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« L’arbitrage international a un rôle à jouer dans la nouvelle géopolitique qui privilégie la force sur le droit »

Réagissant aux arguments de Donald Trump justifiant l’intervention américaine au Venezuela, Thomas Clay, professeur de droit, rappelle dans une tribune au « Monde » l’existence d’un mode de résolution pacifique des litiges commerciaux, destinés justement à éviter les conflits armés pour des raisons économiques.

© BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Le président américain, Donald Trump, et son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, à Washington, le 9 janvier 2026.
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EN DIRECT, Groenland : des manifestations contre les ambitions territoriales de Donald Trump attendues à Copenhague et Nuuk

D’importantes manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes du Danemark et dans la capitale groenlandaise, afin de protester contre les convoitises du président américain, qui continue d’afficher son intention de s’emparer du Groenland.

© OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »

Inscription « Free Greenland » (« Groenland libre ») sur le mur d’une maison, dans le centre-ville de Nuuk, le 15 janvier 2026.
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : l’armée russe poursuit ses attaques contre les infrastructures énergétiques ; les négociateurs américains et ukrainiens doivent se rencontrer dans la journée

L’ambassadrice de Kiev aux Etats-Unis, Olga Stefanishyna, a annoncé, vendredi, que des nouveaux pourparlers auraient lieu dans le but de mettre fin au conflit avec la Russie. L’armée de l’air ukrainienne a affirmé avoir abattu 96 drones russes durant la nuit.

© ANDREW KRAVCHENKO/AFP

Lors d’une coupure de courant dans la capitale ukrainienne suite à une attaque russe sur une infrastructure énergétique, à Kiev, le 13 janvier 2026.
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«Ses accès sont hallucinants» : Margo Martin, l’arme fatale de Donald Trump sur les réseaux sociaux

PORTRAIT - Dans une Maison-Blanche où l’image est un levier du pouvoir, Margo Martin façonne un récit politique qui court-circuite la presse et capitalise sur la viralité pour bâtir le contre-récit de l’exécutif.

© CHIP SOMODEVILLA / Getty Images via AFP

Margo Martin lors de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2024. 
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En direct : le bilan des manifestations dépasse désormais les 3 000 morts, selon une ONG

La ‍répression du ​mouvement de contestation en Iran a ⁠fait 3 090 morts, dont 2 885 manifestants, selon les chiffres vérifiées et rapportés samedi par  l'organisation de ​défense des droits humains ‍HRANA, basée aux États-Unis. En parallèle, la connexion internet commence à "légèrement s'améliorer", selon NetBlocks. Suivez notre direct.  

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États-Unis : une juge restreint les pouvoirs de la police de l’immigration dans le Minnesota

Une juge fédérale américaine a imposé vendredi des restrictions à la police de l'immigration (ICE) dans l'État du Minnesota où Renee Good, une Américaine de 37 ans, a été tuée la semaine dernière. Donald Trump est de son côté revenu sur sa menace d'invoquer l'Insurrection Act qui lui permettrait d'utiliser l'armée comme force de police pour contrer les manifestations dans cet État.

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Amina Hassani, juriste : « L’arbitrage d’investissement, qui règle les litiges entre multinationales et Etats, entrave la souveraineté démocratique »

L’intervention des Etats-Unis au Venezuela montre l’influence de cette justice commerciale internationale, souligne la docteure en droit dans un entretien au « Monde ». Caracas avait en effet été condamnée à verser 8 milliards de dollars après la nationalisation des activités des compagnies pétrolières américaines.

© Yann Legendre

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Immigration : la sulfureuse directive "retour" qui divise le Parlement européen

Que Bruno Retailleau se rassure : il n’est pas le seul à tweeter sur un coup de tête. Il y a trois mois, Marine Le Pen lâchait également une petite bombe. Mercredi 1er octobre, les rapporteurs de chaque groupe du Parlement européen sont réunis pour discuter du règlement retour, qui prévoit de durcir les règles en matière d’éloignement des étrangers en situation irrégulière, lorsqu’ils reçoivent, à 10h59, une notification sur leurs téléphones. "La Commission européenne prépare un nouveau coup d’État juridique, vitupère sur X la cheffe de file nationaliste. Le Rassemblement national s’opposera sans faiblir à ce projet mortifère."

Dans la salle, la Néerlandaise Marieke Ehlers, rapporteure pour le groupe Patriots for Europe (PfE) - présidé par Jordan Bardella - accuse le coup. "Son visage s’est décomposé", raconte un participant. Et pour cause. Voilà des mois que l’eurodéputée négocie avec ses collègues français du RN, dont l'ex-patron de Frontex, Fabrice Leggeri, qui saluait encore dans la presse, le 23 septembre, "un pas dans la bonne direction". Le parti à la flamme, qui prétend "changer l’Europe de l’intérieur", semble, sur un sujet constitutif de son identité, y renoncer. "Il y a deux lignes au RN. Une partie des eurodéputés de PfE veulent participer à la discussion tandis qu’une autre ne veut, d’entrée de jeu, pas en entendre parler, relève un élu au cœur des discussions. Manifestement, la position prise par Paris n’avait pas été concertée."

L’enjeu du texte présenté en mars 2025 par la Commission européenne est clair : il s’agit de fixer des règles européennes communes en matière d’éloignement des étrangers en situation irrégulière. "Ce texte peut changer totalement la donne sur la question politique majeure de la lutte contre l’immigration illégale, en sortant de l’impuissance sur le sujet des OQTF", résume François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR et rapporteur pour le groupe PPE, soulignant au passage la différence majeure entre une "directive", qui doit être transposée par États, et un règlement, qui s’applique à tous les États membres dès son adoption. Bruno Retailleau l’a bien compris, s’en saisissant dès son entrée au gouvernement. "On m’avait dit que je n’arriverai pas à faire bouger les choses. Or, c’est l’une des choses les plus importantes que j’ai faites à Beauvau", revendique-t-il aujourd’hui auprès de L’Express. Rien n’est encore fait, pourtant. Si le texte a été adopté à l’automne par le Conseil de l'Union européenne sous la présidence danoise, il faut encore trouver une majorité au Parlement européen, où l’on espère un vote à la fin du mois de février.

"On entre dans le dur"

Il y a au moins trois points chauds. "La directive retour protégeait plutôt les droits des migrants. L’accent était mis sur les retours volontaires, très rares, plutôt que sur l’éloignement forcé. Le texte présenté par la Commission permet de renverser l’ordre de priorité", explique François-Xavier Bellamy. De fait, en 2024, selon la Cour des comptes, moins d’1,5 % des personnes sous le coup d’une OQTF quittaient volontairement le territoire. Ensuite, pour faire face au problème de renvoi des étrangers en situation irrégulière - le taux moyen d’éloignement ne dépasse pas 20 % au niveau européen - le texte rédigé par le commissaire autrichien Magnus Brunner (PPE) ouvre la voie à la création de "centres de retour". Dans l’attente de leur rapatriement, les migrants seraient envoyés dans des pays tiers dits "sûrs" - des discussions sont en cours avec la Tunisie, par exemple. Enfin, la droite européenne entend limiter le nombre de recours possibles pour une personne visée par une mesure d’éloignement.

Autant de mesures qui crispent la gauche. "On entre dans le dur", glisse-t-on dans l’entourage de la négociatrice pour les écologistes, Mélissa Camara. "Les négociations seront très difficiles parce que les écologistes ne sont pas sur la même ligne que les socialistes français, qui ne sont eux-mêmes pas sur la ligne des sociaux-démocrates danois, souligne un bon connaisseur du Parlement européen. Et au RN, à la fin, lorsqu’il faudra appuyer sur le bouton, Marine Le Pen tranchera, comme toujours." N’a-t-elle pas déjà tranché ?

© REUTERS

La présidente du parti d'extrême droite français, Marine Le Pen, arrive à la réunion du parti Patriots for Europe (PfE) à Bruxelles, en Belgique, le 17 décembre 2025.
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