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LES ÉCLAIREURS - Iran: les visages derrière les effrayants bilans

L'Iran fait face depuis plusieurs semaines aux plus importantes manifestations qu'a connues le pays depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les témoignages des violences ordonnées par Téhéran sont rares, mais émergent peu à peu, alors qu'Internet est coupé dans le pays depuis le 8 janvier.

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Attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël

Les Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont annoncé ce samedi 7 octobre 2023, avoir déclenché l'opération "déluge d'Al-Aqsa" contre Israël et avoir tiré plus de "5.000 roquettes" pour "mettre fin à tous les crimes de l'occupation". L'armée israélienne a déclenché l'opération "Sabres de fer" et mené des frappes aériennes sur l'enclave palestinienne, disant avoir détruit plusieurs bâtiments présentés comme des "centres de commandement" du Hamas. Les combats se sont poursuivis au sol entre forces israéliennes et combattants palestiniens infiltrés. La date de l'attaque est doublement symbolique. D'abord car les personnes de confessions juives sont en plein Shabbat et en pleine fête juive de Simha Torah. Ensuite, car elle survient au lendemain de la commémoration de la guerre du Kippour qui avait frappé le pays à partir du 6 octobre 1973. Une guerre lancée, là aussi, par une attaque surprise, le jour de la fête de Yom Kippour. En France, la communauté juive s'inquiète de potentielles répercussions dans l'Hexagone. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin assure que la sécurité des "lieux communautaires juifs" sera renforcée.

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En Iran, la répression connaît une ampleur inédite : « Il y avait deux ou trois couches de corps entassés les uns sur les autres dans les hangars »

Tirs à bout portant dans les manifestations, hangars jonchés de cadavres, forces de l’ordre omniprésentes : plusieurs témoignages recueillis par « Le Monde » attestent de la violence sans précédent employée par les autorités pour mater les manifestations.

© @Vahid Online via Telegram

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"Corps empilés", "zone de guerre"... De premiers témoignages en Iran racontent la "terreur" régnant dans le pays

L'Iran fait face depuis plusieurs semaines aux plus importantes manifestations qu'a connues le pays depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les témoignages des violences ordonnées par Téhéran sont rares, mais émergent peu à peu, alors qu'Internet est coupé dans le pays depuis le 8 janvier.

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De la lutte contre l’immigration à l’annexion du Groenland, Katie Miller, « MAGA Mom » en chef

L’épouse de Stephen Miller, influent conseiller de la Maison Blanche, a indigné la sphère diplomatique en présentant sur X, le 3 janvier, une carte du Groenland repeinte aux couleurs du drapeau américain. Cette « trad wife » dévouée à Donald Trump propage ses idées à travers un podcast très couru de la galaxie MAGA.

© CNP/AdMedia/SIPA

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Des simulations montrent que si Mars n’existait pas, le climat terrestre serait différent !

Et si Mars influençait notre climat ? Des simulations récentes montrent que la petite Planète rouge joue bien un rôle dans certains cycles climatiques majeurs de la Terre, révélant que même les corps célestes de taille modeste peuvent façonner le climat d’une planète habitable.

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États-Unis: JD Vance de retour sur le devant de la scène avec la question du Groenland

Des dirigeants du Danemark et du Groenland sont attendus ce mercredi 14 janvier à la Maison Blanche pour rencontrer le vice-président américain JD Vance. Au cœur des discussions : l’avenir du Groenland, territoire autonome dépendant du royaume danois. Une séquence qui marque le retour de JD Vance sur la scène géopolitique internationale après sa discrétion des dernières semaines sur le dossier vénézuélien.

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Venezuela : bloqué par Maduro pendant plus d'un an, le réseau social X à nouveau accessible

Le réseau social X est de nouveau accessible au Venezuela et les principaux dirigeants du pays y ont fait leur retour – à commencer par la présidente intérimaire Delcy Rodriguez et l'influent ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello. La plateforme avait été bloquée pendant plus d'un an par le président déchu Nicolas Maduro, capturé par les États-Unis le 3 janvier.

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Manifestations en Iran : l’effroyable répression menée par le régime

Une violence extrême exercée contre la population iranienne. Près de trois semaines après le début de la contestation contre le régime des mollahs en Iran, la répression contre les manifestants ne se tarit pas. Les ONG de défense des droits de l'homme, basées à l'étranger, fournissent des éléments tous plus inquiétants les uns que les autres sur les tueries organisées par la République islamique pour faire cesser les protestataires. Elle qualifie désormais ces derniers de "terroristes armés", qui agiraient à la solde de pays ennemis, comme les États-Unis ou Israël. "Aucune indulgence ne sera accordée" envers eux, a prévenu, lundi 12 janvier, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei.

Un bilan humain conséquent, mais encore flou

Téhéran ayant coupé l'accès à Internet à sa population au plus fort des manifestations, l'ampleur du bilan humain lié à la répression du régime demeure difficile à appréhender. Selon les premiers chiffres communiqués par les ONG, il se compte probablement en milliers de victimes. Ces structures tentent de vérifier leurs informations en recoupant les témoignages qui leur proviennent difficilement du pays. L'une d'entre elles, Iran Human Rights, a ainsi dénombré au moins 734 morts depuis le début des manifestations. Basée aux États-Unis, l'ONG HRANA fait de son côté état ce mercredi 14 janvier d'au moins 2 571 morts, dont 2 403 manifestants. D'après elle, 12 enfants et 9 civils sans lien avec la contestation font partie des victimes. Deux sources au sein du régime iranien, interrogées par le New York Times, quantifient par ailleurs le total de personnes tuées ces dernières semaines à environ 3 000 morts.

Un autre bilan, à prendre pour le moment avec plus de prudence, évoque même jusqu'à 12 000 morts dans le pays. Ce chiffre a été publié par Iran International, un site web de l'opposition iranienne, proche du fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, prétendant autoproclamé au pouvoir à Téhéran en cas de chute de la République islamique. D'après cette source, les journées des 8 et 9 janvier, lorsque l'accès au web était déjà coupé par les autorités en Iran, ont été les plus meurtrières. "L'assassinat a été perpétré sur ordre direct du Guide suprême Ali Khamenei", précise le site. "D'après les informations reçues, les personnes tuées ont principalement été abattues par les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique et du Bassidj", les paramilitaires dévoués au régime.

Morgue saturée et hôpitaux débordés

De multiples témoignages publiés dans la presse internationale corroborent le scénario de massacres de grande ampleur ces derniers jours. En dépit des restrictions de connexion, de nombreuses images et vidéos montrent par exemple la violence des forces de sécurité iraniennes, prêtes à tirer à balles réelles sur la foule de contestataires. D'autres donnent à voir des scènes terribles, avec des proches venant se recueillir sur les dépouilles de manifestants morts durant les rassemblements. Le Monde a par exemple authentifié des vidéos d'une morgue du sud de Téhéran, la capitale, complètement saturée par le nombre de cadavres à gérer. Sur les images, des dizaines – peut-être des centaines – de sacs mortuaires sont posés à même le sol. Ce genre de séquence a été relayé par la télévision d'État iranienne, comme un avertissement lancé à la population qui hésiterait à descendre dans la rue pour rejoindre la contestation.

Dans les hôpitaux, les blessés affluent. Les soignants sont débordés par l'afflux interminable de nouveaux patients, souvent touchés par balles. "Des cadavres et des blessés – hommes, femmes et enfants – arrivent dans des camions, des ambulances et des voitures particulières", explique au Daily Telegraph un médecin en poste près de Téhéran. "Les gens transportent leurs proches ensanglantés sur leurs épaules. Notre personnel est épuisé. Je n'ai pas dormi depuis des jours. Certains de mes collègues se sont effondrés. Nous manquons de tout. Il y a des rivières de sang dans les hôpitaux ici."

Blessures oculaires par balles

D'après l'ONG HRANA, les manifestants sont aussi parfois emmenés de force en détention par les autorités, sans même avoir le temps de faire soigner leurs blessures. "Les familles qui viennent récupérer les corps des personnes tuées sont contraintes à des aveux humiliants : elles doivent dire que ce sont les 'terroristes' qui les ont tués", précise Saeed, un homme d'affaires iranien, auprès du New York Times. Autre élément faisant état de la monstruosité des actes commis par le régime : le nombre important de blessures par balles relevé au niveau des yeux. Un ophtalmologue de la région de Téhéran a indiqué au Guardian avoir décompté plus de 400 blessures oculaires par balles dans son seul hôpital. Lors du mouvement "Femme, vie, liberté" en 2022, précédente contestation d'ampleur contre la République islamique, les forces de sécurité avaient été accusées par les ONG de défense des droits de l'homme de viser volontairement le visage des manifestants.

La répression s'effectue aussi au travers de multiples arrestations dans le pays. D'après le département d'État américain, "plus de 10 600 manifestants" ont été interpellés par le régime iranien et ses soutiens. Des condamnations à mort devraient rapidement être appliquées. Washington assure qu'Erfan Soltani, un jeune homme de 26 ans, doit ainsi être exécuté ce mercredi – une première depuis le début du mouvement protestataire. "S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses… Nous prendrons des mesures très fortes", a de nouveau menacé le président américain Donald Trump, mardi, lors d'un entretien sur CBS News. Sur son réseau Truth Social, le milliardaire républicain a exhorté mardi les Iraniens à "continuer de protester". "N'oubliez pas de mentionner les noms des assassins et des bourreaux. Ils paieront cher", a-t-il poursuivi. Et d'ajouter : "L'aide est en route !"

Malgré ces déclarations, Donald Trump n'a pas – encore ? –franchi le pas d'une intervention militaire visant le régime iranien ou ses figures, comme l'ayatollah Ali Khamenei. Au sein du pouvoir, difficile de voir pour le moment une quelconque scission s'opérer face à la rue. Même des personnalités ayant appelé par le passé à moderniser le pays, notamment après les manifestations de 2022 déjà réprimées dans le sang, font front commun derrière la position du guide suprême iranien. C'est entre autres le cas de Massoud Pezeshkian, l'actuel président iranien, et d'Hassan Khomeini, l'influent petit-fils de l'ex-ayatollah Khomeini, rapporte le Wall Street Journal. Des positions qui s'expliquent, selon le quotidien économique, par la peur de tomber en même temps que la République islamique.

© via REUTERS

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Les douanes chinoises bloquent l’entrée des puces Nvidia H200, selon des sources

14 ‌janvier (Reuters) - Les autorités douanières chinoises ont indiqué cette semaine à leurs agents que les puces d’intelligence artificielle H200 de Nvidia ne sont pas autorisées à entrer en ‍Chine, selon trois sources proches du dossier. Des responsables chinois ont également convoqué mardi des entreprises technologiques nationales à des réunions, au cours desquelles il leur a été explicitement demandé de ne pas acheter ces puces, sauf en cas de nécessité absolue, ‍ont déclaré deux des personnes proches du dossier et une ‍troisième source. "La formulation employée par les responsables est si sévère qu'il s'agit pratiquement d'une interdiction pour le moment, bien que ⁠cela pourrait changer à l’avenir en fonction de l’évolution de la situation", a déclaré l'une ​des sources.

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Le réalisateur de Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? répond à la question d’une suite

Lire Le réalisateur de Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? répond à la question d’une suite sur www.cineserie.com

Y a-t-il un flic pour sauver le monde ?, reboot d’une franchise comique culte

Titres iconiques de la comédie américaine, les films Y a-t-il un flic… ont fait suite à la série Police Squad. Parodiant des grands classiques, ils sont sortis dans les années 80 et 90 et racontaient les péripéties totalement loufoques vécues par Frank Drebin, un policier extrêmement maladroit. Trente-et-un an après le dernier volet en date de la saga, un reboot a été concocté par une toute nouvelle équipe créative.

Dans Y a-t-il un flic pour sauver le monde ?, le fils de Frank Drebin enquête sur l’accident d’un ingénieur après le vol d’un gadget dans un coffre-fort. Dévoilé à l’été 2025, le long-métrage a bénéficié d’une belle réception. Sur Rotten Tomatoes, les 336 avis recensés des journalistes lui donnent une moyenne de 87% de notes positives. Et parmi les plus de 25000 spectateurs ayant voté, 72% ont donné une note positive au film.

Pas de suite n’est prévue, mais…

Les fans qui souhaitaient voir un nouveau film Y a-t-il un flic… pouvaient donc se montrer résolument optimistes sur le sujet. Mais ils vont être déçus. Car lors d’une interview avec CBR, le co-scénariste et réalisateur du reboot, Akiva Schafer, a révélé qu’aucune suite n’était prévue. Toutefois, l’espoir n’est pas totalement perdu. Car le studio Paramount, qui a produit le film, a connu un gros bouleversement peu de temps après la sortie de celui-ci en changeant sa direction.

Akiva Schaffer says there are no plans for a sequel to ‘THE NAKED GUN’

(Source: https://t.co/5Ce9FOdE0T) pic.twitter.com/gLGWaufMMi

— DiscussingFilm (@DiscussingFilm) January 13, 2026

Or, Akiva Schafer ne sait pas si les nouveaux décideurs du studio veulent faire une suite de son reboot. Dans son interview avec CBR, il a ainsi expliqué qu’il attendait des nouvelles sur le sujet. Il est donc possible que Paramount soit intéressé par un nouveau film sur Frank Drebin Jr., mais ait simplement choisi de mettre ce projet de côté de façon temporaire.

« Une grosse idée »

Justement, dans l’éventualité de recevoir le feu vert de Paramount, l’équipe créative de Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? a des idées concernant une suite. D’après Akiva Schaffer, ses deux co-scénaristes sur film, Dan Gregor et Doug Mand, ont « une liste de gags » prête à être utilisée.

Et selon la productrice du long-métrage, Erica Huggins, elle et les scénaristes ont parlé d’ « une grosse idée » pour un nouveau film. Akiva Schaffer affirme même qu’ils en ont « plusieurs ».

Mais pour le moment, l’idée d’une suite n’est donc qu’une hypothèse loin de pouvoir se matérialiser.

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