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Ukraine: des coupures d'électricité massives nécessitent l'interruption totale du métro à Kiev, une première depuis le début de l'offensive russe

Métros interrompus à Kiev et Kharkiv, habitants privés de chauffage et d'électricité... Le réseau électrique ukrainien est en panne samedi à cause d'une "défaillance technique", selon les autorités. Une partie de la Moldavie a également été privée de courant jusqu'à 16 heures.

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La mort du général Philippe Morillon, ancien commandant de l’ONU pendant la guerre en Bosnie

Le militaire français, qui s’était illustré lors de missions dans l’ex-Yougoslavie, y était devenu le symbole du courage, mais aussi celui de l’impuissance des Nations unies. Il s’est éteint le 29 janvier à l’âge de 90 ans.

© JOEL ROBINE / AFP

Le général français Philippe Morillon, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), le 6 mars 1993.
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Giorgia Meloni

Première ministre de l'Italie, Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italia (FDI), incarne un mouvement à l'ADN post-fasciste qu'elle a réussi à "dédiaboliser" pour arriver au pouvoir. Sous la houlette de cette Romaine de 45 ans, FDI est devenu le premier parti du pays en raflant plus de 26% des suffrages lors des élections législatives du 25 septembre 2022. Sa coalition avec la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini et le parti conservateur Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi a obtenu environ 44%, ce qui lui assure une majorité dans les deux chambres. Aux législatives de 2018, FDI avait dû se contenter d'un maigre 4% des voix, mais Giorgia Meloni est parvenue depuis à rassembler sous son nom les mécontentements et frustrations des nombreux Italiens excédés par les "diktat" de Bruxelles, la vie chère et l'avenir bouché des jeunes. Renvoyée par ses adversaires à sa longue expérience de militante dans la mouvance néo-fasciste, elle a tenté de rassurer après les élections législatives dans une courte allocution à la presse où elle a multiplié les appels à l'apaisement et à la concorde nationale. "Nous gouvernerons pour tous les Italiens... Nous le ferons dans l'objectif d'unir le peuple", a-t-elle assuré. De fait, Meloni et son parti sont les héritiers du Mouvement social italien (MSI), parti néofasciste créé après la Seconde Guerre mondiale dont elle a repris, à la fondation de Fratelli d'Italia fin 2012, la flamme tricolore. À 19 ans, elle affirme à la chaîne française France 3 que le dictateur Benito Mussolini était "un bon politicien". Elle reconnaît encore aujourd'hui à Mussolini d'avoir "beaucoup accompli", sans l'exonérer de ses "erreurs": les lois antijuives et l'entrée en guerre. Mais elle dit aussi que dans son parti "il n'y a pas de place pour les nostalgiques du fascisme, ni pour le racisme et l'antisémitisme". Née à Rome le 15 janvier 1977, Giorgia Meloni entre en militance à 15 ans dans les associations étudiantes classées très à droite, tout en travaillant comme babysitter ou serveuse. En 1996, elle prend la tête d'une association lycéenne, Azione Studentesca, dont l'emblème est la Croix celtique. En 2006, elle devient députée et vice-présidente de la chambre. Deux ans plus tard, elle est nommée ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Silvio Berlusconi. Il s'agit là de sa seule expérience gouvernementale. Elle fréquente alors assidûment les plateaux de télé. Sa devise? "Dieu, patrie, famille". Ses priorités? Fermer les frontières pour protéger l'Italie de "l'islamisation", renégocier les traités européens pour que Rome reprenne le contrôle de son destin, lutter contre les prétendus "lobbys LGBT" et "l'hiver démographique" du pays, dont la moyenne d'âge est la plus élevée du monde industrialisé juste derrière le Japon. Fin 2012, lasse des dissensions qui rongent la droite, elle fonde Fratelli d'Italia avec d'autres dissidents du berlusconisme, et choisit de camper dans l'opposition. Lorsque Mario Draghi, ancien gouverneur de la Banque centrale européenne forme en février 2021 un cabinet d'unité nationale pour sortir l'Italie de la crise sanitaire et économique, elle et son parti sont les seuls à refuser d'y participer.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin pour les questions économiques, est à Miami pour des pourparlers avec l’administration Trump

L’envoyé spécial russe a publié, sur Instagram, une photo de la plage et du soleil se levant sur la mer. Plus tôt, il avait posté, sur le même réseau social, une carte montrant son avion près de la Floride, accompagnée de ces mots : « De retour à Miami. »

© ALEXANDER KAZAKOV / REUTERS

L’envoyé spécial russe, Kirill Dmitriev (au centre), son homologue américain Steve Witkoff, le gendre du président américain, Jared Kushner, et le conseiller russe en matière de politique étrangère, Youri Ouchakov, avant une réunion avec le président russe, Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 22 janvier 2026.
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LES ÉCLAIREURS - Sur quels moyens militaires l'Iran peut compter pour se défendre en cas d'intervention américaine?

L'Iran assure être prêt à toute attaque venue de l'extérieur. Ce samedi 31 janvier, dans une déclaration, le chef de l'armée Amir Hatami a assuré que les forces armées iraniennes étaient en état d'alerte maximale après d'importants déploiements militaires américains dans le Golfe. Mais sur quels moyens militaires l'Iran peut compter pour se défendre en cas d'intervention américaine? 

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Iran: les premières images de l'explosion dans le port de Bandar Abbas, dont l'origine est, pour le moment, inconnue

Une explosion a secoué samedi un bâtiment de Bandar Abbas, un port du sud de l'Iran sur le Golfe, a indiqué la télévision d'Etat, sans que l'origine ne soit connue à ce stade. L'agence officielle Irna a fait état de blessés qui ont été transférés à l'hôpital. Aucun décès n'a été signalé pour le moment. Les Gardiens de la révolution ont tout de même démenti la mort de leur chef de la Marine.

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Midterms : le soutien à Donald Trump chez les jeunes électeurs s'effrite

Près de la moitié des moins de 30 ans a voté Donald Trump en 2024 : un record, alors qu'ils n'étaient qu'un tiers à avoir glissé son bulletin dans l'urne en 2020. Le referaient-ils aujourd'hui, un an après son retour à la Maison-Blanche ? Pas nécessairement, à en croire les derniers sondages, cités par le Wall Street Journal. Selon le Cook Political Report, deux tiers des 18-29 ans disent aujourd'hui désapprouver les priorités du président américain. Ils déplorent le manque de mesures sociales pour répondre à leurs besoins et se sentent souvent en décalage avec les choix faits en matière d'immigration et de politique étrangère.

En interne, l'ICE et le dossier Epstein dans le viseur

Au cours de l'année écoulée, plusieurs événements survenus dans le pays ont indigné les plus jeunes électeurs de Donald Trump. A commencer par les vidéos d'arrestations et de déportations de migrants conduites par l'ICE, la police de l'immigration, qui ont fait le tour des réseaux sociaux, et ont choqué par leur violence inédite. Une trentaine d'immigrés sont morts dans des centres de détention de l'ICE en 2025 - ce qui en fait l'année la plus meurtrière depuis plus de vingt ans - et rien que ce mois-ci, deux Américains ont été tués - Renée Good et Alex Pretti - alors qu'ils s'opposaient à ces arrestations. La photo d'un petit garçon de cinq ans, arrêté par l'ICE à la sortie de l'école, a également heurté de nombreux jeunes électeurs.

La plupart d'entre eux s'informent d'ailleurs sur les réseaux sociaux et sont friands de podcasteurs et influenceurs qui avaient largement soutenu Donald Trump pendant sa campagne. Mais désormais, même les figures de référence de la jeune génération haussent le ton sur certains agissements de son administration. Parmi eux, le podcasteur Joe Rogan, jusqu'alors fervent soutien du président américain, a par exemple exprimé son effroi après la mort de Renée Good.

Toujours en matière de politique intérieure, la communication peu transparente de l'administration Trump autour du scandale Epstein - et de l'implication supposée du président américain dans ce dossier - est également mal passée chez la jeune génération.

En externe, le soutien à Israël et les positions sur le Groenland en question

Mais ce sont aussi les prises de position sur la scène internationale qui ont déplu. Parmi elles, le soutien inconditionnel de Donald Trump au premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a également été perçu comme une faillite morale au sein de la frange la plus jeune de son électorat, alors que le bilan des morts à Gaza s'alourdit de jour en jour et a désormais franchi la barre des 70 000.

Certains des 18-29 ans ayant voté Donald Trump en 2024 disent également se sentir mal à l'aise quant aux velléités d'annexion affichées par leur candidat sur le Groenland, et plus généralement à la manière dont il traite ses Alliés de l'Otan. "Je ne reconnais pas le parti auquel j'ai adhéré et dans lequel je me suis engagée", déplore dans le Wall Street Journal une étudiante qui a voté pour la première fois lors de la présidentielle 2024, et espérait avant tout une amélioration de sa situation économique.

Donald Trump met le paquet avant les midterms

Cette baisse de popularité chez les moins de 30 ans semble avoir effrayé le président à l'approche des midterms. Celui-ci vient d'annoncer des mesures directement ciblées pour reconquérir son jeune électorat. Entre autres : le plafonnement des taux d'intérêt des cartes de crédit et une plus grande régulation dans l'accès au logement. Mais Donald Trump joue aussi sur des leviers plus "légers", comme l'accès aux drogues, et a notamment fait savoir son intention de revoir la classification du cannabis en drogue moins dangereuse.

Les élections de mi-mandat permettront sans doute d'évaluer l'état du soutien des jeunes électeurs à Donald Trump. Pour l'heure, environ la moitié des moins de 30 ans affirment qu'ils voteraient pour les démocrates si les midterms avaient lieu demain. Mais les jeunes comptent aussi parmi les principaux abstentionnistes lors des élections américaines. Rien ne dit, pour l'instant, si un changement de cap de leur part est de nature à rebattre les cartes de la politique américaine.

© REUTERS

Des activistes protestent contre la répression menée par l'ICE, la police de l'immigration de Donald Trump, à Houston, au Texas, le 30 janvier 2026.
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France-Tchad : un réchauffement lié à la "position régionale difficile" du régime tchadien

À Paris, les présidents français et tchadiens, Emmanuel Macron et Idriss Déby Itno, ont acté jeudi un nouveau départ après des tensions liées notamment à la rupture unilatérale, par le Tchad, de l'accord de défense liant les deux pays. Pourquoi ce réchauffement diplomatique ? Éléments de réponses avec le chercheur Roland Marchal.

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Affrontements en Éthiopie : vers une reprise des combats au Tigré ?

La guerre est-elle en train de reprendre au Tigré ? Après un accord de paix signé en 2022, les troupes de cette région située au Nord de l'Ethiopie et celles du gouvernement avaient cessé de combattre. Mais au cours des derniers mois, les tensions sont montées en puissance jusqu'à des affrontements qui ont eu lieu cette semaine.

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Crise à Madagascar : le gouvernement présente un plan humanitaire

À Madagascar, sécheresses, cyclones et inondations ont fragilisé des millions de personnes dans le Sud et le Sud‑Est du pays. Le gouvernement, avec l’ONU et des ONG, présente un plan humanitaire 2025‑2026 pour venir en aide à 1,55 million de personnes, avec pour objectifs d’éviter les pertes en vies humaines et de restaurer la sécurité alimentaire, mais le déficit de financement menace son efficacité.

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Emmanuel Macron reçoit le président tchadien à l'Élysée : un partenariat repensé ?

Ce jeudi, Emmanuel Macron et le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno affichent leur volonté de tourner une nouvelle page dans la relation entre la France et le Tchad. Les deux chefs d'État ont passé en revue l’ensemble de leur coopération bilatérale, dans un contexte où Paris cherche à redéfinir ses relations avec plusieurs pays africains après une série de remises en cause de sa présence et de son influence sur le continent.

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Sénégal : les migrants, fantômes de l'Atlantique

Vingt ans après la crise migratoire de 2006, la route atlantique entre le Sénégal et les îles Canaries reste l'une des plus dangereuses pour les migrants. En 2024, plus de 10 000 personnes y sont mortes ou portées disparues. Confrontées à l’anonymat de ces victimes, familles et associations tentent de leur rendre un nom. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

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Iran: plusieurs explosions signalées mais leurs origines n'ont "aucun lien avec des affaires militaires ou sécuritaires", d'après les autorités iraniennes

Une explosion a secoué samedi un bâtiment de Bandar Abbas, un port du sud de l'Iran sur le Golfe, a indiqué la télévision d'Etat, sans que l'origine ne soit connue à ce stade. L'agence officielle Irna a fait état de blessés qui ont été transférés à l'hôpital. Aucun décès n'a été signalé. Les Gardiens de la révolution ont tout de même démenti la mort de leur chef de la Marine.

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Frappes israéliennes : au moins 26 Palestiniens tués à Gaza dont des enfants

Au moins 26 ​personnes, dont des enfants, sont mortes samedi dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, les plus intenses depuis de nombreuses semaines, ont déclaré les autorités sanitaires palestiniennes, alors qu'un cessez-le-feu est censé être en vigueur dans le territoire côtier. Précisions depuis Gaza de Claire Nicolet, cheffe de mission pour MSF en Palestine.

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Olivier Burtin, historien : « S’il venait à employer l’armée contre des manifestants, Trump renouerait avec une tradition bien établie aux Etats-Unis »

Face aux tensions que suscite sa présidence, Donald Trump continue d’envisager de déployer l’armée pour restaurer l’ordre. Une idée répandue veut que cela reviendrait à enfreindre une norme démocratique bien installée aux Etats-Unis. Dans une tribune au « Monde », l’américaniste démontre qu’il n’en est rien.

© LE MONDE

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