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« Les pressions de Donald Trump contre la Fed s’inscrivent dans un effort sans précédent d’extension des pouvoirs de l’exécutif »

Ce qui se joue dans cette lutte entre l’exécutif et la banque centrale, c’est le sort de la séparation des pouvoirs aux Etats-Unis, affirme, dans une tribune au « Monde », le politiste Antoine de Cabanes, spécialiste de la Réserve fédérale.

© Elizabeth Frantz / REUTERS

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, à Washington, le 17 septembre 2025.
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Syrie : dans Kobané assiégée, les Kurdes se préparent à défendre le Rojava

Depuis deux semaines, le nouveau pouvoir syrien a lancé une offensive pour étendre son autorité sur les territoires administrés par les forces kurdes à Alep, puis dans le Nord-Est. Les Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, ont appelé à la mobilisation générale pour défendre la ville.

© PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE »

Nishtiman Haji Murad, 36 ans, journaliste membre de l'association Voix des femmes sans frontières et habitante de Kobané, jointe en vidéo par téléphone par Le Monde alors que la ville est assiégée, en Syrie, le 22 janvier 2026.
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En Bolivie, la disparition d’Evo Morales depuis plusieurs jours alimente les spéculations

L’ancien président de gauche n’a pas fait d’apparition publique depuis plus de douze jours. Ses partisans craignent qu’il puisse être arrêté et extradé vers les Etats-Unis.

© ERNESTO BENAVIDES / AFP

L’ancien président bolivien Evo Morales tient des feuilles de coca lors d’une réunion avant le second tour de l’élection présidentielle à Villa 14 de Septiembre, en Bolivie, le 19 octobre 2025.
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Aux Etats-Unis, les images de l’extrême brutalité des agents de l’ICE envers les migrants

Dénoncées depuis des mois par les démocrates et la société civile, les méthodes de la police fédérale de l’immigration américaine commencent également à susciter l’indignation dans le camp républicain.

© BLAKE FAGAN / AFP

Des agents fédéraux de l’immigration interpellent un ouvrier agricole, lors d’une opération visant une exploitation, en faisant usage de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, à Camarillo (Californie), le 10 juillet 2025.
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L'arrestation d'un enfant de 5 ans à Minneapolis suscite l'émoi sur les réseaux sociaux

Après l'arrestation, largement diffusée sur les réseaux sociaux, d'un enfant de 5 ans en compagnie de son père par la police de l'immigration à Minneapolis, le vice-président américain, JD Vance, s'est rendu dans le Minnesota, où les manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump continuent depuis la mort de Renee Good. 

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Sarah Mullally, nouvelle archevêque de Canterbury, face aux défis de l’Église anglicane

C’est l’équivalent du pape pour la communauté anglicane : Sarah Mullally deviendra, mercredi 28 janvier, la nouvelle archevêque de Canterbury. C’est la première femme élue à ce poste – son prédécesseur, Justin Welby, a dû démissionner il y a un an, accusé d’avoir mal géré un scandale d’abus sexuels au sein de l’Église anglicane. Sarah Mullally va devoir reconstruire la confiance dans l’institution, et surtout réunifier une communauté divisée sur les grandes questions sociales (comme l’acceptation des couples de même sexe).

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Groenland : ces zones d'ombre qui demeurent sur le projet négocié entre Donald Trump et l'Otan

Les Etats-Unis "n'emploieront pas la force" pour se saisir du Groenland, mais ils exigent "des négociations immédiates" : c'est le message qu'a tenté de faire passer Donald Trump, lors du forum économique mondial de Davos. Mercredi 21 janvier, le président a annoncé avoir posé "le cadre d'un futur accord" sur l'île appartenant au Royaume du Danemark, lors de discussions avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, rapporte la chaîne TV5Monde.

L'esprit de l'accord consisterait à accroître la présence de l'Otan dans l'Arctique et à renforcer le contrôle des Etats-Unis sur certaines parties du territoire, tout en empêchant la Chine et la Russie de s'approcher des ressources minières de l'île, rapporte, de son côté, le New York Times. Les détails des discussions restent néanmoins flous : voici ce que l'on sait sur le projet des Etats-Unis pour le Groenland.

La révision d'un accord de défense

Selon le New York Times, et des sources au fait des discussions, les Américains envisagent une renégociation de l'accord de défense de 1951 entre les Etats-Unis et le Danemark, afin de consacrer la pleine souveraineté de Washington sur ses bases militaires, sans rendre de comptes au Danemark. "Cette solution, si elle aboutit, sera excellente pour les Etats-Unis d'Amérique et tous les pays membres de l'Otan", avait déclaré Donald Trump au sujet de l'accord, lors de son discours à Davos.

En effet, selon l'accord conclu en 1951, les Etats-Unis assurent la défense du Groenland, en contrepartie du droit d'être présents via leurs bases militaires sur l'île, et d'établir de nouvelles bases ou "zones de défense", si l'Otan le juge nécessaire. Les Etats-Unis n’ont cependant pas la main sur tous leurs mouvements. Ils ont le droit d’envoyer autant de troupes qu’ils le souhaitent vers leur base, mais doivent informer le gouvernement danois de toutes leurs opérations.

"Les représentants de l'Otan ont envisagé d'étendre le pacte de 1951 au sein du territoire. Un tel accord s'inspirerait probablement de l'accord de "zone de souveraineté" en vigueur à Chypre, où les bases militaires britanniques sont considérées comme faisant partie du territoire britannique", résume le New York Times.

Pleine souveraineté sur la base de Pituffik

Cela conférerait notamment aux Etats-Unis la pleine souveraineté sur leur base spatiale de Pituffik, au nord-ouest de l'île de glace. Cette installation militaire, qualifiée de "sommet du monde", est l'une des plus isolées. Selon la Force spatiale américaine, elle sert, entre autres, à effectuer des missions "d'alerte antimissile, de défense antimissile et de surveillance spatiale", protégeant ainsi le territoire américain des missiles ennemis depuis l'arctique. "Ce territoire groenlandais pourrait s'avérer crucial pour le projet américain de construction du système de défense antimissile "Dôme d'or", dont certains éléments pourraient être déployés au Groenland", note le quotidien new-yorkais.

L'accord visera également à empêcher les pays non membres de l'Otan, en particulier la Russie et la Chine, d'exploiter les terres rares qui se trouvent sous la calotte glaciaire du Groenland, et qu'ils "ne puissent avoir accès économiquement et militairement" à l'île, ainsi qu'au sept pays de l'arctique (les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l'Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège), a révélé Mark Rutte sur Fox News.

Pas de légitimité politique

Néanmoins, si les Etats-Unis tentent de trouver une solution sur le plan militaire, ils pâtissent d'un manque de légitimité politique et de consensus avec le Danemark. En effet, une telle révision de l'accord de défense ne peut aboutir sans l'accord du royaume, qui contrôle le Groenland. Or, la Première ministre danoise a affirmé ne pas avoir été consultée à ce sujet.

"Il va de soi que seuls le Danemark et le Groenland eux-mêmes peuvent prendre des décisions concernant les questions relatives au Danemark et au Groenland", a ainsi martelé Mette Frederiksen, au lendemain de l'annonce. Pour sa part, si Donald Trump tente désormais d'obtenir satisfaction en utilisant un ton moins martial, il a néanmoins prévenu les principales puissances mondiales : "si nous n'obtenons pas le Groenland, nous nous en souviendrons". Une menace à peine voilée, symptôme des tensions toujours à l'oeuvre dans cette région stratégique.

© REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo

Le président américain Donald Trump, lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, en octobre 2025.
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : alors que la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis se retrouvent aux Emirats arabes unis, le Kremlin exige que les troupes ukrainiennes quittent le Donbass

Le contrôle des territoires de l’est de l’Ukraine sera abordé par les délégations lors de la réunion trilatérale prévue à partir de vendredi à Abou Dhabi, a déclaré, de son côté, Volodymyr Zelensky.

© Alexander Kazakov via REUTERS

Le président russe, Vladimir Poutine, lors d’une réunion avec l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, le gendre du président américain, Jared Kushner, et le commissaire du service fédéral des acquisitions des Etats-Unis, Josh Gruenbaum, au Kremlin, à Moscou, le 22 janvier 2026.
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Le Portugais Antonio José Seguro, un revenant candidat à la présidentielle

Les Portugais éliront leur président le 8 février prochain, et c’est une première depuis 40 ans, il y aura un second tour. André Ventura du parti d'extrême droite Chega a obtenu 23,5 % des suffrages, mais le premier homme de l'élection, c'est le socialiste Antonio José Seguro. Avec 31,1% des suffrages, il a déjoué les pronostics des sondages. 

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