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EN DIRECT, guerre en Ukraine : de nouvelles négociations entre Kiev, Moscou et Washington se tiendront mercredi et jeudi à Abou Dhabi, confirme le Kremlin

La reprise des discussions était initialement prévue dimanche. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a expliqué ce changement par la nécessité d’harmoniser les agendas des trois parties. Volodymyr Zelensky avait annoncé, dimanche, la date de ces nouvelles rencontres trilatérales.

© Alexander Kazakov / Sputnik / REUTERS

Le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, le conseiller présidentiel russe pour la politique étrangère, Iouri Ouchakov, et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’expriment avant une réunion entre le président russe, Vladimir Poutine, et les envoyés américains au Kremlin, à Moscou, en Russie, le 22 janvier 2026.
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Gaza : le plan de Trump piétine

Depuis la présentation du plan en 20 points pour Gaza de Donald Trump, en octobre 2025, l’immobilisme l’a emporté. Le rapatriement du dernier corps d’otage israélien, capturé lors des massacres du 7-Octobre perpétrés par le Hamas, doit pourtant permettre le passage à une phase marquée par un retrait militaire israélien partiel.

© Mohammed Arafat / AP

Des camions d’aide humanitaire patientent à la porte égyptienne du point de passage de Rafah, vers la bande de Gaza, en Egypte, le 1ᵉʳ février 2026.
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"Quelqu'un s'est présenté? Où ça?": Donald Trump prend ses distances avec une candidate républicaine qu'il avait soutenue après une défaite dans un scrutin local

Le président des États-Unis a assuré dimanche qu'il n'avait "pas entendu parler" d'une élection qui se déroulait samedi au Texas et qui a vu la large victoire du camp démocrate. La veille, il avait pourtant publié un long message pour assurer la candidate républicaine de "son soutien total et sans réserve".

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L’Irak annonce l’ouverture d’enquêtes sur les prisonniers de l’Etat islamique transférés de Syrie

Après avoir défait l’Etat islamique, en 2019, les Forces démocratiques syriennes ont incarcéré des milliers de djihadistes présumés.

© SAFIN HAMID / AFP

Un djihadiste présumé appartenant au groupe Etat islamique entre deux véhicules après avoir été capturé par les forces irakiennes près de l’ancienne ville de Nimroud, située à 30 kilomètres au sud de Mossoul, dans la province de Ninive, en Irak, le 15 novembre 2016.
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Le poison de l’affaire Epstein se répand avec la publication de nouvelles archives

Le département de la justice a révélé le 30 janvier une nouvelle masse de documents liés à l’affaire du prédateur sexuel mort en prison en 2019. Mais loin d’éclairer les zones d’ombre du dossier, ces pièces entretiennent la confusion.

© Jon Elswick / AP

Un document du dossier Epstein du département de la justice, photographié le 30 janvier 2026, met en lumière les relations – au moins financières du prédateur.
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Ex-otage en Iran, Louis Arnaud raconte le calvaire de la prison d'Evin où "tout est fait pour déshumaniser" les détenus

Louis Arnaud a passé près de deux ans dans les geôles iraniennes, de 2012 à 2014. Détenu à la prison d'Evin, à Téhéran, il raconte les conditions inhumaines de vie entre ces murs. Un témoignage qui fait écho au sort des milliers de manifestants emprisonnés après les manifestations contre le régime iranien qui a secoué le pays au mois de janvier.

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Dans l’aéronautique, le milliardaire indien Gautam Adani s’allie au brésilien Embraer pour créer des avions made in India

Le conglomérat industriel indien Adani et l’avionneur brésilien Embraer ont signé un accord pour construire une usine d’assemblage d’avions en Inde, où le trafic aérien est en forte croissance.

© Roosevelt Cassio/REUTERS

Au siège social du constructeur aéronautique Embraer, à Sao José dos Campos, dans l’Etat de Sao Paulo (Brésil), le 16 juillet 2025.
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Le dalaï-lama reçoit un Grammy Award, la Chine dénonce une « instrumentalisation »

Lors de la 68ᵉ édition des Grammy Awards, dimanche à Los Angeles, Tenzin Gyatso s’est vu décerner une récompense dans la catégorie livre audio, ce qui n’a pas manqué de susciter l’ire de Pékin.

© Chris Pizzello/Invision/AP

L’auteur-compositeur Rufus Wainwright (à droite) reçoit le Grammy Award du meilleur livre audio au nom du Dalaï Lama, lors de la 68ᵉ cérémonie des Grammy Awards, le dimanche 1ᵉʳ février 2026 à Los Angeles.
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«Vous ne défendez pas les terroristes, vous vous mariez avec eux» : le Guatemala, entre le sang des gangs et l’effet Bukele

VU D’AILLEURS - Le pays d’Amérique centrale vit sa première semaine sous état de siège après un massacre de policiers qui remet en cause la capacité de l’État à faire face à la violence d’une «armée» de quelque 30 000 membres de gangs.

© AFP / HANDOUT

Des membres de la police civile nationale transportent des paquets contenant les 4,9 tonnes de cocaïne saisies lors d’une opération menée au port de Quetzal, à Escuintla, dans la ville de Guatemala, le 28 janvier 2026.
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Tensions avec l'Iran : au Moyen-Orient, les alliés des Etats-Unis redoutent les représailles de Téhéran

Les Etats-Unis étudient toujours plusieurs options sur le dossier iranien. Washington n'a cependant pas encore indiqué s'il envisageait d'utiliser la force militaire et, le cas échéant, comment. Le fera-t-il ? La capacité de l'Iran à lancer des attaques de représailles efficaces est un élément central dans la prise de décision de l'administration Trump… qui fluctue et semble hésiter. Donald Trump avait initialement déclaré envisager une intervention militaire pour soutenir les manifestations populaires massives en Iran contre le régime et le guide suprême, mais le président américain a depuis lors exigé la reprise des négociations sur le nucléaire iranien.

L'administration Trump exerce une pression considérable et croissante sur l'Iran par un renforcement militaire massif dans la région. Pour autant, des frappes aériennes contre l'Iran ne sont pas imminentes, selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal (WSJ). Pour le moment, le Pentagone préfère déployer des systèmes de défense aérienne supplémentaires afin de mieux protéger Israël, ses alliés arabes et les forces américaines en cas de représailles iraniennes et de conflit potentiellement prolongé, rapporte le quotidien américain. En effet, si les Etats-Unis lançaient une campagne de frappes aériennes, Téhéran riposterait probablement avec toute la puissance de feu dont il dispose, déployant son arsenal de missiles balistiques à courte et moyenne portée contre les positions américaines et israéliennes. L'Iran a déjà fait savoir aux alliés des Etats-Unis dans la région qu'il restait capable de lancer des attaques meurtrières dans le golfe Persique et que, cette fois-ci, de telles frappes ne seraient ni mesurées ni annoncées comme l'avait été l'opération d'al-Udeid. Celle-ci, menée en juin 2025, avait visé cette base aérienne américaine au Qatar par des tirs de missiles, sans faire de victimes.

Les craintes des Etats du Golfe

La perspective d'une confrontation entre Washington et Téhéran suscite des inquiétudes parmi certains Etats du Golfe persique. La semaine dernière, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas les Etats-Unis à utiliser leur espace aérien et leur territoire pour attaquer l'Iran. Ces annonces visent à les protéger d'éventuelles représailles iraniennes en cas de frappe américaine.

Selon un responsable occidental interrogé par le Washington Post, les alliés des Etats-Unis dans le Golfe persique estiment que la chute du régime iranien n'est qu'une question de temps. Mais ils craignent une instabilité bien plus grande si cette chute est provoquée par une attaque américaine. C'est la raison pour laquelle ils plaident pour une issue diplomatique. "Ils sont favorables à un effondrement, mais pas de manière soudaine et brutale", a déclaré ce responsable. Ils "préfèrent une érosion plus progressive du régime".

Les Etats du Golfe persique ont par ailleurs averti les responsables américains que le programme balistique de Téhéran demeurait capable d'infliger des dommages importants aux intérêts américains dans la région, selon deux responsables occidentaux informés de la situation interrogés par le Washington Post.

Munitions à courte portée, lanceurs…

Même après douze jours de guerre contre Israël, en juin 2025, l'Iran, dont le programme balistique a subi des pertes critiques à ce moment-là, conserve l'arsenal nécessaire pour frapper les alliés et les bases américaines. Concrètement, selon l'évaluation d’un allié américain du Golfe dont a pris connaissance le Washington Post, Téhéran conserve ses munitions à courte portée, ses lanceurs et certains éléments de son système de production de missiles. Ces munitions peuvent atteindre les intérêts américains dans le Golfe persique, notamment plus d'une douzaine de bases militaires et des dizaines de milliers de soldats.

Téhéran aurait doublé sa production de missiles depuis la guerre des douze jours et réalisé des progrès significatifs dans la réparation des lanceurs endommagés, indique au quotidien américain Amir Mousawi, un ancien diplomate iranien désormais en poste en Irak. Le régime aurait également installé certains lanceurs dans les régions montagneuses du pays, où ils sont plus difficiles à atteindre.

L'Iran possède le plus important programme de missiles de la région, précise au Washington Post David Des Roches, ancien directeur des affaires de la péninsule arabique au sein du cabinet du secrétaire à la Défense. "Les Iraniens ont plus de missiles que les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) n'ont de missiles de défense aérienne", indique David Des Roches, aujourd'hui professeur à l'Institut Thayer Marshall. De plus, les systèmes de défense aérienne du CCG pourraient être submergés par des attaques de plus grande envergure qu’en juin 2025.

Les frappes israéliennes menées durant les douze jours de guerre semblent avoir principalement ciblé les capacités opérationnelles de l'arsenal de missiles à longue portée iranien, selon Fabian Hinz, chercheur à l'Institut international d'études stratégiques interrogé par le Washington Post. Les frappes et opérations de sabotage israéliennes ont visé des missiles et des lanceurs capables de menacer le territoire israélien à plus de 1 300 kilomètres de distance. En revanche, l'arsenal à plus courte portée, et notamment l'arsenal antinavire, "devrait être intact", selon Fabian Hinz. Ces frappes israéliennes n'ont a priori pas complètement détruit les usines de missiles iraniennes.

Systèmes THAAD et Patriot

Les capacités militaires iraniennes représentent une menace suffisante pour que certains Etats du Golfe persique renforcent leurs défenses aériennes. L'Arabie saoudite a ainsi acheté sept batteries THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), dont certaines ont déjà été livrées, a déclaré un responsable d'un Etat du Golfe au Wall Street Journal. Les systèmes THAAD peuvent intercepter les missiles balistiques au-dessus de l'atmosphère terrestre.

De son côté, l'armée américaine dispose déjà de systèmes de défense aérienne dans la région, notamment des destroyers capables d'abattre les menaces aériennes. Cependant, le Pentagone déploie une batterie supplémentaire de systèmes THAAD et des systèmes de défense aérienne Patriot sur les bases où sont stationnées les troupes américaines au Moyen-Orient, notamment en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite et au Qatar, selon des responsables de la défense, des données de suivi des vols et des images satellites. Les systèmes Patriot protègent contre les menaces à basse altitude et à courte portée.

La confrontation militaire n’est pas inéluctable et les canaux diplomatiques sont toujours ouverts. L'Iran examine les détails de divers processus diplomatiques visant à gérer les tensions avec les États-Unis, a ainsi déclaré ce lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, ajoutant que Téhéran espérait des résultats dans les prochains jours. Dimanche, le guide suprême iranien Ali Khamenei avait quant à lui était plus menaçant, prévenant que des frappes américaines contre son pays entraîneraient une "guerre régionale".

© via REUTERS

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprime lors d'une réunion à Téhéran, en Iran, le 3 janvier 2026. Bureau du guide suprême iranien/WANA (Agence de presse d'Asie occidentale)/Document fourni par REUTERS
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Le renseignement européen aussi doit s’adapter aux bouleversements de l’ère Trump

Echaudés par la gouvernance imprévisible du président américain, les services de renseignement, dépendants des Etats-Unis, renforcent leur coopération.

© KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Emmanuel Macron et le chancelier allemand, Friedrich Merz, lors du sommet de la coalition des volontaires au palais de l’Elysée, à Paris, le 6 janvier 2026.
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Guerre à Gaza : deux mandats d’amener émis par des juges français contre des militantes franco-israéliennes pour complicité de génocide

Deux Franco-Israéliennes installées dans l’Etat hébreu sont l’objet d’une procédure lancée par des juges d’instruction français à la suite de plaintes d’associations, pour avoir contribué, via leurs organisations respectives, à entraver l’acheminement d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

© Marcus Yam/Los Angeles Times via Getty Images

Des manifestants du collectif Tsav 9, marchent vers le point de passage frontalier de Kerem Shalom, en Israël, afin d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza, en mars 2024.
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L’Iran convoque les ambassadeurs européens, après la désignation des gardiens de la révolution comme « groupe terroriste »

La diplomatie iranienne a également affirmé qu’un cadre pour les négociations avec les Etats-Unis devrait être finalisé dans les prochains jours, alors que Donald Trump menace d’intervenir militairement contre Téhéran.

© KHALIL HAMRA / AP

Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Istanbul, en Turquie, le 30 janvier 2026.
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