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En Colombie, quinze morts dans un accident d’avion à la frontière avec le Venezuela

Il n’y a pas de survivants, selon l’autorité aérienne colombienne. Treize passagers et deux membres d’équipage étaient à bord de l’appareil, un Beechcraft 1900 de la compagnie nationale colombienne Satena, opérée par la compagnie privée Searca.

© FEDERICO PARRA / AFP

Un avion de la compagnie nationale colombienne Satena sur le tarmac de l’aéroport international Simon-Bolivar à Maiquetia, dans l’Etat de La Guaira, au Venezuela, en novembre 2022.
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Manifestation réprimée au Nigeria : la colère gronde après la destruction de quartiers informels

À Lagos, la capitale économique du Nigeria, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants en colère après la démolition de logements dans des quartiers informels, notamment le quartier flottant de Makoko. Les habitants déplacés accusent les autorités d’évictions massives sans compensation ni relogement.

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Venezuela : Marco Rubio défend la coopération américaine avec les autorités par intérim

Entendu mercredi par une commission parlementaire à Washington, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a défendu l'opération militaire ayant mené à la capture de Nicolas Maduro au Venezuela. Il s'est aussi félicité des progrès accomplis avec les autorités intérimaires et a espéré pouvoir "ouvrir une représentation diplomatique américaine dans un avenir proche". À Caracas, militaires et policiers ont juré "loyauté et soumission absolue" à la présidente par intérim Delcy Rodriguez.

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Après plusieurs années de déni, un tribunal russe admet par inadvertance que le "Moskva" a bien été coulé par l’Ukraine

Il aura fallu attendre quatre ans. Ce 22 janvier, un tribunal russe a reconnu, visiblement sans le vouloir, que le "Moskva", un croiseur lance-missiles russe attaqué par l'Ukraine, avait effectivement été coulé lors de cette attaque, le 13 avril 2022. "Une frappe de missiles a touché le croiseur lance-missiles de la Moskva, provoquant un incendie et un envahissement de fumée à l’intérieur du navire", indique le communiqué du tribunal, cité par le média indépendant russe, Mediazona."L’explosion, l’incendie et la fumée ont tué 20 membres de l’équipage du croiseur, 24 ont été blessés à des degrés divers, et huit ont été portés disparus, notamment au cours des plus de six heures de lutte pour la survie du navire", précise encore la publication, depuis retirée du site du tribunal, car contraire à la version officielle russe selon laquelle l'engin aurait sombré à la suite d’un accident exceptionnel.

Considéré comme l’un des navires de guerre les plus importants de la Russie avant sa destruction seulement sept semaines après l'invasion de l'Ukraine par Moscou, le Moskva avait été frappé par Kiev à l'aide d'un missile de croisière antinavire, le Neptune. Mais la Russie a toujours soutenu que cette attaque n'était pas la cause de sa destruction, un accident à bord ayant prétendument provoqué une explosion de munitions selon les autorités russes, conduisant à l'évacuation de l'équipage. D'après Mediazona, le tribunal militaire de Moscou a corrigé par inadvertance cette version officielle du Kremlin la semaine dernière, dans le cadre d'un communiqué annonçant la condamnation d’un commandant de la marine ukrainienne qui avait ordonné des frappes contre le Moskva et un autre navire, la frégate Amiral Essen.

Interrogé par CNN, Dmytro Pletenchuk, porte-parole des forces navales ukrainiennes, a déclaré qu’il était difficile pour la Russie de nier les faits du naufrage, d’autant plus que les familles de l’équipage du Moskva s’expriment publiquement. De leur côté, ni Irina Jirnova, porte-parole du deuxième tribunal militaire du district occidental qui aurait publié le communiqué désormais supprimé, ni l’armée russe n’ont fait de commentaires.

Un nouvel échec de la propagande russe

Ce volte-face judiciaire s’inscrit dans une série plus large de ratés de la communication officielle russe. Dès les premiers jours de l'offensive, l’agence de presse russe RIA Novosti avait publié, avant de le retirer en urgence, un éditorial célébrant prématurément la victoire de Moscou. Près de quatre ans plus tard, les forces russes progressent péniblement sur le terrain, au prix de pertes très élevées et pour des avancées territoriales limitées, tandis que l’Ukraine est parvenue à reconquérir d’importantes zones occupées au début du conflit.

Le Kremlin et l’état-major imposent par ailleurs un contrôle très strict du discours entourant le conflit ukrainien, allant jusqu’à interdire l’usage du terme "guerre", remplacé officiellement par celui d’"opération militaire spéciale". De nombreux journalistes ayant rendu compte de la réalité du terrain — notamment en enquêtant sur les exactions commises par des soldats russes à Boutcha et dans d’autres localités — ont ainsi été poursuivis et emprisonnés pour "diffusion de fausses informations" sur l’armée.

Selon le Comité pour la protection des journalistes, au moins 27 reporters ont été incarcérés depuis le début de l’invasion de l'Ukraine à grande échelle, en lien avec leur travail. Quatre ont depuis été libérés, deux contraints à l’exil et un a été tué, tandis que les autres demeurent détenus.

© CAN MEREY/EPA/MaxPPP

Photo d'archives du 7 septembre 2014 montrant le croiseur lance-missiles Moskva de la flotte russe de la mer Noire traversant le détroit du Bosphore près d'Istanbul.
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La France soutient l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des "organisations terroristes"

Mise sous pression par ses partenaires européens, la France a annoncé ce mercredi 28 janvier soutenir l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des "organisations terroristes" de l'Union européenne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a par ailleurs confirmé que l'Union européenne prendrait jeudi à Bruxelles des sanctions contre les représentants iraniens "responsables des exactions" dans le pays. "Il ne peut y avoir d'impunité", at-il écrit sur le réseau social X. "L'insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse".

Iran : il ne peut y avoir d’impunité.

L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage inouï face à la violence qui s'est abattue aveuglément sur lui ne peut rester vain.

Avec nos partenaires européens, nous prendrons…

— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) January 28, 2026

Plus tôt dans la journée, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a affirmé que la France n'avait "aucun tabou" sur le statut à donner et a également jugé "infondées" les "critiques sur la prétendue faiblesse de la France" face à la répression engagée par le régime iranien.

Un nouveau train de sanctions européennes

Le bras armé du régime théocratique en Iran est accusé d'avoir joué un rôle clé dans la répression meurtrière des manifestations qui ont secoué le pays, et qui aurait fait jusqu'à 30 000 morts.

La France rejoint la voix de l'Italie et de l'Allemagne. Selon des diplomates européens, l'Espagne devrait suivre, Madrid ayant fait savoir à ses partenaires qu'elle ne s'opposerait pas au consensus si la France se prononçait en faveur de cette inscription. Selon les règles de l'Union européenne, la décision doit être prise à l'unanimité des 27 Etats membres.

Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept doivent se prononcer jeudi sur de nouvelles sanctions contre 21 responsables politiques et sécuritaires iraniens ainsi que dix entreprises impliquées dans la fabrication de drones. Les Gardiens de la révolution font déjà l'objet de sanctions européennes depuis 2021, mais celles-ci ont la forme de sanctions individuelles ou de gel de leurs avoirs. Le Parlement européen ainsi que la majorité des Etats membres plaident pour ajouter le Corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Jusqu'à maintenant, la France s'était toujours opposée à une telle décision, justifiant sa position par la nécessité de garder le dialogue diplomatique ouvert avec Téhéran.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont déjà classé les Gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste.

© REUTERS

Un manifestant brandit le "V" de la victoire, lors d'une manifestation de soutien aux Iraniens, le 11 janvier 2026 à Berlin.
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Elections américaines de 2020 : le FBI perquisitionne un centre électoral en Géorgie

La semaine dernière, à Davos, Donald Trump a réitéré sa volonté de se venger des responsables des poursuites pénales à son encontre. Il avait été inculpé en 2023 par la justice fédérale et celle de cet Etat du Sud-Est des Etats-Unis, pour tentatives illégales d’inverser les résultats de l’élection de 2020, remportée par le démocrate Joe Biden.

© Alyssa Pointer/REUTERS

Un membre du bureau de presse du Federal Bureau of Investigation (FBI) se tient à proximité de journalistes devant le centre opérationnel et électoral du comté de Fulton, à Union City (Géorgie, Etats-Unis), le 28 janvier 2026.
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Ukraine: à Odessa, l'hôpital pour enfants tente de gérer les pénuries de courant

✇RFI
Par :RFI
En Ukraine, plus de 700 localités sont privées de courant alors que les températures dépassent rarement zéro degré. Coupures dues aux frappes russes à répétition sur les stations électriques. À Kiev, c’est plusieurs centaines d’immeubles qui sont privés de chauffage. Dans ce contexte, l’énergie devient rare et précieuse, redirigée par les autorités vers les « points critiques », à savoir les infrastructures vitales du pays comme les hôpitaux. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours à maintenir une tension électrique 24h/24, et certains établissements de santé doivent s’adapter.

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À Minneapolis, deux policiers impliqués dans la mort d'Alex Pretti suspendus

Deux agents fédéraux américains impliqués dans la mort par balles d'Alex Pretti à Minneapolis ont été suspendus dès samedi, a annoncé mercredi la police aux frontières. Par ailleurs, alors que l'administration Trump avait tenté de calmer le jeu la veille, le président américain a de nouveau haussé le ton contre le maire de Minneapolis, qui a déclaré "ne pas appliquer les lois fédérales sur l'immigration".

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«En ces temps difficiles pour le pays, vous organisez une fête dans un pays hostile» : pourquoi les frasques de la jet-set moscovite à Courchevel font jaser en Russie

RÉCIT - De très riches Russes ont été invités dans la station huppée des Alpes françaises pour un week-end à 337.000 euros par une marque russe de chaussures, ce qui suscite un scandale.

© @rendez.vous.russia / Facebook

La marque russe Rendez-Vous a invité plusieurs membres de la jet-set russe pour un week-end festif et luxueux à Courchevel.
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Révolte en Iran : tension, pression, répression

Plus d’un moins après le début du mouvement de contestation fortement réprimé en Iran, Donald Trump agite de nouveau la menace d’une intervention militaire. Téhéran prévient qu’il ripostera « comme jamais »
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« Rien n’est terminé » : après deux années d’attente, Israël enterre son dernier otage sans encore tourner la page

REPORTAGE - Ran Gvili, enlevé le 7 octobre 2023, a été enterré mercredi à Meitar. Si la séquence des otages s’achève, le traumatisme reste entier : guerre persistante à Gaza, menaces régionales et débat non tranché sur les responsabilités.

© CHAIM GOLDBERG / Pool via REUTERS

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se recueille devant le cercueil de Ran Gvili, le 28 janvier 2026.
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En quête d’un allié stable, le Danemark se rapproche de l’Europe

Les velléités d’annexion du Groenland de Donald Trump, tout comme ses réflexions humiliantes sur l’armée danoise, ont agi comme un électrochoc. Jadis allié indéfectible des États-Unis, il se retourne vers l’Union européenne.

© Thomas Padilla / REUTERS

En septembre, le gouvernement danois avait surpris l’ensemble des acteurs et observateurs de la défense européenne en annonçant qu’il allait acquérir des batteries de missiles sol-air auprès de fournisseurs français, italien, allemand et norvégien plutôt que de choisir le système américain Patriot.
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