Alors que Wikipédia fête ses 25 ans, la fondation Wikimedia en profite pour mettre en avant son programme « Enterprise » et les accords qu’elle vient de signer avec des entreprises majeures de l’IA générative telles qu’Amazon, Meta, Microsoft, Mistral AI ou Perplexity. Des accords qui lui permettent de canaliser le nombre énorme de requêtes effectuées par les bots crawlers d’IA générative sur ses infrastructures.
Hier, Wikipédia fêtait ses 25 ans. « Avec des milliards de visites mensuelles et un nombre toujours croissant d’organisations qui s’appuient sur les connaissances gratuites et vérifiées de Wikipédia, cette plateforme est devenue partie intégrante de l’architecture de l’ensemble de l’Internet », déclarait à cette occasion Maryana Iskander, directrice générale de la Fondation Wikimédia.
Le lendemain de cet anniversaire, cette même fondation annonce avoir conclu des accords avec les entreprises d’IA générative Amazon, Meta, Microsoft, Mistral AI et Perplexity pour son programme « Wikimedia Enterprise ».
Une saturation des infrastructures de Wikimédia qui demande un changement d’utilisation
Depuis le début des modèles de langage, le contenu de Wikipédia est crucial pour leur entrainement. L’encyclopédie participative permet à toutes ces entreprises de s’appuyer sur d’importantes masses de données créées par des humains. Elle est à la fois une source énorme d’exemples d’écriture et d’informations mises à jour régulièrement couvrant un spectre encyclopédique.
L’adoption par Wikipédia de la licence Creative Commons by-sa en 2009 rend les choses encore plus simples pour la réutilisation de ses contenus (la question de la citation des auteurs dans les outils d’IA générative se pose néanmoins). Ainsi, en 2020, GPT-3 d’OpenAI s’appuyait déjà sur trois milliards de tokens venant de la version anglophone de l’encyclopédie.
Mais depuis, les modèles de langage sont sortis des laboratoires et les entreprises en mettent de nouveaux sur le marché toutes les semaines. De plus, l’utilisation généralisée du RAG (ou génération à enrichissement contextuel en français), technique qui permet d’optimiser leur réponse sans relancer un processus d’entrainement, augmente considérablement le nombre de requêtes envoyées aux sites qui peuvent rafraichir les informations contenues dans le modèle. Ces requêtes envoyées par les robots crawlers des entreprises d’IA saturent régulièrement les infrastructures de certains sites. Et Wikipédia en fait évidemment partie.
En avril 2025, la fondation Wikimedia tirait un signal d’alarme : « Notre infrastructure est conçue pour supporter des pics soudains de trafic d’origine humaine lors d’événements très intéressants, mais le volume de trafic généré par les robots scrapeurs est sans précédent et présente des risques et des coûts croissants », expliquait-elle. Surtout que certaines entreprises d’IA générative ne respectent pas les fichiers robots.txt qui sont censés permettre de donner des instructions aux robots crawlers comme leur interdire l’accès.
Plusieurs API et une volonté d’utiliser le programme pour mieux gérer les citations
Le programme Enterprise permet à la fondation de rediriger les entreprises d’IA vers des API qui gèrent mieux leurs accès au contenu. Elle en propose plusieurs : l’API On-demand renvoie la version la plus récente pour une demande d’article spécifique, l’API Snapshot fournit Wikipédia sous forme de fichier téléchargeable pour chaque langue, mis à jour toutes les heures, et l’API Realtime diffuse les mises à jour dès qu’elles se produisent.
En octobre dernier, la fondation expliquait que l’encyclopédie perdait 8 % de pages vues par les humains en un an et mettait ça sur le compte de l’IA. À cette occasion, elle s’émeuvait d’un risque d’une baisse de la participation au projet. Car si les internautes ne savent pas que les contenus générés par IA sont tirés en grande partie de Wikipédia et qu’ils ne la consultent plus, il est possible qu’ils ne voient plus l’intérêt d’y participer. La fondation expliquait à ce moment-là que son programme « Enterprise » devait pousser aussi les entreprises d’IA à attribuer correctement les contenus.
« Wikipédia est un élément essentiel du travail de ces entreprises technologiques, qui doivent trouver comment le soutenir financièrement », explique Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise à Reuters. « Il nous a fallu un certain temps pour comprendre quelles étaient les fonctionnalités et les caractéristiques à proposer si nous voulions faire passer ces entreprises de notre plateforme gratuite à une plateforme commerciale… mais tous nos grands partenaires technologiques comprennent vraiment la nécessité de s’engager à soutenir le travail de Wikipédia », ajoute-t-il.
La fondation précise que ce ne sont pas les premiers accords dans ce sens avec d’importantes entreprises du monde de l’IA générative. Ainsi, Google, Ecosia, Nomic, Pleias, ProRata et Reef Media étaient déjà entrées dans son programme Enterprise.
Mais avec les cinq nouveaux accords, la fondation Wikimédia se lie économiquement de plus en plus avec ce milieu. Si leurs montants prennent une place significative dans son budget, des dents pourraient grincer au sein de la communauté Wikipédia. Rappelons que l’IA est un sujet sensible qui s’est un peu enflammé quand la fondation a voulu utiliser l’IA générative pour créer des résumés automatiques d’articles de l’encyclopédie.
Suite à l'annonce de Personal Intelligence , Gemini introduit une nouvelle fonctionnalité visant à simplifier la gestion du contenu enregistré dans l'application, à savoir une refonte du dossier My Content , ou My Stuff pour les anglophones. La nouvelle interface fait suite aux aperçus publiés ces derniers mois et offre une manière plus organisée de consulter les images, les vidéos et les documents générés lors de l'utilisation des différents outils de la plateforme. Le dossier « Mon contenu » , accessible depuis la barre latérale de la version web de Gemini , affiche désormais deux nouvelles sections distinctes, du moins dès que la mise à jour sera disponible pour tous. Il s’agit des catégories « Médias » et « Documents » , conçues pour faciliter le regroupement des contenus que vous produisez lors de vos activités. La section Média regroupe toutes les images et vidéos créées à l'aide des outils intégrés. Cette organisation vous permet de trouver des fichiers visuels sans avoir à parcourir une liste unique et non structurée, comme c'était le cas auparavant.
La section Documents regroupe les contenus créés à l'aide de fonctionnalités telles que Recherche approfondie et Canvas . Elle comprend des textes, des rapports et des projets de code, avec un aperçu des deux créations les plus récentes. Un bouton dédié permet d'ouvrir la liste complète, ce qui est pratique lorsque le nombre de documents est important. La mise à jour « Mon contenu » est en cours de déploiement et sera bientôt disponible pour tous. Elle n'est cependant pas encore disponible sur Android et iOS , mais le sera ultérieurement. Les applications mobiles bénéficient néanmoins d'une petite mise à jour : un raccourci vers NotebookLM . (Lire la suite)
Le lancement de ChatGPT Translate ajoute une nouvelle dimension à la concurrence entre les services de traduction en ligne. La plateforme d' OpenAI propose une approche différente, axée sur le retraitement du texte et le contexte communicatif. L'arrivée de cet outil crée une comparaison directe avec Google Traduction , qui conserve toutefois une gamme de fonctions et une compatibilité plus étendues. ChatGPT Translate possède une structure très similaire à celle de Google Traduction , avec deux zones dédiées à la saisie et à la lecture de la traduction. Le système reconnaît automatiquement la langue et prend en charge plus de 50 langues . La plateforme permet la saisie de texte, et sur smartphone, la dictée vocale est également possible. La version pour ordinateur se limite à la saisie au clavier. L'élément le plus distinctif apparaît après la traduction. La page propose des options rapides pour réorganiser le texte traduit, le rendant plus fluide , plus formel , plus adapté à un public universitaire ou simplifié pour un enfant . En cliquant sur l'une de ces options, vous accédez directement à l'interface principale de ChatGPT , où le texte est rendu via une invite complète et modifiable : l'ensemble du processus est donc conçu pour prendre en compte le ton et le contexte, et non pas seulement la conversion d'une langue à une autre.
Malgré ses options de personnalisation plus poussées, ChatGPT Translate présente encore plusieurs limitations structurelles. La page indique la possibilité de traduire des images téléchargées, mais il n'existe actuellement aucun moyen de les insérer dans la zone de texte. Ce service ne prend pas en charge les documents , les sites web , l'écriture manuscrite ni les conversations en temps réel, domaines dans lesquels Google Traduction est performant depuis des années. Le nombre de langues disponibles est également inférieur à celui proposé par Google. Parallèlement, Google a présenté une mise à jour basée sur Gemini , avec une meilleure gestion des expressions complexes comme les expressions idiomatiques et l'argot, ainsi qu'une version bêta pour la traduction vocale en temps réel via des écouteurs. Le manque de fonctionnalités est évident, mais l'approche plus contextuelle du projet d'OpenAI le distingue, sans pour autant le remplacer. Il sera intéressant de suivre son évolution . (Lire la suite)
Apple a déjà augmenté les prix de la gamme iPhone 17, mais ceux qui ont préféré attendre la sortie de l'iPhone 18 plus tard cette année doivent se préparer à des dépenses supplémentaires. La hausse des prix de la mémoire DRAM et NAND entraînera une augmentation du coût des prochains fleurons de la firme de Cupertino. Cependant, selon des sources financières, cette augmentation touchera principalement les versions à plus grande capacité de mémoire, tandis que les configurations de base devraient conserver leur prix de l'année dernière. Le coût unitaire des processeurs A20 et A20 Pro d'Apple est estimé à environ 280 dollars, en raison de la transition de l'entreprise vers le procédé de gravure 2 nm N2 de TSMC cette année. Même les processeurs Apple ne suffiront pas à compenser la hausse des prix de la mémoire DRAM et NAND, elle-même causée par la crise actuelle du marché de la mémoire.
Par conséquent, Apple devrait proposer des versions plus onéreuses de l'iPhone 18. Si l'augmentation de prix de 50 à 100 dollars se confirme, les modèles d'entrée de gamme de l'iPhone 18 pourraient devenir les plus populaires de toute la gamme Apple, car leur prix ne devrait pas augmenter significativement. Autre avantage pour l'entreprise : l'augmentation de la capacité de stockage minimale à 256 Go pour la gamme iPhone 17, offrant ainsi aux utilisateurs une plus grande liberté pour installer des applications, des jeux et du contenu multimédia. En revanche, Apple augmentera tôt ou tard les prix des versions abordables de ses modèles phares, ce qui aura un impact considérable sur les consommateurs. (Lire la suite)
Les problèmes de marché n'affectent plus les modèles de cartes graphiques individuellement, mais bien l'ensemble de la série RTX 50, les livraisons ayant considérablement diminué. Si les rumeurs d'arrêt de la GeForce RTX 5070 Ti et d'autres cartes graphiques ne suffisaient pas, de nouvelles informations sont encore plus alarmantes. Un informateur réputé a rapporté que NVIDIA a réduit ses livraisons de GPU à ses partenaires d'environ 15 à 20 %. Cette baisse significative des volumes aura un impact direct sur les prix et la disponibilité des cartes graphiques dans les prochains jours. Les prix des GPU augmentent régulièrement depuis plusieurs semaines et la situation pourrait encore s'aggraver.
Selon une source interne, malgré la réduction de l'offre, NVIDIA continuera de livrer ses GPU avec des puces de mémoire vidéo. Il est possible que l'entreprise ait décidé de maintenir cette solution, malgré des informations contraires par le passé. Quoi qu'il en soit, l'arrêt de la distribution des puces de mémoire vidéo serait surprenant compte tenu de la forte diminution déjà constatée des GPU. De plus, NVIDIA aurait déjà suspendu les livraisons de la GeForce RTX 5070 Ti et de plusieurs autres cartes graphiques en raison d'une pénurie de DRAM, ce qui rend la pénurie de mémoire vidéo moins urgente. Autre mauvaise nouvelle : l'entreprise pourrait retarder le lancement de la série RTX 50 SUPER, voire l'annuler purement et simplement. C'est également décevant, mais d'un autre côté, aux prix actuels, ces nouvelles cartes graphiques auraient de toute façon été hors de prix, ce qui relativise la situation. (Lire la suite)
Apple devrait dévoiler son prochain smartphone abordable, l'iPhone 17e, dans les semaines à venir, et les rumeurs à son sujet s'intensifient. Par exemple, un informateur de Digital Chat Station a indiqué que l'iPhone 17e, dont la sortie est prévue au printemps 2026, conserverait un écran OLED LTPS de 6,1 pouces avec un taux de rafraîchissement de seulement 60 Hz, ce qui semble plutôt décevant. L'iPhone 17, quant à lui, est déjà équipé d'un écran ProMotion avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz, offrant un défilement nettement plus fluide et une expérience visuelle améliorée. Par ailleurs, ce nouveau modèle économique d'Apple abandonnera enfin l'encoche obsolète au profit de la technologie Dynamic Island, unifiant ainsi le design de toute la gamme iPhone. L'iPhone 17e sera alimenté par le processeur A19, environ 5 à 10 % plus rapide que le processeur A18 de l'iPhone 16e. Il semblerait que l'iPhone 17e soit déjà entré en production de masse, comme annoncé précédemment. Cette phase devrait débuter juste après le CES 2026, début janvier. De plus, le smartphone sera équipé d'un modem série C1 (sans la puce N1), compatible avec la recharge sans fil magnétique, d'une caméra frontale de 12 mégapixels, de Face ID et d'une caméra arrière de 48 mégapixels. Apple devrait maintenir le prix de l'iPhone 17e à 599 $, soit le même que celui de l'iPhone 16e, mais pourrait le rendre plus attractif en augmentant la capacité de stockage de base à 256 Go. Cependant, cela paraît peu probable compte tenu de la conjoncture actuelle. (Lire la suite)
C'est avec la volonté affichée de répondre à des critiques que Google modifie des limites d'usage pour les utilisateurs payants de Gemini. Davantage de flexibilité avec la fin du pool partagé.
En 2026, Apple ne se contentera pas de rafraîchir sa gamme, mais cherchera à la redéfinir avec une nouvelle catégorie de produit : son premier smartphone pliant. Les dernières informations de la chaîne d'approvisionnement dessinent les contours d'une stratégie audacieuse.
Alors que les serveurs d'Anthem sont définitivement éteints, son ancien producteur Mark Darrah dévoile un plan détaillé pour le ressusciter. Sa proposition : une version solo, jouable hors-ligne sur les consoles actuelles. Une idée audacieuse, mais qui se heurte au silence d'Electronic Arts, l'éditeur du jeu, rendant son avenir très incertain.
En juillet, lorsque nous l’avions interviewé, Damien Charlotin n’avait identifié que 160 plaidoiries contenant des « hallucinations » générées par IA, majoritairement états-uniennes. En ce début janvier, sa base de données en dénombre 806, dont 548 aux USA, 56 au Canada, 55 en Australie, 38 en Israël, 32 en Grande-Bretagne, 9 au Brésil, 7 en Allemagne, 5 en Argentine, Inde et aux Pays-Bas, et 3 en France, toutes trois identifiées en décembre dernier.
Nicolas Hervieu, professeur affilié à l’école de droit de Sciences Po, a ainsi constaté que le tribunal administratif de Grenoble avait eu à traiter « une requête et des mémoires générés avec un outil dit d’intelligence artificielle, dont le contenu est tout sauf « juridiquement cadré », contrairement à ce que prétend l’outil utilisé, dans un échange avec le requérant que M. A… n’a même pas pris la peine d’enlever du document adressé au tribunal ».
Fin décembre, il remarquait que le tribunal administratif d’Orléans avait quant à lui été confronté à 15 jurisprudences hallucinées, et qu’ « il y a donc lieu d’inviter le conseil du requérant à vérifier à l’avenir que les références trouvées par quelque moyen que ce soit ne constituent pas une « hallucination » ou une « confabulation » ».
« Chez les magistrats civilistes, on a tous eu dans des écritures au moins une jurisprudence qui n’existe pas », confirme Cyril Jeanningros, juge au tribunal judiciaire de Paris, au journaliste spécialiste des affaires judiciaires Gabriel Thierry, sur Dalloz Actualité. Un problème chronophage : « L’affaire qui nécessitait douze pages il y a 25 ans en comporte désormais trente, mais c’est plus le fait du copier-coller que de l’IA ».
« Avant, on voyait ceux qui copiaient des jurisclasseurs dans leurs écritures, on se moquait mais au moins c’était juste. Avec l’IA générative, nous devons identifier les propos hallucinés, cela nous complique la tâche », déplore Caroline Lantero auprès de Gabriel Thierry. Avocate au barreau de Clermont-Ferrand, elle a récemment reçu « cinq pages d’un argumentaire complètement faux », et dû faire un important travail de vérification à la place de la partie adverse, « un temps que je supporte assez mal de perdre ».
Alors que la série NVIDIA GeForce RTX 5000 fait beaucoup parler d'elle, une donnée assez étonnante ressort des derniers classements de ventes en Corée du Sud. Selon des posts récents de VideoCardz, la RTX 5060, avec ses seulement 8 Go de mémoire, s'impose comme l'un des modèles les plus populaires du constructeur américain dans ce pays, représentant environ un tiers des ventes NVIDIA sur l'année.
Cette domination locale s'explique en partie par le positionnement tarifaire et la disponibilité de la RTX 5060, qui, avec sa mémoire 8 Go GDDR7 et ses performances solides en 1080p, répond bien aux besoins des joueurs ayant un budget limité.
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FORSA, c'est le genre de speedrunner qui ne joue pas à Elden Ring. Il le découpe au chrono. Son terrain de jeu : la catégorie Any% Glitchless (finir le jeu le plus vite possible, sans glitch). Il a déjà porté la couronne (record du monde à un moment), il l'a perdue, et aujourd'hui il est 3e. Alors tous les soirs, ou presque, il remet la machine en route avec le même objectif : récupérer la première place. Et nous, à Cowcotland, on est convaincus qu'il va y arriver. Depuis quelque temps, il multiplie les runs dans lesquels il a suffisamment d'avance pour reprendre la première place, mais pas de chance, des imprévus viennent le saboter. Un chevalier qui le backstab, un Géant de Feu qui refuse de mourir, une chute mortelle inattendue
Et là, on a voulu tenter un truc avec lui. FORSA a accepté de participer à une expérience avec Cowcotland : changer de clavier en pleine routine de runs, pas pour faire joli, mais pour voir ce que ça fait sur le ressenti et le contrôle. Jusque-là, il tournait sur un clavier mécanique classique, très bien, mais bruyant, vraiment bruyant. Pour l'expérience, on lui a envoyé un clavier ASUS récent, le ROG Falchion Ace HFX à Switchs magnétiques (HE) et donc analogique.
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Lufthansa a annoncé cette semaine avoir signé avec Starlink pour équiper les 850 avions de sa flotte d’ici 2029 d’une connectivité sans fil, avec la promesse d’un Wi-Fi gratuit à bord pour ses passagers. Le patron de Ryanair se refuse quant à lui à envisager un tel déploiement en raison du surcoût engendré par l’augmentation de carburant consommé. Et traite au passage Elon Musk d’idiot, après que le patron de SpaceX le déclare mal informé sur le sujet.
À son tour, Lufthansa cède aux sirènes de Starlink, qui s’impose de ce fait comme le premier fournisseur de connectivité à bord auprès des grandes compagnies européennes. Dans son annonce, datée du 13 janvier, le groupe indique qu’il débutera le déploiement de Starlink dans le courant du deuxième semestre 2026, avec l’ambition d’avoir équipé l’intégralité de sa flotte d’ici 2029.
Le projet concerne l’ensemble des compagnies détenues par la compagnie aérienne nationale allemande, à savoir Lufthansa,Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, pour un total d’environ 850 avions.
Wi-Fi gratuit à bord sur enregistrement
Lufthansa fait du Wi-Fi haut débit promis par Starlink un produit d’appel pour ses outils de connaissance client. Le groupe indique en effet que l’accès à Internet sera gratuit à bord pour les clients qui disposent soit d’un « statut » (c’est-à-dire une inscription au programme de fidélité Miles and More), soit d’un identifiant Travel ID, le compte Internet unique par lequel ses différentes compagnies proposent de centraliser les interactions avec leurs services en ligne.
Lufthansa rejoint donc ici la logique déjà adoptée par Air France, qui prévoit de boucler le déploiement de Starlink d’ici fin 2026, et mise sur la fourniture d’un service gratuit pour les passagers. Starlink peut de son côté se targuer d’avoir convaincu les plus grandes compagnies aériennes européennes avec ce nouvel accord. Outre Air France et maintenant Lufthansa, le réseau satellitaire de SpaceX a en effet signé (PDF) en novembre 2025 avec IAG, qui réunit Aer Lingus, British Airways, Iberia, LEVEL et Vueling et opère environ 500 avions.
Incompatible avec la grille tarifaire des « low costs » ?
Starlink risque en revanche d’avoir du mal à convaincre Ryanair. Interrogé par Reuters en réaction à l’annonce formulée par Lufthansa, Michael O’Leary, PDG de la compagnie irlandaise, a en effet estimé que la fourniture d’un accès Internet à bord était incompatible avec la logique économique de Ryanair, qui opère principalement des vols courts et moyens courriers. « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi pendant un vol d’une heure en moyenne », a-t-il déclaré.
Michael O’Leary a dans le même temps commenté l’impact potentiel de l’intégration de Starlink au niveau de la consommation de carburant : « Il faut installer une antenne sur le fuselage, cela entraîne une surconsommation de carburant de 2 % en raison du poids et de la traînée ».
L’allégation est arrivée aux oreilles d’Elon Musk qui a réagi, le même jour sur X. « Il est mal informé. Je doute même qu’ils puissent mesurer précisément la différence de consommation de carburant, surtout pour un vol d’une heure, où la traînée supplémentaire est quasiment nulle pendant la phase de montée grâce à l’angle d’attaque élevé. Et comparé à la plupart des autres solutions de connectivité, il y aurait en réalité des gains d’efficacité. », a estimé le patron de SpaceX, étayant son propos d’un extrait de texte généré par Grok.
Michael Nicolls, vice-président en charge de SpaceX chez Starlink, a abondé dans son sens, en publiant deux photos illustrant l’antenne Starlink et celle d’un système satellite géostationnaire sur la carlingue d’un avion, pour souligner la faible protubérance occasionnée par le système maison. « Notre analyse montre que l’augmentation de la consommation de carburant pour un 737 - 800 avec notre conception actuelle est d’environ 0,3 % », affirme ce dernier.
La réponse du berger à la bergère
Interrogé vendredi par la radio irlandaise Newstalk, le patron de Ryanair a maintenu son chiffre. « Boeing nous a déjà confirmé la nécessité d’installer une antenne sur le toit de l’appareil ; cela entraînera une augmentation de la consommation de carburant d’environ 2 % », déclare-t-il. L’impact financier se monterait donc selon lui à 200 ou 250 millions de dollars par an, sur la base d’une facture annuelle de carburant de l’ordre de 5 milliards de dollars.
« Autrement dit, cela représente environ un dollar supplémentaire par passager, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter ces coûts. Les passagers ne sont pas prêts à payer pour la gratuité d’Internet ; s’il est gratuit, ils l’utiliseront, mais ils ne débourseront pas un euro chacun pour s’y connecter ».
Habitué des sorties sarcastiques (et des négociations musclées allant jusqu’au chantage, notamment avec les aéroports français), Michael O’Leary a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait d’Elon Musk. « Je n’accorderais aucune attention à Elon Musk. C’est un idiot – très riche, certes, mais un idiot quand même ».
« Le PDG de Ryanair est un imbécile fini. Qu’on le vire ! », a à son tour répondu Musk sur X, peu après la publication de cette actu.
Le « gratuit » chez Ryanair, ça fait longtemps que l’entreprise a tiré un trait dessus.
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