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Au Liban, l’armée a achevé la première phase de désarmement du Hezbollah

L’essentiel des infrastructures du parti-milice chiite au sud du fleuve Litani ont été démantelées, comme l’exigeait l’accord de cessez-le-feu signé avec Israël en novembre 2024. Tandis que Beyrouth se félicite d’un premier pas vers la restauration de son monopole sur les armes, l’Etat hébreu se dit sceptique.

© Bilal Hussein/AP

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« La tragédie de Crans-Montana témoigne aussi d’un bouleversement dans la façon de faire la fête qu’il est urgent d’accompagner »

Au-delà des boîtes de nuit traditionnelles, des milliers de bars, restaurants et lieux alternatifs organisent aussi désormais des fêtes toute la nuit, avec parfois des milliers de personnes, ce qui entraîne de nouveaux problèmes, notamment sécuritaires, relève, dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».

© Jean-Christophe Bott / AP

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Le missile russe «Orechnik est difficile à intercepter, mais ce n’est pas une arme magique»

En tirant un missile balistique Orechnik vers l’ouest de l’Ukraine, non loin de la frontière polonaise, la Russie adresse un signal stratégique aux Européens. Mais quelle est la dangerosité de ce missile hypersonique de nouvelle génération ? Entretien avec Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste de la dissuasion.

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Accusations de diffusion de vidéo créée par IA, faible participation… les intox sur les manifestations en Iran

Plusieurs internautes aux positions proches du pouvoir iranien contestent l’importance ou même la réalité des manifestations antigouvernementales en Iran. Selon eux, des vidéos des manifestations auraient été générées par intelligence artificielle ou révéleraient en réalité une faible participation. Contrairement à ce qu’ils affirment, des manifestations de grande ampleur ont bien eu lieu dans de nombreuses villes du pays ce jeudi soir.

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L’Arctique canadien, prochain champ de bataille de Trump ?

Avec les visées de Donald Trump sur le Groenland, le Canada redoute de faire les frais d’une nouvelle guerre froide dans l’Arctique et s’y prépare. Les experts craignent désormais une incursion de la marine américaine dans le passage du Nord-Ouest.

© PHOTO STR OLD/REUTERS

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Ukraine: à Kharkiv, des milliers de civils trouvent refuge loin des bombardements

En Ukraine, alors que les bombardements russes continuent quotidiennement le long de la ligne de front, les évacuations de civils de ces zones rouges se poursuivent et des milliers de personnes arrivent chaque mois dans des villes moins exposées. Dans l'est du pays, la région de Kharkiv est particulièrement touchée par les déplacements de population. Reportage de notre correspondante à Kharkiv, dans l'un des hébergements d'urgence où sont accueillis ces personnes.

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Maduro capturé et emprisonné aux États Unis, et maintenant ?

Un président en exercice jugé devant le tribunal d’un autre pays, ça n’arrive pas tous les jours. C’est dire si les images de Nicolas Maduro et son épouse menottés à l’heure de comparaitre devant un tribunal aux États-Unis avaient quelque chose d’irréel. Le moment augure-t-il d’un basculement du continent américain ou s'agit-il d’un simple accès de colère de Donald Trump sans conséquence à moyen terme ?

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Un missile Orechnik tiré sur la région de Lviv, “un instrument de terreur destiné à l’Occident”

Le ministère de la Défense russe a annoncé avoir frappé le territoire ukrainien dans la nuit du 8 au 9 janvier en ayant recours à un missile balistique Orechnik. Les responsables russes ont présenté ces bombardements comme une réponse à une “attaque terroriste” contre une résidence de Vladimir Poutine, démentie par Kiev. La presse ukrainienne rapporte une campagne de frappes dirigées contre les infrastructures énergétiques, nouvelle tentative de paralyser le pays en période hivernale.

© PHOTO BRENDAN HOFFMAN/NYT

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La nouvelle doctrine Donroe, un “retour au XIXe siècle”

Dans son édition du 10 janvier, “The Economist” revient sur l’opération éclair des forces spéciales américaines au Venezuela orchestrée par Donald Trump. Cette intervention, selon l’hebdomadaire britannique, met en lumière une doctrine assumée : imposer la domination américaine au mépris du droit international.

© The Economist

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Syrie : l'armée syrienne va reprendre ses bombardements, les Kurdes refusent de quitter Alep

Les autorités syriennes ont appelé vendredi à l'évacuation d'un quartier de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie, où sont retranchés des combattants kurdes. L'armée a annoncé la reprise des bombardements malgré l'annonce quelques heures plus tôt d'un cessez-le-feu dans la ville. Les Kurdes ont de leur côté refusé de quitter Alep, se disant attachés à respecter les accords conclus en mars avec Damas.

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"Le Groenland finira tôt ou tard par se détacher du Danemark" : l'analyse décapante d'un géopolitologue danois

Les moyens militaires déployés par le Danemark pour assurer la sécurité du Groenland seraient insuffisants face aux menaces russes et chinoises. Voilà, en somme, ce qui suffirait à justifier, selon Donald Trump, le passage sous pavillon américain de la dépendance du Danemark. Un argument fallacieux, claque Copenhague qui contre-attaque, pointant la responsabilité américaine après la fermeture de plusieurs bases militaires et des effectifs militaires passés de 10 000 en période de guerre froide à moins de 200 aujourd'hui.

Mais qu'importe le réel et ce qu'il cache. Donald Trump n'a jamais semblé aussi déterminé à mettre la main sur ce territoire de l'Arctique. La Maison-Blanche chante même qu'il étudierait "activement" des projets de rachat. Ainsi, face à la détermination de la première puissance mondiale, le Danemark a-t-il encore des cartes à jouer pour l'en dissuader ? Et quid de l'Otan ? Survivrait-elle à un conflit entre deux de ses membres ? L'analyse du professeur en sciences politiques à l’Université de Copenhague et spécialiste en relations internationales, sécurité et de défense, Mikkel Vedby Rasmussen.

L'Express : Comment le Danemark réagirait-il en cas d'intervention américaine sur son territoire autonome ?

Mikkel Vedby Rasmussen : Même si l’administration Trump surfe sur l’euphorie suscitée par une série d’actions militaires décisives au Venezuela, une intervention militaire américaine m'apparaît peu probable. Mais ne vous y trompez pas : si les Etats-Unis lançaient une invasion, les forces danoises présentes sur l'île se battraient.

Dans ce dossier, il est important d'avoir en tête qu'en 1941, l’ambassadeur du Danemark à Washington, Henrik Kauffmann, a accordé aux États-Unis des droits sur le territoire du Groenland, ce qui a, de facto, partagé la souveraineté de l’île entre Copenhague et les États-Unis : aux Américains la souveraineté en matière de sécurité, aux Danois celle des affaires intérieures (NDLR : cette situation sera ensuite formalisée et pérennisée par l’accord de défense de 1951).

Or, le Groenland a depuis poursuivi un objectif d’indépendance sans tenir compte de cette réalité géopolitique. Aujourd'hui, c'est sur ce point fondamental que s'appuie l’administration Trump. À Washington, certains parlent d’une logique du "fuck around and find out" [en français poli, "qui s’y frotte s’y pique"] : les États-Unis ne toléreraient pas que des alliés comme des adversaires jouent avec leurs intérêts stratégiques sans en assumer les conséquences. L’indépendance groenlandaise est ainsi assimilée à un test dangereux.

Le Danemark dispose-t-il encore de leviers pour dissuader Donald Trump de s'emparer du Groenland ?

Le gouvernement danois a tenté de convaincre les Américains qu’il assumait pleinement ses responsabilités en matière de sécurité. Mais jusqu’ici, Copenhague n’est pas parvenue à freiner la dynamique indépendantiste, ni à contenir les ambitions les plus débridées du gouvernement groenlandais en matière de coopération avec la Chine. Si les autorités groenlandaises renonçaient à leurs projets d’indépendance et si le royaume du Danemark adoptait des mesures fermes à l’égard de Pékin, cela contribuerait largement à désamorcer l’offensive politique de Donald Trump.

Ne serait-ce pas céder à la pression et aux velléités impériales américaines ?

On peut toujours spéculer sur les motivations de l’administration Trump et en quoi ses ambitions pourraient s’inscrire dans le cadre des traités existants. Il n’en reste pas moins que le président américain veut le Groenland. Le Danemark doit en prendre acte. Au bout du compte, la menace russe en mer Baltique est plus déterminante pour nous. S’il fallait choisir, ce serait notre priorité.

Plusieurs pays européens ont défendu la souveraineté du Groenland, sans préciser ce qu’ils feraient en cas d’annexion américaine. Les Européens ont-ils un plan ou naviguent-ils à vue ?

La déclaration européenne rappelle que le peuple groenlandais est maître de son destin et que toute décision doit être prise par le Danemark et le Groenland dans le cadre juridique du royaume. Autrement dit, elle ne ferme pas la porte à un accord entre les États-Unis et les Groenlandais, dès lors que celui-ci serait entériné par Copenhague.

Il ne s’agit donc en rien d’une "doctrine Monroe à l’envers". Bien au contraire, le texte insiste sur le caractère transatlantique de la sécurité dans l’Arctique. J’y vois avant tout la volonté des Européens de ne pas être tenus à l’écart de ce dossier. Dans l’immédiat, ce soutien européen est évidemment précieux pour le Danemark. Mais il a aussi un revers : la question groenlandaise risque d’être imbriquée à d’autres dossiers – les droits de douane, l’Ukraine – au point que Copenhague pourrait être sommée de faire des concessions au nom d’un intérêt jugé supérieur.

À ce propos, la faiblesse de la réaction des dirigeants européens est-elle un aveu d’impuissance, ou relève-t-elle simplement d’une "realpolitik" visant à préserver le soutien américain à l’Ukraine ?

En réalité, les dirigeants européens soutiennent mordicus une position danoise objectivement fragile. Et cette fragilité ne tient pas tant aux pressions américaines qu’à un choix assumé, constitutionnel et politique : celui d’avoir ouvert la voie à l’indépendance du Groenland. Le Groenland finira, tôt ou tard, par se détacher du Danemark. La véritable question est de savoir s’il pourra le faire sans tomber sous la dépendance des États-Unis.

Et qu’en est-il de l’Otan ? L'Alliance atlantique pourrait-elle survivre à un affrontement entre alliés ?

Les relations parfois conflictuelles entre la Grèce et la Turquie montrent que l’Otan a déjà connu des tensions internes. Mais ici, la situation est différente, car les États-Unis sont eux-mêmes partie prenante. Le Danemark se trouve à la croisée de deux zones stratégiques majeures : la Baltique, où il est directement engagé dans la dissuasion face à la Russie et la protection de ses alliés nordiques et baltes ; et l’Atlantique Nord, dont le Groenland constitue un pivot essentiel pour le contrôle des routes maritimes, de l’espace aérien et de l’accès à l’Arctique.

Les revendications américaines sur le Groenland contraignent ainsi Copenhague à arbitrer entre ces deux priorités stratégiques. Il pourrait arriver un moment où le Danemark se retrouverait face à un dilemme stratégique : en s’opposant aux États-Unis sur le Groenland, Copenhague risquerait de fragiliser le soutien américain dont il dépend pour sa sécurité en mer Baltique, notamment face à la Russie. Dans une telle configuration, le choix serait politiquement douloureux, mais stratégique­ment évident : pour le Danemark, la sécurité de la Baltique prime sur celle du Groenland.

© LANDOV/MAXPPP

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A Damas, Ursula von der Leyen promet l’aide de l’UE au président de transition syrien Ahmed Al-Charaa

La présidente de la Commission et Antonio Costa, le président du Conseil européen, ont apporté un soutien politique, économique et financier au nouveau pouvoir syrien afin d’accélérer le redressement du pays. A moyen terme, les Européens espèrent un retour des réfugiés syriens installés sur le Vieux Continent dans leur pays d’origine.

© AP

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