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Groenland : une délégation bipartisane du Congrès américain en visite pour afficher son opposition aux convoitises de Donald Trump

Les onze parlementaires doivent rencontrer la première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui a acté l’existence d’un « désaccord fondamental » avec l’administration Trump, en présence du chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

© Elias Uth / RITZAU SCANPIX / AFP

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Donald Trump vient-il vraiment d'obtenir le prix Nobel de la paix?

Ce 15 janvier, María Corina Machado, la principale figure de l’opposition à Nicolás Maduro au Venezuela s’est entretenue avec Donald Trump et est venue avec un présent… Elle lui a offert sa médaille de prix Nobel de la paix. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est détenteur du titre, a rappelé le Centre Nobel de la Paix

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Incendie de Crans-Montana: une caution de 200.000 francs suisses demandée au gérant du bar pour autoriser sa libération

Jacques Moretti a été placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de son bar à Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An. Le ministère public demande une caution de 200.000 francs suisses pour autoriser sa libération. Sa femme doit également payer la même somme pour éviter la détention.

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Russie : comment une femme attire des étrangers pour qu'ils combattent en Ukraine

Ils pensaient fuir la précarité, et se retrouvent piégés sur le front. Une enquête de BBC Eye donne la parole à des hommes attirés par la promesse d’une vie meilleure et enrôlés dans la guerre menée par la Russie en Ukraine. L’investigation britannique met en lumière le rôle de Polina Alexandrovna Azarnykh, ancienne enseignante de 40 ans, qui utilise une chaîne Telegram pour recruter de jeunes hommes, majoritairement issus de pays pauvres. Elle est devenue "l'un des recruteurs les plus importants" de l'armée russe, explique Habib, un Syrien qui a servi dans l'armée russe et travaillé avec elle.

Dans des vidéos au ton rassurant, la quadragénaire fait la promotion de "contrats d’un an" de "service militaire". À la clé : des salaires attractifs et la promesse d’une naturalisation russe. Une offre présentée comme une opportunité, mais qui conduit, pour nombre de recrues, directement sur les lignes de front. Suivie par près de 21 000 abonnés, Polina Alexandrovna Azarnykh invite régulièrement les candidats à l’engagement à lui transmettre une copie numérisée de leur passeport. Elle diffuse ensuite des lettres d’invitation officielles, parfois accompagnées de listes nominatives des hommes concernés.

La BBC a recensé près de 500 situations dans lesquelles elle aurait délivré des documents dits "d’invitation", ouvrant la voie à une entrée en Russie en vue d’un engagement militaire. Ces documents concernaient des hommes, pour la plupart originaires de Syrie, d’Égypte et du Yémen, qui lui auraient transmis les informations figurant sur leur passeport afin de s’enrôler. Mais plusieurs recrues, ainsi que des proches, ont expliqué à la BBC avoir été induits en erreur.

Envoyé au combat après 10 jours d'entraînement

D’après leurs récits, l'ancienne enseignante leur aurait laissé croire qu’ils ne seraient pas envoyés au combat, sans mentionner l’impossibilité de quitter l’armée à l’issue d’un an de service. Si Polina Alexandrovna Azarnykh conteste l’ensemble de ces accusations, la BBC rapporte que douze familles disent avoir perdu tout contact avec de jeunes hommes, recrutés selon elles par l'intermédiaire de la mise en cause.

Parmi les témoignages recueillis figure celui d’Omar, anonymisé. Ce Syrien de 26 ans, ouvrier du bâtiment, a été déployé près de neuf mois sur la ligne de front en Ukraine. Joint par la BBC depuis ce pays, il affirme avoir été dupé. Selon lui, Polina Alexandrovna Azarnykh lui avait assuré qu’en échange de 3 000 dollars, elle lui garantirait un poste loin des affrontements. Mais, raconte-t-il, après seulement dix jours d’entraînement, il a été envoyé au combat. Refusant alors de verser la somme exigée, il affirme qu’elle a fini par brûler son passeport. C'est ce que montre d'ailleurs une vidéo publiée sur le site.

Une prime de 5 000 dollars

Dans son article, la BBC retrace le parcours du vingtenaire : en mars 2024, Omar se retrouvait sans le sou à l'aéroport de Moscou avec 14 autres Syriens. Ils venaient d'être victimes d'une arnaque : un recruteur leur avait proposé ce qu'ils pensaient être un travail civil consistant à surveiller des installations pétrolières en Russie. Ils se sont envolés pour Moscou, avant de découvrir que les postes n'existaient pas. À la recherche d’une issue, raconte Omar, l’un des membres du groupe est tombé sur la chaîne Telegram d’Azarnykh et lui a envoyé un message. Sur place son interlocutrice leur a proposé des contrats d’un an avec l’armée russe, assortis d’un salaire mensuel d’environ 2 500 dollars et d’une prime à la signature de 5 000 dollars.

Selon plusieurs journalistes, des individus comme Polina Alexandrovna Azarnykh font partie d'un réseau de recruteurs informels. La chercheuse Katerina Stepanenko explique à la BBC que "le Kremlin a d'abord utilisé des entités plus importantes telles que le groupe militaire privé Wagner et le système pénitentiaire pour le recrutement, mais que depuis 2024, il s'appuie également sur des acteurs locaux et des entreprises plus petites." A noter que depuis la publication de l'article, Omar a finalement obtenu la nationalité russe et a lui aussi réussi à rentrer en Syrie. Deux des Syriens avec lesquels il a servi sont décédés, d'après leurs familles.

© REUTERS

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Législatives en Hongrie : Viktor Orban intensifie sa campagne anti-Ukraine

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui se prépare à des élections difficiles en avril, a déclaré ce vendredi 16 janvier qu'il allait lancer une "pétition nationale" pour obtenir le soutien de la population à sa politique consistant à rejeter toute aide financière européenne à l'Ukraine voisine, qui lutte contre une invasion russe depuis février 2022.

Alors que le conflit ne montre aucun signe de fin et que l'économie hongroise stagne, Viktor Orban a présenté les élections à venir comme un choix entre la guerre et la paix, dépeignant l'Ukraine comme indigne de soutien, et son gouvernement comme le seul rempart contre la guerre et ses répercussions économiques.

Depuis l'année dernière, les panneaux électoraux du parti Fidesz de Viktor Orban cherchent à associer le chef de l'opposition, Peter Magyar, à Bruxelles et à l'Ukraine, suggérant que voter pour son parti Tisza signifie voter pour les chars et la guerre.

La campagne de Viktor Orban cible principalement les électeurs ruraux et fait écho à ses précédentes campagnes anti-migrants, alors que la plupart des sondages montrent que le Fidesz est devancé par Tisza.

"Pressions de Bruxelles"

Les détails de la "pétition" sont flous à ce stade, mais il semble selon Reuters qu'il s'agirait d'un référendum informel, sous la forme d'un bulletin de vote envoyé aux citoyens. "Tout le monde recevra cette pétition nationale et aura la possibilité de dire 'non' et de dire, avec le gouvernement, que nous ne paierons pas", a déclaré Viktor Orban à la radio d'État ce vendredi, accusant l'opposition d'être pro-ukrainienne.

Le Premier ministre d'extrême droite a déclaré, sans apporter la moindre preuve, que l'Union européenne était prête à faire pression sur la Hongrie pour qu'elle envoie ses jeunes combattre en Ukraine. "Et il y a lieu de craindre, à juste titre, que les forces pro-ukrainiennes cèdent aux pressions de Bruxelles", a-t-il ajouté.

Peter Magyar a de son côté affirmé que Tisza soutenait la paix en Ukraine, rejetait l'idée de la conscription et ne soutiendrait aucune escalade du conflit.

Soutien de l'extrême droite européenne

Dans une vidéo de campagne publiée cette semaine, plusieurs dirigeants d'extrême droite, parmi lesquels Giorgia Meloni, Marine Le Pen ou encore Alice Weidel, apportent leur soutien à Viktor Orban, saluant notamment la politique qu'il mène vis-à-vis de Kiev. Le Premier ministre hongrois "se bat pour la paix en Ukraine", assure ainsi la cheffe de l'AfD, tandis que l'Italien Matteo Salvini déclare : "Si vous voulez la paix, votez pour le Fidesz".

La Commission européenne a présenté mercredi sa proposition de prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. En décembre, lorsque le plan a été finalisé, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont donné leur accord à condition de ne pas être affectées financièrement.

Un sondage réalisé en décembre par Policy Solutions et Zavecz Research a révélé une opposition croissante en Hongrie à l'aide financière européenne à destination de l'Ukraine. En 2023, 57 % des personnes interrogées y étaient favorables et 41 % y étaient opposées ; l'année dernière, elles n'étaient plus que 36 % à y être favorables, contre 63 % qui y étaient opposés.

© REUTERS

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« Trump ne vise plus le retour à l’“American dream” d’après 1945, mais à l’Amérique originelle de l’expansion perpétuelle »

Le nationalisme promu par la seconde administration Trump n’est plus le nationalisme de repli porté par la mouvance MAGA, mais le nationalisme sans frontières du XIXᵉ siècle réinterprété par les libertariens, analyse l’historien Ludovic Tournès dans une tribune au « Monde ».

© LE MONDE

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Volodymyr Zelensky

Né le 25 janvier 1978 à Kryvyï Rig, une ville industrielle ukrainienne au cœur d'une région majoritairement russophone, Volodymyr Zelensky a succédé à Petro Porochenko et est devenu président de l'Ukraine le 20 mai 2019. Avant de se lancer en politique, il s'était forgé une belle carrière dans la comédie - en Ukraine, comme en Russie d'ailleurs. À partir de 2015, il interprète dans Le Serviteur du peuple, une série à succès, un professeur d'histoire honnête mais naïf qui devient par hasard président de l'Ukraine. La fiction rattrape donc la réalité avec son élection en 2019 par des Ukrainiens fatigués de leur classe politique corrompue et de leur président milliardaire, Petro Porochenko. Si Volodymyr Zelesnky n'a pas su répondre aux attentes de ses électeurs au début de son mandat, la guerre a tout changé. Quelques semaines avant l'invasion russe du 24 février 2022, sa présidence semblait en perte de vitesse, l'ancien comédien peinant à tenir ses promesses électorales dans un pays rongé par la pauvreté et la corruption. Facile alors pour ses rivaux de dire que le costume présidentiel est trop grand pour un amuseur public. Et aux Occidentaux de se désoler que le nouveau dirigeant ukrainien se montre incapable de réformer le pays. Quand, à l'aube du 24 février 2022, Vladimir Poutine lance l'invasion de l'Ukraine, Moscou est convaincu que l'offensive sera courte, que le faible pouvoir ukrainien s'écroulera. Kiev, Kharkiv, Lviv, Dnipro, Odessa: toutes les grandes villes ukrainiennes sont frappées, l'armée russe se dirige vers la capitale ukrainienne. Volodymyr Zelensky marque les esprits, apparaissant dans une vidéo filmée devant les bâtiments de l'administration présidentielle, en plein centre de Kiev, flanqué de ses conseillers. Depuis, Volodymyr Zelensky et son armée ont infligé des humiliations surprises à Vladimir Poutine: en avril 2022, le Kremlin renonce à Kiev, en septembre il perd la région de Kharkiv puis en novembre Kherson, capitale de la région éponyme. Faisant de lui son homme de l'année, le quotidien britannique Financial Times n'hésite pas à le comparer à Winston Churchill, chef de guerre britannique face aux nazis. Lui-même présente régulièrement son pays comme un rempart face à l'impérialisme russe, en défenseur des valeurs démocratiques, comme en juin, lorsqu'il dit devant les députés tchèques que Moscou vise "un vaste territoire de Varsovie à Sofia, de Prague à Tallinn".

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Visé par une plainte pour agressions sexuelles et de viols, Julio Iglesias contre-attaque et dénonce des "accusations absolument fausses"

Poursuivi en justice par deux anciennes employées, Julio Iglesias dément entièrement les accusations de viols et d'agressions sexuelles. Trois jours après la publication dans la presse espagnole d'une enquête sur le chanteur espagnol, ce dernier a réagi pour la première fois sur Instagram ce vendredi 16 janvier.

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Groenland: une délégation américaine, composée d'élus démocrates et républicains du congrès, attendue au Danemark pour affirmer sa solidarité avec l'Otan

Depuis sa réélection en 2024, Donald Trump fait pression sur le Danemark pour récupérer le Groenland et en faire le 51e État des États-Unis. Il assure que le territoire est "indispensable" pour la sécurité de son pays. L'Europe et le Danemark font front commun en s'opposant aux velléités américaines. Ce qui ne semble pas freiner les ambitions de la Maison Blanche. Une délégation américaine, composée d'élus démocrates et républicains du congrès, est attendue à Copenhague ce 16 janvier pour affirmer sa solidarité avec le Danemark et avec l'Otan. 

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L'actu en dessin : en Iran, une répression sanglante à huis clos

Alors que d'imposantes manifestations secouent l'Iran, le pouvoir a répliqué par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG. Le régime conservateur veut stopper par tous les moyens ces protestations, quitte à tuer de sang-froid. C'est tout le sens du dessin de Pedro X. Molina.

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“L’action humanitaire n’est pas un crime” : les sauveteurs de Lesbos acquittés

Incriminés pour avoir sauvé des migrants en mer Égée, des travailleurs humanitaires ont été innocentés de toutes les charges requises contre eux. La presse grecque salue une décision qui valorise l’État de droit et envoie un message symbolique, dans une période où l’Europe ne cesse de durcir sa politique migratoire.

© Photo MANOLIS LAGOUTARIS/AFP

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