemple, l’IA ayant pu récupérer la taille des pneus, la plaque d’immatriculation et la variante de la voiture de l’utilisateur, lui évitant ainsi un aller-retour vers son véhicule alors qu’il était déjà dans la boutique du mécano.

Bien entendu, Google rassure autant que possible sur le respect de la vie privée : par défaut, l’accès aux données personnelles est désactivé, et n’est utilisé que sur accord explicite de l’utilisateur. Chaque partie du cloud Google est activable ou non, indépendamment des autres. L’IA doit aussi systématiquement préciser de quel fichier elle tient sa réponse, et vous pouvez préciser vos préférences quand elle n’a pas trouvé ce que vous cherchez dans vos données. D’autres garde-fous ont aussi été implémentés concernant les données sensibles : Gemini ne devrait pas faire de suppositions ou d’extrapolations concernant les données touchant à la santé de l’utilisateur. Google indique aussi ne pas entraîner son IA sur Gmail ou Photos, même si vous accordez l’accès à ces données. Toutes les questions posées à l’IA et les réponses associées sont anonymisées.

Google a aussi beau jeu de rassurer l’utilisateur sur le fait que ses données ne sont pas baladées de serveur en serveur : celles-ci se trouvant déjà dans les data-centers de la marque, elles ne seront pas envoyées chez un partenaire tiers lors de l’utilisation de Gemini.

La firme de Mountain View rappelle aussi que la fonction est en beta, et doit être prise comme telle : il est possible que l’IA se trompe (par exemple en supposant que vous aimez le golf, alors que les nombreuses photos de parcours de golf sont dans votre bibliothèque parce que votre enfant est dessus), et Google vous encourage alors à faire savoir à Gemini qu’il s’est trompé. Pour le moment, cette beta n’est ouverte qu’aux utilisateurs résidant aux USA.

Pour nous utilisateurs Apple, cette fonction résonne particulièrement fort : c’est au final le Siri qu’Apple nous a présenté en 2024, limité au cloud de Google. Et après avoir révélé que ce nouveau Siri, qui devrait arriver au printemps, sera motorisé par Gemini, le rapprochement est extrêmement facile. Apple a-t-elle autorisé Google à utiliser les fonctions qu’elle développe actuellement pour Siri sur Personal Intelligence ? Ou à l’inverse Google était-elle déjà en train de développer ces fonctions quand Apple est venue demander de l’aide ? Il est fort probable que nous n’aurons jamais la réponse à cette question, mais une chose est quasi certaine : Personal Intelligence, en sortant quelques mois avant le Siri 2.0 tant attendu, va permettre de défricher le terrain pour Apple, et d’éliminer quelques erreurs avant la sortie d’iOS 26.4 avec la fonction espérée depuis 2024.

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Carl Pei prévient : vos prochains smartphones vont coûter beaucoup plus cher

Le CEO de Nothing alerte sur une flambée des prix inévitable en 2026. Selon lui, des composants mémoire qui coûtaient 20 dollars il y a un an pourraient dépasser les 100 dollars d'ici quelques mois. La faute à l'IA, qui aspire toute la production de puces pour alimenter ses datacenters. Les fabricants n'ont plus le choix : augmenter les prix ou rogner sur les specs.
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La suite iWork va bientôt délaisser macOS Sonoma et Pixelmator Pro 4.0 va demander macOS Tahoe

Au lendemain de l’annonce du Creator Studio, de premiers détails viennent préciser le contenu de cette nouvelle formule qui regroupe les applications professionnelles d’Apple dans un abonnement unique. Une fiche d’assistance liste notamment tous les logiciels inclus et dévoile au passage les numéros de version des prochaines mises à jour.

Image Apple

Le Creator Studio comprendra ainsi toutes les applications suivantes :

  • Final Cut Pro pour Mac 12.0
  • Final Cut Pro pour iPad 3.0
  • Logic Pro pour Mac 12.0
  • Logic Pro pour iPad 3.0
  • Pixelmator Pro pour Mac 4.0
  • Pixelmator Pro pour iPad 4.0
  • Motion 6.0 (Mac)
  • Compressor 5.0 (Mac)
  • MainStage 4.0 (Mac)
  • Pages 15.1 (Mac, iPad et iPhone)
  • Numbers 15.1 (Mac, iPad et iPhone)
  • Keynote 15.1 (Mac, iPad et iPhone)

Toutes ces mises à jour sont attendues le 28 janvier, jour de lancement de la nouvelle offre. Pour rappel, l’abonnement ne sera pas imposé à tous les utilisateurs : les applications pro comme Final Cut Pro ou Logic Pro resteront disponibles à l’achat à l’unité sur Mac, et la suite iWork demeurera gratuite, l’abonnement n’apportant que des fonctions et ressources « premium » supplémentaires.

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

On connaît également les versions minimales d’iOS, d’iPadOS et de macOS requises pour ces mises à jour. Dans l’ensemble, pour profiter de toutes les fonctions du Creator Studio, il faudra disposer d’iOS 26, d’iPadOS 26 ou de macOS 26.

Sur Mac en particulier, les prochaines versions seront toutes compatibles avec macOS 15.6 (Sequoia), à l’exception de Pixelmator Pro 4.0, qui va demander macOS 26 (Tahoe). Un bond notable, puisque la version actuelle se contente de macOS 12 (Monterey). À noter aussi que si Pages, Numbers et Keynote fonctionnent aujourd’hui sous macOS 14 (Sonoma), leurs prochaines versions demanderont au minimum macOS 15.6 et certaines fonctionnalités « premium » nécessiteront même macOS 26.

Voici le détail des compatibilités pour les versions prévues le 28 janvier :

Final Cut Pro

  • Final Cut Pro sur Mac nécessite macOS 15.6 ou une version ultérieure.
  • Final Cut Pro pour iPad nécessite iPadOS 18.6 ou une version ultérieure, ainsi qu’un iPad, iPad Pro ou iPad Air équipé d’une puce Apple M1 ou ultérieure, un iPad (A16) ou un iPad mini (A17 Pro).

Logic Pro

  • Logic Pro pour Mac nécessite macOS 15.6 ou une version ultérieure et un Mac équipé d’Apple Silicon.
  • Logic Pro pour iPad nécessite iPadOS 26 ou une version ultérieure et un iPad doté d’une puce Apple A12 Bionic ou plus récente. Certaines fonctionnalités requièrent une puce Apple A17 Pro ou ultérieure.

Pixelmator Pro

  • Pixelmator Pro pour Mac nécessite macOS 26 ou une version ultérieure.
  • Pixelmator Pro pour iPad nécessite iPadOS 26 ou une version ultérieure, ainsi qu’un iPad, iPad Pro ou iPad Air avec une puce Apple M1 ou ultérieure, un iPad (A16) ou un iPad mini (A17 Pro).

Pages, Numbers et Keynote

  • Pages, Numbers et Keynote sur Mac nécessitent macOS 15.6 ou une version ultérieure.
  • Pages, Numbers et Keynote pour iPad, iPhone et Apple Vision Pro nécessitent iPadOS 18 ou ultérieur, iOS 18 ou ultérieur et visionOS 2 ou ultérieur.
  • Certaines fonctionnalités premium requièrent macOS 26, iPadOS 26, iOS 26 ou visionOS 26 ou une version ultérieure.

Motion

  • Motion nécessite macOS 15.6 ou une version ultérieure.

Compressor

  • Compressor nécessite macOS 15.6 ou une version ultérieure. Certaines fonctionnalités requièrent un Mac équipé d’Apple Silicon.

MainStage

  • MainStage nécessite macOS 15.6 ou une version ultérieure et un Mac équipé d’Apple Silicon.
Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

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Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

À partir du 28 janvier, il ne sera plus possible de souscrire un abonnement individuel à Final Cut Pro ou Logic Pro sur iPad. Non pas parce que ces applications passeront à une licence perpétuelle, il ne faut pas rêver, mais parce qu’Apple va privilégier son offre Creator Studio, qui regroupe toute une collection d’outils créatifs.

Aujourd’hui, Final Cut Pro pour iPad est proposé à 4,99 €/mois ou 49 €/an, et Logic Pro au même tarif. À compter du 28 janvier, ces formules disparaîtront au profit du seul abonnement Creator Studio, facturé 12,99 €/mois ou 129 €/an.

Ces offres pour Logic Pro sur iPad ne seront bientôt plus disponibles. Image iGeneration.

Si vous êtes déjà abonnés individuellement à Final Cut Pro et/ou Logic Pro, vous pourrez néanmoins conserver votre formule actuelle. « Nous pensons que [Creator Studio] est un abonnement vraiment avantageux vers lequel il est logique de se tourner parce qu’il donne accès à tout un ensemble d’autres choses. Mais les utilisateurs qui ont déjà fait ce choix [d’un abonnement individuel à Final Cut Pro] peuvent continuer comme ils l’entendent. Et c’est la même chose pour Logic », a indiqué Brent Chiu-Watson, responsable marketing des apps, à Petapixel.

Mais pour les nouveaux utilisateurs à partir du 28 janvier, il n’y aura donc pas d’autre choix que le Creator Studio. Brent Chiu-Watson justifie ce virage par la volonté de mieux répondre aux besoins des créateurs polyvalents :

Pour la plupart, se spécialiser dans une seule discipline ne suffit plus. Un musicien, par exemple, ne se contente plus de produire ses propres morceaux : il conçoit aussi des pochettes d'album, fait du montage, réalise des clips, crée du matériel promotionnel, etc. Or, nous constatons que les créateurs multidisciplinaires ont besoin d'une suite d'outils complète qui réponde à leurs besoins.

En résumé, si vous souhaitez uniquement utiliser Final Cut Pro ou Logic Pro sur iPad, mieux vaut conserver votre abonnement actuel ou souscrire une offre individuelle avant la fin du mois. Le 28 janvier, les forfaits à 4,99 €/mois pour ces deux applications disparaîtront, remplacées par le Creator Studio à 12,99 €/mois ou 129 €/an. Cette nouvelle offre inclut Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, Motion, Compressor et MainStage sur Mac et iPad, ainsi que de nouvelles fonctions pour la suite iWork. Des tarifs étudiants à 2,99 €/mois ou 29 €/an seront proposés.

Logic Pro sur iPad : aperçu avec les yeux et les oreilles

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Aperçu de Final Cut Pro pour iPad

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Un boîtier Thunderbolt 5 en promotion, pour un SSD externe qui monte à plus de 6 Go/s

Avec les MacBook Pro M4 Pro, le Mac mini M4 Pro et les Mac Studio M3 et M4, Apple a ajouté la prise en charge du Thunderbolt 5, qui promet des débits de 80 Gb/s. Un boîtier externe équipé d'un emplacement M.2 pour un SSD est justement en promotion, à 171 € au lieu de 250 €.

Le boîtier d'Orico.

Le boîtier en aluminium est équipé du contrôleur d'Intel, le JHL9480. De façon très concrète, comme notre test de la station d'accueil de Razer l'avait montré, il est possible d'atteindre 6,6 Go/s environ avec un SSD rapide et le Mac idoine. C'est moins que les 80 Gb/s annoncés, mais c'est inhérent au Thunderbolt : une partie de la bande passante est réservée à la vidéo. Sur les 80 Gb/s, il n'y a que 64 Gb/s (quatre lignes PCI-Express 4.0) pour les données et l'encapsulation de la norme réduit un peu les débits pratiques. Même avec ces contraintes, c'est la solution externe compacte la plus rapide disponible actuellement.

Le contrôleur Intel est mis en avant.
Test du Razer Thunderbolt 5 Dock : un pied dans le futur, un dans le passé

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Vous aurez évidemment besoin d'un SSD M.2 assez rapide pour en profiter, comme le SN850X de chez WD, ou n'importe quel SSD PCI-Express 4.0 ou 5.0 capable de saturer l'interface. La fiche technique n'indique pas la présence d'un ventilateur, donc nous pouvons supposer qu'il est refroidi passivement.

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