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Multi Commander 15.7 (Build 3133)

Gestionnaire de fichiers multi-onglets qui est une alternative intéressante à l'Explorateur de Windows, disponible gratuitement et en français...
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LPDDR6 Innosilicon atteint 14,4 Gbps et arrive chez un client majeur

Innosilicon vient de livrer son IP LPDDR6/5X Combo PHY + contrôleur à un client majeur du secteur. Cette brique mémoire vise les SoC mobiles et embarqués nécessitant une IP LPDDR6 prête à l’intégration, avec un débit par ligne de 14,4 Gbps, une latence contenue et une consommation optimisée, tout en restant compatible avec plusieurs nœuds de procédé FinFET.

LPDDR6 Innosilicon livrée à un client de premier plan

Puce Innosilicon LPDDR6 sur fond de circuit bleuté, effet lumineux

Innosilicon annonce la livraison de son sous-système LPDDR6/5X Combo, comprenant PHY et contrôleur, à un client qualifié de « top-tier ». L’entreprise précise qu’il s’agit du même partenaire avec lequel elle a déjà collaboré sur des IP mémoire du LPDDR4 au LPDDR5X. La nouvelle brique vise la bande passante, la latence et l’efficacité énergétique, tout en supportant LPDDR6 et LPDDR5X et en couvrant plusieurs nœuds FinFET. D’après la société, le débit atteint jusqu’à 14,4 Gbps par pin.

Graphique d'analyse de signal électrique couleurs vives, écran noir

Le standard LPDDR6 est finalisé chez JEDEC depuis juillet dernier, avec un plafond officiel aligné sur les 14,4 Gbps. Innosilicon résume la feuille de route en indiquant que son IP « se destine aux plateformes mobiles et client » et qu’elle outille les équipes SoC pour les futurs tape-outs.

Écosystème mémoire et disponibilité

Du côté des puces DRAM, Micron serait à ce stade le seul grand fournisseur à avoir publiquement confirmé l’échantillonnage LPDDR6 auprès de partenaires. Samsung et SK hynix évoquent leur préparation LPDDR6 et ont montré des modules liés au CES, sans pour autant déclarer officiellement un « sampling » clients dans leurs supports publics.

Les grands acteurs EDA/IP ont déjà annoncé la disponibilité d’IP PHY et contrôleur LPDDR6, un prérequis pour les équipes SoC. À court terme, les plateformes grand public restent toutefois sur LPDDR5X : la récente Panther Lake d’Intel s’y limite encore.

Source : VideoCardz

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Ventilateur ID-COOLING AT-120 : 120 mm double roulement dès 8 €

ID-COOLING vient de lancer la série de ventilateurs AT-120, des 120 mm à double roulement à billes conçus pour boîtiers, ventirads et radiateurs de watercooling. Déjà en vente en Chine, ils sont proposés à 59 ¥ (environ 8 €) en noir et 65 ¥ (environ 9 €) en blanc.

Ventilateurs ID-COOLING AT-120-K et AT-120-W noir et blanc sur fond noir

ID-COOLING AT-120 : spécifications et conception

Le ventilateur mesure 120 × 120 × 25 mm. Son design de pales avec anneau de stabilisation favorise un flux homogène et peu stratifié, capable de traverser les surfaces restrictives et de tenir face à la contre-pression typique des radiateurs. Le système de double roulement à billes vise une meilleure concentricité et un jeu radial réduit, pour une fiabilité accrue, y compris en montage vertical.

Comparaison entre ventilateur ID-COOLING et un ventilateur standard

Un moteur à boucle fermée ajuste en temps réel la vitesse grâce au retour tachymétrique et à un couple élevé, afin de maintenir des RPM stables. La fonction 0 RPM permet l’arrêt complet en faible charge pour réduire le bruit. Le cadre adopte des colonnes de fixation entièrement fermées pour plus de rigidité et la compatibilité avec divers montages.

Fixation et disponibilité

La boîte inclut des vis moletées et des écrous de blocage, permettant l’installation et la dépose sans outil. Les versions noire et blanche sont disponibles, à 59 ¥ (environ 8 €) et 65 ¥ (environ 9 €) respectivement.

Vue éclatée du mécanisme intérieur du ventilateur ID-COOLING

Source : ITHome

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Minisforum X870 avec Ryzen 9 9955HX3D soudé : une carte mATX hybride dévoilée au CES 2026

Minisforum X870 se distingue au CES 2026 avec une carte mère micro-ATX atypique, combinant un APU Ryzen mobile soudé et un chipset desktop. Un choix encore peu répandu sur le marché, même si AOOSTAR a déjà annoncé une approche similaire avec sa TA95HX3D.

Minisforum X870 avec Ryzen 9 9955HX3D soudé

Sur le stand de Las Vegas, d’après Tweakers, Minisforum expose la BD995M X3D, une carte mATX équipée d’un Ryzen 9 9955HX ou d’un Ryzen 9 9955HX3D directement soudé, tous deux avec iGPU Radeon 610M. La plateforme ajoute deux emplacements DDR5 et, fait notable, un chipset X870 pour étendre l’I/O au-delà de ce que propose l’APU. Selon la source, « X870 est une classe de chipset AM5 de bureau » et les cartes qui l’embarquent sont attendues avec USB4.

Carte mère Minisforum X870 avec étiquette, éclairage RGB, sur table en bois foncé

Associer un X870 desktop à un APU HX mobile n’est pas courant. Minisforum a déjà commercialisé des cartes avec processeurs HX soudés, mais jusqu’ici en s’appuyant surtout sur l’I/O mobile, sans revendiquer un véritable chipset desktop. Ici, la promesse change de catégorie, avec un design qui pourrait rapprocher une plateforme mobile des connectiques d’une AM5 de bureau.

Côté refroidissement, il semblerait que le support de ventirads AM5 standard soit possible, à en juger par les photos. Le principal goulot pourrait venir de la prise en charge de la DDR5 côté plateforme mobile. Les joueurs viseront naturellement le Ryzen 9 9955HX3D, présenté comme l’un des meilleurs CPU gaming pour PC portables à l’heure actuelle.

Minisforum prévoit une sortie au cours du premier semestre 2026, sans tarif communiqué pour l’instant.

Une seconde carte : BD395i MAX en mini-ITX

La marque montre aussi la BD395i MAX au format mini-ITX avec un Ryzen AI Max+ 395, positionnée pour les configurations compactes et les charges centrées sur l’iGPU. L’approche diffère de la BD995M X3D, la première misant sur la compacité et l’accélération graphique intégrée, la seconde sur un APU mobile couplé à un vrai chipset desktop.

Source: Tweakers

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Yunzii B98 Pro : nouveau clavier 1800 et première souris silicone au CES 2026

Le clavier Yunzii B98 Pro est en vitrine au CES 2026, avec un layout 1800 et une fiche technique dense, tandis que la marque dévoile aussi sa première souris, la C1 en silicone.

Yunzii B98 Pro : layout 1800, tri‑mode et QMK/VIA

Clavier mécanique noir et or avec bouton rotatif sur support noir

Le Yunzii B98 Pro adopte un format 1800 à 101 touches et cherche à rendre plus accessible la série AL98, dont il abandonne le châssis tout aluminium au profit d’une construction plus légère. On retrouve toutefois l’essentiel : connectivité tri‑mode (Bluetooth, 2,4 GHz et USB‑C filaire), fonctionnement à faible latence, compatibilité QMK/VIA et une batterie conséquente de 8000 mAh. Les acheteurs peuvent choisir un bouton rotatif en version Kitty ou Classic. D’après Yunzii, l’idée est de proposer un modèle plus abordable sans renier les fonctions attendues sur ce segment.

Gros plan de touche personnalisée avec motif chat et barre rouge

C1 Silicone Mouse : enveloppe souple et 90 jours d’autonomie

Première incursion de Yunzii sur le marché des souris, la C1 Silicone Mouse arrive avec une coque en silicone déclinée en plusieurs coloris, dont Black, Silver et Macaron Pink. Elle propose une connexion tri‑mode (Bluetooth, 2,4 GHz, USB‑C), six niveaux de DPI de 800 à 4800, et une personnalisation logicielle complète sous Windows avec un configurateur web pour macOS et Windows. La batterie de 500 mAh est annoncée pour jusqu’à 90 jours d’usage typique. Comme le résume le fabricant, « tri‑mode connectivity and full customization » pour une première tentative plutôt complète.

Trois souris sans fil blanches, noires et grises avec clavier rétro multicolore

Yunzii exposait aussi le QL75, un clavier mécanique inspiré des machines à écrire dans un format 75 % avec commandes multimédias dédiées. Plus décalé, le C75 Cake Cat Keyboard pousse l’esthétique féline avec éclairage latéral, pieds en forme de patte et un dongle 2,4 GHz dissimulé dans un poisson. On note aussi une plaque arrière façon candy cane et des touches agrémentées de motifs floraux roses. Un design clivant assumé, à prendre ou à laisser.

Source : TechPowerUp

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8BitDo Retro Receivers branchent des manettes modernes sur consoles rétro

Les 8BitDo Retro Receivers visent un grand écart rare : brancher des manettes modernes sur des consoles rétro, de la 2e à la 6e génération. Présentés au CES, ces dongles promettent une compatibilité qui va des machines 8 bits des années 1980 jusqu’aux systèmes 32 bits de la fin des années 1990 et des années 2000.

8BitDo Retro Receivers : la passerelle entre USB et consoles rétro

Manette arcade 8BitDo Retro Receivers beige avec boutons rouges et stick noir sur un support blanc.

Sur le stand 8BitDo, on a aperçu des récepteurs pour NES, SNES, Genesis, PlayStation 1, Saturn, GameCube et d’autres plateformes historiques. L’objectif : accepter des contrôleurs USB récents et divers périphériques sur le hardware d’époque, sans bricolage lourd. D’après la démonstration, la plage couverte s’étend des 8 bits et 16 bits du début des années 1990 jusqu’au 32 bits des périodes mi‑90 et fin 2000, soit plusieurs générations d’écosystèmes.

8BitDo mettait aussi en avant sa gamme de manettes, modernes comme rétro, et des sticks d’arcade fidèles à l’époque. « Their entire selection of game controllers, both modern and retro », précise la présentation de TechPowerUp, confirmant l’ampleur du line‑up exposé.

Ultimate Arcade Stick, sélecteur multi‑consoles et kits DIY

Pavé tactile arcade 8BitDo beige avec boutons noirs et rouges.

Point fort du stand, le 8BitDo Ultimate Arcade Stick : un stick à 8 positions avec huit boutons conçus pour l’enchaînement, plus des sélecteurs pour basculer entre plusieurs consoles compatibles. De quoi s’adapter rapidement à un setup rétro varié sans changer de périphérique.

Autre annonce intéressante, des PCB de remplacement et des kits DIY pour offrir une seconde vie aux anciens contrôleurs. Selon 8BitDo, l’idée est de moderniser l’intérieur tout en préservant l’ergonomie et le caractère des périphériques d’origine.

Manette arcade noire 8BitDo avec boutons multiples et manette colorée à côté.

Source : TechPowerUp

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VGN Lightning 75 Extreme : clavier magnétique 75 % tout alu, 8 kHz et Rapid Trigger

VGN vient de lancer le Lightning 75 Extreme, un clavier 75 % filaire à interrupteurs magnétiques qui mise sur une latence minimale et une mécanique premium. Le châssis tout aluminium issu d’un usinage CNC s’associe à une structure gasket à effet « lévitation » et à un empilage acoustique en 5 couches, avec plaque de positionnement en fibre de carbone. Le modèle est décliné en trois versions standard et en une édition limitée co-brandée avec le programme spatial Blue Arrow autour de la fusée Suzaku-3.

Claviers 8 khz magnétiques VGN Lightning en bleu, rose et noir présentés en éventail.

Lightning 75 Extreme : mécanique tout alu et précision magnétique

Le clavier 8 Khz adopte une conception à fixation gasket de type magnétique, un système de démontage rapide par billes, et intègre un traitement acoustique multi-couches pour atténuer les résonances. Côté électronique, VGN retient une architecture à trois puces avec double contrôleur principal et un convertisseur analogique-numérique dédié, permettant un raccordement direct des entrées I/O des touches pour optimiser précision et réactivité.

Tableau des spécifications techniques du clavier 8 khz VGN Lightning 75 Extreme.

Clavier 8 kHz, Rapid Trigger 0,001 mm et scanning 256 kHz

Le Lightning 75 Extreme propose au choix des interrupteurs magnétiques Kai « Ice Cream » ou TTC « Magneto Sun God ». Il prend en charge un Rapid Trigger avec une précision de 0,001 mm et un taux de rafraîchissement USB jusqu’à 8 kHz. La fréquence de scan atteint 256 kHz, avec un point d’activation initial à 0,05 mm et une latence annoncée de 0,1 ms.

L’édition limitée Suzaku-3 reprend les spécifications techniques du modèle standard, en y ajoutant un habillage thématique issu de la collaboration avec la marque culturelle officielle de Blue Arrow Aerospace. Aucune information tarifaire ou de disponibilité internationale n’a été communiquée pour l’instant.

Gros plan sur le design et détails du châssis du VGN Lightning clavier.

Source : ITHome

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Linus Torvalds se met à la musique (et au vibe coding)

Il y a quelques semaines, je vous parlais de la vision très pragmatique de Linus Torvalds sur l'IA et le "vibe coding". Et bien figurez-vous que le créateur et mainteneur du noyau Linux ne fait pas que donner son avis, il met aussi les mains dans le cambouis (ou plutôt dans le code) avec un nouveau petit projet perso baptisé AudioNoise.

Alors calmez-vous tout de suite, il ne s'agit pas du prochain concurrent de Pro Tools ou d'Ableton Live. C'est un projet qu'il qualifie lui-même de "silly" (idiot), né de ses récentes expérimentations avec des pédales d'effets pour guitare. Après avoir joué avec le hardware et les circuits analogiques, Linus a décidé de voir ce que ça donnait côté numérique.

Le dépôt GitHub contient des implémentations basiques en C d'effets audio : délais, phasers, et de filtres IIR (Infinite Impulse Response)... Bref, de quoi simuler des effets sans prétention.

Ce qui est marrant, c'est l'approche car Linus explique clairement dans le README qu'il n'y a rien de révolutionnaire là-dedans en terme d'algo mais juste des boucles de délai et des filtres simples. C'est du "single sample in, single sample out", conçu pour apprendre les bases du traitement du signal (DSP).

Le projet inclut également un visualiseur en Python que Linus avoue avoir écrit en mode "vibe-coding". En gros, comme il ne maîtrise pas vraiment Python, il a utilisé l'outil Google Antigravity pour générer le code à sa place. C'est du "monkey-see-monkey-do" assumé, où il a supprimé l'intermédiaire (lui-même cherchant sur Google) pour aller directement au but.

Bref, c'est toujours marrant de voir qu'un des devs les plus influents de la planète continue de coder des trucs "juste pour le fun", sans se prendre la tête, et en utilisant les outils modernes comme un débutant curieux. Si vous voulez jeter un œil au code (ou l'utiliser pour vos propres bidouilles sonores), ça se passe sur GitHub .

Merci à Lorenper pour le partage !

Source

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Whale 4.35.351.16

Alternative intéressante pour rendre votre navigation sur Internet plus confortable...
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Test du Macchiatto Pro : un super planétarium HD pas cher pour la maison

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

J'ai récemment eu l'occasion de prendre en main le projecteur Macchiatto Pro , un appareil compact conçu pour transformer l'ambiance d'une pièce en projetant un ciel étoilé au plafond. Amazon est inondé de gadgets lumineux souvent décevants, mais ce modèle a retenu mon attention par sa promesse d'une projection haute définition pour un tarif contenu autour de trente euros.

L'objectif est ici de proposer une véritable expérience de planétarium domestique plutôt qu'une simple veilleuse aux motifs flous, j’ai testé dans une chambre d’enfant, et c’est tout simplement génial.

La principale force de ce produit c’est son système optique. Contrairement aux appareils d'entrée de gamme qui projettent de simples points lumineux, le Macchiatto Pro utilise des disques de films interchangeables pour diffuser des images précises. C'est difficile à voir sur les photos car l'image semble un peu floue, mais en vrai, quand vous êtes dans la pièce pour de vrai, c'est vraiment très net et précis !

Le constructeur fournit treize disques différents dans la boîte, qui offrent une variété de scènes allant du système solaire complet à la Voie lactée, en passant par des images détaillées de la Terre ou de la Lune. La mise au point s'effectue manuellement via une molette située sur le dessus de l'appareil, ce qui permet d'obtenir une image nette quelle que soit la distance de projection, avec un rendu optimal.

Au niveau du fonctionnement, l'appareil intègre un moteur rotatif permettant de faire tourner l'image à 360 degrés pour simuler le mouvement céleste. Un point important pour ce type de produit est le niveau sonore, et ce modèle est complètement silencieux à l'usage. Le mécanisme de rotation ne génère pas de bruit parasite, ce qui permet de l'utiliser dans une chambre à coucher sans perturbation. Des fonctions de minuterie sont également présentes pour programmer une extinction automatique après une ou deux heures, le projecteur s'éteignant de lui-même après quatre heures par défaut pour économiser l'énergie.

D'un point de vue pratique, le Macchiatto Pro a une connectique moderne avec un port USB-C, ce qui simplifie son alimentation via un chargeur de smartphone classique ou une batterie externe pour le rendre portable. La surface de projection est super large et peut couvrir une grande partie d'un plafond standard, le constructeur annonçant une couverture allant jusqu'à 70 mètres carrés (mais je n’ai pas testé sur un plafond aussi grand, je n’habite pas dans le château de Versailles). Bref, c'est un produit techniquement abouti pour sa catégorie de prix, il offre une image de qualité et une simplicité d'utilisation qui conviendra aussi bien aux gamins qui kiffent l’astronomie qu’aux adultes qui cherchent une lumière d'ambiance relaxante.

Ce truc coûte 30 balles sur Amazon, vous pouvez le trouver ici avec 13 disques inclus.

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

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Cloudflare vs Italie - Le bras de fer sur le Piracy Shield ne fait que commencer

Alors que l'Italie pensait avoir trouvé l'arme ultime contre le piratage avec son fameux "Piracy Shield", voici que voilà que Cloudflare vient de leur renvoyer une gifle mémorable. C'était prévisible et j'ai envie de dire tant mieux car je pense que la neutralité du net mérite mieux et je ne suis pas fan de l'idée de transformer des hébergeurs et autres prestataires techniques en garant de la moral a.k.a. en censeurs automatisés.

Matthew Prince, le patron de Cloudflare, n'a pas l'intention de se laisser faire ( Source )

Si vous vous demandez de quoi je parle, je vous propose de reprendre tout ça depuis le début. En effet, l'autorité italienne de régulation des communications (AGCOM) vient de coller une amende de 14,2 millions d'euros à Cloudflare. Pourquoi ? Hé bien tout simplement parce que l'entreprise refuse de se plier à un ordre de blocage DNS datant de février 2025 sur son service 1.1.1.1 pour filtrer les sites de streaming illégaux de la Serie A (Si vous ne connaissez pas la Serie A, c'est un championnat de foot à la con). Cette prune est quand même égale à 1% de son chiffre d'affaires annuel, bref Cloudflare est carrément dans la sauce.

Toujours pour ceux qui débarquent, le Piracy Shield est un système censé permettre aux ayants droit de soumettre des adresses IP et des noms de domaine à bloquer dans un délai de 30 minutes après notification. Sauf que dans la vraie vie, ça ne marche pas tout à fait comme ça. Matthew Prince, le patron de Cloudflare, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en affirmant que l'Italie tente d'imposer une véritable "censure globale" sans surveillance judiciaire ni transparence. Pour lui, c'est comme essayer d'arrêter l'eau avec une passoire tout en inondant les voisins.

Techniquement, Cloudflare explique qu'obliger d'opérer un blocage DNS/IP sur ses 200 milliards de requêtes quotidiennes, cela augmenterait significativement la latence pour les utilisateurs de ses résolveurs. Et surtout, le risque de surblocage est gigantesque. Rappelez-vous, en octobre 2024, ce magnifique système avait réussi l'exploit de bloquer Google Drive pour toute l'Italie pendant trois heures (et certains blocages partiels ont même persisté bien après). Gloups ! C'est ce genre de dérives qui inquiète, surtout quand on sait que le système a déjà fait désactiver plus de 65 000 domaines en deux ans, selon l'AGCOM.

Et je vous parle pas de coût humains et techniques que ça engendre pour les opérateurs comme Cloudflare.

La réponse de Matthew Prince est d'ailleurs assez radicale puisque Cloudflare envisage carrément de retirer tous ses serveurs des villes italiennes, de couper ses services de cybersécurité gratuits pour les utilisateurs locaux et même d'annuler son soutien pro bono pour les prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina. Bye Bye l'investissement, basta la collaboration !

On se retrouve donc dans une situation où Cloudflare se voit contraint de choisir entre ses principes et le marché italien. Si vous suivez un peu l'actu, vous savez que les services DNS sont de plus en plus ciblés par des obligations de blocage, mais l'Italie semble vouloir aller plus loin que les autres.

Si la France a déjà ordonné à cinq gros fournisseurs de VPN de bloquer certains sites de streaming sportif, l'offensive italienne contre les infrastructures de base du web est un cran au-dessus. Heureusement, il existe encore des résistances techniques et ces protocoles ennemis de la censure comme le DoH ou l'ECH (Encrypted Client Hello) rendent la tâche plus complexe pour les autorités, même si cela n'empêchera jamais un blocage pur et dur par IP.

Bref, reste à savoir maintenant comment ceci sera réellement appliqué dans les mois qui viennent... En attendant, si vous utilisez Cloudflare en Italie (ou ailleurs), surveillez de près les évolutions de votre service car le bras de fer ne fait que commencer.

Source

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En finir avec l'enshittification en légalisant le reverse-engineering

Bon, je vais être direct : le reverse-engineering devrait être légal, point barre. Et tant mieux si quelqu'un d'aussi influent que Cory Doctorow le gueule dans le Guardian !

Pour ceux qui débarquent, le reverse-engineering c'est le fait de désosser un logiciel ou un appareil pour comprendre comment il fonctionne. Pas pour le pirater, hein, mais pour réparer, améliorer ou simplement vérifier qu'on ne se fait pas arnaquer. Et c'est là que ça devient un peu compliqué, parce que dans plein de pays, c'est illégal.

Doctorow rattache ça au phénomène d'"enshittification" (oui, le terme est volontairement moche... On pourrait traduire ça par "l'emmerdification"). C'est ce phénomène bien pénible où les entreprises dégradent progressivement leurs produits pour vous forcer à payer plus ou à racheter du neuf. Votre imprimante qui refuse les cartouches compatibles ? Enshittification. Votre tracteur John Deere qui vous interdit de le réparer vous-même ? Enshittification. Les onduleurs solaires chinois avec des kill switches à distance ? Enshittification + un peu de parano ^^.

Le truc, c'est que les lois anti-contournement comme le DMCA américain protègent ces pratiques. Du coup, même si vous avez acheté un machin, vous n'avez pas vraiment le droit de regarder sous le capot.

Mais bonne nouvelle pour nous autres Européens, l'article 6 de la directive européenne sur les logiciels autorise la décompilation pour assurer l'interopérabilité. Si ça c'est pas une nouvelle preuve que l'Europe est supérieure aux Etats-Unis, j'sais pas ce que c'est ^^.

En France par exemple, l'article L. 122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle va même plus loin puisqu'il est impossible pour un éditeur d'interdire contractuellement ce droit. Autrement dit, même si c'est écrit dans les CGU, c'est nul et non avenu.

Par contre, le Royaume-Uni post-Brexit, c'est une autre histoire mais Doctorow y voit plutôt une opportunité. En effet, comme le Royaume-Uni est libéré des contraintes de l'harmonisation européenne, le pays pourrait assouplir ses lois plus rapidement que l'UE et devenir un hub du reverse-engineering légal. À condition évidemment de ne pas céder aux lobbys tech américains qui poussent dans l'autre sens.

Alors certains d'entre vous pourraient se demander : Ça sert à quoi de pouvoir reverse-engineerer ses appareils ?

Hé bien, ça sert par exemple à découvrir que votre thermostat "intelligent" envoie vos données à des serveurs douteux. Ou à réparer votre tracteur sans attendre 3 semaines un technicien agréé qui vous fera payer une fortune un truc dérisoire. Ou encore à vérifier que l'onduleur solaire sur votre toit n'a pas une backdoor exploitable par n'importe qui. De plus, des outils comme ReverserAI rendent ce genre d'analyse de plus en plus accessible, même sans être un expert en assembleur. Et ça c'est cool !

Le combat de Doctorow, c'est donc de faire sauter ces verrous juridiques qui protègent l'obsolescence programmée au détriment des consommateurs. Et franchement, quand on voit l'état du marché tech actuel, c'est pas du luxe, je trouve.

Bref, si vous voulez comprendre pourquoi votre grille-pain connecté vous espionne, au moins en Europe, vous avez théoriquement le droit de le découvrir. C'est déjà ça. Force à nos amis anglais et américains qui sont encore plus maltraités par les sociétés qui verrouillent leurs appareils, que nous.

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XnViewMP 1.9.9

Version améliorée de XNView, permettant d'explorer et de visionner toutes les photos sur votre ordinateur, mais aussi de les convertir dans d'autres formats...
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