↩ Accueil

Vue lecture

Enfant des années 80 - C'était comment la technologie avant Internet ?

Je suis né en 1982. Et si vous êtes né dans ces eaux-là, vous allez comprendre chaque ligne de ce qui suit. Mais si vous avez débarqué sur Terre après l'an 2000, alors accrochez-vous, parce que ce que je vais vous raconter va vous sembler aussi exotique qu'un documentaire sur les hommes préhistoriques, sauf que c'était y'a 35-40 ans, et pas 35 000 ans...

Mais avant, je vous préviens... cet article n'est PAS un "c'était mieux avant" de vieux con nostalgique. Perso, j'adore l'époque actuelle avec nos IA, nos voitures autonomes, Internet, nos ordis qui font des trucs de dingue et nos dirigeants pervers narcissiques psychopathes.

Mais je constate de plus en plus que les moins de 25 ans n'ont aucune idée de comment on survivait avant, donc je veux leur donner un petit aperçu. Parce qu'on a survécu, hein. Et pas si mal que ça, j'trouve.

Une photo flou de moi à l'époque où j'étais encore beau.

Par exemple, aujourd'hui, si vous voulez parler à quelqu'un, c'est facile. Vous sortez votre smartphone !

Mais dans les années 80/90, on avait le téléphone fixe. Un seul pour toute la famille, généralement coincé dans l'entrée ou la cuisine, avec un fil qui vous laissait environ 2 mètres de liberté et un cadran qu'il fallait tourner si vous étiez sur l'ancien modèle...

Et si vous vouliez une conversation privée avec votre crush ? Bah fallait tirer le fil jusqu'à votre chambre pendant que votre petit frère criait "Il parle à son amoureeeeuseee" depuis le salon.

Et les numéros de téléphone, on les trouvait dans ce qu'on appelait un bottin... Oui, les pages jaunes, les pages blanches, dans lesquels y'avait TOUS LES NUMÉROS DE TOUT LE MONDE. Oui, le RGPD ça n'existait pas à l'époque. Et si vous vouliez être sur liste rouge pour que votre numéro ne soit pas dans le bottin, fallait payer.

Jusqu'au milieu des années 70, seul un Français sur sept avait le téléphone chez lui puis on est passé à 20 millions de lignes en 1982... Ça a été super rapide et comme on n'avait pas notre smartphone pour nous sauver, on avait un carnet d’adresses. Un vrai, en papier, avec des numéros écrits à la main. Et surtout, on connaissait les numéros par cœur.

Pas 200, hein… mais les essentiels : Maison, grands-parents, meilleur pote...etc. Aujourd’hui si on vous vole votre téléphone, vous pleurez parce que vous perdez vos photos. Nous, si on perdait un carnet d’adresses, on perdait carrément des gens.

Et quand on était dehors ?

Ben on cherchait une cabine téléphonique. Y'en avait 250 000 en France à la fin des années 90 et aujourd'hui, il n'en reste qu'une poignée.

Même si j'ai aussi connu les cabines à pièces, à mon époque c'était l'arrivée de la télécarte à puce, inventée par un Français en 1976 (cocorico pour Roland Moreno ).

Certains ont même commencé des collections qui valent une blinde aujourd'hui. Le moins génial par contre, c'est qu'il fallait faire la queue derrière quelqu'un qui racontait sa vie pendant que vous attendiez sous la pluie avec une envie de pisser.

Et si vous deviez appeler en urgence, fallait avoir de la monnaie ou une carte. Y'avait pas de "appelle-moi sur mon portable" de fragile, car le portable ça existait pas encore. Par contre, les ancêtres de ça, j'ai nommé le Tamtam, le Tatou et plus tard le Bi-Bop c'était des trucs de bourges donc moi j'ai jamais eu, ni testé.

Sinon, avant d'avoir nos téléphones dans la poche, on avait aussi autre chose que vous connaissez surement et qui s'appelait le Minitel, avec plus de 6 millions de terminaux au début des années 90 et 23 000 services à son apogée.

D'ailleurs, le 3615 ULLA, ça vous dit quelque chose ? Non ? Pourtant, c'est probablement comme ça que vos parents se sont rencontrés. Faut dire que les messageries roses représentaient près de la moitié des connexions Minitel en 1990. On payait 60 francs de l'heure (environ 9 euros) pour draguer par écran cathodique interposé. C'était l'ancêtre de Tinder, mais en beaucoup plus lent et beaucoup plus cher.

Côté divertissement, Netflix et les plateformes de streaming c'est aussi une invention du 21e siècle. Nous, on avait la télévision, avec 6 chaînes si on avait de la chance (TF1, Antenne 2, FR3, La 5, M6, et Canal+ si papa avait le décodeur).

Et la télé, c’était pas juste "j’allume et je regarde". Fallait parfois négocier avec l’antenne râteau, et la "neige" à l’écran faisait partie de la déco. Et puis y’avait le câble Péritel, ce gros connecteur qui vous donnait l’impression de brancher une centrale nucléaire derrière la télé. Sans oublier le télétexte, le truc le plus moche du monde, mais où vous pouviez voir les infos, la météo, et les résultats sportifs en mode pixels de l’enfer. C’était lent, c’était laid… mais c’était déjà un mini-Internet pour les pauvres que nous étions.

Et si vous vouliez regarder un film ? Alors soit vous attendiez qu'il passe à la télé (et vous aviez intérêt à être dispo ce soir-là à 20h50 précises), soit vous alliez au vidéo-club.

Ah, le vidéo-club... Ces temples remplis de cassettes VHS multicolores où on passait 45 minutes à choisir un film qu'on avait déjà vu parce que les nouveautés étaient toujours en rupture. Location à 30 francs, plus l'essence parce qu'il fallait faire des kilomètres pour y aller. Et on lançait toujours un petit coup d’œil vers l'étagère du haut ^^. Et si vous rendiez la cassette en retard ? Paf, y'avait des pénalités. Et si vous oubliiez de rembobiner ? Ouais, des pénalités aussi.

On avait le magnétoscope aussi, format VHS de JVC lancé au Japon en 1976 et arrivé en France dès 1978 (le Betamax de Sony a jeté l'éponge fin des années 80). Et le luxe ultime c'était de pouvoir enregistrer un programme pendant qu'on en regardait un autre. Ou programmer l'enregistrement d'un film qui passait à 2h du mat'. Toutefois, la programmation du magnétoscope était si compliquée que la plupart des cassettes enregistrées contenaient soit du noir, soit la fin d'un autre programme. Personne ne maîtrisait vraiment la bête... ^^

Et pour immortaliser les moments, y’avait le caméscope. Un truc énorme, que votre père tenait comme s’il portait un bazooka. Les vidéos de famille, c’était pas "je filme et je partage en story", non, c’était "je filme", puis "j’achète une cassette", puis "je branche tout au salon", puis "tout le monde regarde en silence pendant 1h30 des plans de vacances où on voit surtout… le sol."

Pour la musique, oubliez Spotify, Apple Music et vos 100 millions de titres accessibles en 2 clics. Nous, on avait les cassettes audio et le Walkman. Sony a sorti le TPS-L2 en 1979 et c'était LA révolution. On pouvait ENFIN écouter SA musique en marchant dans la rue ! Avant ça, la musique c'était soit à la maison, soit à la radio.

Certains Walkman avaient même deux prises casque pour partager avec un pote et un bouton orange "hotline" pour baisser le volume et parler sans enlever ses écouteurs. La classe non ?

Le moins cool par contre, c'était la durée de vie des piles, les bandes qui s'emmêlaient (qui n'a jamais utilisé un crayon pour rembobiner une K7 ?), et le fait qu'on devait acheter un album ENTIER pour avoir les 2-3 morceaux qu'on aimait. Genre vous vouliez "Billie Je"an" ? Bah vous achetiez tout l'album Thriller car pas moyen d'avoir le single à 0,99 euro. En même temps, ça nous a permis de découvrir des pépites sur les faces B qu'on n'aurait jamais écoutées sinon.

Après le Walkman, y’a eu aussi le Discman. Le CD, c’était la promesse du "plus de bande qui s’emmêle, qualité parfaite, c'est le futur." Sauf que le futur avait un défaut... vous faisiez deux pas un peu secs et la musique sautait comme une chèvre. Donc vous marchiez comme un ninja pour écouter votre album. Puis ils ont inventé l’anti-choc, et là on s’est tous sentis comme dans un film de science-fiction… à condition de ne pas courir, évidemment.

D'ailleurs, vous voulez une musique bien précise ?

Aujourd'hui vous tapez le titre sur YouTube et c'est réglé en 3 secondes. Mais avant, on attendait des heures devant la radio avec le doigt sur le bouton "REC" du magnéto, prêt à enregistrer dès que le morceau passait. Et évidemment, l'animateur parlait sur l'intro et la fin. TOUJOURS !! Vous vous retrouviez alors sur une compilation de tubes où chaque morceau commençait par "et maintenant sur NRJ, le tube de l'été..." et se terminait par "c'était Madonna avec Like A Virgin, restez avec nous..."

Et pareil pour les clips avec la pub et surtout on ne savait jamais quand est-ce qu'il allait passer.

Bon et maintenant, passons aux jeux vidéo car alors là, gros sujet.

Vous voulez jouer à un jeu aujourd'hui ? No problemo, Steam, GoG, GamePass, téléchargement en quelques minutes, avec des milliers de titres. Alors que dans les années 80-90, on avait les consoles à cartouches comme la NES de Nintendo (1987 en France) ou la Game Boy sortie le 28 septembre 1990 pour la modique somme de 590 francs !

Et je m'en souviens bien, car je l'avais eu pour mon anniv ! 1,4 million vendues la première année en France, un record pour la Game Boy avec son écran vert olive, ses 4 piles AA qui tenaient à peu près 10 heures, et Tetris en bundle.

La concurrence (Game Gear de Sega, Lynx d'Atari) n'a jamais réussi à la détrôner malgré des écrans couleur parce que, ouais, la couleur, ça bouffait les piles en 3 heures.

Et les mises à jour n’existaient pas vraiment. Quand vous achetiez un jeu et qu’il avait un bug, bah… félicitations, vous possédiez un jeu buggé. Pour toujours. Pas de patch "day one", pas de correctif automatique à 3h du matin. Donc soit vous faisiez avec, soit vous espériez qu’un magazine explique une astuce, soit vous recommenciez votre partie en faisant attention à ne pas déclencher LE bug fatal. Aujourd’hui on râle quand une update fait 12 Go, bah nous, on râlait parce qu’on n’avait aucune solution… et que c’était justement ça le problème.

Et avant les consoles perso, y'avait aussi les salles d'arcade. Ces endroits magiques qui puaient la clope et la transpi d'adolescent en stress, remplis de bornes qui bouffaient vos pièces de 1 franc. Street Fighter II, Mortal Kombat, les shoot'em up... Et le truc, c'est qu'on était BONS parce qu'on n'avait pas de continues illimités. Vous mouriez, vous payiez. Du coup on apprenait les combos par cœur, on connaissait chaque pattern des boss alors qu'aujourd'hui on rage-quit au bout de 3 essais.

Nous on avait pas le choix !

Et pour s'informer sur les dernières sorties, pas d'Internet. Mais on avait les magazines. Joystick, Tilt, Player One, Joypad, Generation 4... Ces revues qu'on achetait chaque mois pour avoir les previews, les tests, les soluces (recopiées à la main dans un carnet).

Y'avait aussi les magazines tech comme SVM (Science et Vie Micro) ou Micro Hebdo pour les ordis. Et PC Team aussi ❤️.

Et les magazines, c’était pas juste des tests. C’était parfois… des jeux, des démos, des sharewares, des petits CD (ou disquettes) offerts avec le numéro. Vous découvriez un jeu en version "un niveau gratuit", et si vous aimiez, fallait trouver la version complète comme un quêteur médiéval. Aujourd’hui vous regardez un trailer, vous téléchargez, et si vous n'aimez pas, vous vous faites rembourser en 2 clics.

Alors que nous, on testait un jeu parce qu’il était littéralement collé à la couverture du magazine. La distribution, c’était du papier et de la colle.

On découpait alors les pages avec les cheats codes. On faisait des photocopies pour les potes. Les infos tech arrivaient avec 1 à 3 mois de retard par rapport à leur sortie réelle. Genre le jeu était déjà en rayon que le test sortait le mois d'après... Mais on s'en foutait parce qu'on ne connaissait pas mieux.

Mais maintenant, parlons un peu voyage et navigation. Aujourd'hui vous lancez Google Maps ou Waze et vous arrivez à destination à l'heure ! Et bien nous, avant, on avait la carte Michelin. Ce truc gigantesque qu'il fallait déplier sur le capot de la voiture pendant que papa gueulait parce qu'on avait raté la sortie. La navigation se faisait au co-pilote à base de "à la prochaine, tu prends à droite... non attends... c'est quelle échelle cette carte ?... merde on a dépassé".

On se perdait SYSTÉMATIQUEMENT et on finissait par demander le chemin à un habitant du coin qui vous envoyait dans la direction opposée parce qu'il avait rien compris à notre accent. Et, j'sais pas si vous vous souvenez, mais le Mappy d'époque, c'était le 3615 ITI sur Minitel... si vous aviez le temps bien sûr.

Hé, si ça se trouve, vos parents ont divorcé lors d'une crise de ce genre.

Bon et les photos ??

Aujourd'hui vous mitraillez 47 selfies pour en garder 2. Avant, on avait des appareils jetables et surtout les pellicules !! 24 ou 36 poses. C'est TOUT. Autant dire qu'on réfléchissait fort fort frot avant d'appuyer sur le bouton.

"Est-ce que cette photo vaut vraiment le coup ?"

Et on voyait le résultat... 1 semaine plus tard, après développement chez le photographe. Surprise ! La moitié des photos étaient floues, surexposées, ou avec le doigt de quelqu'un devant l'objectif (systématique pour ma mère).

Et on payait quand même le développement. Pas de "supprimer" et recommencer. Par contre, je vous garantis qu'on a des albums photo physiques qui traversent les décennies alors que vos 47 000 photos sur iCloud finiront probablement dans l'oubli.

Et y’avait deux autres délires photo à l'époque. Le Polaroid, d’abord. Vous preniez la photo et vous la voyiez apparaître en direct, comme un tour de magie chimique. Sauf que chaque photo coûtait cher, donc vous trembliez en appuyant sur le bouton. Et à l’inverse, y’avait les diapos... Alors là c’était carrément un événement. On sortait la toile de cinéma, le projecteur, on éteignait la lumière, et on regardait les vacances en format "cinéma du salon"… avec une ampoule qui claquait au pire moment. Nostalgie + odeur de plastique chaud. Le bonheur.

Après l'information en général c'était compliqué. Aujourd'hui, vous voulez savoir un truc, y'a Wikipedia, Google, Perplexity et hop, une réponse en 0,3 secondes. Nous, mis à part le journal télévisé, on avait l'encyclopédie en 24 volumes qui prenait une étagère entière du salon. Ou alors on allait à la bibliothèque municipale faire des recherches pour les exposés. Sans oublier le Quid, ce pavé annuel avec des stats sur tout et n'importe quoi.

Et si on voulait une info très précise ? Ben on demandait à un adulte. Qui inventait probablement la réponse mais on pouvait pas vérifier.

"Papa, c'est quoi la capitale du Burkina Faso ?" "Euh... Tombouctou ?" "OK merci !" (En vrai c'est Ouagadougou).

Et les achats en ligne tels qu'on les connaît ? Quasi inexistants (bon, y'avait le Minitel pour commander, mais c'était pas vraiment pareil). Si vous vouliez un truc, soit vous alliez au magasin, soit vous commandiez sur catalogue (La Redoute, Les 3 Suisses, Quelle... Mesdames, je vous salue... 🎩). Vous entouriez les articles au stylo, vous remplissiez le bon de commande, vous envoyiez par courrier avec un chèque, et vous attendiez 3 à 6 semaines. Soit environ le temps qu'Amazon livre un colis depuis Mars.

Et quand ça arrivait, y'avait une chance sur trois que ce soit pas la bonne taille ou la bonne couleur. Et là, rebelote pour le retour.

Et les devoirs d'école ?

Ah ça non, y'avait pas de ChatGPT, pas de Wikipedia, pas de "copier-coller depuis Internet". On allait à la bibliothèque, on empruntait des bouquins, on prenait des notes à la main, on rédigeait des pages et des pages à la main. Les plus chanceux avaient une machine à écrire et les très très chanceux avaient un ordinateur avec traitement de texte. Mais ça restait rare.

Et devinez quoi ? On arrivait quand même à rendre des devoirs corrects. Incroyable, non ?

Bon, et les rencontres amoureuses ? Pas de Tinder, pas de Meetic, pas de DM Instagram. On draguait EN VRAI. Dans la cour de récré, à la boum du samedi soir (oui, on disait "boum"), en colonie de vacances. On écrivait des mots sur des bouts de papier qu'on faisait passer par les copains. Enfin je dis "On" mais moi j'étais trop timide pour faire ça ^^. Et le summum du romantisme ça restait la mixtape personnalisée qu'on offrait à son crush avec les chansons qui "veulent tout dire".

Et si ça marchait pas ? Ben on attendait la prochaine boum. Notre ghosting à nous c'était de l'évitement physique dans les couloirs du collège. C'était beaucoup plus sportif, croyez-moi.

Et pour se voir entre potes, y’avait un concept incroyable : le rendez-vous fixe. "On se retrouve à 15h devant la FNAC." Et ça, c’était un contrat sacré. Pas de "j’suis en bas", pas de "j’arrive dans 5 minutes", pas de petit point sur une carte. Si vous étiez en retard, l’autre vous attendait… puis il se cassait. Et parfois vous vous loupiez, et c’était terminé. Aujourd’hui, on a des messages illimités. Avant, on avait… la ponctualité et la peur de perdre un ami.

Et puis y’avait LE truc qui vous mettait instantanément dans la catégorie "famille de riches" ou "famille bizarre" et c'était l’ordinateur à la maison. Un vrai hein. Une machine qui prenait la moitié d’un bureau, qui chauffait comme un radiateur et qui faisait un bruit de vaisseau spatial quand elle démarrait. Et encore, "avoir un ordi" ça voulait tout et rien dire car certains avaient un truc pour jouer, d’autres un truc "pour travailler", et dans tous les cas… personne n’avait la moindre idée de ce qu’il faisait vraiment. Mais c’était magique !

Aujourd’hui vous installez un truc et ça marche. Mais à l’époque, installer un logiciel c’était un rite initiatique. Y’avait des commandes à taper, des écrans qui vous parlaient comme un robot dépressif, et des messages du genre "Erreur système" qui nous donnaient envie de nous pendre avec le fil du téléphone fixe. Et quand Windows est arrivé en mode "regardez, c’est facile, y’a des fenêtres", c’était la fête… jusqu’au moment où le PC décidait de planter parce qu'on avait osé brancher une imprimante.

On appelait pas ça "Plug and Play", on appelait ça "Plug and Pray".

Et pour transporter des fichiers… on avait la disquette. Ce carré en plastique qui contenait "toute votre vie" : Un exposé, une sauvegarde, ou le jeu que votre pote vous avait "prêté" (oui oui).

Sauf que la disquette, c’était comme un animal de compagnie anxieux... Si on la posait près d’un aimant, elle mourait lamentablement. Si on la pliait un peu, elle mourait. Si on la regardait de travers, elle mourait. Et quand on faisait une install en plusieurs disquettes, on savait d'avance que le destin allait choisir la numéro 4 pour nous ruiner la soirée.

Puis le jour où on avait un lecteur CD-ROM sur le PC, on devenait un demi-dieu. Parce que d’un coup, on passait de "j’ai un jeu en 12 disquettes" à "j’ai TOUT sur un seul disque". Et surtout… y’avait les encyclopédies sur CD, avec des images, des cartes, parfois même des vidéos. Aujourd’hui ça fait sourire parce que ChatGPT nous répond avant même qu'on finisse une phrase, mais à l’époque voir une animation sur un écran d’ordi, c’était littéralement de la sorcellerie.

Et si vous aviez la chance d’imprimer quelque chose… alors là, bienvenue dans le concert de casseroles grâce à l’imprimante matricielle. Un truc qui faisait un bruit de Kalachnikov asthmatique pendant 12 minutes pour sortir une page en qualité "brouillon de prison". Et le papier, c’était pas des feuilles A4 tranquillement empilées, non, c’était un rouleau infini avec des petits trous sur les côtés, que vous deviez détacher proprement… et que vous déchiriez toujours de travers. La tech, c’était aussi ce genre de bricolage.

Et sur ces ordinateurs, la sauvegarde, c’était pas "tout est dans le cloud". Y'avait même pas de clé USB à l’époque. Non, c’était en mode "j’espère que ça va tenir".

Un disque dur qui claque, et vous perdiez vos photos, vos devoirs, vos trucs importants… sans recours, sans restauration magique, sans "historique des versions". Certains faisaient des copies sur disquettes ou Iomega Zip, d’autres sur des CD, et la plupart… ne faisaient rien. Aujourd’hui on vit dans la redondance, mais avant, on vivait dans le déni, jusqu’au jour où la machine décidait de vous rappeler qui commande.

Et faut être honnête aussi, on copiait tout comme des cochons ! Les cassettes audio, évidemment, mais aussi les jeux, les trucs sur disquettes, puis plus tard les CD quand les graveurs ont commencé à débarquer chez "le pote qui a du matos". C’était pas présenté comme de la cybercriminalité internationale comme aujourd'hui. Non, c’était juste… le quotidien. Un mélange de débrouille, de "je te prête, tu me prêtes", et de compilation faite maison. Aujourd’hui vous payez un abonnement et vous avez tout. Avant, on avait un classeur de CD et c'était notre trésor

Et puis un jour, vers la fin des années 90, y’a eu le modem... C'était l'époque où Internet faisait du bruit. Un bruit de robot qui se noie dans une baignoire, suivi d’un sifflement de dauphin sous crack. Et quand enfin ça se connectait… fallait pas que quelqu’un décroche le téléphone fixe, sinon PAF, coupure et retour à la case départ. Et évidemment, c’était facturé à la durée, donc chaque minute de "surf" vous donnait l’impression de brûler un billet façon Gainsbourg.

Et c'est à partir de là que j'arrêterai ce récit car après, Internet a déboulé et nos vies n'ont plus jamais été les mêmes....

Mais alors, est-ce que c'était mieux avant ?

Honnêtement, non. Mais c'était différent. On avait moins de choix, donc on appréciait plus ce qu'on avait. On s'ennuyait plus, donc on inventait des trucs pour s'occuper. On était moins connectés, donc les moments ensemble étaient plus intenses. Mais je ne changerais pas ma connexion fibre, mon smartphone et mon accès instantané à toute la connaissance humaine contre une télécarte et un magnétoscope. Par contre, je suis content d'avoir connu les deux époques car ça me permet d'apprécier à quel point on a de la chance aujourd'hui !

Car au fond, le vrai changement, c’est pas juste "c’était plus lent". C’est qu’on est passé d’un monde de rareté à un monde d’abondance. Avant, chaque film, chaque album, chaque jeu avait un coût, une logistique qui lui était propre, et provoquait de l'attente. Donc vous choisissiez, vous gardiez, vous rentabilisiez. Aujourd’hui, tout est disponible tout de suite, et le problème n’est plus d’obtenir… c’est de trier.

On a troqué la frustration du manque contre l’épuisement du trop-plein. Et y’a un autre truc aussi qui a changé...

Avant, la tech était matérielle. On possédait des objets comme des cassettes, des VHS, des cartouches, des albums photo, des cartes. Mais aujourd’hui, on possède surtout… des accès. Des comptes, des abonnements, des mots de passe, des licences. C’est génial quand tout marche mais le jour où vous oubliez un identifiant, où votre compte saute, où un service ferme… vous réalisez que vous aviez "tout" sans vraiment rien avoir dans les mains.

On a gagné en confort, mais on a aussi inventé une nouvelle fragilité qui est cette dépendance invisible à un service, à une entreprise.

Mais bon, c'est comme ça, on va pas refaire l'histoire. En tout cas, ces années 80-90, c'était quand même super sympa et j'espère que cette petite plongée dans la nostalgie vous aura plu.

Et si vous n'avez pas connu tout ça, bah maintenant au moins vous savez comment ça se passait pour de vrai.

  •  

Ce mod gratuit transforme Breath of the Wild en vrai jeu VR

Vous vous souvenez quand Nintendo a sorti son mode VR pour Breath of the Wild ? Le truc avec les Labo VR Goggles en carton ? Bon, c'était de la stéréo 3D avec suivi de mouvements de tête, mais franchement l'expérience était tellement limitée que pour beaucoup de joueurs, ça ressemblait plus à une démo technique qu'à un vrai mode VR.

Hé bien un moddeur a décidé de faire les choses sérieusement, et le résultat est très impressionnant.

BetterVR transforme Breath of the Wild en véritable expérience VR

Le projet s'appelle BetterVR et c'est exactement ce que ça veut dire. Fini les limitations du mode Nintendo Labo, ici on parle de vrai rendu stéréo en 6DOF (six degrés de liberté) avec support complet des mains et des bras. Vous pouvez dégainer vos armes en tendant le bras derrière votre dos, attaquer en faisant des mouvements de bras, couper du bois en mimant les gestes... Bref, c'est Hyrule comme si vous y étiez vraiment.

Le truc de dingue, c'est que le moddeur Crementif a bossé dessus pendant cinq ans, avec l'aide de quelques contributeurs pour les tests. Le résultat tourne sur l'émulateur Cemu (version 2.6 minimum) et fonctionne avec les casques VR compatibles OpenXR. Les contrôleurs Oculus Touch sont configurés par défaut, pour les autres (Index, Vive) il faudra probablement faire un remappage manuel via SteamVR.

Pour en profiter, il vous faudra évidemment une copie légale de Breath of the Wild version Wii U (oui, c'est important de le préciser), un PC qui tient la route avec un bon CPU single-thread, et Windows parce que ça ne fonctionne pas sous Linux pour l'instant. J'avais déjà parlé d'un portage VR de Zelda à l'époque de l'Oculus Rift, mais c'était sur la version NES et franchement ça donnait plus le mal de mer qu'autre chose. Là, on est sur un autre niveau.

Ce qui m'impressionne au-delà de la technique, c'est que le mod ne contient aucun fichier du jeu original. Il fonctionne via un hook (des fichiers dll/json/bat) qui intercepte le rendu et active un graphic pack Cemu.

Et est-ce que ça change quoi que ce soit légalement ? Avec Nintendo, vaut mieux pas trop compter là dessus, donc si ça vous tente, autant tester pendant que c'est encore là.

L'installation demande quelques prérequis : Cemu 2.6 ou plus récent, BotW avec l'update V208, Vulkan activé et VSync désactivé. Ensuite vous téléchargez le mod depuis le GitHub , vous extrayez dans le dossier Cemu, vous lancez Cemu une première fois normalement, puis vous utilisez le fichier batch pour lancer en mode VR. Les graphic packs BetterVR et FPS++ s'activeront alors automatiquement...

Perso je trouve ça cool de voir que la communauté arrive à faire en quelques années ce que Nintendo n'a jamais voulu développer sérieusement.

La dernière version (0.9.3) vient de sortir avec pas mal d'améliorations. Il y a même un mode troisième personne si vous préférez garder vos distances avec les Lynels (même si c'est encore un peu buggé).

Parce que bon, se faire charger par un centaure géant en vue subjective, ça doit quand même faire son petit effet.

Bref, si vous avez un casque VR qui traîne et que vous n'avez jamais vraiment exploré Hyrule comme vous l'auriez voulu, c'est l'occasion ou jamais. En attendant que Nintendo daigne sortir un vrai jeu Zelda en VR (on peut toujours rêver), au moins les moddeurs sont là pour combler le vide.

Source

  •  

Aurora OS.js – Un OS virtuel et jeu de hacking directement dans votre navigateur

Et si l'OS lui-même ÉTAIT le jeu ?

C'est exactement le concept derrière Aurora OS.js , un projet open source complètement barré qui simule un système d'exploitation complet dans votre navigateur... avec des mécaniques de jeu de hacking intégrées.

Le truc, c'est que ce n'est pas juste une démo technique. Aurora OS.js embarque un vrai système de fichiers virtuel avec stockage persistant, un terminal avec des commandes type Linux (ls, cd, cat, mkdir...), un gestionnaire de fenêtres, un bloc-notes avec coloration syntaxique, et toute une architecture modulaire pour les applications. Bref, ça ressemble à un vrai OS, ça se comporte comme un vrai OS, mais ça tourne dans un onglet de votre navigateur.

Côté technique, les développeurs n'ont pas fait dans la demi-mesure. C'est à base de React 19, Electron 39, TypeScript 5, Tailwind CSS v4, et des animations fluides grâce à Framer Motion. Et le tout nécessite Node.js 24 minimum, ce qui montre qu'on est clairement sur des technos de pointe.

Le projet suit une roadmap en trois étapes. La version actuelle (v0.7.7) se concentre sur les fondations et l'utilisabilité. La v1.x apportera le gameplay solo de hacking. Et la v2.x ? Du multijoueur persistant où vous pourrez hacker d'autres joueurs. Ça va être trop incrrrr !

Si vous aimez les expériences dans le navigateur ou les projets qui repoussent les limites du web , Aurora OS.js mérite clairement un coup d'œil. Y'a une démo live sur GitHub Pages pour tester directement (user: guest / mdp: guest). Et comme c'est sous licence AGPL-3.0, vous pouvez fouiller le code et même contribuer si le cœur vous en dit.

Source

  •  

Ce robot a mis un coup de pied dans les roubibis de son opérateur

Bon, je sais pas si vous avez déjà rêvé de contrôler un robot humanoïde avec votre corps, genre comme dans Pacific Rim mais en moins épique. Hé bien un opérateur chinois a voulu tenter l'expérience avec un Unitree G1... et ça s'est moyennement bien passé pour ses roubibis.

Le Unitree G1 en pleine démonstration ( Source )

La vidéo a été postée sur Bilibili le jour de Noël et c'est devenu viral pour une raison évidente. Le gars porte une combinaison de motion capture, il fait des mouvements de kickboxing, shadow boxing, des coups de pied... Le G1 reproduit tout ça en temps réel grâce à un réseau neuronal. Sauf qu'il y a un délai d'environ une seconde entre ce que fait l'opérateur et ce que fait la machine. Du coup, quand le robot s'est retrouvé devant lui au mauvais moment... boum, coup direct dans l'entrejambe.

Pour rappel, le G1 c'est ce fameux bipède d'Unitree à environ 16 000 dollars qui fait saliver les passionnés de robotique depuis l'an dernier. Le bouzin pèse dans les 35 kilos selon la version, possède entre 23 et 43 articulations, et peut développer jusqu'à 120 Nm de couple au niveau des genoux. Autant vous dire que quand ça vous arrive dans les parties, ça fait pas semblant.

Sur les réseaux sociaux, évidemment, ça a trollé sévère. Certains ont ressorti les trois lois d'Asimov en mode « Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain », d'autres ont lâché des trucs du genre « Continuons à entraîner nos futurs maîtres de l'IA à nous botter le cul ». Bon, techniquement c'est pas vraiment de l'IA malveillante, juste un humain qui s'est mis lui-même un coup de pied dans les couilles parce qu'il était au mauvais endroit au mauvais moment... mais avouez que ça fé kan même réchéflir !

Le G1 et ses articulations de combattant ( Source )

Ce qui est cool dans cette histoire, au-delà du LOL facile, c'est de voir où en est la technologie de contrôle par motion capture. Le délai de synchronisation devrait diminuer avec le temps, l'opérateur original dit qu'on pourrait passer à 0,1 seconde dans les prochaines versions. Ça reste quand même impressionnant de voir un robot reproduire des mouvements humains complexes comme ça, même si c'est pas encore parfait.

Perso, ça me rappelle un peu les démonstrations de Boston Dynamics où on voyait des ingénieurs pousser leurs robots pour tester leur stabilité. Sauf que là, c'est le robot qui a « poussé » l'humain... à réviser ses priorités anatomiques.

Bref, si vous comptez jouer à devenir un pilote de mecha dans votre salon, pensez à porter une coquille. On sait jamais.

Source

  •  

Acemagic Retro X5 – Un mini-PC en forme de NES avec un CPU AMD surpuissant

Vous vous souvenez de la NES de votre enfance, celle qui trônait fièrement sous la télé du salon ? Hé bien le constructeur Acemagic vient de sortir un truc qui va vous faire retomber en enfance... tout en explosant vos benchmarks.

Le Retro X5, c'est un mini-PC qui reprend le design de la console Nintendo, mais à l'intérieur, c'est du sérieux puisqu'on y trouve un AMD Ryzen AI 9 HX 370 avec ses 12 cœurs et 24 threads qui montent jusqu'à 5,1 GHz en boost. Côté graphique, l'iGPU Radeon 890M en RDNA 3.5 avec 16 unités de calcul devrait faire tourner pas mal de jeux récents sans trop sourciller.

Le Retro X5 d'Acemagic reprend le design iconique de la NES

Et comme on est en 2026, y'a évidemment un NPU dedans e le XDNA 2 balance jusqu'à 50 TOPS pour toutes vos bidouilles IA locales. De quoi faire tourner des LLM sans avoir à envoyer vos données chez OpenAI.

Le truc malin d'après ce qu'on voit dans les teasers, c'est le logiciel RetroPlay Box qui serait préinstallé. Il s'agit d'un interface façon console rétro pour lancer vos émulateurs préférés directement depuis le canapé, parce que bon, avoir un monstre de puissance dans un boîtier nostalgique, c'est sympa, mais faut que ça serve à quelque chose.

Niveau connectique, on peut voir des ports USB-C et USB-A en façade sur les photos et le reste des specs (HDMI, Thunderbolt...) n'est pas encore officiellement confirmé, mais vu le processeur, on peut s'attendre à du lourd. Y'a même des LEDs RGB pour ceux qui aiment que ça brille dans le salon.

Les specs du Retro X5 : Ryzen AI 9 HX 370 et Radeon 890M

Bon, le prix n'est pas encore officiel et les précommandes démarrent courant d'année mais perso, je trouve le concept assez cool pour les nostalgiques qui veulent un PC de salon puissant sans le look tour gaming RGB-clignotante.

Par contre, reste à voir si la dissipation thermique suit dans un si petit boîtier...

Source

  •  

Twitter Deleter - L'extension Firefox qui efface vos tweets automatiquement

Ça fait un petit moment que je pratiquais l'auto-nettoyage de mon compte X (anciennement Twitter), bien avant de me barrer de ce truc. Pour moi, c'est une plateforme de l'éphémère et de l'instantanéité et garder des messages datés de 10 ans, c'est offrir du grain à moudre aux chasseurs de polémiques qui adorent sortir des trucs de leur contexte.

Du coup, quand je suis tombé sur Twitter Deleter , une extension Firefox qui fait exactement ça de manière automatique, j'ai tout de suite voulu vous en parler. Vous installez l'extension, vous allez sur votre profil X.com (en anglais l'interface, c'est important), et hop, elle se charge d'effacer vos publications une par une.

L'interface de Twitter Deleter sur Firefox ( Source )

L'outil fonctionne en simulant un défilement automatique de votre timeline. Il scrolle, repère les boutons de suppression, clique dessus, confirme, et recommence. C'est bourrin, mais ça marche. Pas besoin de donner vos identifiants à un service tiers, pas d'API à configurer, juste votre navigateur et l'extension qui fait le boulot.

Après, faut quand même savoir que ça prend du temps. Si vous avez 15 ans de tweets derrière vous, prévoyez de laisser tourner ça un bon moment. Le truc scrolle, efface, scrolle, efface... C'est pas instantané, mais au moins c'est gratuit et ça ne nécessite aucune inscription quelque part.

Côté permissions, l'extension demande l'accès aux onglets et aux données de x.com. C'est le minimum pour pouvoir interagir avec la page, mais ça lui donne quand même la capacité d'agir en votre nom sur le site. Elle est sous licence Mozilla Public License 2.0, donc open source si vous voulez jeter un œil au code avant de l'installer.

Si vous cherchez quelque chose de plus costaud avec des options de filtrage par date ou par type de contenu, j'avais déjà parlé de Redact qui permet de nettoyer pas mal de réseaux sociaux (Discord, Reddit, Facebook, Instagram...). Mais pour un nettoyage simple et rapide de votre compte X sans prise de tête, Twitter Deleter fait très bien le job.

Perso, je trouve ça libérateur de pouvoir faire le ménage. On n'a pas forcément envie que nos prises de position d'il y a 8 ans nous collent à la peau éternellement. Bon, ça n'efface pas les copies qui ont pu être faites ailleurs (archives, captures d'écran), mais au moins sur la plateforme, c'est propre. C'est une forme d'hygiène numérique qu'on peut pratiquer soi-même avec les bons outils.

Bon ménage !

  •  

Linux 6.18 lève enfin les restrictions sur les performances Intel

Si vous avez un PC Intel sous Linux et que vous avez toujours eu l'impression que Windows tirait mieux parti de votre processeur, vous n'étiez pas forcément paranoïaque. Sur certains processeurs récents, le noyau Linux gérait les fréquences CPU de manière conservatrice, ce qui pouvait limiter les performances dans certains cas. Bonne nouvelle : ça vient de changer.

En effet, le kernel 6.18, annoncé par Linus Torvalds le 30 novembre 2025, embarque un patch qui lève une restriction du pilote intel_pstate. Concrètement, le driver peut maintenant activer les états de performance matériels (HWP) dans des cas où il refusait de le faire auparavant.

Le truc technique, c'est que jusqu'ici, le pilote intel_pstate refusait d'activer HWP (Hardware P-States) si le processeur ne supportait pas EPP (Energy Performance Preference). Rafael J. Wysocki, mainteneur du sous-système power management, a modifié cette logique : désormais, si le bit DEC (Dynamic Efficiency Control) est activé dans le registre MSR_IA32_POWER_CTL, HWP peut fonctionner même sans EPP.

C'est important, parce que certains processeurs Intel récents intègrent cette fonctionnalité DEC mais pas forcément un support EPP complet. Du coup, avant ce patch, le driver désactivait HWP par prudence sur ces plateformes. Le patch cible notamment les processeurs Panther Lake.

Je sais, c'est beaucoup de jargon technique et je pense que j'en ai perdu pas mal d'entre vous, mais c'est chouette pour les gamers et les utilisateurs de distributions Linux orientées gaming comme Bazzite .

Sur les plateformes concernées, les applications mono-thread et les jeux qui dépendent des fréquences CPU élevées pourraient en bénéficier, même si l'impact réel dépendra de votre configuration matérielle et des réglages de votre distribution.

Bref, Linux rattrape enfin son retard sur Windows en matière de gestion des fréquences Intel. C'était pas trop tôt.

Source

  •  

DOOM en économiseur d’écran Windows - Le screensaver ultime des nostalgiques

Les bidouilleurs et leur capacité à détourner littéralement n'importe quoi pour y faire tourner DOOM, perso j'adore ! Cette fois, c'est un développeur du nom de Wiaam Suleiman qui a eu l'idée de transformer le jeu culte en... économiseur d'écran Windows.

Oui, un bon vieux fichier .scr qui se lance quand votre PC est inactif et qui joue automatiquement le premier épisode de DOOM (Knee-Deep in the Dead, pour les intimes). Le projet s'appelle DoomScreenSaver et ça fait exactement ce qu'on attend de lui.

Concrètement, le screen saver parcourt automatiquement l'intégralité du niveau'1 pendant que vous êtes parti chercher un café. Le marine tire sur les démons, ramasse les armes, explore les niveaux. Bref, votre PC fait le travail à votre place.

Techniquement, le projet est apparemment basé sur DOOM Retro , un portage moderne du DOOM original que je vous avais présenté il y a quelque temps. Du coup, ça tourne nickel sur les machines récentes, avec un rendu fidèle au jeu de 1993. Le développeur a désactivé le HUD (la barre de vie et tout le bordel en bas) pour éviter le marquage d'écran sur les vieux moniteurs.

Attention quand même aux dalles OLED, hein !

Pour l'installer, c'est d'une simplicité déconcertante... vous téléchargez le fichier .scr depuis GitHub , clic droit, "Installer", et voilà. Windows le reconnaît comme un économiseur d'écran natif. Vous pouvez même configurer les options audio dans les paramètres (parce que oui, ça fait du bruit, les démons ça gueule).

Y'a un détail que j'aime bien aussi c'est le petit Doom Guy animé dans le coin qui alterne entre gauche et droite de l'écran. C'est inutile mais c'est mignon. Et puis, entre un écran noir ou des lignes qui rebondissent, je préfère voir des monstres se faire dégommer.

C'est gratuit et ça pèse que dalle donc si vous avez une nostalgie des années 90 et un PC Windows qui traîne, c'est le genre de petit plaisir geek qui fait zizir.

Source

  •  

WikiFlix – Plus de 4000 films libres à regarder gratuitement

Comment trouver et regarder légalement des vieux films sans vous taper 47 abonnements de streaming différents ? Hé bien j'ai trouvé un truc qui va vous plaire !

Ça s'appelle WikiFlix , et c'est un projet de bénévoles Wikimedia qui compile plus de 4 000 films libres de diffusion dans le domaine public ou sous licences libres. On y trouve par exemple Nosferatu (1922), Metropolis (1927), et des pépites soviétiques ou japonaises difficiles à dénicher ailleurs. Le tout accessible gratuitement, sans compte à se créer, et surtout sans pirater quoi que ce soit.

Ça vous changera un peu ^^.

Concrètement, vous arrivez sur une interface qui ressemble à Netflix (mais en version propre, sans les algorithmes qui essaient de vous vendre le dernier navet à 200 millions de budget), ensuite vous naviguez par décennie, par genre, par pays, par réalisateur ou par acteur. Pratique pour se faire une soirée "expressionnisme allemand des années 20" sans galérer mes petits élitistes d'amour...

Les vidéos viennent de trois sources : Wikimedia Commons pour les plus propres, Internet Archive pour les raretés, et YouTube pour certains classiques. Quand un film est dispo sur plusieurs plateformes, WikiFlix affiche plusieurs boutons de lecture et vous choisissez celui qui vous arrange.

Notez que la communauté maintient aussi une blacklist pour éviter que vous tombiez sur de la propagande fasciste en cherchant un film muet avec des pirates. Les films concernés restent accessibles via la recherche (contexte éducatif oblige), mais ils ne polluent pas les catégories de navigation. C'est pas con !

Côté technique, la base de données se synchronise toutes les heures avec Wikidata donc si quelqu'un ajoute un nouveau film ou corrige une erreur sur la fiche Wikipédia d'un acteur, ça arrive rapidement sur WikiFlix.

Par contre, attention, tous les films listés ne sont pas forcément vraiment libres de droits partout dans le monde. Certaines entrées pointent vers des copies Internet Archive qui ont été retirées pour violation de copyright. Le domaine public, c'est compliqué, et ça varie selon les pays donc si vous voulez utiliser un extrait dans une vidéo YouTube, vérifiez quand même avant.

Pour les amateurs de films gratuits, WikiFlix représente une alternative organisée et bien documentée et contrairement aux offres temporaires comme les films Ghibli sur France TV , ici c'est permanent. Tant que le domaine public existe, WikiFlix existera bien sûr !

Je sens que ce soir vous allez kiffer votre soirée à découvrir le cinéma muet allemand ou les premiers westerns américains sans débourser un centime, bande de radins cinéphiles ^^.

Moi ce ne sera pas mon cas, je suis plus films d'action des années 80/90 en ce moment...

  •  

Protégez vos clés SSH avec Touch ID sur macOS

Vous utilisez probablement des clés SSH pour vous connecter à vos serveurs et vous savez aussi qu'elles sont stockées sur votre disque, bien au chaud dans ~/.ssh/, accessibles à n'importe quel malware qui passerait par là. Pas très rassurant quand on y pense...

Mais bonne nouvelle les amis ! Sur macOS, il existe une fonctionnalité méconnue qui permet de stocker des clés cryptographiques directement dans le Secure Enclave de votre Mac, et de les utiliser pour SSH. Du coup, la donnée de la clé privée est conçue pour ne pas être exportable, reste enfermée dans cette puce dédiée, et les opérations de signature peuvent être protégées par Touch ID selon la configuration choisie. Arian van Putten , un chercheur indépendant, a documenté cette fonction qui est pourtant native dans macOS.

Le principe c'est que macOS expose une bibliothèque (/usr/lib/ssh-keychain.dylib) qui permet à OpenSSH d'interfacer avec le Secure Enclave via l'API CryptoTokenKit d'Apple. C'est un peu comme avoir une YubiKey intégrée dans votre Mac, sauf que vous n'avez rien à acheter.

Pour créer une identité protégée par le Secure Enclave, y'a une commande un peu obscure :

sc_auth create-ctk-identity -l ssh -k p-256-ne -t bio

Ensuite pour générer les fichiers de référence compatibles SSH :

ssh-keygen -w /usr/lib/ssh-keychain.dylib -K -N ""

Et pour injecter tout ça dans l'agent SSH :

ssh-add -K -S /usr/lib/ssh-keychain.dylib

À chaque connexion SSH, Touch ID vous demandera de poser votre doigt pour autoriser la signature. Impossible d'exporter la clé, impossible de la voler, même si quelqu'un a accès à votre machine.

Maintenant si vous préférez une interface graphique plutôt que de taper des commandes cryptiques, y'a Secretive qui fait exactement ça mais avec une jolie app native. Elle crée des clés dans le Secure Enclave, vous notifie quand elles sont utilisées, et depuis la version 3.0 , elle supporte même les clés post-quantiques ML-DSA (FIPS 204) sur macOS Tahoe pour ceux qui veulent anticiper l'ère post-quantique. Pour les vieux Mac sans Secure Enclave, l'app peut aussi utiliser une YubiKey.

Et pour ceux qui ont plein de clés SSH existantes et qui veulent juste ajouter l'authentification Touch ID par-dessus, y'a aussi fssh . Ce petit outil chiffre vos clés avec AES-256-GCM (avec HKDF et salt unique par fichier) et stocke la clé maître dans le Keychain de macOS avec les flags d'accès appropriés pour exiger Touch ID. Du coup à chaque connexion, votre empreinte déverrouille tout ça temporairement et c'est hyper pratique pour naviguer entre plusieurs serveurs sans se retaper les passphrases.

Bref, que vous passiez par les commandes natives, Secretive, ou fssh, l'idée c'est de ne plus jamais laisser vos clés SSH en clair sur le disque. Votre empreinte digitale devient la seule façon de les utiliser, et ça c'est quand même bien plus secure que de faire confiance aux permissions de fichiers...

Merci à Lorenper pour le tuyau !

Source

  •  

OrbStack - L'alternative légère à Docker Desktop sur Mac

Si vous utilisez Docker Desktop sur Mac et que vous en avez marre de voir votre ventilateur s'emballer dès que vous lancez trois conteneurs, j'ai peut-être la solution à vos problèmes.

OrbStack , c'est une app native Swift qui remplace Docker Desktop et qui fait tourner vos conteneurs sans transformer votre MacBook en mineur de Bitcoin. Le truc démarre en 2 secondes 12 et consomme très peu de ressources en arrière-plan. Autant dire que par rapport à l'usine à gaz qu'est devenu Docker Desktop, ça fait du bien.

Concrètement, vous avez accès à tout ce que vous connaissez : la CLI Docker est compatible, vos docker-compose tournent généralement sans modification, et même Kubernetes est intégré nativement. Pas besoin donc de tout réapprendre. Vous installez, et vous pouvez migrer vos conteneurs existants depuis Docker Desktop.

Un conseil quand même : faites une sauvegarde de vos volumes avant, parce que la migration peut parfois cafouiller.

Mais OrbStack ne se limite pas aux conteneurs puisque le logiciel embarque aussi un gestionnaire de machines virtuelles Linux. Plusieurs distributions sont disponibles, d'Ubuntu à Fedora en passant par Arch, et elles se configurent en une minute chrono. Pratique quand vous avez besoin d'un shell Linux fonctionnel sous macOS sans vous farcir la lourdeur de VirtualBox.

Côté technique, OrbStack utilise VirtioFS pour le partage de fichiers entre l'hôte et les conteneurs, ce qui explique en partie les performances. Sur Apple Silicon, l'émulation x86 passe par Rosetta, donc la plupart de vos images Intel devraient tourner. Le réseau est également soigné avec support IPv6 et ICMP. Par contre, certains utilisateurs ont signalé des soucis avec des VPN d'entreprise, donc testez avant de tout basculer.

Dans l'interface, vous avez vos conteneurs, vos machines Linux, vos volumes, le tout accessible depuis la barre de menu ou via la CLI. Y'a même l'intégration VS Code pour ceux qui bossent sur des projets dans les VM Linux.

Pour le prix, c'est gratuit pour un usage personnel et si vous l'utilisez dans un contexte professionnel, comptez 8 dollars par mois ou 96 dollars à l'année.

Le seul inconvénient, c'est que ça ne tourne que sur macOS donc tant pis pour vous si vous êtes sur Linux ou Windows. En tout cas, pour les développeurs Mac qui en ont ras-le-bol de voir Docker Desktop bouffer leurs ressources et leur batterie, c'est franchement une alternative qui mérite le détour. Un peu comme VirtualBuddy a révolutionné la virtualisation macOS, OrbStack fait pareil mais pour les conteneurs.

  •  

Intercept - Un dashboard SIGINT pour votre clé RTL-SDR

Si vous avez une clé USB RTL-SDR qui traîne dans un tiroir et que vous vous demandez ce que vous pourriez bien en faire, j'ai peut-être trouvé le projet qui va vous occuper pendant quelques soirées.

Ça s'appelle Intercept , et c'est un dashboard web qui regroupe les outils de réception radio les plus courants dans une seule interface. Comme ça, au lieu de jongler entre multimon-ng pour décoder les pagers, rtl_433 pour les capteurs météo, dump1090 pour tracker les avions... vous avez tout ça dans une seule interface Flask accessible directement sur votre navigateur.

L'installation se fait via pip après un clone du repo, et certaines fonctions nécessitent des privilèges élevés (sudo) pour accéder aux interfaces réseau :

git clone https://github.com/smittix/intercept.git
cd intercept
pip install -r requirements.txt

Et pour le lancer :

sudo python3 intercept.py

Le truc tourne en local sur le port 5050 et agrège les données de six modules différents. Côté signaux, on peut décoder les protocoles POCSAG et FLEX (les pagers qu'utilisent encore certains services d'urgence, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni), surveiller la bande 433MHz où communiquent les stations météo et divers capteurs IoT. Pour le tracking, y'a un module ADS-B qui affiche les avions sur une carte OpenStreetMap avec leur trace historique, et un autre pour les satellites qui prédit les prochains passages au-dessus de votre position.

Là où ça devient plus... disons "sensible", c'est avec les modules WiFi et Bluetooth. Le premier peut passer votre carte en mode monitor pour analyser les réseaux environnants et, si un client se reconnecte au bon moment, capturer des handshakes WPA. Le second scanne les appareils Bluetooth à portée. Évidemment, selon les lois de votre pays, ce genre d'analyse peut être encadré voire interdit sur des équipements tiers donc renseignez vous bien avant d'aller en prison bêtement. Le projet affiche d'ailleurs un gros disclaimer au lancement.

Techniquement, c'est du Python avec Flask pour le backend, Leaflet.js pour les cartes, et des Server-Sent Events pour le streaming en temps réel. L'interface propose un thème sombre ou clair, des alertes sonores configurables, et l'export des données en CSV ou JSON. Y'a même des raccourcis clavier pour les power users.

Pour faire tourner le bazar, il vous faut un dongle RTL-SDR compatible (les modèles à base de RTL2832U font l'affaire), une carte WiFi supportant le mode monitor si vous voulez cette fonction, et les dépendances habituelles : rtl-sdr, multimon-ng, rtl_433, dump1090, aircrack-ng pour le WiFi et BlueZ pour le Bluetooth.

Le projet est sous licence MIT, développé par smittix avec l'aide de quelques contributeurs. Ça me rappelle un peu l'époque où on bidouillait avec les femtocells pour intercepter les communications , sauf qu'ici c'est packagé proprement et ça ne nécessite pas de souder quoi que ce soit.

Si vous cherchez un projet pour apprendre les bases de l'intelligence des signaux radio ou juste pour voir ce qui se passe dans les ondes autour de vous, c'est un excellent point de départ. Par contre, je vous recommande vraiment de lire les lois de votre pays sur l'interception des communications avant de brancher quoi que ce soit...

  •  

Les clés BootROM de la PS5 ont fuité et Sony ne peut pas patcher

Alerte rouge chez Sony ! En ce début d'année 2026, la scène hacking vient de faire sauter le bouchon de champagne d'une façon que le constructeur japonais n'apprécie vraiment pas. Les clés BootROM de la PlayStation 5, c'est à dire ces secrets cryptographiques stockés dans la mémoire en lecture seule du processeur, se baladent maintenant en liberté sur le net.

Tout a commencé le 31 décembre, quand des figures bien connues de la scène comme @BrutalSam_ et @Shadzey1 ont commencé à partager des infos sur cette fuite massive. Leurs posts ont rapidement été supprimés, mais le mal était fait puisque les clés et leurs "keyseeds" sont maintenant listées publiquement sur psdevwiki.com .

Pour comprendre pourquoi c'est si grave, il faut plonger un peu dans les entrailles de la bête. Ces clés BootROM, qu'on appelle aussi clés "Level 0", sont utilisées pour déchiffrer les premières étapes du démarrage de la console. Elles font partie de ce qu'on appelle la "Chain of Trust", la chaîne de confiance qui vérifie que chaque composant logiciel est bien légitime avant de passer la main au suivant. Le bootloader, le kernel, le système d'exploitation, tout repose sur cette fondation cryptographique.

Et le problème, c'est que ces clés résident dans la mémoire morte du processeur AMD de la PS5, définie lors de la fabrication. Sony ne peut pas les modifier avec une simple mise à jour firmware puisque la BootROM est par définition immuable. La seule solution serait de fabriquer de nouveaux APU avec des clés différentes, ce qui ne concernerait que les futures consoles. Les PS5 déjà vendues conserveront cette même clé, ce qui les rend potentiellement exposées à de futurs exploits.

Ça me rappelle l'exploit fusée-gelée de la Nintendo Switch. Dans ce cas-là, c'était une faille dans le code du bootROM Tegra (un bug permettant l'exécution de code) plutôt qu'une fuite de clés, mais le principe reste le même... une fois le processeur sorti d'usine, impossible de patcher. La PS3 avait connu un sort similaire en 2010-2011 avec l'incident fail0verflow .

Mais ne vous précipitez pas encore pour sortir vos tournevis car cette fuite ne constitue pas un jailbreak en soi. Avoir les clés permet d'analyser le processus de démarrage en détail, de comprendre ce qui était jusqu'ici une boîte noire. Mais pour exécuter du code non signé sur une console retail, il faut encore trouver un point d'entrée, un exploit, puis construire toute une chaîne de privilèges. C'est un travail de fond qui va prendre du temps...

On pourrait quand même voir apparaître des custom firmwares et des loaders de backups plus sophistiqués courant 2026. Ça va aussi faciliter le travail des équipes qui bossent sur l'émulation PS5 sur PC, puisqu'elles auront enfin une documentation complète du boot flow.

Sony n'a pas communiqué sur le sujet pour le moment, mais une révision matérielle avec de nouvelles clés reste une option possible pour les futures PS5, comme Nintendo l'avait fait après fusée-gelée. En attendant, tous les possesseurs actuels sont dans le même bateau, avec une console dont le cadenas vient de perdre sa clé maître !

Si vous avez acheté votre PS5 récemment en pensant qu'elle serait la plus sécurisée du lot, c'est raté. Mais si vous êtes du genre à bidouiller et que vous patientez sagement pour un futur jailbreak, 2026 s'annonce plutôt prometteur de ce côté-là...

Source

  •  

Wario.style transforme vos morceaux préférés en version Game Boy

Quand je suis tombé sur Wario.style , j'ai d'abord cru à une blague. Sauf que non.

Ce petit site web vous transforme vos morceaux préférés en version Game Boy, à condition qu'un fichier MIDI existe pour la chanson en question. Vous cherchez une chanson, vous sélectionnez la source MIDI qui vous plaît, vous cliquez sur "Generate"... et là, c'est la magie des bips et des blops qui opère.

Ce qui se cache derrière porte le doux nom de Wario Synthesis Engine. Concrètement, ça analyse le fichier MIDI pour identifier les pistes de mélodie, de basse et d'accords, puis ça resynthétise le tout avec des oscillateurs Web Audio calibrés pour imiter la puce sonore 4 canaux de la Game Boy. Deux canaux pulse wave pour la mélodie, un canal wave pour les graves, et un canal noise pour les percussions. C'est à dire le même setup que la vraie console de 1989, les amis !

Et le plus beau dans tout ça, c'est que la synthèse audio se fait entièrement côté client. La recherche de fichiers MIDI passe par un serveur, mais la génération du son, elle, tourne direct dans votre navigateur. Du coup, niveau réactivité, on est bien.

Le site est signé @b1rdmania, un dev qui a construit ce projet "for lols" avec Claude Code (hé oui, c'est mentionné fièrement sur la page). D'ailleurs si vous voulez fouiller le code source , tout est public sur GitHub. C'est du TypeScript propre avec Vite derrière pour le build.

Les dev ont un peu peur des avocats de Nintendo... lol ( Source )

Côté fonctionnalités, la version 1.3 apporte le partage direct sur X, une palette Game Boy claire pour les nostalgiques du vert olive, et des correctifs pour l'audio sur iPhone. Parce que oui, Apple bloque le son tant que vous n'avez pas tapé sur un truc, mais une fois le bouton "Enable Audio" cliqué, c'est parti mon kiki.

Le projet a d'ailleurs une page d'embed si vous voulez intégrer vos créations chiptune sur vos sites web. Perso, je trouve ça super cool pour donner une ambiance rétro à n'importe quel projet.

Voilà, si vous avez grandi avec les bips caractéristiques de la Game Boy et que vous avez toujours rêvé de transformer vos morceaux préférés en 8-bit, foncez tester Wario.style . C'est gratuit, c'est fun, et n'oubliez pas, si vous cherchez d'autres outils pour composer du chiptune plus sérieusement, j'ai parlé de Furnace et DefleMask il y a pas longtemps.

  •  

Frockly - Vos formules Excel enfin visibles et manipulables

RyuU12358 n'est pas un personnage de manga cyberpunk... Non, c'est un développeur japonais qui a eu une idée toute bête. Il s'est demandé si on pouvait VOIR la structure des formules Excel au lieu de les lire comme on lirait un roman écrit en russe ?

Parce que bon, les formules de tableur imbriquées, c'est le cauchemar de pas mal de monde. Vous savez, ce genre de truc : =IF(AND(SUMIF(A:A,B2,C:C)>100,VLOOKUP(D2,E:F,2,FALSE)="OK"),CONCATENATE(G2," - ",H2),"Erreur").

Et encore, j'ai pris un exemple gentil.

Demo Frockly : une formule Excel décomposée en blocs ( Source )

Le problème, comme le souligne très justement le créateur, c'est pas que ces formules sont complexes. C'est que leur structure est planquée à l'intérieur d'une seule ligne de texte, du coup, à chaque fois qu'on doit les modifier, on repart de zéro pour comprendre comment tout s'imbrique.

Rien que d'y penser, ça me donne la flemme...

Mais c'est là qu'intervient Frockly , un éditeur web qui transforme vos formules en blocs visuels façon Scratch qu'on peut manipuler comme des Lego. Vous collez votre formule monstrueuse, et hop, elle se décompose en morceaux logiques reliés entre eux. Ça ressemble un peu à Flyde pour la programmation visuelle , mais adapté au monde des tableurs.

L'outil propose plusieurs modes de visualisation comme replier certaines parties pour avoir une vue d'ensemble, zoomer sur un noeud précis, ou remonter à la racine pour comprendre la hiérarchie.

Et le truc cool, c'est qu'on peut aussi construire ses formules de A à Z en assemblant des blocs. Plus besoin de compter les parenthèses comme un comptable sous pression. On connecte les fonctions entre elles, et Frockly génère la formule textuelle qu'on peut ensuite copier-coller dans Excel ou un autre tableur.

Y'a même un système de formules nommées (internes à Frockly) pour réutiliser des morceaux de logique, et un import expérimental de fichiers xlsx qui fonctionne côté client. Bon, on est sur une version 0.5, donc faut pas s'attendre à un truc parfaitement stable non plus...

Notez quand même que Frockly ne remplace pas Excel. C'est un outil qui tourne entièrement dans votre navigateur (pas d'upload serveur), ne calcule rien, ne modifie pas vos fichiers, et ne prétend surtout pas être un tableur. C'est en réalité un espace de travail intermédiaire pour comprendre et refactorer, point barre. L'idée c'est d'organiser vos formules ici, puis de retourner dans votre tableur avec une version plus claire.

Le tout est développé en TypeScript, tourne dans le navigateur, et le code est disponible sur GitHub. Bref, si vous avez déjà pesté devant une formule Excel incompréhensible héritée d'un collègue qui a quitté la boite il y a 3 ans, ce petit outil pourrait bien vous sauver quelques heures de migraine.

Source

  •  

Le chat préféré des gens qui ont la même adresse IP

Vous bossez dans un open space et vous avez envie de papoter avec vos collègues sans que tout le monde entende votre conversation ? Ou alors vous êtes étudiant sur un campus et vous voulez lancer un petit chat éphémère avec les gens autour de vous ?

Ça tombe bien, ipchat.org a une approche assez sympa pour ça.

En fait, ce site regroupe automatiquement tous les utilisateurs qui partagent la même adresse IP publique (celle vue par le serveur). En gros, si vous êtes au bureau derrière le même routeur, vous devriez vous retrouver dans le même salon. Pas besoin de créer de compte ni de lien d'invitation, vous débarquez sur le site, vous choisissez un pseudo (ou vous laissez le générateur aléatoire s'en charger) et hop, vous pouvez commencer à causer.

Côté technique, ça utilise du Server-Sent Events pour le temps réel et une API REST derrière. Les messages sont conservés 24 heures avant de disparaître côté applicatif même si évidemment, ça n'empêche pas le serveur de loguer des trucs de son côté, hein. On n'en sait rien.

Après si je vous en parle, c'est parce que je trouve le concept plutôt sympa. C'est un peu le retour aux sources des chats IRC d'antan, version ultra-simplifiée ou de ce bon vieux Net Send... Y'a un côté nostalgique et en même temps pratique. Si vous voulez organiser un apéro improvisé avec les collègues sans spammer le Slack officiel y'a qu'à balancer l'URL et tout le monde se retrouve dans le même chat sans rien installer.

Après c'est pas hyper sécurisé comme concept parce que vous l'aurez compris, toute personne qui rejoint le même salon (même IP publique) peut lire les messages. Donc évitez d'y balancer des trucs confidentiels ou des ragots sur votre chef (enfin... sauf si vous êtes sûr qu'il n'est pas connecté de gros con ^^). Et petit détail, si vous utilisez un VPN ou si votre FAI fait du CGNAT , vous pourriez vous retrouver avec des inconnus dans votre salon. Encore des rencontres charnelles en perspective !

Bref, encore un petit outil marrant pour animer vos pauses café.

  •  

Aux Etats-Unis, la police peut maintenant fouiller dans les recherches Google

La Cour suprême de Pennsylvanie vient de valider une pratique qui va faire polémique : les policiers peuvent désormais demander à Google de leur filer la liste de toutes les personnes ayant recherché un terme spécifique. C'est ce qu'ils appellent un "reverse keyword search warrant".

L'affaire remonte à 2016. Une femme est enlevée chez elle par un inconnu, puis violée. L'enquête piétine pendant plus d'un an, jusqu'à ce que les enquêteurs obtiennent un mandat demandant à Google qui avait recherché le nom ou l'adresse de la victime la semaine précédant l'agression. Un certain John Kurtz avait tapé cette adresse deux fois dans la même journée.

ADN prélevé sur un mégot de cigarette, correspondance confirmée, et le type finit par avouer cinq agressions. Il écope de 59 à 270 ans de prison. Oui moi aussi ça m'a fait bugger cette histoire de fourchette d'années de prison mais c'est comme ça qu'ils font là-bas... 59 ans minimum et jusqu'à 270 ans max.

Alors la première réaction c'est de se dire que le système a fonctionné puisque le violeur en série s'est retrouvé derrière les barreaux grâce à ses propres recherches Google. Sauf que la défense a contesté la légalité de ce mandat de recherche inversé, arguant que ça violait le 4ème amendement sur les perquisitions abusives.

Et la Cour a tranché : non, y'a pas de violation d'amendement. Pourquoi ? À cause de ce qu'on appelle la "third-party doctrine". En gros, dès que vous partagez une info avec un tiers (ici Google), vous perdez toute attente raisonnable de confidentialité dessus. Vos recherches appartiennent à Google, pas à vous. Point barre.

Après petite subtilité, le juge Wecht a aussi suggéré que le résultat aurait pu être différent si l'utilisateur avait pris des mesures de protection, tel qu'utiliser un VPN. Techniquement, si Kurtz avait fait ses recherches via un VPN, le mandat aurait pu ne pas tenir car là il y avait une volonté de conserver une certaine confidentialité... On marche sur la tête.

Mais ce qui chafouine la défense ici, ce sont les effets de bord car comme l'a souligné la juge Christine Donohue, ce type de mandat met en danger la vie privée de toute personne ayant recherché le nom ou l'adresse de la victime durant cette semaine-là. Des voisins curieux, un livreur qui voulait vérifier l'itinéraire, un journaliste local.... Tout le monde se retrouve potentiellement dans le viseur...

Et c'est là que ça devient vraiment préoccupant car qu'est-ce qui empêche d'appliquer la même logique à des recherches plus génériques ? "Avortement clinique" dans un État qui l'interdit ? "Comment traverser la frontière" pour les personnes en situation irrégulière ? Avec ce qui se passe actuellement aux États-Unis concernant les rafles d'immigration par ICE , on voit bien le potentiel de dérive.

Car le problème n'est pas la technique en soi mais l'absence de garde-fous. Rien n'empêche aujourd'hui une administration zélée de demander à Google la liste de tous ceux qui ont recherché tel ou tel terme politiquement sensible et avec cette décision de la Cour de Pennsylvanie, c'est maintenant parfaitement légal.

Google, de son côté, affirme avoir des "protections rigoureuses" en place et s'opposer aux demandes trop larges... On aimerait les croire mais l'entreprise traite des milliers de mandats chaque année, et la tentation de coopérer plutôt que de se battre devant les tribunaux doit être forte.

Alors combien de temps avant que cette jurisprudence fasse tache d'huile dans d'autres États ?

Source

  •  

ASML, la boite hollandaise qui tient le monde tech en otage

400 millions de dollars. C'est le prix d'une seule de ces machines et y'a qu'une seule entreprise au monde capable de les fabriquer. Cette boîte hollandaise dont vous n'avez probablement jamais entendu parler s'appelle ASML, et elle tient littéralement l'industrie tech mondiale par les roustons.

L'intérieur d'une machine de lithographie EUV d'ASML - Crédit : ASML

Faut que je vous explique pourquoi c'est complètement dingue. Ces machines de lithographie EUV (pour Extreme Ultraviolet), c'est ce qui permet de graver les puces les plus avancées de la planète. Sans elles, pas de processeurs dernière génération, pas d'iPhone, pas de GPU pour faire tourner vos IA préférées. Bref, le monde moderne s'arrête !

Et ce qui est incroyable c'est comment ça fonctionne. La machine balance des lasers sur des gouttelettes d'étain minuscules (de la taille d'un globule blanc) qui filent à 250 km/h. Et attention, elle tape pas une fois sur chaque gouttelette, mais TROIS fois d'affilée en 20 microsecondes. 50 000 gouttelettes par seconde. 150 000 tirs laser par seconde. Et ils n'en ratent jamais un seul. Quand les ingénieurs d'ASML disent "we don't miss", c'est pas de la vantardise mal placée de mecs de base, c'est juste la réalité.

Chaque gouttelette est chauffée à plus de 220 000 Kelvin. Pour situer, c'est environ 40 fois plus chaud que la surface du Soleil. On parle littéralement de créer un petit soleil artificiel sur Terre pour produire cette lumière ultraviolette extrême à 13,5 nanomètres de longueur d'onde.

Et les miroirs à l'intérieur de ces machines sont probablement les objets les plus lisses de l'univers. Si vous agrandissiez un de ces miroirs à la taille de la Terre, la plus grosse bosse serait plus fine qu'une carte à jouer. Ces miroirs permettent de superposer les couches d'une puce avec une précision de 5 atomes et tout ça se fait pendant que certaines parties de la machine bougent à des accélérations de plus de 20 G.

L'histoire d'ASML est d'ailleurs assez chouette à connaître. La boîte a été créée dans les années 80 comme spin-off de Philips, dans une petite ville des Pays-Bas, avec pas grand-chose à part une équipe de passionnés. Pendant 30 ans, tout le monde dans l'industrie pensait que la lithographie EUV était impossible. Les entreprises américaines ont toutes abandonné une par une et seul ASML a continué à y croire, en bossant avec leur partenaire allemand Zeiss pour les miroirs.

Et aujourd'hui, cette petite boîte hollandaise a un monopole mondial absolu. 0 concurrent c'est fort quand même. Si vous voulez fabriquer des puces en dessous de 7 nanomètres, vous passez par ASML ou vous passez votre chemin. C'est aussi simple que ça.

Perso, je trouve ça fou de voir qu'une technologie aussi critique pour notre monde repose sur une seule entreprise. C'est à la fois un exploit technologique absolument démentiel et un point de vulnérabilité stratégique pour toute l'industrie. Mais bon, quand on voit le niveau d'ingénierie nécessaire pour faire fonctionner ces bêtes, on comprend pourquoi personne d'autre n'a réussi à suivre.

Source

  •  

Une Tesla vient de traverser les USA sans que le conducteur touche le volant

J'sais pas si vous vous souvenez mais en 2016, Elon Musk avait promis qu'une Tesla serait capable de traverser les États-Unis d'une côte à l'autre avec le système FSD (conduite autonome), sans que le conducteur n'ait besoin d'intervenir. À l'époque, il annonçait ça pour fin 2017 et on est en 2026 et... hé bien, ça vient enfin de se produire (même si pas exactement comme prévu).

David Moss, un américain originaire de Tacoma, vient de réaliser l'exploit le 31 décembre 2025. Il a quitté le Tesla Diner de Los Angeles avec sa Model 3 grise et a roulé jusqu'à Myrtle Beach en Caroline du Sud. 2 732,4 miles (environ 4 400 km) en 2 jours et 20 heures (recharges incluses).

Et tout ça avec zéro désengagement du FSD ! Le système a même géré tous les stationnements aux Superchargeurs (30 recharges au total, le conducteur devait juste brancher le câble).

Son véhicule tournait avec la version FSD 14.2.1.25 et la puce AI4, le hardware embarqué actuel sur les Tesla et d'après ses données sur fsddb.com (un site communautaire de tracking FSD), il a même dépassé les 10 000 miles consécutifs sans désengagement.

Ashok Elluswamy, le VP de l'IA chez Tesla, a salué l'exploit sur X en parlant de première traversée d'une côte à l'autre en FSD v14. Le compte officiel Tesla North America a aussi relayé l'info et Musk a réagi avec un sobre "Cool". (lol)

Si vous êtes tenté de faire pareil, n'oubliez pas quand même que le système s'appelle toujours "FSD Supervised", ce qui signifie que légalement le conducteur reste responsable et doit rester vigilant. David Moss n'a donc pas vraiment fait une sieste de 3 jours pendant que sa bagnole roulait toute seule. Il était bien là, prêt à intervenir si besoin... sauf qu'il n'en a jamais eu besoin.

La Tesla Model 3 de David Moss - Source: fsddb.com

Ce qui me fait kiffer dans cette histoire, c'est que ça donne un sacré coup de boost à l'approche de Tesla concernant la conduite autonome : des caméras, du machine learning et des réseaux de neurones, sans LiDAR. Geohot avait commencé à bidouiller ça en 2015 avec son projet qui est devenu OpenPilot chez Comma.ai . Et là, un conducteur passionné vient enfin de prouver que leur stack logicielle peut tenir un trajet de 4 400 km sans broncher. Bon, c'est un one shot et pas une validation scientifique reproductible, mais c'est quand même impressionnant.

Et perso, près de 9 ans après la promesse initiale de Musk (octobre 2016), c'est cool de voir que ça progresse enfin concrètement !

Source

  •  

QUESTER1 - Le robot humanoïde qui tient dans un sac à dos

Et si je vous disais qu'un robot humanoïde, un vrai, avec contrôle de force sur tout le corps et des articulations dignes des gros modèles, ça tient maintenant dans un sac à dos ? Vous ne me croiriez pas et pourtant, je viens de découvrir sur Reddit cette vidéo où AGIBOT présente le QUESTER1 (ou Q1 pour les intimes), un petit bonhomme de 80 centimètres qui a de quoi faire réfléchir pas mal de monde dans l'industrie...

Bon, je vous vois venir... "Encore un robot jouet chinois". Sauf que non. Le truc qui change tout ici, c'est la technologie QDD (Quasi Direct Drive) qu'ils ont réussi à miniaturiser jusqu'à obtenir des articulations plus petites qu'un œuf. Et pas des articulations au rabais, hein mais d'un contrôle de force complet et de réactivité haute performance, c'est à dire le même niveau que les grands humanoïdes qui font 1m70.

En septembre dernier on découvrait que certains robots Unitree présentaient des failles Bluetooth . Avec du code fermé c'est pas surprenant alors qu'ici AGIBOT fait le choix inverse en ouvrant volontairement son SDK et son HDK. Le code, les interfaces, les modules d'extension... tout est accessible. Même les composants structurels externes sont open source, ce qui veut dire que vous pouvez imprimer en 3D vos propres coques et donner à votre Q1 l'apparence que vous voulez. Tête interchangeable incluse ! Le délire !

Mais pourquoi faire si petit ?

Bah justement, c'est là que ça devient fort car en théorie, réduire les dimensions de moitié divise le poids par 8 (les joies de la physique en 3D). Du coup, le robot encaisse mieux les chutes, les erreurs coûtent moins cher, et l'itération est beaucoup plus rapide pour les développeurs. Pour la recherche et l'éducation, c'est donc le format idéal puisqu'il tient dans un grand sac à dos.

Côté fonctionnalités, le Q1 n'est pas qu'une plateforme de dev puisqu'il intègre une IA personnalisée qui lui permet de répondre à des questions, d'enseigner l'anglais avec une prononciation correcte (et une patience infinie, contrairement à votre ancien prof de lycée), ou même de danser avec plus de précision que vous.

C'est le futur qui débarque et le plus cool c'est qu'à l'avenir, ils vont proposer une plateforme no-code qui permettra de créer des comportements facilement. Pour les makers, les chercheurs et les étudiants en robotique, c'est donc potentiellement une belle porte d'entrée vers l'humanoïde à taille humaine... enfin presque.

  •  

Extraire les meilleures photos d'une vidéo avec Video to JPG

Vous avez une vidéo de vacances, un concert filmé à l'arrache, une séquence où votre chat fait un truc improbable, voire une sextape de vous avec la mère de Jean-Pierre de la compta, et vous voulez en extraire LA photo parfaite ! Sauf qu'avec les captures manuelles, on tombe souvent sur des frames avec du flou de mouvement ou un mauvais cadrage.

Heureusement, Video to JPG propose une approche plutôt cool pour sélectionner les meilleures.

L'outil tourne direct dans le navigateur, sans rien installer et le traitement se fait entièrement côté client via FFmpeg en WebAssembly, donc en théorie vos fichiers restent sur votre machine. Je dis en théorie parce qu'on n'a pas les sources de ce site. La liste des formats supportés est large : MP4, MOV, AVI, MKV, WebM, FLV, et même le H.265/HEVC selon les développeurs.

Le truc intéressant, c'est leur fonction "Smart Clarity Detection" qui analyse les frames pour repérer celles qui sont nettes. Parce que bon, extraire une image toutes les 2 secondes c'est facile, mais choper pile les frames sans flou de mouvement, c'est une autre paire de manches.

Côté sortie, l'outil propose du JPG, PNG ou WebP avec un réglage de compression. Vous pouvez prévisualiser chaque image avant de la télécharger, et si vous en voulez plusieurs, tout part dans un ZIP. Y'a même un système de préfixes pour nommer vos fichiers.

Pour l'utiliser, suffit de glisser votre vidéo dans la zone prévue à cet effet, vous choisissez la fréquence d'extraction ou vous laissez l'outil détecter les meilleures frames, vous prévisualisez, et vous téléchargez. Le site annonce une limite autour de 2 Go, mais attention, avec du 4K ça peut ramer sévère voire planter si votre navigateur manque de RAM.

Et bien sûr, c'est gratuit et sans inscription.

A mettre dans vos bookmarks pour la prochaine fois !

  •  

Lumen - L'IA qui écrit vos messages de commit et bien plus encore

Soyez honnêtes, c'est quoi votre dernier message de commit ? "fix", "update", "refactor" ou les grands classiques "Ça marche, on ne touche plus" ou "azertyuiop^$" ?

Si vous vous reconnaissez, alors Lumen va peut-être vous sauver la mise.

Lumen c'est un outil en ligne de commande écrit en Rust qui utilise l'IA pour vous aider à gérer votre workflow Git. En gros, vous stagez vos fichiers, vous lancez lumen draft et hop, l'IA analyse vos modifications pour générer un message de commit propre au format conventionnel. Fini les "fixed stuff" à 3h du mat.

Mais le truc va plus loin que ça puisque vous pouvez aussi lui demander d'expliquer un commit avec lumen explain HEAD (ou un hash, une plage de commits...). Pratique quand vous tombez sur du code écrit par vous-même il y a 6 mois et que vous n'y comprenez plus rien. D'ailleurs, y'a même une fonctionnalité de recherche interactive dans l'historique avec lumen list si vous avez fzf d'installé.

Et le plus cool, c'est la commande lumen operate. Vous lui décrivez en langage naturel ce que vous voulez faire genre "squash mes 3 derniers commits" et il vous génère la commande Git correspondante. Avec un warning si la commande est potentiellement destructrice et une demande de confirmation avant exécution, histoire de pas faire de bêtises.

Côté providers, c'est flexible... OpenAI, Anthropic Claude, Gemini, Groq, DeepSeek, Ollama pour du local, et d'autres encore... Vous configurez ça une fois avec lumen configure pour les commandes IA et c'est parti. Le diff viewer intégré est pas mal non plus (et lui fonctionne sans config), avec une vue côte à côte dans le terminal et la possibilité de naviguer entre les hunks.

L'installation se fait via Homebrew sur Mac/Linux avec brew install jnsahaj/lumen/lumen ou via Cargo si vous avez Rust. C'est open source sous licence MIT.

Perso, je trouve que c'est le genre d'outil bien pratique pour ceux qui galèrent avec leurs messages de commit ou qui passent leur temps à chercher des commandes Git obscures. Et le fait que ça tourne avec différents providers IA, y compris en local avec Ollama, c'est également un vrai plus pour ceux qui veulent pas envoyer leur code sur des serveurs externes.

A tester donc !

Source

  •  

Un bug de 20 ans dans GTA San Andreas refait surface avec Windows 11

Le Skimmer dans GTA San Andreas c'est ce petit hydravion qu'on pouvait chopper près de la mer pour faire du rase-mottes au-dessus de l'eau. Eh bien figurez-vous que ce truc cachait un défaut dans son code depuis... 20 ans. Un bug dormant qui est resté totalement invisible jusqu'à l'arrivée de Windows 11 24H2 en avril 2025.

Silent, le moddeur derrière SilentPatch , a publié une analyse technique sur ce bug zombie. En gros, quand vous essayez de spawn le Skimmer sur Windows 11 24H2, l'hydravion devient tellement gigantesque qu'il n'est même plus rendu à l'écran. Et si vous forcez CJ à monter dedans via la console, son altitude affichée explose à environ 1,087 quadrillion d'années-lumière. Beaucoup plus loin que n'importe quoi dans l'univers observable...

Le coupable c'est une ligne manquante dans le fichier vehicles.ide qui définit les paramètres des véhicules. Le Skimmer a été copié-collé depuis Vice City où il était classé comme bateau, donc pas besoin de définir les paramètres de roues. Sauf que dans San Andreas, quelqu'un l'a requalifié en avion... sans ajouter les 4 paramètres manquants pour les roues.

Du coup, le code qui charge les véhicules se retrouve avec des variables non initialisées. Pendant 20 ans, ça passait crème parce que ces variables récupéraient par hasard les bonnes valeurs laissées dans la pile mémoire par le véhicule précédent (un certain TopFun avec un wheel scale de 0.7). Le jeu était littéralement à 4 octets près de planter depuis 2004.

Et puis Microsoft a décidé de modifier la gestion interne des Critical Section Objects dans Windows 11 24H2. La fonction LeaveCriticalSection utilise maintenant plus d'espace dans la pile, ce qui écrase ces fameuses valeurs "héritées" par accident. Résultat, le wheel scale se retrouve corrompu avec une valeur de 3,73×10²⁹, les calculs de suspension partent en vrille, et hop, votre hydravion file vers Alpha du Centaure.

Comme quoi c'est pas pour rien que les devs bassinent tout le monde avec l'initialisation des variables. Le code de San Andreas ignorait probablement les warnings du compilateur depuis le début, et tout le monde s'en fichait parce que "ça marche". Jusqu'au jour où ça marche plus, bah ouais Morray !

La bonne nouvelle c'est que le fix est facile à faire. Soit vous éditez manuellement le fichier data\vehicles.ide pour ajouter les paramètres manquants au Skimmer, soit vous attendez la prochaine mise à jour de SilentPatch qui corrigera ça automatiquement. D'ailleurs, les versions Xbox et la Definitive Edition avaient déjà corrigé ce bug... sans le savoir.

Bref, 20 ans de code qui tourne sur une douzaine de versions de Windows différentes, et il aura fallu un changement apparemment anodin dans la gestion mémoire de Microsoft pour réveiller ce vilain bug dormant...

Source

  •  

&udm=14 - Le Konami Code pour retrouver un Google sans IA

Vous avez remarqué comme Google est devenu pénible ces derniers temps ? Entre les "AI Overviews" qui vous pondent des résumés à côté de la plaque, les panneaux shopping qui envahissent la moitié de l'écran, et les carrousels de vidéos TikTok dont tout le monde se fiche... on en viendrait presque à regretter le Google de 2010. Eh bien figurez-vous qu'il existe un code secret, une sorte de Konami Code du web, qui permet de retrouver un Google propre et fonctionnel : &udm=14.

Ce petit paramètre que vous pouvez ajouter à vos recherches Google (du genre google.com/search?q=votre+recherche&udm=14), c'est le ticket magique vers le filtre "Web" de Google. Concrètement, ça vire une bonne partie du bazar... plus d'aperçus IA hallucinés, plus de "Autres questions" qui prennent trois écrans, plus de carrousels vidéo. Bon, les pubs restent là (faut pas rêver), mais au moins vous retrouvez des liens bleus comme au bon vieux temps.

Avant :

Le truc c'est que Google ne documente pas ce paramètre. Pas de page d'aide, pas d'option dans les settings, rien. C'est la communauté qui a découvert le pot aux roses, et depuis ça se répand comme une traînée de poudre. Le site udm14.com propose même un redirecteur qui ajoute automatiquement le paramètre à vos recherches (attention quand même, comme tout proxy, il peut techniquement voir vos requêtes). Les créateurs l'appellent le "disenshittification Konami code", en référence au concept de Cory Doctorow sur la dégradation des plateformes.

Pour ceux qui veulent automatiser le truc, il existe plusieurs solutions. Sur Firefox, l'extension &udm=14 fait le job en un clic. Sur Chrome, vous avez l'équivalent sur le Web Store . Sinon, vous pouvez simplement modifier votre moteur de recherche par défaut dans les paramètres du navigateur en ajoutant &udm=14 à l'URL de recherche.

Après :

Perso, je trouve ça assez révélateur de l'état actuel de Google... Quand tes utilisateurs doivent bidouiller des paramètres cachés pour retrouver une expérience de recherche décente, c'est qu'il y a un problème. Les "AI Overviews" sont régulièrement épinglés pour leurs réponses à côté de la plaque, parfois carrément dangereuses (genre conseiller de mettre de la colle sur la pizza , véridique). Et au lieu de nous donner une option officielle pour les désactiver, Google préfère nous gaver de contenus sponsorisés et de résumés générés par IA.

D'autres valeurs du paramètre udm existent d'ailleurs. &udm=2 donne les résultats images, &udm=7 les vidéos. Mais c'est bien le 14 qui est devenu le symbole de la résistance contre la "shittification" de Google.

Bref, si comme moi vous en avez marre de scroller trois écrans avant de trouver un vrai lien vers un vrai site (au hasard vers mon site. ^^), testez &udm=14. C'est gratuit, ça marche, et ça rend Google presque aussi bon qu'avant.

Source

  •  
❌