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Plus de 160 chrétiens enlevés dans l’attaque de deux églises, dans le nord du Nigeria

Cette attaque a été menée, dimanche, par des gangs armés et a visé deux églises dans un village isolé de l’Etat de Kaduna, dans le nord du pays, ont fait savoir, lundi, un membre du clergé chrétien et un rapport de sécurité de l’ONU consulté par l’AFP.

© Sunday Alamba / AP

Devant une église où des fidèles et leur pasteur ont été kidnappés en novembre 2024, à Kaduna, dans le nord-ouest du Nigeria, le 6 novembre 2025.
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Un concurrent de l'ONU ? Ce que l'on sait du "Conseil de paix" voulu par Trump

Le président américain Donald Trump a proposé la création d'un "Conseil de paix" qu'il présiderait lui-même. Selon une charte obtenue par l'AFP, les États souhaitant un siège permanent devront verser plus d'un milliard de dollars. Initialement pensé pour Gaza, il viserait plus largement la résolution des conflits mondiaux, en concurrence avec l'ONU.

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Groenland : après les menaces (douanières) de Donald Trump, l'Europe organise sa riposte

Les Vingt-Sept croyaient peut-être en avoir fini avec les droits de douane de Donald Trump. En réalité, c'est tout le contraire. Après avoir sidéré les Européens avec ses propos sur le Groenland, le président américain brandit désormais la menace de sanctions économiques pour les faire plier coûte que coûte. L'Europe planche donc sur plusieurs leviers pour renverser la donne et tenter de dissuader le président américain. D'abord tentée par une riposte commerciale des plus classiques, l'UE envisage de plus en plus d'activer le "bazooka", un mécanisme anti-coercition encore jamais utilisé, et réfléchit même à des mesures militaires. Alors, effets d'annonce ou menaces réelles ?

L'examen approfondi des options aura lieu jeudi à Bruxelles, où se tiendra un sommet d'urgence sur le sujet. A ce stade, une chose est sure : les Européens ont les moyens d'appauvrir considérablement l'économie américaine. N'en déplaise à Donald Trump. "Nous, Européens, devons être clairs : nous avons atteint nos limites", a affirmé lundi le ministre allemand de l'Economie Lars Klingbeil lors d'une conférence de presse avec son homologue français Roland Lescure à Berlin. "Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées."

Sanctions économiques "classiques"

Selon le Wall Street Journal, en l'absence d'accord, l'UE pourrait décider d'appliquer des droits de douane sur plus de 93 milliards d'euros de produits américains dès le 6 février. Seraient entre autres visés des produits variés comme des motos, ou encore du chewing-gum et du beurre de cacahuète.

Autre levier actionnable : l'UE, qui doit encore ratifier l'accord commercial conclu cet été avec les Etats-Unis, pourrait décider de suspendre le processus de ratification. Alors que les Européens sont les grands perdants de cet accord - qu'ils considéraient jusqu'alors comme le prix à payer pour maintenir le soutien des Etats-Unis à l'Ukraine -, les récentes menaces de Donald Trump pourraient inciter l'UE à revoir sa copie. Un scénario dont l'économie américaine sortirait fortement impactée.

Fatal "bazooka", outil jamais utilisé

Une autre option serait celle de l'activation de l'instrument anti-coercition (ACI) de l'UE, conçu à l'origine pour contrer les intimidations de la Chine. Egalement surnommé "bazooka", cet outil donnerait au bloc une marge de manœuvre importante pour mettre en œuvre des contrôles à l'exportation, imposer des droits de douane sur les services, restreindre les droits de propriété intellectuelle. Mais également pour limiter la capacité des entreprises américaines à accéder aux marchés publics en Europe, notamment dans le secteur stratégique du numérique.

Pour que cet outil puisse être utilisé contre les Etats-Unis, la Commission européenne, organe exécutif de l'UE, devrait alors obtenir l'approbation d'un peu plus de la moitié des Etats membres, représentant au moins 65 % de la population totale de l'Union.

Restrictions militaires, un pari risqué

Outre la voie commerciale, l'Europe pourrait également aller un cran plus loin et imposer des restrictions militaires aux Etats-Unis. Une mesure encore impensable il y a un an, et symptomatique d'une rupture dans les relations transatlantiques. Concrètement, l'Europe pourrait contraindre les Etats-Unis à renoncer à leurs bases militaires sur le continent européen, détaille le New York Times. A l'image par exemple de l'immense base aérienne de Ramstein en Allemagne, qui emploie plus de 12 000 militaires et civils américains.

Une approche qui reste néanmoins plus risquée puisque l'Europe dépend encore largement de l'Amérique pour ses technologies militaires, et est liée à elle par l'Otan et par l'Ukraine. En adoptant de telles mesures, l'Europe pourrait enclencher une escalade dangereuse, et conduire Trump à retirer toutes les forces américaines d'Europe – une perspective qu'aucune des deux parties ne souhaite actuellement, rappelle d'ailleurs le Wall Street Journal.

Mais pour certains experts, cette option n'est pas si irréaliste. Un facteur pourrait changer la donne : l'opinion publique en Europe est devenue plus critique envers les Etats-Unis et presse aujourd'hui ses représentants d'agir avec plus de fermeté. "Beaucoup de gens disent que nous avons clairement franchi une ligne rouge", fait ainsi valoir Brando Benifei, député européen et président de la délégation américaine pour les relations avec les Etats-Unis, dans les colonnes du New York Times.

Giorgia Meloni, négociatrice privilégiée ?

Enfin, dans un scénario plus optimiste, une personne pourrait jouer les intermédiaires et convaincre Donald Trump sans avoir besoin de recourir à des sanctions. Elle n'est autre que Giorgia Meloni, la Première ministre italienne connue pour sa proximité avec Donald Trump. Selon plusieurs analystes, elle pourrait jouer un rôle privilégié pour apaiser les tensions et semble la plus à même de faire reculer le président américain sur le dossier groenlandais.

Giorgia Meloni a d'ailleurs déclaré avoir échangé avec lui dimanche et souligné un "problème de compréhension et de communication" concernant le déploiement de troupes européennes au Groenland. Elle a également précisé que ces déploiements ne devaient pas être interprétés comme une mesure "anti-américaine" et appelé à tout faire pour "éviter l'escalade".

Mais même les observateurs les plus confiants sur l'avenir des relations transatlantiques admettent que la situation actuelle est dangereuse et sans précédent. "C’est une période inquiétante", reconnaît auprès de Politico un haut responsable de l’UE, qui a requis l'anonymat. Et ce dernier de conclure : "Nous devons garder notre calme et continuer d’avancer".

© REUTERS

Les Groenlandais manifestent à Nuuk, capitale de l'île, le 17 janvier 2026 contre le projet d'annexion de Donald Trump.
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Les femmes, grandes oubliées du monde du travail, en Turquie

En Turquie, les statistiques résistent.... et n’annoncent pas d’amélioration sur la place des femmes dans le monde du travail. Seules un tiers d’entre elles ont un emploi légal dans le pays. Un chiffre comparable au pire pays européen en la matière, l’île de Malte. Et pourtant même si la Turquie ne fait pas partie de l’Union européenne, un programme européen intitulé « Women up » vient soutenir les femmes entrepreneures. 11 000 emplois ont ainsi pu être créés.

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Donald Trump redonne des couleurs à la Chine

DÉCRYPTAGE - Sous pression au Venezuela et en Iran, Pékin se profile en pôle de stabilité dans le monde et profite des divisions transatlantiques, mais demeure aux aguets à Taïwan.

© Evelyn Hockstein / REUTERS

Donald Trump et Xi Jinping, le 30 octobre 2025, à Busan, Corée du Sud.
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Menace russe supposée au Groenland: Moscou entre ironie, étonnement et contestation

Les déclarations de Donald Trump sur les supposées intentions russes au Groenland suscitent la surprise et certains sarcasmes à Moscou. Alors que le Kremlin se garde officiellement de critiquer le président américain pour ménager ses intérêts en Ukraine, une prise de distance se fait sentir nettement dans la presse et affleure dans les commentaires officiels.

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En Chine, le nombre de naissances n’en finit plus de diminuer

Les pouponnières de l'Empire du milieu se vident. La population chinoise a diminué pour la quatrième année consécutive en 2025, le taux de natalité ayant chuté à un niveau historiquement bas, selon les données officielles publiées ce lundi 19 janvier. Les experts mettent en garde contre une poursuite de ce déclin, alors que la population du pays a diminué de 3,39 millions d'habitants pour s'établir à 1,405 milliard, soit une baisse plus rapide qu'en 2024.

Le nombre total de naissances a chuté à 7,92 millions en 2025, en baisse de 17 % par rapport aux 9,54 millions enregistrés en 2024. Le taux de natalité en Chine a ainsi chuté à 5,63 pour 1 000 habitants. En 2025, il était "sensiblement le même qu'en 1738, lorsque la population chinoise n'atteignait qu'environ 150 millions d'habitants", relève auprès de Reuters Yi Fuxian, démographe à l'Université du Wisconsin-Madison.

Parallèlement, le nombre de décès a quant à lui augmenté pour atteindre 11,31 millions, contre 10,93 millions en 2024, d'après les chiffres du Bureau national des statistiques (BNS) chinois. Le taux de mortalité en 2025, à 8,04 pour 1 000 habitants, est le plus élevé depuis 1968.

La population chinoise diminue depuis 2022 et vieillit rapidement, ce qui complique le plan de Pékin visant à stimuler la consommation intérieure et à maîtriser la dette. Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans a atteint environ 23 % de la population totale, selon les données du BNS. D'ici 2035, ce nombre devrait atteindre 400 millions, soit l'équivalent de la population cumulée des États-Unis et de l'Italie. Cela signifie que des centaines de millions de personnes quitteront le marché du travail à un moment où les budgets des retraites sont déjà sous tension. "Moins de naissances signifie moins de travailleurs à venir pour subvenir aux besoins d’une population de retraités en forte croissance", résume le New York Times.

Les autorités font la promotion du mariage et de la procréation

Les autorités s'efforcent de promouvoir une vision positive du mariage et de la procréation afin de contrer les effets de la politique de l'enfant unique, en vigueur de 1980 à 2015. Cette politique, bien qu'ayant contribué à la lutte contre la pauvreté, a profondément transformé les familles et la société chinoises. En Chine, le nombre de mariages a chuté d'un cinquième en 2024, soit la plus forte baisse jamais enregistrée, avec seulement 6,1 millions de couples s'enregistrant, contre 7,68 millions en 2023. A noter que le taux de mariage est généralement un indicateur avancé du taux de natalité dans le pays.

Selon les démographes, la décision prise en mai 2025 d'autoriser les couples à se marier partout dans le pays et non plus seulement dans leur lieu de résidence devrait entraîner une hausse temporaire des naissances. Au troisième trimestre 2025, le nombre de mariages a augmenté de 22,5 % par rapport à l'année précédente pour atteindre 1,61 million. Cependant, pour de nombreux jeunes, le coût élevé d'élever un enfant est particulièrement décourageant dans un contexte de ralentissement économique et de crise du logement. "Face aux difficultés économiques de la Chine, les jeunes pourraient préférer attendre et voir, ce qui n'est pas de bon augure pour la natalité", a assuré au New York Times Wang Feng, professeur de sociologie à l'Université de Californie à Irvine.

180 milliards de yuans pour booster la natalité

Par ailleurs, les décideurs politiques ont fait de la planification démographique un élément clé de la stratégie économique du pays et, d'après les estimations de Reuters, Pékin doit faire face cette année à un coût potentiel total d'environ 180 milliards de yuans (25,8 milliards de dollars) pour stimuler la natalité. Les principaux postes de dépenses sont la subvention nationale pour enfants, introduite pour la première fois l'année dernière, ainsi que l'engagement pris, en 2026, de prendre en charge l'intégralité des frais médicaux, y compris la fécondation in vitro (FIV), par le biais de l'assurance maladie nationale.

La Chine affiche l'un des taux de fécondité les plus bas au monde, avec environ un enfant par femme, bien en deçà du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme). D'autres économies d'Asie de l'Est, comme Taïwan, la Corée du Sud et Singapour, affichent des taux de fécondité tout aussi faibles, d'environ 1,1 enfant par femme. En Chine, le nombre de femmes en âge de procréer (défini par l'ONU comme les femmes âgées de 15 à 49 ans) devrait diminuer de plus des deux tiers pour atteindre moins de 100 millions d'ici la fin du siècle.

© Reuters

Le président chinois Xi Jinping a fait de la planification démographique un élément clé de la stratégie économique du pays.
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Pakistan : au moins 21 morts dans un incendie qui a ravagé un centre commercial à Karachi ce week-end

Le feu s’est déclaré samedi soir, dans l’un des centres commerciaux les plus fréquentés de Karachi. Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les secours tentent toujours de retrouver une soixantaine de disparus.

© Akhtar Soomro / REUTERS

Les secours continuaient de rechercher des disparus dans les décombres du centre commercial Gul Plaza, ravagé par un incendie survenu le samedi 17 janvier, à Karachi, le 19 janvier 2026.
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Gaza : les candidats à un siège permanent au conseil de la paix devront verser plus de 1 milliard de dollars, selon un document obtenu par l’AFP

Les Etats qui souhaitent sécuriser un siège permanent au conseil de la paix proposé et présidé par Donald Trump devront s’acquitter de « plus de 1 milliard de dollars en espèces », précise ce document. Les autres exerceront « un mandat d’une durée maximale de trois ans » renouvelable.

© Evelyn Hockstein / REUTERS

Le président américain, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 14 janvier 2026.
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