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Groenland : l’Europe “tient tête” à Trump et prépare sa riposte

Après la réunion dimanche de leurs ambassadeurs auprès de l’Union européenne (UE), les dirigeants du bloc participeront jeudi à un sommet extraordinaire à Bruxelles pour élaborer leur riposte face au “chantage” économique de Donald Trump sur le Groenland. Parmi les pistes envisagées, l’activation de l’instrument anti-coercition de l’UE, un “bazooka” commercial qui ne fait pas l’unanimité au sein des 27.

© Dado Ruvic / REUTERS

Une maquette imprimée en 3D du président américain Donald Trump devant les drapeaux de huit pays européens visés par des droits de douane punitifs américains, après s’être opposé au projet du président américain d’annexer le Groenland (REUTERS/Dado Ruvic/Illustration).
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L’Allemagne, ce pays qui aimait ses élites

Du fait du fédéralisme et de l’absence de grands corps, les élites allemandes sont plus diverses et moins polarisantes qu’en France. Néanmoins, depuis quelques années, la thématique des « élites mondialisées » est apparue dans les discours de l’extrême droite allemande.

© Nadja Wohlleben / REUTERS

Katherina Reiche, ministre allemande de l’économie et de l’énergie, avec Boris Pistorius, ministre de la défense, lors d’une réunion du cabinet, à Berlin, le 14 janvier 2026.
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Espagne: le bilan s'alourdit à au moins 39 morts, après une collision entre deux trains

Un accident de trains s'est produit dans le sud de l'Espagne, ce dimanche 18 janvier, en fin de journée. Un premier train a déraillé, avant d'être percuté par un autre train, qui a lui-même déraillé. Au moins 39 personnes ont été tuées et de nombreuses autres ont été blessées, selon un bilan provisoire.

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"Ils ont créé un monstre": des théories du complot aux promesses non tenues, comment Donald Trump s'est embourbé dans l'affaire Epstein

Un an après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump reste empêtré dans l’affaire Epstein. Après avoir promis des révélations à ses électeurs, le président américain a rechigné à déclassifier le dossier judiciaire de son ancien ami. Ces atermoiements n’ont fait que renforcer le climat de suspicion autour du républicain, et braquer une partie de son électorat.

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EN DIRECT, Groenland : les dernières informations et réactions

Après les menaces économiques de Donald Trump, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a répété que l’UE tient « fermement » son « engagement de défendre la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark ».

© Marko Djurica / REUTERS

Des soldats danois dans le vieux port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026.
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Camille Alexandre : "En Iran, le système tient bon, on ne voit pas de fissure à ce stade"

La répression par le régime des mollahs de l’aspiration à la liberté exprimée dans la rue par les Iraniens a fait des milliers de morts depuis le début de l’année, selon les estimations d’organisations de défense des droits de l’Homme. Fin connaisseur des arcanes de ce régime théocratique, Camille Alexandre (pseudonyme utilisé pour des raisons de sécurité par un spécialiste français des relations internationales) analyse l’impasse dans laquelle la République islamique a conduit l’Iran. Persanophone et arabophone, l’auteur a publié l’an dernier deux livres très documentés qui dissipent beaucoup d’idées reçues sur le sujet, Le régime iranien à livre ouvert et Le Proche-Orient iranien, les deux aux éditions Odile Jacob. Entretien.

La République islamique, fondée il y a 47 ans, vit-elle ses derniers instants ?

Le mécontentement grandit et s’étend. On remarque sur le temps long une nette accélération des manifestations, avec une convergence des revendications économiques, sociales et politiques. En face, on ne discerne à ce stade aucun signe que le régime souhaite transiger. Avec l’administration Trump peut-être, mais pas avec sa population.

Au-delà de la répression féroce qu’il mène, sur quels piliers s’appuie le régime pour résister au mécontentement du peuple ?

D’abord, sur ceux qui ont vécu l’instauration d’un régime islamique comme une libération et qui lui restent fidèles, notamment les Bassidji, les miliciens chargés du maintien de l’ordre, qui éprouvent une satisfaction de classe à le faire régner. Il y a, plus largement, le corps des Gardiens de la révolution, qui reste un pilier du régime. Il y a enfin le clergé, qui fait bloc, mais aussi les hauts fonctionnaires de l’État. Le système tient bon, et à ce stade on ne voit pas de fissure dans l’appareil sécuritaire. En revanche, certaines franges de la population sont de plus en plus mécontentes et de plus en plus vocales. C’est le cas non seulement de la jeunesse et des classes éduquées, mais aussi des minorités. La colère grandit dans les marges, notamment chez les Baloutches et les Kurdes. Le mouvement "Femme, Vie, Liberté" est né au Kurdistan, Mahsa Amini était kurde. Aujourd’hui aussi, le Kurdistan est aux avant-postes. C’est là que la répression est la plus sanguinaire.

Le rôle des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, va croissant au fil des ans. L’Iran est-il encore une théocratie dirigée par le clergé chiite, ou plutôt un régime militaire ?

La République islamique est une théocratie : c’est son identité fondamentale et même sa raison d’être. La montée en puissance des Gardiens ne signifie nullement leur domination sur le système, encore moins sur le clergé. Le commandant en chef des armées est le Guide suprême, dont le bureau dispose par ailleurs de représentants insérés dans toutes les institutions, dont les Gardiens, et dont la fonction est de contrôler chaque pan du système. Les Gardiens sont aussi dotés de leur propre service de renseignement, certainement le plus implacable, créé pour contrôler la moindre dissidence en leur sein, et qui est aussi tenu par le clergé. Enfin le clergé supervise les fondations pieuses, donc les finances et les subsides. C’est une illusion de croire que la montée en puissance des Gardiens, qui est réelle, serait synonyme de perte d’influence concomitante du clergé.

On distingue souvent deux factions au sein du régime, les réformateurs et les radicaux. Vous écrivez que ce pluralisme n’est qu’un leurre et que les leviers du pouvoir ont toujours été aux mains des ultras…

Le "réformateur", n’existe pas en Iran. Ceux qu’on appelle ainsi improprement en français, les eslahtalaban en persan, demandent non pas des réformes mais des corrections (eslah) du système, dans l’objectif précisément de le perpétuer. En outre, ils s’articulent sans problème avec le pouvoir. Ainsi des élections présidentielles : le Conseil des gardiens de la Constitution, organe qui dépend du Guide, a permis à l’actuel président dit réformateur, Massoud Pezeshkian, de concourir. Pourquoi ? Parce que le Guide voulait à ce moment-là un président "réformateur", utile face à l’Occident dans l’espoir de rouvrir les négociations nucléaires. Cela n’a aucune incidence sur les fondements du régime ni sur ses choix sécuritaires.

Pourquoi le régime hait-il les États-Unis et Israël ?

A sa naissance, le régime est aussi antiaméricain qu’antisoviétique. "Ni Ouest, ni Est, république islamique" était son slogan : face aux deux grands, tout aussi impies l’un que l’autre, l’islam n’est pas une troisième voie mais la seule voie possible d’un gouvernement qui soit en accord avec Dieu. D’autre part, la République islamique incarne la revanche des déshérités (mostaz’afin) contre les arrogants (mustakbarin) et les idolâtres (taghut), concepts coraniques centraux dans la doctrine khomeyniste. Les pires idolâtres, ce sont le Chah et l’Amérique, le "Grand Satan". Et bien sûr Israël, "tumeur cancéreuse" et première cible à abattre car elle souille la terre d’islam. Il est du devoir de tout musulman de libérer cette Terre sainte. Le 7-Octobre est le premier coup porté par cette idéologie dans cet objectif. Il faut rappeler que la charte du Hamas, comme d’autres, mentionne explicitement le khomeynisme comme source d’inspiration spirituelle, au-delà même du financement et de l’armement.

Cela explique-t-il la volonté si opiniâtre de la République islamique de se doter de la bombe atomique ?

Il faut y voir une volonté d’affirmer un leadership sur le monde musulman mais aussi une volonté de dissuasion. Khomeyni renonce d’abord au programme nucléaire initié par le Chah, mais la guerre Iran-Irak a changé les choses et depuis, l’objectif n’a pas varié. Depuis vingt ans, la trajectoire vers la bombe est nette, ascendante et sans reflux, malgré tous les affichages à une disponibilité au dialogue et malgré l’accord nucléaire de 2015.

Pourquoi la République islamique met-elle tant de rigueur à contrôler les mœurs, notamment des femmes ?

Ce régime se pense comme une défense civilisationnelle face aux idolâtres. D’où la centralité du concept d’infiltration (nofouz). La modernité occidentale est vue comme un ennemi qui cherche à s’infiltrer. Ce fut dès le départ théorisé par des intellectuels iraniens éduqués notamment en France et proches des milieux de gauche. Ali Shariati par exemple, proche de Sartre et qui disait être choqué par la "prostitution" dans les rues de Paris parce que les Parisiennes étaient court vêtues, a théorisé la synthèse entre le marxisme et l’islam chiite, les mostaz’afin étant les nouveaux prolétaires. L’écrivain Jalal Al-e Ahmad a fustigé "l’occidentalité", la maladie de l’Occident. Pour s’en défaire, il faut revenir aux origines pures de l’islam. Le khomeynisme puise directement dans ces inspirations.

Dans quelle mesure le régime a-t-il été affaibli par les coups portés ces deux dernières années aux supplétifs de l’Iran, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien, le régime d’Assad en Syrie ?

Il a été largement affaibli, d’autant que "l’Axe de la résistance" orchestré par l’Iran avait sous-estimé l’ampleur du traumatisme causé en Israël par le 7-Octobre, premier pogrom depuis la Shoah mais surtout premier pogrom dans le sanctuaire juif qu’était censé être l’Etat d’Israël, ce qui explique la détermination inébranlable d’Israël à en venir à bout. Nous n’avons pas fini d’en voir les conséquences. La chute du régime iranien pourrait en faire partie, comme d’ailleurs l’enterrement de toute perspective d’un État palestinien.

Le guide Khamenei, qui a bientôt 87 ans, prépare-t-il sa succession ? Peut-on en attendre une évolution du régime ?

On a beaucoup parlé de son fils, intégré depuis longtemps au cœur du régime. Mais l’hypothèse divise, car elle rappelle l’aspect dynastique de la monarchie. On parle de placer un Guide plus modéré, qui conviendrait mieux aux Américains. A cet égard, il faut rappeler que Khamenei, quand il a succédé à Khomeyni à sa mort en 1989, n’avait pas la légitimité religieuse suffisante pour pouvoir prétendre aux plus hautes fonctions. Son rival Rafsandjani notamment, pariait sur un affaiblissement de la fonction de Guide après la mort du fondateur. Mais en fin tacticien, Khamenei a su fermement consolider un pouvoir absolu. Il n’est pas exclu que l’histoire se répète.

Pourquoi l’opposition n’a-t-elle jamais réussi à se structurer et à s’unifier depuis 47 ans ?

Il y a beaucoup de divisions, parfois des querelles d’ego. Le fils du Chah souffre de n’avoir jamais vécu dans le pays depuis la révolution. On a vu des tentatives de convergence en 2023 pendant le mouvement "Femme, Vie, Liberté", mais cela a fait long feu. Il y a tant fragmentation de l’opposition en exil que dichotomie entre celle-ci et les manifestants dans le pays, qui obéissent à des mots d’ordre spontanés et peinent à se structurer.

Les Moudjahidine du Peuple ont-ils encore une audience en Iran ?

Beaucoup d’Iraniens, à l’instar d’ailleurs du régime, les considèrent comme des traîtres car ils ont pris les armes contre leur pays durant la guerre Iran-Irak.

Le prince héritier incarne-t-il une perspective crédible ?

Ce n’était pas le cas encore récemment. Néanmoins, on entend des Iraniens de plus en plus nombreux qui s’y résignent, faute d’alternative. Lui propose de diriger une transition de 18 mois jusqu’à des élections libres. La vraie question est de savoir si cette solution serait acceptable par les États-Unis, qui semblent avoir le destin du pays en main, davantage malheureusement que le peuple iranien.

© UPI/MAXPPP

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, prononce un discours à Téhéran, en Iran, le vendredi 9 janvier 2026.
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DIRECT. Au moins 39 morts en Espagne dans la collision entre deux trains à grande vitesse, un bilan "non définitif" avertit le gouvernement

Au moins 39 personnes sont mortes dans un drame ferroviaire survenu ce dimanche 18 janvier en fin de journée en Andalousie en Espagne. Un premier train a déraillé avant d'être percuté par un autre train, qui a lui-même déraillé. Le ministre des Transports espagnol parle d'un "accident extrêmement étrange".

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"Le couple Moretti était attaché à ce que le contrôle des âges soit extrêmement strict": les avocats du couple Moretti, les gérants du bar incendié à Crans-Montana, sortent du silence

Depuis le drame, les gérants du bar Le Constellation à Crans-Montana, où un incendie s'est déclenché dans la nuit du Nouvel An, sont critiqués par les proches de victimes. Dans un document BFMTV, leurs avocats, qui s'expriment pour la première fois, assurent qu'ils sont eux aussi "dans la douleur".

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Collision entre deux trains en Espagne: trains neufs, ligne droite... Les autorités ne comprennent pas l'origine de l'accident

Un accident de trains s'est produit dans le sud de l'Espagne, ce dimanche 18 janvier, en fin de journée. Un premier train a déraillé, avant d'être percuté par un autre train, qui a lui-même déraillé. Au moins 24 personnes ont été tuées et de nombreuses autres ont été blessées, selon un bilan provisoire.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : le point sur la situation

Les représentants de Kiev ont eu des discussions « substantielles » aux Etats-Unis avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, a déclaré dimanche l’un des négociateurs ukrainiens, Rustem Umerov.

© UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SER / via REUTERS

Le négociateur en chef ukrainien, Rustem Umerov, et le secrétaire à la défense nationale ukrainien lors d’une réunion avec des représentants européens, canadiens et de l’OTAN, à Kiev, le 3 janvier 2026.
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Au moins 24 morts après une collision de deux trains en Espagne

Un accident de trains s'est produit dans le sud de l'Espagne, ce dimanche 18 janvier, en fin de journée. Un premier train a déraillé, avant d'être percuté par un autre train, qui a lui-même déraillé. Au moins 24 personnes ont été tuées et de nombreuses autres ont été blessées, selon un bilan provisoire.

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Au Groenland, la mission militaire en coopération avec des Européens se poursuivra « pendant un an, peut-être deux »

Dans un entretien au « Monde », le général major Soren Andersen, commandant des forces danoises sur l’île inuite convoitée par Donald Trump, annonce qu’après la phase de « reconnaissance », les exercices se prolongeront avec « des capacités différentes » et la venue de « forces spéciales ».

© OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »

Depuis le poste de pilotage du navire HDMS « Knud Rasmussen » (P570) de la marine royale danoise, à Nuuk, le 17 janvier 2026.
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« La faillite de l’Ayandeh Bank en Iran a joué un rôle d’accélérateur dans la déliquescence du régime »

Un système bancaire aux pratiques douteuses, à la régulation laxiste, entaché de malversations couvertes au plus haut sommet de l’Etat, a conduit à fabriquer une bombe à retardement capable de faire vaciller le pouvoir iranien, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».

© ATTA KENARE/AFP

Un Iranien retire de l’argent à un distributeur automatique de billets de la Banque Eghtesad Novin, à Téhéran, le 7 janvier 2026.
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