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L’écrivain Boualem Sansal élu à l’Académie française au premier tour

L’auteur franco-algérien, gracié par le président algérien en novembre 2025, a été élu, le 29 janvier, au fauteuil numéro 3, vacant depuis la mort de l’avocat Jean-Denis Bredin, en 2021. Un vote qui lui donne le sentiment « d’entrer dans l’histoire de la France ».

© ROMEO BOETZLE/AFP

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, à Strasbourg (Bas-Rhin), le 26 janvier 2026.
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L’UE ajoute les Gardiens de la révolution iranienne à sa liste d’organisations terroristes

Jeudi 29 janvier, pour répondre à la féroce répression exercée par le régime de la République islamique sur ses citoyens, l’Union européenne a décidé d’ajouter le Corps des Gardiens de la révolution à sa liste d’organisations terroristes. Une mesure qui n’est pas seulement symbolique.

© PHOTO GETTY IMAGES/AFP

Des membres des Gardiens de la révolution iranienne portent des cercueils pendant un enterrement, à Kerman, en Iran, le 5 janvier 2024.
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Au Texas, la manifestation pacifique pour la libération de Liam Ramos, 5 ans, arrêté par l’ICE, a été dispersée au gaz lacrymogène

Le représentant (démocrate) du Texas Joaquin Castro a rendu visite, mercredi, à l’enfant et à son père, Adrian Conejo Arias, au centre de détention. L’élu soutient que la famille se trouve dans le pays en situation régulière et qu’ils devraient tous deux être libérés.

© MOISES ÁVILA/AFP

Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, lors d’un rassemblement à Dilley (Texas, Etats-Unis), le 28 janvier 2026.
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Dépendance aux Etats-Unis : l'Allemagne veut se doter de son propre système de détection de missiles par satellite

Face aux menaces d'envahissement du Groenland, ou encore aux rapprochements vers la Russie de Vladimir Poutine, la dépendance européenne aux Etats-Unis en matière de défense semble de plus en plus difficile à tenir.

Face à ce constat, l'Allemagne tente d'en sortir. Selon une information du Financial Times, Berlin prévoit d'être la première puissance européenne à développer sa propre capacité de détection de missiles spatiaux. Autrement dit, il s'agit de la capacité à détecter le lancement d’un missile, d’en suivre la trajectoire tout au long de son vol et de transmettre les données en temps réel aux centres de commandement pour pouvoir prendre des contre-mesures adaptées, comme l'interception. Pour l'heure, l'Europe s'appuie principalement sur un système d'alerte spatial commun partagé fourni par les Etats-Unis pour repérer les menaces telles que les missiles à longue portée. Si l'Otan est un intermédiaire, les Etats-Unis restent aux commandes, a minima en observation. En outre, la véhémence du président américain à l'égard de l'institution n'apporte plus vraiment de sérénité.

"Plus d'autonomie"

L'un des derniers exemples, récent, de cette dépendance est très percutant et a certainement conforté Berlin dans ses choix vers davantage d'autonomie. Comme le raconte le journal Le Monde, alors que les Etats-Unis menaçaient il y a peu de prendre possession du Groenland, le Danemark, propriétaire de ce territoire autonome, protégeait son espace aérien avec des avions de chasse F-35 américains du fabriquant Lockheed Martin. Problème : pour préparer leurs missions, les pilotes des F-35 européens (dont le Royaume-Uni, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Pologne, la Roumanie, la Grèce, la Suisse et la République tchèque en possèdent), doivent envoyer leurs plans de vol vers des centres de données américains. Un processus qui ampute clairement l'autonomie des pays utilisateurs de l'avion miliaire. Mais au-delà des F-35, de nombreux pays européens sont également dépendants dans le domaine des télécommunications, des services numériques ou encore du spatial.

"L'Europe dépend des Etats-Unis... plus ou moins dans tous les aspects de la capacité spatiale", a déclaré le chef du commandement spatial allemand, le major-général Michael Traut, auprès du Financial Times. Interrogé par le quotidien économique britannique à l'occasion de la conférence spatiale européenne à Bruxelles les 27 et 28 janvier derniers, Michael Traut, a ainsi déclaré que Berlin voulait aller de l'avant avec des plans pour un système national de détection de missiles conçu pour identifier les menaces de missiles à longue portée depuis l'espace. Et d'ajouter que : "Le projet serait mené à l'échelle nationale, mais structuré pour permettre la coopération avec les partenaires européens". Si le projet voit le jour, il pourrait devenir la première capacité de détection opérationnelle de l'Europe. Une tentative similaire avait été tentée par la France, notamment en 2009 avec le programme Spirale, mais pas développée sur le long terme.

Coopération européenne

Josef Aschbacher, directeur général de l'Agence spatiale européenne, a de son côté déclaré dans une interview au magazine économique être "en discussion" sur la façon dont l'institution pourrait être impliquée dans le développement futur de la technologie de détection de missiles.

Déterminée à acquérir une certaine souveraineté, Berlin a annoncé investir près de 35 milliards d'euros pour étoffer ses capacités nationales de technologie spatiale militaire d'ici 2030. En octobre déjà, la France et l’Allemagne avaient annoncé poser la première pierre d’une capacité européenne d’alerte avancée quant à la détection de tirs de missiles. Le dispositif, nommé Jewel (Joint Early Warning for a European Lookout, ou Système d'alerte précoce conjoint pour une surveillance européenne en français), avait été conjointement signé par la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, et le ministre fédéral allemand de la Défense, Boris Pistorius.

© REUTERS

Déterminée à acquérir une certaine souveraineté, Berlin a annoncé investir près de 35 milliards d'euros pour étoffer ses capacités nationales de technologie spatiale militaire d'ici 2030.
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"Un modèle pour l'Otan" : face à la menace russe, la Pologne dévoile son bouclier antidrones

"Nous voulons que le programme SAN, notre nouvelle couche de défense aérienne, serve de modèle pour l'ensemble de l'Otan", scande le ministre de la Défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, devant des rangées de membres du corps diplomatique militaire. Au pupitre, ce poids lourd du gouvernement a de quoi jubiler : la Pologne est le premier pays européen de l’Alliance atlantique à annoncer le déploiement d'un système aussi fourni pour défendre la protection de ses frontières face à l’intrusion de drones russes.

Il était temps, s’accordent les observateurs. La nuit du 9 au 10 septembre dernier a laissé un traumatisme vivace sur les bords de la Vistule. A l’époque, les Polonais se réveillent au petit matin dans la stupeur, bouleversés par l’intrusion d’une vingtaine de drones russes dans leur espace aérien. Un précédent inédit dans l’histoire de l’Otan, et vécu ensuite par plusieurs autres membres de l’Alliance atlantique, France incluse.

L’incident a alimenté les débats pendant plusieurs semaines, à mesure que des débris de drones étaient retrouvés sur une large partie du territoire polonais. "Cela a révélé les failles de notre défense anti-aérienne", concède Tomasz Pawłuszko, professeur à l’Université Opole et spécialiste affilié à Lukasiewicz-ITECH, un centre de recherche en innovation.

"Vaisseaux connectés"

À l’automne, des chasseurs polonais et des F-35 néerlandais, sous l’égide du Commandement aérien allié de l’Otan, ont dû être mobilisés pendant plusieurs heures. Un dispositif disproportionné, ni viable opérationnellement ni soutenable financièrement face à des drones produits à bas coût par la Russie. "Nous n’avons pas suffisamment tiré les enseignements du front ukrainien. L’investissement dans le développement de logiciels intelligents, notamment en matière de systèmes autonomes ou d’aide à la décision a pêché", poursuit l’expert.

Conscient de la gravité de la situation, le ministre de la Défense polonais prévient : "Ce projet s’inscrit dans une procédure d'urgence opérationnelle et doit être mis en œuvre dans un délai de deux ans". C’est le mastodonte national PGZ, l’entreprise de technologie polonaise Advanced Protection Systems et la société norvégienne Kongsberg qui ont été choisis pour mener conjointement ce projet d’ampleur. "Une bonne nouvelle pour notre tissu industriel, note l’analyste Tomasz Pawłuszko. Il y a cinq ans, nous aurions sans doute dû acheter du matériel fini et entièrement fabriqué à l’étranger".

"Il s’agit de mettre en œuvre un véritable système de 'vaisseaux connectés'", explique le ministre de la Défense. Car d’une part, il faut détecter et suivre la menace, à l’aide d’une multitude de senseurs - comprenant radars, caméras et capteurs. Et, en parallèle, il faut pouvoir agir vite. Pour cela, des effecteurs d’artillerie, des missiles à bas coût, des engins de brouillage et des drones kamikazes seront à disposition. "Le célèbre 'Monstre de Tarnow', une arme multi-canons capable de tirer jusqu’à 3 000 fois par minute, fera par exemple partie du système", révèle le vice-ministre de la Défense, Cezary Tomczyk, dans une interview accordée au média Wirtualna Polska.

Le tout sera financé par le mécanisme européen Safe, qui assure des prêts avantageux aux Etats membres, et dont la Pologne est le plus large bénéficiaire, forte de plus de 43 milliards d’euros à utiliser d’ici 2030. Un véritable tour de force diplomatique qui appelle désormais des résultats opérationnels. "L’irruption de drones sur le champ de bataille nécessite une intégration poussée entre les armées de terre et de l’air", souligne l’expert Tomasz Pawłuszko, qui juge cruciale la formation rapide des soldats au nouveau système. Sur le papier, ce nouveau rideau défensif, qui vient s'ajouter aux programmes déjà engagés jusqu'ici (à l'image de l'acquisition des systèmes américains Patriot), pourrait faire de la Pologne un des pays les mieux dotés au monde en matière de défense antiaérienne d'ici quelques années.

Une aubaine, dans un contexte dégradé par actions malveillantes du Kremlin, entre sabotages répétés, attaques cyber et pression migratoire constante à la frontière orientale. "Nous construisons un système antidrones polonais pour pouvoir faire face au risque de guerre", lâche le vice-ministre de la Défense, Cezary Tomczyk. En Pologne, la menace est particulièrement réelle.

© EPA

Des soldats polonais s'entraînent sur un système américain pour neutraliser des drones ennemis.
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“Le blocage du détroit d’Ormuz, c’est une augmentation massive des prix du pétrole”, explique Alain Bauer, professeur émérite de criminologie

La marine iranienne vient d'annoncer un exercice militaire à tirs réels, dans le détroit d’Ormuz. Cette opération aurait lieu dimanche et lundi prochain, alors que l'armada américain est également présente dans cette zone, où circule une grande partie du pétrole mondial. “Le blocage du détroit d’Ormuz, c’est une augmentation massive des prix du pétrole”, explique Alain Bauer, professeur émérite de criminologie.

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