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Doom sur des écouteurs Bluetooth, c'est évidemment possible
Doom, le célèbre jeu des années 90, est à l'origine d'une sorte de mème : des développeurs tentent de faire fonctionner le jeu sur tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi). On a vu l'adaptateur Lightning vers HDMI d'Apple, une Freebox, une tondeuse robot ou la Touch Bar. Arin Sarkisian a décidé de lancer le FPS sur des écouteurs Bluetooth, sous le nom DOOMBuds.
Il ne s'agit pas de n'importe quels écouteurs : il a choisi les PineBuds Pro (désolé, pas des AirPods). Ce sont des écouteurs Bluetooth assez classiques sur la forme, des modèles d'entrée de gamme qui valent une centaine de dollars. Mais ils ont une particularité assez rare : la partie logicielle est open source. Il est possible de remplacer le firmware d'origine par n'importe quel programme, et c'est ce qu'Arin a fait.

Techniquement, la plateforme est légère : un processeur ARM Cortex M4 à 300 MHz (deux cœurs), un peu moins de 1 Mo de RAM et 4 Mo de mémoire flash. Le jeu d'origine nécessite un peu plus de stockage et de RAM, ce qui a nécessité quelques ajustements. La version shareware de Doom nécessite un peu plus de 4 Mo1 pour les données du jeu (sans le code exécutable), et il a donc fallu supprimer quelques musiques et animations pour descendre à environ 1,7 Mo. Pour la RAM, le jeu original demande 4 Mo de RAM sur un PC d'époque, mais il a réussi à optimiser le code pour rentrer dans les 992 ko de RAM. Enfin, le processeur fonctionne par défaut à 100 MHz sur les écouteurs, et il a donc fallu désactiver le mode basse consommation pour le passer à sa fréquence nominale (300 MHz). C'est le point le moins bloquant : Doom fonctionne bien sur un 486 à 66 MHz des années 90 et peut se contenter d'un simple 386 si vous acceptez les saccades.
Pas d'écran, mais un serveur web
La partie la plus compliquée est celle liée à l'affichage. Les écouteurs n'ont pas d'écran et donc tout passe par un serveur web. Les images du jeu — en 320 x 200 — sont transmises via un lien série rapide (UART, capable d'atteindre 2,4 Mb/s) et affichée dans une page web. Les écouteurs contiennent un petit serveur, qui va permettre d'afficher le résultat sur un ordinateur, avec une liaison filaire entre le boîtier des écouteurs et un ordinateur. Pour obtenir un rendu (à peu près) fluide, les images sont compressées en MJPEG. C'est un vieux codec vidéo qui compresse indépendamment chaque image en JPEG.

Dans le cas des écouteurs, la liaison permet en théorie entre 22 et 27 images/s grâce au MJPEG2, mais le processeur limite un peu : entre l'exécution du jeu, la gestion du serveur web et la compression en MJPEG, le jeu fonctionne à 18 images/s. Ce n'est pas si mal pour Doom : la version d'origine ne dépassait pas 35 images/s par design et un bon processeur de l'époque était plutôt aux alentours de 20 images/s.
Il était possible de tester
Enfin, il était possible de tester le jeu sans les écouteurs en question. Sur le site doombuds.com, le développeur avait lié ses propres écouteurs à une session en streaming sur Twitch, et n'importe qui pouvait prendre le contrôle du jeu pendant 45 secondes. Pour le moment, cette fonction est désactivée.
Face aux clouds américains, Infomaniak enrichit son offre pour séduire les clients d’AWS et Azure
En réponse à la nouvelle politique agressive menée par les États-Unis, un nombre croissant d’acteurs européens cherchent à rapatrier leurs services sur le continent. C’est dans cette optique qu’Infomaniak annonce une évolution technique de son offre, avec l’objectif de convaincre tous ceux qui cherchent à abandonner un cloud américain au profit d’une entreprise européenne. Pour les séduire, l’entreprise suisse a revu sa gamme Public Cloud pour la rapprocher de ce que ses concurrents proposent, AWS d’Amazon et Azure de Microsoft en tête. Dans le principe, les clients de ces deux géants de l’hébergement pourront trouver des solutions similaires chez Infomaniak et ainsi simplifier leur déménagement.
Concrètement, l’hébergeur a mis à jour son Public Cloud en l’enrichissant de services que l’on dit « managés » dans le jargon. Pour résumer simplement, vous avez deux grandes voies dans ce monde de l’hébergement : soit vous gérez toute la partie logicielle vous-même en louant des serveurs physiques ou virtuels, soit vous faites confiance à l’hébergeur pour se charger du logiciel et vous ne gérez plus que les données et applications. Jusque-là, le Public Cloud d’Infomaniak fournissait surtout des instances virtuelles et c’était aux clients de développer tout le reste. La nouveauté, c’est l’ajout d’offres clés en main dans de nombreux domaines.
Vous avez besoin de stocker des données ? Infomaniak propose désormais sa Database as a Service (DBaaS), une base de données prête à l’emploi où l’entreprise se charge du matériel ainsi que de la sauvegarde des données. Autre nouveauté, l’arrivée de Kubernetes as a Service (KaaS), un système très populaire qui simplifie le déploiement de services web en configurant notamment des augmentations et réductions automatiques des ressources en fonction des besoins. L’hébergeur suisse proposait déjà d’autres solutions similaires à ses concurrents, comme du stockage de données avec une API compatible S3, le protocole inventé par Amazon et devenu le standard de fait dans l’industrie.
Toutes ces petites briques sont comparables à ce que les hébergeurs américains peuvent offrir. Une entreprise qui a déjà créé son infrastructure autour de bases de données gérées, d’instances déployées avec Kubernetes ou encore de fichiers stockés dans un espace S3 pourra ainsi retrouver les outils équivalents chez Infomaniak, sans avoir à développer quoi que ce soit. Cette stratégie est assez évidente pour les acteurs européens et d’autres l’avaient déjà mises en œuvre, comme OVHcloud en France. Lui aussi propose une gamme Public Cloud, enrichie au fil des années de services managés pour mieux concurrencer les géants du secteur.
Infomaniak annonce aussi l’ajout d’instances GPU, dédiées à l’intelligence artificielle, un domaine incontournable en 2026. Si vous voulez tester ses solutions, sachez que les nouveaux clients bénéficient d’un crédit de 300 € à utiliser pendant les trois premiers mois sur toute l’offre Public Cloud. De quoi se faire une idée de l’interface helvétique et des services proposés, avant éventuellement d’enclencher une bascule depuis un cloud américain.
Les centres de données d’Infomaniak sont implantés exclusivement en Suisse, principalement autour de Genève. Pour ne rien gâcher, ils essaient aussi d’être plus écologiques, notamment en exploitant la chaleur générée pour chauffer des logements.
Une tech plus verte : comment Infomaniak veut chauffer Genève avec un data center
Voilà enfin le plan officiel du nouveau parc de Disneyland Paris : Disney Adventure World !
Amazon brade le contrôleur de climatisation tado° à -35% : testé et noté 9/10 sur Mac4Ever !
La nouvelle sonnerie plus aiguë des AirTags 2
Les nouveaux AirTags 2 dévoilés ce lundi présentent une sonnerie deux fois plus puissante... et aussi légèrement plus aiguë, comme le montre la vidéo comparative ci-dessous. On passe en effet d'un fa à un sol, ce qui peut permettre à la nouvelle sonnerie de mieux se distinguer du brouhaha...

Google contre-attaque avec son abonnement Google AI Plus à moins de 8€
NetNewsWire passe en version 7, amène Liquid Glass et impose macOS 26
NetNewsWire est un lecteur de RSS qui existe depuis de très nombreuses années sur Mac : la version originale date de 2002. Si les flux RSS ont été remplacés par les réseaux sociaux chez certains, d'autres — comme les journalistes — se reposent beaucoup sur ces derniers. La nouvelle version de NetNewsWire, la 7, amène donc deux nouveautés importantes. La première, c'est la prise en charge de Liquid Glass pour l'interface. La seconde, liée, est l'obligation d'utiliser macOS 26. Elle est disponible sur le site officiel.

NetNewsWire est open source depuis la version 5 et a été reprise par ses développeurs originaux à l'automne 2018, après différents rachats. Dans la pratique, cette version 7 est donc essentiellement une version qui se concentre sur l'esthétique. Le passage en Liquid Glass n'est d'ailleurs pas forcément efficace : il y a moins de contraste dans certaines zones, comme la barre latérale. Les notes de version n'indiquent pas de gros changements : il y a la correction d'un bug et le renvoi vers les nouveaux forums des développeurs… et c'est tout (en dehors de Liquid Glass).

Pour ceux qui veulent rester sur une ancienne version de macOS (ou ne veulent pas de Liquid Glass), la branche 6.2 reste disponible, avec une mise à jour récente (6.2.1). Enfin, Brent Simmons indique que la version iOS (iPhone et iPad) va aussi passer à Liquid Glass, mais que cette variante est encore en phase de test. Comme la version Mac, elle devrait a priori imposer iOS 26.

Pour le reste, NetNewsWire est un bon lecteur de RSS, qui a l'avantage de prendre en charge de nombreux services de synchronisation, mais aussi de permettre de travailler en local avec une synchronisation iCloud1 entre vos appareils, un compromis intéressant si vous avez plusieurs appareils.
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Qui est un peu perfectible, il faut bien l'avouer. ↩︎
Promo : un compteur d’énergie à six canaux pour Home Assistant à 78 €
Mesurer l’électricité consommée à tout moment est une information précieuse, à la fois pour évaluer sa consommation en temps réel plutôt que de découvrir un écart important à la prochaine facture et à la fois pour créer des automatisations plus sophistiquées. Maison ignore toujours la consommation énergétique, ce n’est toutefois pas le cas de plateformes plus avancées, comme Home Assistant. Si vous cherchez un moyen de mesurer la consommation des plus gros appareils du logement, cette promotion pourrait vous intéresser. Le compteur électrique Refoss EM06P est actuellement vendu 78 € au lieu de 110 et c’est un excellent prix pour ajouter six pinces ampèremétriques à votre tableau électrique.
Ce type d’appareil doit s’installer directement dans le tableau électrique, ce qui implique de l’ouvrir et de prendre les précautions d’usage en coupant l’arrivée électrique. Néanmoins, la mesure s’effectue en positionnant une pince ampèremétrique autour d’un fil de phase, sans débrancher quoi que ce soit. Le plus dangereux dans la procédure, c’est peut-être de prévoir l’alimentation du compteur lui-même, mais c’est une procédure à la portée de tout bricoleur un minimum précautionneux. Si vous ne vous sentez pas de le faire, un électricien pourra naturellement s’en charger à votre place.
Le produit de Refoss consiste en un module principal, qui trouvera place sur le même rail DIN que tous les disjoncteurs et autres éléments du tableau électrique. C’est lui qui doit être alimenté, soit depuis un disjoncteur dédié, soit en s’alimentant sur un élément existant, c’est à adapter en fonction du tableau. Puis chaque pince doit être installée sur la phase de la ligne à mesurer. L’appareil est capable de gérer six mesures en parallèle, jusqu’à 120 A pour chacune, ce qui veut dire qu’il est tout à fait compétent pour tous les besoins domestiques et peut mesurer l’arrivée principale du logement.
Refoss propose sa propre app et peut même stocker les données enregistrées sur les serveurs de l’entreprise, ce qui est gratuit pour cinq ans d’historique. Le fabricant a opté pour une approche très ouverte, assez similaire à celle d’un Shelly, avec la possibilité d’envoyer les informations en temps réel via une API locale ou même directement vers un serveur MQTT. Dans l’univers de Home Assistant, il existe une intégration officielle qui devrait se charger de tout. Le compteur se connectera au réseau local en Wi-Fi et fonctionnera alors même sans être connecté à internet, un bon point.
Si je n’utilise pas ce produit, j’ai des compteurs du même type chez moi pour surveiller les appareils les plus gourmands, comme la pompe à chaleur, le chauffe-eau ou encore les plaques de cuisson et le four. Au-delà de l’information en temps réel, c’est un excellent outil pour créer des automatisations, notamment si vous avez des panneaux solaires.
Découvrez Home Assistant : suivez votre consommation d’énergie
Home Assistant : comment suivre la consommation électrique de chaque appareil
Six canaux de mesure à 78 € : l’offre de Refoss est assez imbattable. À titre de comparaison, un Shelly équivalent est vendu 72 €, mais uniquement trois pinces de mesure. Outre le prix réduit, vous n’avez qu’un seul compteur à installer dans le tableau, ce qui est pratique pour économiser de la place.
Grosse promo sur la platine vinyle compatible Sonos de Victrola : -30%, son prix le plus bas !
Samsung prépare un écran OLED qui contrôle la direction de sa lumière
Samsung vient d'annoncer par communiqué de presse l'arrivée d'une nouvelle technologie de dalles OLED qui arrivera prochainement dans sa gamme de smartphones Galaxy. Le constructeur ne révèle pas les détails techniques mais montre dans de courtes vidéos conceptuelles qu'il s'agit de contrôler...

Chery dévoile un pickup électrique avec 405 km d'autonomie à 17 500 euros, mais il y a un mais
Apple cachait les prises Lightning dans de faux boîtiers 30 broches avant le lancement
Quand Apple modifie l'esthétique d'un produit ou prépare une nouveauté avec un format différent, la société tend à camoufler les changements pour les tests en dehors des locaux de Cupertino. Les premières Apple Watch étaient placées dans des housses en forme d'iPod nano, certains iPhone (comme le 4) se retrouvaient dans une coque énorme, faisant passer le modèle très fin (pour l'époque) pour un iPhone 3GS, plus arrondi. Et la société a fait la même chose pour le connecteur Lightning.

La photo de john (@nyan_Satan) montre en effet des adaptateurs Lightning qui sont datés d'avril 2012. C'est environ cinq mois avant le lancement de l'iPhone 5, le premier iPhone avec du Lightning. Mais le côté intéressant vient de deux petits accessoires : ils permettent de cacher la prise Lightning (compacte et réversible) dans un boîtier avec une fausse prise Dock 30 broches. Il n'y a pas d'électronique, et le but est donc bien de cacher la nouvelle prise quand elle n'est pas utilisée, pour faire passer l'adaptateur pour un modèle d'ancienne génération.
On peut aussi voir que les deux adaptateurs ont le nom de code Tiger Pro 1 pour celui de droite et Eagle Proto1 pour le second. Notons que si john indique que ce sont des adaptateurs vidéo, il n'indique pas le modèle (VGA ou HDMI). Mais celui de droite, plus large, propose probablement une entrée Lightning pour l'alimentation.
Nouvelles photos et vidéo d'un prototype d'Apple Watch
Les développeurs de Camo attaquent Apple en justice sur fond de sherlockage
Les développeurs de Camo, une app permettant d’améliorer le rendu de sa webcam, attaquent Apple en justice. La nouvelle a été annoncée par le patron du studio Reincubate dans un billet de blog. Aidan Fitzpatrick accuse Apple de pratiques anticompétitives et d’avoir violé certains de ses brevets.

Camo est une sympathique petite app lancée en 2020 pour macOS. Elle permet d’utiliser un smartphone iOS ou Android comme webcam et propose différentes fonctions pratiques : l’app prend en charge n’importe quelle caméra, embarque de nombreux effets différents, un mode fond vert, un suivi du sujet… Bref, un outil pratique pour les créateurs de contenu, les streamers ou pour les professionnels ayant besoin d’une image optimale.
Camo passe en version 2.0 et prend désormais en charge toutes les caméras
La discorde tourne principalement autour de la fonction Caméra Continuité, apparue sur macOS Ventura et permettant d’utiliser son téléphone comme webcam. Camo proposait un tel système depuis 2020 là où Apple l’a ajouté deux ans plus tard, et nous avions d’ailleurs à l’époque cité Camo dans notre dossier des apps sherlockées. Dans sa plainte, Reincubate affirme qu'Apple « a copié la technologie » et « a utilisé son contrôle sur ses systèmes d'exploitation et l'App Store pour désavantager cette solution interopérable et rediriger la demande des utilisateurs vers sa propre offre liée à sa plateforme ».
Grâce à macOS Ventura et iOS 16, l'iPhone devient la meilleure webcam du Mac
Aidan Fitzpatrick affirme qu’Apple a soutenu Camo à ses débuts pendant la période de beta, ayant même des « milliers » d’utilisateurs s’en servant en interne. Apple aurait promis de les aider de différentes manières avant de sherlocker le concept. « L'objectif d'Apple n'était pas de rendre Continuity Camera géniale, mais plutôt d'entraver l'innovation qui uniformisait l'expérience entre les plateformes », poursuit Fitzpatrick. La fonction de Cupertino n’est en effet compatible qu’avec des produits Apple, et le patron insiste sur le fait que Cupertino n’a pas vraiment annoncé de nouveautés en vidéos sur ces dernières années. Autrement dit, l’idée était selon lui de limiter l’utilisation de smartphones Android comme caméras iOS avec une solution maison.
Ils ont repris notre idée et ont intégré nos fonctionnalités dans un milliard d'iPhone, de Mac, d'écrans, d'iPad et de téléviseurs, tout en nous excluant et en nous empêchant d'apporter d'autres fonctionnalités d'interopérabilité à l'écosystème. Je me suis retrouvé à la WWDC 2022 où j'ai vu notre technologie présentée, désormais sous le nom de « Caméra Continuité » d'Apple, par les membres d'une équipe qui m'avaient auparavant envoyé des messages privés pour me dire qu'ils utilisaient Camo tous les jours au travail.

De plus, l’arrivée de Caméra Continuité a mis des bâtons dans les roues de Reincubate. Le framework d’Apple empêcherait Camo d’obtenir une faible latence pour ses connexions sans fil. Le studio explique que lorsqu’un utilisateur positionne son iPhone pour utiliser Camo, c’est Caméra Continuité qui se lance en premier, bloquant l’app tierce et sa connexion.
Reincubate cherche à se différencier et a lancé plusieurs apps depuis 2020. Camo Studio est une application tierce permettant de streamer ou de s’enregistrer directement. De son côté, Camo Streamlight transforme l’écran en lampe afin d’améliorer le rendu de sa caméra. L’app, exclusivement disponible sur Windows, est en développement depuis 2024. Apple a lancé une fonction similaire avec macOS 26.2 dévoilé en… novembre dernier.
Domotique : SMHUB Nano, un compagnon efficace pour enrichir Home Assistant
SMLight est un constructeur chinois qui s’est spécialisé dans les coordinateurs Zigbee ou routeurs de bordure Thread pour la domotique. Le rôle de ces produits est d’enrichir une plateforme ouverte, comme Home Assistant, en lui ajoutant un appareil capable de contrôler directement des périphériques qui reposent sur ces normes sans fil très populaires. Le fabricant propose toute une gamme qui a gagné en popularité au fil des années grâce à un prix souvent très raisonnable et d’excellentes performances. J’utilise moi-même un SLZB-06 depuis quelques mois et j’en suis très satisfait.
Son dernier produit est plus original, tout en restant sur la même idée et en reprenant le design assez atypique de ses autres modèles. Le SMHUB Nano ne se contente pas d’intégrer une puce capable de générer un réseau en Zigbee ou Thread, avec son immense antenne associée qui permet d’obtenir de très bons résultats. À l’intérieur, on retrouve un ordinateur ARM bien assez puissant1 pour installer une distribution Linux et quelques conteneurs Docker. L’idée n’est pas tant de faire tourner toute sa domotique, ce sera trop juste pour Home Assistant par exemple, que de lui confier toutes les briques logicielles associées.
L’exemple le plus évident est mis en avant par le concepteur du produit : Zigbee2MQTT (Z2M) peut être installé sur l’ordinateur embarqué du SMHUB Nano pour gérer les appareils Zigbee. J’avais détaillé cet aspect dans la série dédiée à Home Assistant, il faut un logiciel spécifique pour faire le lien entre la domotique et les appareils qui reposent sur le protocole de communication Zigbee. Dans cette catégorie, il n’y a pas plus complet que Z2M et l’installer au même niveau que le coordinateur est assez logique et évite d’encombrer l’ordinateur qui gère le reste de la domotique.
Découvrez Home Assistant : connectez tous vos appareils de domotique
SMLight a mis au point sa propre distribution Linux, avec une interface graphique accessible par le web pour installer des apps. Outre Z2M, on peut ainsi configurer d’un clic une instance Node-RED, un outil d’automatisation très populaire également dans cet univers. Si on veut gérer les appareils Matter avec Thread, il est aussi possible de configurer l’ordinateur pour gérer cet aspect avec l’installation d’OpenThread qui le transformera en routeur de bordure Thread et de Matterbridge qui permettra de « convertir » les périphériques Zigbee en appareils Matter.
La souplesse apportée par cet ordinateur embarqué laisse entrevoir de nombreuses possibilités, partiellement listées sur la page produit. Même si le SMHUB Nano semble naturellement lié à une domotique ouverte, on peut aussi l’envisager en complément de Maison. Son coordinateur Zigbee l’ouvre à un vaste catalogue de produits, tandis que Matterbridge le transformera en pont Matter pour remonter tous ces périphériques dans l’app d’Apple. C’est une utilisation plutôt avancée, mais qui devrait rester assez simple à mettre en œuvre grâce à l’interface graphique proposée par SMLight.
Si cela ne suffisait pas, la prise USB-A intégrée au produit peut servir à étendre ses capacités, par exemple en reliant un contrôleur Z-Wave qui pourra être géré lui aussi par l’ordinateur embarqué. Autre option suggérée par le fabricant, un modem 4G pourra apporter une sécurité supplémentaire pour que la domotique reste fonctionnelle et accessible à distance même en cas de panne de la connexion principale. C’est en tout cas un excellent complément à un boîtier Home Assistant Green ou même un Raspberry Pi sur lequel vous avez installé Home Assistant, surtout si votre exemplaire est un peu léger en termes de performances.
Le SMHUB Nano intègre une prise Ethernet (100 Mbps) pour le relier au réseau local et si vous disposez d’un switch ou d’un injecteur PoE, vous pourrez même l’alimenter par ce biais. À défaut, une puce Wi-Fi (2,4 et 5 GHz) est prévue, même si ce n’est pas recommandé pour une fiabilité maximale. Si l’Ethernet PoE n’est pas envisageable, l’alimentation se fera alors via la prise USB-C intégrée. Le tout est vendu à un prix très raisonnable : 55 € en temps normal et 47 € pour le lancement.
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Deux cœurs à 1 GHz et 700 MHz, 512 Mo de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité de l’augmenter grâce à une carte microSD. ↩︎
La Fédération Française de Natation piratée : les données des licenciés dans la nature
Deepfakes : la pudeur à géométrie variable d'Apple et Google
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! » L’Amérique s’émeut de ces applications qui pullulent sur l’App Store et le Google Play Store, permettant de dénuder virtuellement n’importe qui. Le principe n’a rien de nouveau, mais sa simplicité et sa rapidité d’exécution, dopées à l’intelligence artificielle générative, mettent désormais cette pratique à la portée de tous.
À l’image des coussins péteurs qui ont fait le succès de l’App Store à ses débuts, de nombreux développeurs ont passé ces dernières années à tenter de capitaliser sur ces nouvelles capacités techniques, allant parfois jusqu'à en faire la promotion de manière totalement décomplexée.
Un business juteux sous l'œil des géants
Le Tech Transparency Project (TTP) vient de publier un rapport édifiant sur la facilité avec laquelle ces outils de « déshabillage » se dénichent sur les boutiques officielles. Selon les données d'AppMagic, les applications identifiées par le TTP cumulent plus de 705 millions de téléchargements à travers le monde et ont généré la bagatelle de 117 millions de dollars de revenus.
Le détail qui fâche : Apple et Google prélevant leur fameuse commission sur chaque transaction, les deux géants profitent directement de l'activité de ces applications. Pourtant, ces outils semblent être en violation flagrante des règles en vigueur. Le Google Play Store interdit ainsi formellement les « représentations de nudité sexuelle » ou les applications qui « dégradent ou objectivent les personnes ». Même constat chez Apple, où l'on affirme que les contenus ne doivent pas être « offensants, insensibles, bouleversants ou tout simplement glauques ».
La politique de l'autruche
Malgré ces chartes de bonne conduite, le rapport note qu'une simple recherche avec les mots-clés « nudify » ou « undress » suffit à faire remonter ces applications à la surface. Le TTP pointe du doigt l'incapacité d'Apple et Google à suivre le rythme effréné des deepfakes générés par l'IA.
Si les deux entreprises martèlent à l'envi que la sécurité des utilisateurs est leur priorité absolue, elles hébergent pourtant une collection d'outils capables de transformer une photo anodine en un cliché à caractère sexuel, le tout sans le consentement de la personne concernée.
Face à ce phénomène, Apple et Google réagissent timidement. Apple a ainsi confirmé avoir supprimé 28 applications pointées du doigt et averti d'autres développeurs d'un risque d'éviction s'ils ne rentraient pas dans le rang. De son côté, Google a fait le ménage dans la foulée en supprimant 31 applications.
Grok : l'usine à deepfakes d'Elon Musk
Si certaines applications se sont spécialisées dans cette pratique, Grok est sans doute de loin l’IA générative la plus laxiste dans ce domaine. Dans la cour des miracles de l'IA sans filtre, l'outil d'Elon Musk remporte la palme du glauque. Une étude récente donne le tournis : en l’espace de 11 jours seulement, Grok a généré plus de 3 millions de clichés sexualisant des femmes et des enfants. Faites le calcul : c’est un débit industriel de 190 images par minute.
Malgré l’installation de garde-fous plus ou moins poreux, il suffit d’un prompt bien senti, du type « Grok, mets-la en bikini », pour que l'algorithme s’exécute. Le tout, évidemment, sans la moindre once de consentement.
Le 14 janvier 2026, X a finalement annoncé des mesures pour « empêcher » son outil de déshabiller les utilisateurs. Cette fois-ci, le réseau social assure que « cette restriction s’applique à tous, y compris aux abonnés payants ». Un aveu en creux : rappelons qu’entre le 9 et le 14 janvier, la plateforme n'avait aucun scrupule à monnayer l'accès à ces fonctionnalités via ses abonnements premium.
Le silence assourdissant de Cupertino et Mountain View
Face au tollé mondial, la pression juridique monte. De la France à la Californie, les enquêtes se multiplient. La Commission européenne a d'ailleurs sorti l'artillerie lourde en ouvrant une enquête au titre du DSA. Ursula von der Leyen a été on ne peut plus claire : l’Europe ne « tolérera pas les comportements insensés » comme ces fausses images dénudées.
Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store
Mais certains pointent également dans cette affaire la lâcheté d’Apple et Google. Là encore, les deux géants sont restés extrêmement silencieux, alors qu’ils auraient dû tout simplement retirer Grok de leurs boutiques respectives. Un courage que ne semblent pas avoir Sundar Pichai et Tim Cook. Ce dernier continue pourtant de défendre fermement la protection de la vie privée comme un « droit de l'homme fondamental », tout en laissant prospérer de tels outils sur l'iPhone.
Événements de Minneapolis : Tim Cook appelle à la désescalade
Il est extrêmement rare qu'Apple réagisse à des événements d'actualité, surtout lorsqu'elles ont une coloration politique. Dans un mémo envoyé aux employés d'Apple et relayé par Bloomberg, Tim Cook a diffusé un appel à l'unité suite à la mort Alex Pretti, abattu par des agents de la...

WhatsApp renforce la sécurité contre les spywares et les cyberattaques : comment en bénéficier ?
iPhone 18 : Apple pourrait bien absorber la hausse des prix de la RAM
Apple aurait bien l'intention d'utiliser la crise de la RAM et du stockage et l'explosion de leurs prix à son avantage, d'après l'analyste Ming-Chi Kuo : sa stratégie serait d'absorber les surcoûts quitte à rogner sur ses marges, afin d'augmenter ses parts de marché et s'y retrouver plus tard...

Comment fonctionne la Localisation précise sur l'Apple Watch avec l'AirTag ?
AirTag 2 : l'Apple Watch se transforme en boussole
La grande nouveauté de l'AirTag de deuxième génération ne réside peut-être pas tant dans sa « Localisation précise », que dans la possibilité de remettre la main sur ses objets fétiches directement depuis son poignet, à l'aide d'une Apple Watch. Nous ne manquerons pas de passer ce nouveau petit bidule au crible dès sa réception à la rédaction. En attendant, la Pomme a publié une fiche technique détaillant les rouages de cette fonction de recherche.
Côté compatibilité, tout le monde ne pourra pas jouer au détective avec sa montre. Pour profiter de cette fonctionnalité, il vous faudra impérativement une Apple Watch Series 9 (ou plus récente) ou une Apple Watch Ultra 2 (ou ultérieure). Côté logiciel, votre monture devra au minimum ronronner sous watchOS 26.2.1. Notez que les modèles SE, même récents, restent malheureusement sur la touche. C'est lié à la puce Ultra Wideband de 2e génération, qui est nécessaire.
Quels iPhone et Apple Watch pour tirer pleinement parti de l’AirTag de 2e génération ?
La recherche au bout du doigt
Pour ce qui est du fonctionnement, la procédure reste d'une simplicité toute cupertinienne. Tout se passe dans l’app Localiser des objets qui, comme c’est le cas actuellement, liste vos différents traqueurs. La différence ? Un simple tap sur l'objet convoité permet désormais de lancer une recherche de précision pour vous guider jusqu'à lui.
Un raccourci bienvenu
Afin d'éviter les manipulations fastidieuses, Apple offre désormais la possibilité d’accéder à ses AirTags directement depuis le Centre de contrôle. Une petite astuce qui permet de gagner de précieuses secondes lorsque l'on est déjà en retard et que les clés restent introuvables.
Pour rappel, les tarifs de ces nouveaux galets ont été légèrement revus à la baisse : l'AirTag est vendu 35 € à l'unité, tandis que le pack de quatre s'affiche à 119 €.
Sonos Amp : la première nouveauté matérielle Sonos depuis 2024
Depuis 2024, le feuilleton Sonos tenait plus de la gestion de crise que de l'innovation technologique. Entre une application lancée dans la douleur et un nouveau patron contraint de sabrer dans les projets les plus ambitieux — on pense notamment au concurrent de l’Apple TV resté au garage —, la marque semblait avoir perdu le nord. Pour entamer 2026, Sonos tente une manœuvre de stabilisation avec l'Amp Multi. Un produit de niche, certes, mais qui parle au cœur de métier historique de la firme : l'installation professionnelle.
Sonos annule son projet Pinewood, concurrent de l’Apple TV
Là où l'Amp classique se contentait de piloter une seule zone, le nouveau venu change de braquet. L'Amp Multi est une bête de somme pensée pour les grandes résidences. Dans un châssis rackable de 2U, Sonos parvient à loger de quoi piloter jusqu'à quatre zones indépendantes grâce à huit sorties amplifiées.
Test du Sonos Amp
Sous le capot, l'adoption de la technologie GaN (nitrure de gallium) et du système post-filter feedback (PFFB) permet de délivrer 8×125W de puissance. L'idée est simple : offrir plus d'efficacité thermique et une clarté sonore accrue dans un format compact et dépourvu de ventilateurs, garantissant un silence de fonctionnement total.
Pour séduire les intégrateurs, Sonos dégaine ProTune. Ce nouvel outil permet d'optimiser le rendu sonore pour n'importe quelle enceinte passive à faible impédance. On n'est plus dans le "Plug & Play" grand public : ProTune offre un égaliseur paramétrique à 10 bandes et des réglages fins de gain et de délai. C'est du sur-mesure pour s'adapter à l'acoustique, parfois capricieuse, de chaque pièce.
D’autres nouveautés à venir…
Le message est clair : Sonos répare sa base. L'Amp Multi n'est qu'une mise en bouche technique avant une montée en puissance promise pour la seconde moitié de l'exercice fiscal 2026. Si ce produit s'adresse d'abord aux professionnels, il préfigure sans doute des annonces plus "grand public" pour la fin de l'année. On espère simplement que, cette fois, le logiciel suivra le rythme du matériel.
CarPlay : Volvo ne fera pas la même erreur que General Motors
Si certains constructeurs comme GM tournent le dos à CarPlay, ce n’est pas le cas de Volvo. Son CTO, Anders Bell, a fait part de sa volonté d’offrir CarPlay et Android Auto dans ses voitures, une décision qui tranche avec la tendance de certains géants américains à vouloir enfermer l'utilisateur dans un écosystème maison souvent moins performant.
GM va supprimer CarPlay de toutes ses voitures, y compris les véhicules thermiques
L'utilisateur reste maître à bord
Dans une interview accordée à The Drive, Anders Bell a été on ne peut plus clair : Volvo continuera « absolument » de proposer CarPlay et Android Auto, y compris sur ses modèles électriques. Pour le responsable technique, c'est avant tout une question de philosophie :
« Nous voulons nous intégrer à votre vie numérique, pas vous forcer à quoi que ce soit. C'est à nous de nous adapter à votre écosystème, peu importe celui que vous avez choisi. »
Une approche pragmatique qui sonne comme un tacle poli à General Motors. Bell reconnaît d'ailleurs sans détour que si CarPlay a connu un tel succès, c'est avant tout parce que les systèmes d'infodivertissement natifs étaient « vraiment nuls » à l'époque.
Le flou persiste sur « CarPlay Ultra »
Si l'engagement envers CarPlay est ferme, une zone d'ombre demeure concernant la version de nouvelle génération, souvent appelée « CarPlay Ultra ». Bien que Volvo ait été initialement cité par Apple comme partenaire de lancement, des bruits de couloir suggéraient l'an dernier que le constructeur suédois pourrait finalement passer son tour sur cette intégration profonde qui prend le contrôle de tous les écrans du tableau de bord.
Pour l'instant, Volvo se concentre sur une intégration « extrêmement soignée » du CarPlay classique, tout en peaufinant son propre système natif (basé sur Google Automotive). L'objectif est simple : offrir la meilleure expérience native possible, tout en laissant le choix final au conducteur.
Volvo à contre-courant de GM
Cette mise au point intervient alors que GM s'obstine à justifier le retrait de CarPlay au profit d'une solution interne, au grand dam des futurs propriétaires. À l'inverse, Ford a récemment réitéré son attachement à la technologie d'Apple.
Enfin, Volvo a profité de la semaine pour lever le voile sur son nouvel EX60. Ce SUV électrique ne se contente pas de CarPlay : il embarquera une application Apple Music native, compatible avec l'audio spatial. De quoi ravir les utilisateurs du service d’Apple