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Au Brésil, les féminicides sont en hausse malgré le recul du nombre de meurtres

Le nombre de femmes tuées est passé en dix ans de 535 à un niveau record de 1 470 en 2025, soit une moyenne de quatre féminicides par jour.

© Ettore Chiereguini / AP

Des femmes manifestent contre les féminicides à la suite d’une série d’affaires très médiatisées dans le pays, à Sao Paulo, le 7 février 2025.
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« Ils tirent, arrêtent, rackettent, c’est la terreur en permanence » : au Soudan, l’« Etat FSR » raconté par ceux qui l’ont fui

Tandis que plane le risque d’une partition du Soudan, les paramilitaires des Forces de soutien rapide prétendent pouvoir administrer le Darfour. Ceux qui en ont réchappé dépeignent, au contraire, le règne de la tyrannie et de l’arbitraire.

© Arthur Larie

Une famille soudanaise ayant fui le Darfour vient s'enregistrer au poste-frontière de Tiné, au Tchad, le 21 janvier 2026.
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Canada : et si Donald Trump s’appuyait sur les indépendantistes de l’Alberta pour diviser son voisin ?

L’administration Trump aurait tenu à trois reprises des réunions secrètes avec des séparatistes albertains depuis avril 2025, selon le Financial Times. Cette province contient l’essentiel du pétrole canadien.

© Kevin Lamarque / REUTERS

Le président américain Donald Trump à Washington, à la base conjointe Andrews dans le Maryland, aux États-Unis, le 27 janvier 2026.
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Faux comptes, « likes » et chah d’Iran : dans l’ombre, la guerre numérique d’Israël contre la République islamique

ENQUÊTE - Alors que les États-Unis menacent de nouvelles frappes pour déstabiliser le régime iranien, une autre bataille se joue en ligne. Sur les réseaux sociaux, l’État hébreu vise à façonner le récit d’un changement de régime.

© Jonathan Ernst / REUTERS

Parmi les objectifs manifestes de ces campagnes d’influence figure la promotion de Reza Pahlavi, fils du chah d’Iran déposé en 1979.
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«Des flics camouflés partout» : en Iran, le pouvoir traque les médecins qui soignent les victimes de la répression

RÉCIT - Des docteurs ayant aidé des manifestants blessés ont été arrêtés par le régime. L’un d’eux encourt la peine de mort.

© Majid Asgaripour / REUTERS

Nazafarin, une enseignante à Téhéran, discute au téléphone chez elle le 24 janvier 2026 pendant un black-out d’internet qui dure depuis le 8 janvier.
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : les frappes russes nocturnes n’ont pas ciblé les sites énergétiques ukrainiens, dit Volodymyr Zelensky

« Nous constatons actuellement une réorientation de l’armée russe vers des frappes logistiques », a ajouté le président ukrainien. Une usine du cigarettier américain Philip Morris a été endommagée par des tirs russes à Kharkiv. Le Kremlin avait confirmé, en fin de matinée, que Vladimir Poutine avait accepté de faire cesser les bombardements de Kiev et d’autres villes jusqu’au 1ᵉʳ février, à la demande de Donald Trump.

© Service national des situations d’urgence d’Ukraine via REUTERS

Des pompiers interviennent sur le site d’une entreprise privée touchée par une frappe de missile russe, à Kharkiv (Ukraine), le 30 janvier 2026.
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"On pourrait faire bien mieux…" : l’Europe face au dérapage de ses mégaprojets de transport

"Europe sometimes is too slow, for sure" (L'Europe parfois est trop lente, c'est certain). Devenue virale sur les réseaux sociaux, la petite phrase d’Emmanuel Macron à Davos aurait eu toute sa place en exergue du récent rapport de la Cour des comptes européenne sur les mégaprojets de transport. Les auditeurs de l’UE ont passé en revue l’avancée d’une partie des infrastructures XXL - routières, ferroviaires, fluviales et maritimes - qui doivent former l’épine dorsale du futur réseau de transport du continent (RTE-T), visant à mieux connecter les pays entre eux. S’ils estimaient déjà en 2020 qu’il serait "peu probable" de finaliser ces travaux d’ici la fin de la décennie, ils alertent désormais du risque de "sortie de route". La raison ? Des coûts qui explosent et des délais qui s’allongent dangereusement. "Je suis moins surpris par les premiers que par les seconds", réagit Alberto Mazzola, directeur exécutif de la Communauté européenne du rail et des sociétés d'infrastructure (CER).

Côté retard, la palme revient au canal Seine-Nord Europe, ce chantier titanesque visant à relier le fleuve français à l’Escaut, qui dessert les grands ports de Dunkerque, Anvers (Belgique) et Rotterdam (Pays-Bas). Le calendrier initial a glissé de… 22 ans, pour une mise en service désormais estimée à 2032. Deux projets ferroviaires viennent compléter le podium : le "Y Basque", une ligne à grande vitesse reliant Vitoria, Bilbao, San Sebastian et la frontière française, qui accumule 20 ans de retard ; et le fameux Lyon-Turin, accusant désormais 18 ans de retard. Le seul point positif relevé par la Cour des comptes concerne l’autoroute A1, en Roumanie : tous les tronçons devraient être ouverts comme prévu pour 2030 !

Ces difficultés à tenir les délais ne sont pas l’apanage du secteur des transports. Dans l’énergie, l’exemple de l’EPR de Flamanville (douze ans de retard et une facture à 19 milliards d’euros) est tout aussi éloquent. Dès lors, une question se pose : sait-on encore mener à bien de tels mégaprojets en Europe ? "Nous en sommes évidemment capables, balaye Alberto Mazzola. Cependant, on pourrait faire bien mieux. Les procédures administratives requises par ces grands travaux prennent trop de temps. Il faudrait les réduire, par exemple à cinq ans. Au-delà, elles allongent fortement les projets et amplifient l’impact des changements opérés en cours de route." Ce qui alourdit la facture globale de manière spectaculaire.

Inflation record pour le Rail Baltica

"Le coût total estimé des huit projets étudiés atteint presque le double du montant initialement prévu", commente Annemie Turtelboom, l’auditrice responsable du rapport. Et encore, il s’agit d’une moyenne. Certains projets font littéralement exploser les scores. Par exemple, le Lyon-Turin (+ 127 %) et le canal Saint-Nord Europe (+ 225 %) sont pointés du doigt. La Cour des comptes européenne avance néanmoins quelques explications. Pour le premier, elle précise que l’évaluation originelle tenait compte d’un tunnel à une seule galerie - contre deux maintenant. Quant au second, l’estimation avait été établie avant même la réalisation des études de faisabilité…

Mais la dérive budgétaire la plus importante concerne l’axe Rail Baltica. Ce projet, qui vise à intégrer les États baltes au réseau ferroviaire européen, enregistre une augmentation des coûts de 291 % ! Selon son promoteur, le manque de maturité et de précision des estimations passées ainsi que les modifications dans le périmètre et la conception du projet expliqueraient environ la moitié du dérapage. Un expert du secteur se montre plus cash : "Ils avaient annoncé, au début, le coût par kilomètre le plus faible jamais construit ! Ils sont partis très bas. Evidemment, au moment de passer à la construction, ils se sont rendu compte que les chiffres ne collaient pas."

Outre ces calculs approximatifs et certains problèmes techniques imprévus, les projets ont aussi subi des aléas externes. Par exemple la pandémie de Covid-19, qui a entraîné une inflation du prix des matériaux. Ou encore la guerre en Ukraine et la crise énergétique qui a suivi. Alberto Mazzola évoque également des incertitudes financières pesantes. "La dynamique des budgets nationaux, revus chaque année, cadre difficilement avec ce genre de travaux de long terme. Heureusement qu’un programme de l’UE, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), permet d’avoir un engagement sur sept ans." Le problème : même cette temporalité paraît inadaptée face aux retards accumulés par ces mégaprojets. For sure.

© imageBROKER/Günter Gräfenhain

Un train à grande vitesse Trenitalia, à Bolzano, en Italie.
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L’Arabie saoudite condamnée au Royaume-Uni pour le harcèlement d’un dissident

Ghanem Al-Masarir Al-Dosari, résidant à Londres, a subi des menaces de mort, une agression en pleine rue et le piratage de son téléphone portable par le programme d’espionnage Pegasus. La justice britannique vient de condamner l’Arabie saoudite à verser des dédommagements à celui qui a vécu des années dans la peur de “finir comme Jamal Khashoggi”.

© CAPTURE D’ÉCRAN THE GHANEM SHOW/YOUTUBE

Ghanem Al-Masarir Al-Dosari dans son émission satirique “The Ghanem Show” sur YouTube.
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Pologne: des avatars féminins sur TikTok militent pour le Polexit

En Pologne, la désinformation russe continue de se frayer un chemin sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs semaines, des contenus générés par l’intelligence artificielle font la promotion du Polexit, c'est-à-dire la sortie de la Pologne de l’Union européenne. Ces vidéos sont devenues si virales qu’à Varsovie, les autorités se sont saisies de la question. 

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Khaby Lame, superstar de TikTok, bientôt concurrencé par son jumeau numérique

Khaby Lame est le tiktokeur le plus suivi au monde. Toutes plateformes confondues, il cumule près de 360 millions d'abonnés. À 25 ans, le créateur de contenus italo-sénégalais a cédé il y a quelques jours des parts de sa société pour près d'un milliard de dollars. Selon ce contrat, demain, son clone généré par intelligence artificielle pourrait même faire le travail à sa place. Un milliard de dollars pour s'offrir les droits sur l'image de Khaby Lame, c’est le prix à payer pour l'un des visages les plus reconnaissables des réseaux sociaux. 

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