↩ Accueil

Vue lecture

Achèteriez-vous un pin’s IA Apple ?

La rumeur a fait du bruit hier soir : Apple travaillerait sur un pin’s carburant à l’IA, à la manière de l’AI Pin d’Humane. L’appareil ressemblerait à un petit badge légèrement plus épais qu’un AirTag, embarquant un haut-parleur, deux caméras et trois micros pour discuter avec une version de Siri dopée à l’IA.

En pratique, ce pin’s pourrait enregistrer tout ce qui se passe autour de vous afin de pouvoir répondre à des questions. Il s’agirait d’une sorte de super-Siri toujours accessible : le produit serait très intégré à l’écosystème Apple et dépendrait en partie du téléphone pour Apple Intelligence. Un bouton physique serait présent sur la tranche pour discuter sans passer par le smartphone. L’accessoire se rechargerait par induction à la manière de l’Apple Watch.

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

Le concept n’est pas sans rappeler le gros flop de l’AI Pin, lancé par la startup Humane créée par d’anciens d’Apple. Le produit était censé pouvoir envoyer des messages, analyser ce qu’il voit ou encore répondre à des questions complexes. Le gadget était visiblement trop lent pour être utile et jugé peu fiable. Humane ne s’est pas facilité la vie en créant son propre écosystème indépendant de ceux de Google ou d’Apple.

Apple aurait de grandes ambitions pour ce produit, visant d’en fabriquer environ 20 millions d’unités pour le lancement. Si les détails sur les fonctions restent minces, Apple a sans doute une carte à jouer grâce à son écosystème et ses nombreuses connaissances sur les utilisateurs.

‌Et vous, achèteriez-vous un pin’s IA Apple ?

  •  

Vente de SFR : Orange, Bouygues et Free accèdent aux comptes, sans accord sur le prix

Orange, Bouygues Telecom et Free (groupe Iliad) ont publié ce matin un communiqué de presse commun qui rappelle leur volonté d’acquérir Altice France, la maison mère de SFR. Ce n’est pas nouveau, on sait même depuis le mois d’octobre dernier que les trois opérateurs souhaitent acheter et se partager leur ancien concurrent. Cette communication répond en réalité à la publication d’un article de BFM Business qui laissait entendre que les acquéreurs ont accepté d’augmenter leur offre. Sans démentir tout à fait la rumeur, le communiqué du jour confirme que le processus d’acquisition a avancé, sans accord toutefois sur le montant.

Les comptes ont été ouverts. Image iGeneration, photo de base Towfiqu barbhuiya sur Unsplash.

Reprenons : Patrick Drahi souhaite vendre Altice France et toutes ses activités, dont SFR qui est l’un des quatre gros opérateurs français. En octobre dernier, on apprenait que les trois acteurs restants s’étaient mis d’accord avec une offre d’achat à 17 milliards d’euros et un plan de découpe des actifs d’Altice entre Orange, Bouygues Telecom et le groupe Iliad, à qui appartient Free.

Orange, Bouygues et Free font une offre à 17 milliards d’euros pour se partager SFR

Orange, Bouygues et Free font une offre à 17 milliards d’euros pour se partager SFR

Cette offre a d’abord été rejetée par Patrick Drahi, qui souhaitait faire monter les enchères et espérait récupérer plus d’argent dans l’opération financière. Il voulait aussi que la transaction se déroule plus rapidement, avec une conclusion dès le début de l’année 2027, dans un an donc, au lieu de fin 2027 comme prévu par les acquéreurs potentiels.

Vente de SFR : Patrick Drahi demande aux trois opérateurs plus d’argent et de rapidité

Vente de SFR : Patrick Drahi demande aux trois opérateurs plus d’argent et de rapidité

Quelques mois plus tard, BFM Business a publié tôt ce matin une rumeur qui suggère qu’Orange, Free et Bouygues auraient bien augmenté leur offre, ajoutant autour de 3 milliards sur la table des négociations. Autre élément clé de l’article, le processus aurait avancé, avec l’accès aux comptes d’Altice, une étape clé dans toute acquisition de cette ampleur. Tout pourrait aller ensuite assez vite, avec une offre formelle espérée fin mars et l’espoir de finaliser l’acquisition avant la tenue des élections présidentielles, prévues en avril 2027.

Dans la foulée, le communiqué de presse publié ce matin par le consortium d’opérateurs confirme l’accès aux comptes, tout en niant tout engagement d’ordre financier, autrement dit une augmentation de leur offre. Puisqu’il est très court, voici les informations fournies à la presse par les trois entreprises :

Des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026. Les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l'objet d'aucun accord à date.

Il n'y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l'approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière. Une communication au marché sera faite le moment venu sur l'évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables.

Notons que si le communiqué nie l’existence d’un accord, il ne nie pas la possibilité d’une augmentation de l’offre d’achat. D’après BFM, Patrick Drahi n’aurait accepté d’ouvrir ses comptes qu’après avoir obtenu des assurances d’un montant autour de 20 milliards d’euros, trois de plus qu’initialement. Le site précise même que la répartition de cette somme supplémentaire ne serait pas encore tranchée entre Orange, Bouygues Telecom et Free. Cela ressemble à un accord de principe, peut-être justement pour faire avancer les discussions.

Nos confrères indiquent aussi qu’Altice aurait commencé à trouver des acquéreurs pour les éléments qui n’intéressent pas les trois opérateurs. Cela concernerait notamment XP Fibre, spécialiste des infrastructures en fibre optique qui a déployé des réseaux dans 6 700 communes, principalement dans les zones peu denses. Patrick Drahi espère obtenir deux milliards d’euros pour cette activité, qui ne serait pas reprise par Orange, Bouygues et Free.

En revanche, SFR Business, filiale d’Altice France destinée aux entreprises, fait bien partie de la négociation. Le milliardaire essaierait pourtant de trouver un autre acquéreur, cette fois pour mettre la pression et accélérer les négociations, d’après BFM.

  •  

Santé : après l'ECG, vers une détection du risque de mort subite par les montres connectées ?

Alors qu'Honor vient de dégainer une fonction de « dépistage de l'arrêt cardiaque » sur sa Watch GS 5, l'industrie s'intéresse de près à une métrique méconnue mais cruciale : la capacité de décélération (DC). Un indicateur que les montres d'Apple ou Garmin pourraient intégrer sans changer le moindre capteur.

La Honor Watch GS est vendue uniquement en Chine pour le moment pour moins de 100 €

Le marketing n'est jamais à une approximation près, mais derrière l'appellation « anti-sudden cardiac arrest » de la nouvelle Honor Watch GS 5 se cache une réalité scientifique solide. Plus qu'une prédiction miraculeuse, il s'agit de mesurer la capacité de décélération (DC) du cœur.

Un vieux concept, de nouveaux capteurs

La science n'est pas nouvelle : une étude publiée dans The Lancet dès 2006 démontrait que la DC est un prédicteur de mortalité plus fiable que la simple fraction d'éjection ou la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) classique. Concrètement, la DC mesure la capacité de votre système nerveux à ralentir le cœur. Si cette capacité s'effondre, le risque de mort subite cardiaque augmente, même si les autres signaux sont au vert.

Le point de bascule ? Le matériel actuel est déjà prêt.

  • En 2023, des chercheurs ont prouvé qu'une simple montre Garmin obtenait des résultats corrélés aux équipements médicaux pour mesurer cette DC.
  • Côté Apple, des analyses montrent que les relevés de l'Apple Watch permettent déjà de calculer cet indice avec précision.

Le défi : du bien-être au diagnostic

Si la technologie est là, pourquoi ne l'avons-nous pas encore au poignet ? La réponse tient en trois lettres : FDA. Pour éviter les foudres des régulateurs, les constructeurs doivent marcher sur des œufs :

  • On ne parle pas de « diagnostic », mais de « notification de rythme irrégulier ».
  • On ne « prédit » pas l'accident, on évalue un « facteur de risque ».

Pour Apple, Garmin ou Google, l'implémentation est purement logicielle. Les capteurs PPG (optiques) récoltent déjà les données nécessaires en arrière-plan. Il ne manque qu'un algorithme validé et une interface claire pour transformer ces millisecondes de battements en un score de risque compréhensible.

Une option pour 2026 ?

La capacité de décélération pourrait devenir l'argument phare des mises à jour de 2026. Pour Apple, ce serait une brique idéale pour enrichir l'offre de santé, potentiellement liée à un abonnement. Pour Garmin, un outil de plus pour rassurer une clientèle vieillissante ou très sportive.

Reste un obstacle : la notoriété de l'indice. Si tout le monde comprend l'intérêt d'un ECG, la « capacité de décélération » demande un effort de pédagogie. Mais avec la saturation du marché des capteurs de sommeil et d'oxygène, les constructeurs n'auront bientôt plus d'autre choix que d'aller sur ce terrain médical pour continuer à nous vendre des montres.

  •  

Enchanté et Enterprise Assistant : quelles sont ces mystérieuses IA qu’Apple teste en interne ?

Apple n'a peut-être pas de SiriBot ou de ChatGPT, mais ses employés, eux, ont déjà le leur. Loin de la communication officielle axée sur l'IA invisible, la firme possèderait deux outils internes, soutiennent les équipes de la marque au quotidien. Macworld nous plonge dans les coulisses de ces applications internes dédiées à l'analyse de données et à l'assistance textuelle.
  •  

Enchanté et Enterprise Assistant, deux chatbots internes d'Apple

Tandis que Siri se transformerait en chatbot avec iOS 27 dès septembre prochain et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT, Apple aurait déjà lancé deux chatbots à destination de ses employés d'après les sources de MacWorld. Le premier s'appellerait Enchanté et aurait commencé...

  •  

Siri : Apple va-t-elle faire payer son chatbot ?

Les rumeurs entourant l'arrivée d'un véritable chatbot "maison" au sein d'iOS 27 se font de plus en plus pressantes. Intégré nativement à Siri, ce nouvel assistant donnerait enfin à la Pomme les armes pour lutter à armes égales avec la concurrence. Jusqu'ici souvent moqué pour ses lacunes, l'assistant d’Apple pourrait devenir le point d’entrée unique pour n'importe quelle requête complexe pour des centaines de millions d’utilisateurs. Mais voilà, l'intelligence artificielle générative a un coût, et pas des moindres. D'où l'interrogation soulevée par MacRumors : Apple pourra-t-elle éternellement offrir ce service ?

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Image : Mohamed Nohassi / Unsplash

Un assistant à tout faire, partout

Selon les indiscrétions de Mark Gurman, ce "nouveau" Siri serait capable de tout : recherche web avancée, création de contenu, génération d’images, synthèse de documents et analyse de fichiers. Mieux encore, il pourrait piloter les applications et s'appuyer sur vos données personnelles pour répondre à des requêtes contextuelles. En bref, tout ce que propose un ChatGPT aujourd'hui, mais avec une intégration profonde dans l'écosystème Apple.

Si Apple mise énormément sur la puissance de ses puces Ax et Mx pour traiter un maximum de tâches en local, la réalité technique est plus complexe. Le modèle d'Apple, développé en collaboration avec les équipes de Google Gemini, serait comparable à Gemini 3. Or, une telle puissance de calcul ne tient pas (encore) dans la poche, ni même dans un Mac haut de gamme.

Pour faire tourner la machine, Apple devra s'appuyer sur ses serveurs Private Cloud Compute, mais aussi, semble-t-il, sur l'infrastructure de Google. Et à Cupertino comme à Mountain View, personne ne travaille gratuitement.

Image : Apple / iGeneration

Le nerf de la guerre : le coût du calcul

Qu’Apple utilise ses propres serveurs ou ceux de Google, la facture s'annonce salée. Chaque requête, chaque image générée, représente une dépense réelle en électricité et en puissance de calcul.

Google a injecté 85 milliards de dollars dans ses infrastructures en 2025. OpenAI dépense des sommes astronomiques en inférence sans être encore rentable. Une simple requête texte sur Gemini consomme environ 0,24 watt-heure.

À l'échelle d'un milliard d'iPhone, ces fractions de watts se transforment rapidement en centaines de millions de dollars de frais de fonctionnement annuels.

Le modèle "iCloud" appliqué à l'IA ?

Pour rentrer dans ses frais, Apple pourrait s'inspirer de ce qu'elle fait déjà avec iCloud. On imagine assez bien un système à deux vitesses :

  • Une version gratuite : Capable de répondre aux requêtes basiques, de rédiger des mails ou de contrôler l'iPhone.
  • Une version "Siri Pro" : Facturée autour de 20 € par mois (le tarif standard du marché), offrant des capacités de raisonnement supérieures, une analyse de documents longs et des fonctions de code avancées.

C’est précisément la stratégie de Google avec Gemini Advanced. Apple a l'habitude de proposer un "ticket d'entrée" gratuit (les 5 Go d'iCloud) pour inciter les utilisateurs à basculer ensuite vers un forfait payant.

Toutefois, Apple pourrait jouer la montre. Pour déloger les utilisateurs déjà abonnés à ChatGPT, Claude ou Perplexity, la Pomme pourrait décider d'offrir son chatbot pendant un an ou deux. Un investissement massif pour s'imposer comme l'acteur central de l'IA grand public, avant de fermer progressivement le robinet de la gratuité.

  •  

Apple travaillerait à un pin's doté de caméras

Apple travaillerait à une sorte de pin's doté de caméras qui serait majoritairement dédié aux fonctionnalités d'intelligence artificielle, selon le site The Information. L'appareil prendrait la forme d'un disque similaire à un AirTag mais plus épais, avec deux caméras sur sa face avant (un...

  •  

Apple préparerait un AI Pin façon AirTag (avec Siri Intelligent ?)

Apple n’a peut-être pas encore dégainé son chatbot façon ChatGPT au grand public, mais la firme explore visiblement de nouveaux formats. Apparemment, elle plancherait sur un petit AI Pin portable, une sorte de disque plat à porter sur soi, équipé de mini caméra, de microphones et d’un haut-parleur.
  •  

Comment Apple tente d'intégrer l'intelligence artificelle en interne

Comme bien des entreprises, Apple cherche à placer l’intelligence artificielle au cœur de ses processus. Pour la firme de Cupertino, l’ambition est double : négocier correctement un virage qui bouleverse actuellement toute l'industrie, tout en utilisant ses propres outils en interne pour affiner les technologies qui arriveront demain dans nos poches.

Image générée par une IA.

Quand le développeur devient « éditeur »

Le changement de paradigme est profond. À Davos, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, ne disait pas autre chose en prédisant que les modèles d'IA seraient capables de réaliser la quasi-totalité des tâches des ingénieurs logiciels d'ici 6 à 12 mois. Pour lui, le rôle de l'ingénieur va glisser vers celui d'un éditeur, supervisant la machine.

Un constat partagé par Jensen Huang. Le CEO de Nvidia ne tarit pas d'éloges sur Claude, le chatbot d’Anthropic, qu'il juge « incroyable » pour le code et le raisonnement : « Nvidia l'utilise partout. Chaque entreprise de logiciel doit l'utiliser », affirmait-il cette semaine. Apple semble l'avoir entendu.

Jensen Huang this morning:

“Claude is incredible. Anthropic made a huge leap in coding and reasoning. Nvidia uses it all over. Every software company needs to use it.”

claude code cooked pic.twitter.com/0Zbj3FECzb

— NIK (@ns123abc) January 21, 2026

« Enchanté ! », le ChatGPT sauce Apple

Pour mener à bien sa transformation, Cupertino multiplie les projets. Le plus abouti se nomme Enchanté !. Sous ce nom plutôt accueillant se cache une application semblable à ChatGPT, spécifiquement conçue pour assister les employés dans la génération d'idées, le développement de code ou la relecture de documents. L’interface, très proche de l'application ChatGPT pour macOS, est déjà déployée auprès d'une large partie des équipes depuis novembre 2025.

ChatGPT

La priorité absolue reste la confidentialité. Là où beaucoup d'entreprises interdisent l'usage d'IA tierces par peur des fuites de données, Apple a blindé son outil. Enchanté ! fait tourner des modèles approuvés localement ou sur des serveurs privés, sans connexion externe. Si l'app s'appuie sur les modèles « maison » (ceux-là mêmes qui motorisent Apple Intelligence), elle offre aussi un accès à Claude d'Anthropic et Gemini de Google pour permettre des comparaisons directes de résultats.

Grâce à ce haut niveau de sécurité, les employés peuvent y injecter des documents internes ou des fichiers sensibles pour analyse. L'outil peut même piocher directement dans les fichiers stockés sur le Mac pour formuler ses réponses. Un système de feedback permet enfin de noter la pertinence des réponses, aidant ainsi Apple à affiner ses algorithmes.

Enterprise Assistant : le hub de la connaissance interne

À côté de ce couteau suisse, Apple déploie un outil plus spécialisé : Enterprise Assistant. Ici, point de code ou de brainstorming créatif, l'application sert de hub de connaissances pour la vie interne de l'entreprise. Besoin de comprendre les détails d'une police d'assurance santé, de connaître les directives sur la conduite en entreprise ou de configurer le VPN sur un iPhone ? Cet assistant centralise toutes les politiques internes. Il permet aux employés d'interroger une base de données colossale sur les rôles des dirigeants ou les politiques de congés, simplifiant ainsi les tâches administratives quotidiennes.

Atelier Apple Intelligence. Image Apple

Le laboratoire permanent

Ce n'est pas la première fois qu'Apple transforme ses employés en « bêta-testeurs » de luxe. L'an dernier, Mark Gurman rapportait déjà l'existence de Veritas, une application iPhone aux fonctions similaires. Le constructeur explore également des outils d'IA dédiés aux agents AppleCare pour optimiser le support client.

Siri LLM : Apple teste une app « à la ChatGPT » en interne

Siri LLM : Apple teste une app « à la ChatGPT » en interne

L’idée est évidemment de gagner en productivité à tous les étages, mais l'enjeu est ailleurs. En testant ces outils en conditions réelles dans les couloirs de l'Apple Park, Apple peut éprouver ses modèles de langage sans exposer le grand public à des technologies encore perfectibles. Après des débuts parfois laborieux pour Apple Intelligence, l'effort en coulisses montre une volonté claire : donner à l'IA un but concret avant de la généraliser.

  •  

Apple transformerait Siri en chatbot avec iOS 27

Apple prévoirait la transformation de Siri en chatbot en bonne et due forme avec iOS 27, affirme Mark Gurman sur Bloomberg, et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT. Nom de code Campos, la fonctionnalité « sera intégré en profondeur aux systèmes d'exploitation iPhone, iPad et...

  •  

Le Home Hub pourrait avoir un bras robotisé

Hier, le site The Information a lâché une petite bombe : Apple travaillerait sur un appareil de la taille d’un AirTag, mais dopé à l’intelligence artificielle. Une manière pour Cupertino de tenter de réussir là où Humane a lamentablement échoué avec son AI Pin. Mais dans les colonnes de l’article de Wayne Ma, une autre information, plus concrète, a retenu notre attention concernant le Home Hub d’Apple, attendu au printemps.

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane à échoué

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane à échoué

Image : MacRumors

Un HomePod qui vous suit du regard ?

Si le descriptif de l’appareil est peu ou prou conforme à ce que l’on a pu lire jusqu’à présent, un détail assez surprenant mérite d’être signalé : l’appareil domestique, équipé d’un petit écran et de haut-parleurs, disposerait d’une base robotisée pivotante. Comme Gurman, The Information insiste sur le fait que les fonctionnalités de cet appareil feraient un grand usage de l’intelligence artificielle. Ce produit doit en théorie être présenté au printemps.

Le Home Hub d

Le Home Hub d'Apple devrait coûter 350 $

Jusqu’à présent, les rumeurs autour de ce « Home Hub » étaient assez récurrentes, mais aucune ne mentionnait de mécanisme motorisé. Mark Gurman évoquait jusqu’ici deux versions distinctes :

  • Un modèle d'entrée de gamme destiné à être fixé au mur.
  • Une version "desktop" dotée d'une base rappelant un HomePod mini, conçue pour être posée sur un bureau ou un plan de travail.

Confusion dans les lignées robotiques

C’est ici que les choses se compliquent. Jusqu’à présent, la présence d’un bras robotisé capable d’incliner l’écran et de pivoter à 360 degrés était réservée au projet de « robot de table » d’Apple, prévu lui pour 2027. Ce dernier est censé disposer d’une véritable « personnalité visuelle » et être capable de s’orienter automatiquement vers la personne qui prend la parole.

HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile

HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile

Wayne Ma ne rentre pas dans les détails techniques de cette base pivotante pour le modèle attendu ce printemps, mais on imagine aisément l’utilité : grâce à sa batterie de capteurs, l’appareil pourrait ajuster l’orientation de son écran dès qu’il détecte une présence dans la pièce, assurant ainsi une visibilité optimale.

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Si le calendrier se confirme, nous n’aurons pas à attendre bien longtemps pour découvrir cet étrange hybride. Le lancement interviendrait dans les prochains mois, probablement en tandem avec le déploiement d’iOS 26.4. Cette mise à jour logicielle devrait marquer une étape importante pour la Pomme, avec l’introduction d’une version nettement plus musclée de Siri.

  •  

Nouvel An lunaire : Apple lance ses promotions en Chine

Il n’y a pas que le Black Friday dans la vie d’un amateur de tech. Comme chaque année, Apple s’apprête à célébrer le Nouvel An lunaire avec une opération commerciale d'envergure sur son Store chinois. Du 24 au 27 janvier, la Pomme va proposer des remises immédiates pouvant atteindre les 1 000 yuans (soit environ 130 €) sur une large sélection de produits.

Jusqu’à 1 000 yuans de remise

L'opération est courte — quatre jours seulement — mais elle couvre l'essentiel du catalogue. Les montants des remises varient évidemment selon le produit et la configuration choisie. Pour en profiter, les clients chinois devront toutefois montrer patte blanche : les promotions ne s'appliquent qu'en utilisant certains modes de paiement spécifiques, tels qu'Alipay, WeChat Pay ou les cartes de certaines banques locales.

Comme souvent avec ce type d'opération, Apple fixe des limites : pas plus de deux produits remisés par catégorie et par client. De plus, les stocks en boutiques physiques sont limités et l'offre n'est pas cumulable avec les remises professionnelles ou étudiantes. Seule exception notable : le programme Apple Trade In reste compatible, permettant de faire baisser encore un peu plus la facture en faisant reprendre un ancien appareil.

MacBook, iPad et iPhone 16 sur la liste

A l’image du Black Friday, les dernières nouveautés sont exclues de ce genre de festivités. Voici la liste des produits éligibles :

  • iPhone : iPhone 16, 16 Plus et le 16e. Pas d’iPhone 17 ou d’iPhone Air
  • Mac : MacBook Air M4, MacBook Pro (M4/M5), Mac mini et iMac.
  • iPad : Pro M5, Air M3, iPad A16 et l'iPad mini A17 Pro.
  • Apple Watch : Ultra 3, Series 11 et SE 3.
  • Accessoires : AirPods (4, 4 ANC, Max) et l'Apple Pencil Pro.

Cette offensive commerciale intervient alors qu’Apple a retrouvé des couleurs sur le marché chinois. Portées par le succès de la gamme iPhone 17, les expéditions de smartphones de la Pomme ont bondi de 28 % lors du dernier trimestre 2025.

En Chine, Apple a marqué un rebond fin 2025 malgré un marché en léger recul

En Chine, Apple a marqué un rebond fin 2025 malgré un marché en léger recul

Bien que l'iPhone 17 ne soit pas directement concerné par ces promotions, cette campagne vise clairement à maintenir l'élan de la marque dans les autres catégories de produits et à occuper le terrain face à une concurrence locale toujours plus agressive.

  •  

Apple a encore menti : le ChatBot "qu'on ne fera jamais" arriverait bel et bien dans iOS 27

Durant plusieurs interviews accordées après la WWDC 2025, Craig Federighi et Greg Joswiak avaient martelé à la presse que le but n'a jamais été de développer un ChatBot, autrement dit, un assistant conversationnel universel de type ChatGPT. Nous voulons intégrer l’intelligence en profondeur dans le système… pas vous envoyer dans une interface de chat pour accomplir quelque chose. avait notamment d
  •  

Apple, Tesla, Nvidia… Luxshare piraté, des informations confidentielles dans la nature

Luxshare vient d’être victime d’une véritable catastrophe industrielle : des hackers ont réussi à pénétrer son réseau, et à récupérer des informations sensibles appartenant à ses clients. Et certains sont de très gros poissons : Tesla, Nvidia, LG ou encore Apple font partie du portefeuille de l’entreprise, et ont possiblement vu leurs projets et autres détails techniques fuiter.

Une usine de Luxshare. Image Luxshare.

Comme le rapporte 9to5Mac, c’est le groupe RansomHub qui a annoncé cette infiltration réussie dans les serveurs de l’entreprise. Celle-ci faisant l’autruche, les hackers ont décidé de la titiller publiquement :

Nous vous attendions depuis un certain temps, mais il semble que votre service informatique ait décidé de dissimuler l’incident survenu dans votre entreprise. Nous vous recommandons vivement de nous contacter afin d’éviter la divulgation de vos données confidentielles et de vos documents de projet.

Les informations récoltées porteraient sur une période allant de 2019 à 2025, et contiendraient selon le groupe « des documents sensibles concernant les opérations de ces entreprises ». Cela pourrait inclure des fichiers de CAD (Conception assistée par ordinateur, les sources permettant de créer les pièces) d’appareils et de designs, des informations de réparation, mais aussi les calendriers de sorties et des process internes. Les documents s’arrêtant en 2025, ils pourraient contenir des informations sur des produits Apple non encore sortis.

Même sans grosse révélation sur des projets en cours, cette fuite pourrait poser de graves soucis aux entreprises concernées : non seulement elle pourrait permettre à un concurrent peu scrupuleux d’économiser des années de recherche en copiant des process, mais en plus faciliterait grandement la tâche à des pirates pour trouver des failles dans les produits concernés, ou encore dans les chaînes de montage.

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare étant un partenaire clé d’Apple dans la fabrication des iPhone, Apple Watch, AirPods et autres produits, l’affaire n’est pas à prendre à la légère. Bien entendu, Apple tout comme Luxshare n’ont pas souhaité confirmer l’attaque, et n’ont émis aucun commentaire sur l’affaire.

  •  

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

Surprise du jour, une rumeur de nouveau produit nous vient de The Information... et fait penser furieusement à l’AI Pin de Humane. Coup de folie d’Apple, ou comme par le passé coup de génie pour créer un succès là où les autres s’y sont cassé les dents ?

Apple pourra-t-elle faire mieux que l’AI Pin ? C’est à souhaiter ! Image Humane.

Un pin's dédié à Siri et à Apple Intelligence

Apple a longtemps regardé la mode des « pins IA » de loin, avec l’air de dire que tout ça n’était qu’une expérimentation un peu gadget. Selon The Information, ce temps‑là est terminé : à Cupertino, on planche désormais sur un petit galet bardé de capteurs, de micros et de caméras, pensé pour coller à vos vêtements et injecter une couche d’Apple Intelligence dans le monde réel.

Le concept : un disque à peu près de la taille d’un AirTag, un peu plus épais, en aluminium et verre, avec deux caméras (une focale standard, une grand‑angle), trois micros, un haut‑parleur, un bouton physique et une interface de charge magnétique façon Apple Watch. Comme de nombreux produits concurrents, y compris certaines catastrophes industrielles, l’idée est de capter tout ce qui se passe autour de vous, pour interagir plus efficacement avec l’environnement de l’utilisateur. Sur le papier, cette broche IA serait toujours reliée à l’écosystème Apple : un accessoire qui vit grâce au téléphone et à Apple Intelligence. L’interface minimale laisse deviner une interaction à la Siri, mais avec des modèles plus récents en coulisse grâce au partenariat avec Google.

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Officiellement, Apple n’a bien entendu rien à dire, et en interne le projet est décrit comme suffisamment jeune pour pouvoir être annulé. Pourtant, un chiffre fait tiquer : Apple viserait environ 20 millions d’unités produites pour le lancement, qui pourrait intervenir dès 2027. Une telle prévision, si elle n’est pas sortie du chapeau, n’indique pas une lubie d’ingénieur, mais plutôt un produit de masse destiné à devenir aussi symbolique que les écouteurs blancs au début des années 2000.

On sent la manœuvre : Apple n’a pas gagné la bataille médiatique de l’IA générative face à OpenAI, mais compte se rattraper sur ce qu’elle sait faire de mieux, le matériel — et surtout l’intégration matériel/logiciel. Le pin serait une brique de plus dans cette stratégie, une façon de réinventer Siri en lui donnant un corps... et de concurrencer OpenAI et Jony Ive frontalement ?

L’ombre du Humane AI Pin

Reste une question simple : qui a vraiment envie d’un pin IA ? Humane s’y est cassé les dents en 2024, avec un produit conceptuellement proche : un petit bloc à clipser, une interface projetée dans la paume, de la voix, un peu de caméra, et la promesse d’un assistant ambiant qui remplace le smartphone. Le résultat : moins de 10 000 unités vendues, une critique assassine sur les performances et, au final, une revente de morceaux de la société à HP pour une somme modeste à l’échelle de la Silicon Valley.

Humane arrête les frais : l’AI Pin disparaît immédiatement et l’entreprise est vendue à HP

Humane arrête les frais : l’AI Pin disparaît immédiatement et l’entreprise est vendue à HP

Apple a évidemment un avantage énorme : sa base installée d’iPhone. Là où Humane devait tout inventer de zéro, Apple peut se contenter de greffer un point d’entrée supplémentaire à un écosystème déjà existant, comme elle l’a fait avec l’Apple Watch. Mais cela ne garantit pas que le grand public ait envie d’un objet de plus à charger et à porter sur lui, et il faudra avant toute chose que le nouveau Siri soit confortablement installé dans l’esprit des utilisateurs...

  •  

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

De retour de vacances, Mark Gurman a obtenu des précisions importantes concernant les prochaines étapes prévues par Apple concernant Siri, et nous en dit plus. Si les débuts se feront bien avec iOS 26.4, les plus gros changements sont attendus pour iOS 27.

La fusion de Siri et Gemini... Image réalisée par IA.

Une sortie en deux temps

Prévue et attendue depuis maintenant plusieurs mois sur le terrain de l’intelligence artificielle, la mise à jour iOS 26.4 devrait bel et bien voir arriver les interactions avancées entre Siri/Apple Intelligence et les données présentes sur votre téléphone. De la même manière, cette mise à jour devrait lui permettre de comprendre ce qui est présenté à l’écran afin de pouvoir interagir avec, mais il devrait en plus pouvoir mieux chercher sur internet (ce qui ne sera pas un mal...).

Cependant, le changement le plus important ne devrait intervenir qu’avec iOS 27 : c’est en effet pour cette mise à jour qu’Apple a prévu un gros changement d’interface pour Siri, en le transformant en chatbot complet. Voilà de quoi être un peu déçus pour ceux qui attendaient un agent conversationnel complet pour le printemps !

C’est cependant le prix à payer quand on voit le retard accumulé par Apple dans le domaine, et pour le coup, il était clairement voulu : encore en juin, Craig Federighi n’hésitait pas à affirmer qu’un chatbot « n’a jamais été un but pour l’entreprise [Apple ne veut pas envoyer ses utilisateurs] dans une espèce d’expérience de chat pour effectuer des tâches ».

Si le retard est gênant, l’outil une fois entièrement lancé devrait être diablement efficace : avoir un agent conversationnel imbriqué dans un appareil contenant les informations de l’utilisateur lui permettra d’être largement plus pertinent que la concurrence, devant attendre que l’utilisateur envoie lesdites informations manuellement pour pouvoir les ingurgiter et agir en conséquence. De la même manière, ce nouveau Siri devrait être largement plus performant dans les tâches effectuées par le Siri actuel, comme modifier des réglages de l’iPhone, passer des appels ou écrire des messages et créer des rendez-vous.

Depuis le temps qu’on l’attend... mieux vaut tard que jamais. Image Apple.

Apple compte étendre les capacités de ce Siri évolué à toutes les apps de l’entreprise comme Mail, Music, Podcasts, Apple TV, Xcode ou Photos. De quoi en faire l’assistant parfait, sans avoir à toucher à l’écran de son iPhone.

Apple doit encore définir certaines limites qu’elle ne souhaite pas dépasser, comme décider à quel point l’IA doit pouvoir se souvenir des détails de l’utilisateur, jusqu’à quelle profondeur de conversations le chatbot peut aller récupérer des informations. Contrairement à ses concurrents qui piochent allègrement et sans limite, Apple considère la possibilité de donner des limites très strictes à son LLM au niveau de l’historique.

Une structure fortement aidée par Google

La première étape, avec iOS 26.4, utilise une structure connue en interne comme Apple Foundation Models 10. Fortement basée sur les outils de Google Gemini, elle opère sur 1200 milliards de paramètres, et tourne sur des serveurs appartenant entièrement à Apple, les fameux Private Cloud Compute Servers, utilisant des processeurs créés spécifiquement par Cupertino.

Le chatbot prévu pour iOS 27, en revanche, pourrait prendre place sur des serveurs Google utilisant les Tensor Processing Units de la marque. C’est un changement radical par rapport à l’idée originale voulant qu’Apple n’utilise que des technologies internes pour faire tourner son IA : après avoir lâché sur le logiciel, en prenant les bases de Gemini pour créer son chatbot, elle s’apprête possiblement à renier ses idées de matériel propriétaire de bout en bout pour faire tourner le code de ce qui est connu en interne comme Apple Foundation Models 11, très largement basé sur Gemini 3.

De la même manière, Apple compte bien tirer parti de la somme d'un milliard de dollars annuelle payée à Google pour utiliser ses compétences dans d’autres domaines de l’IA, afin d’améliorer les fonctions Apple Intelligence existantes. Ainsi, les fonctions de retouches entre autres ou de génération d’image devraient être drastiquement et rapidement améliorées.

Est-ce à dire qu’Apple est en train de tirer une croix définitive sur ses propres projets ? Pas forcément : si la chose paraît bien mal partie, le chatbot d’iOS 27 (connu sous le nom de Campos en interne) serait créé de telle manière qu’il serait facile de changer de bases techniques au moment voulu. Si cette idée permettrait non seulement de revenir à des modèles internes, elle permettrait aussi de faire tourner le chatbot Siri sur des fondations chinoises, permettant ainsi à Apple de rapidement proposer un chatbot en Chine comme dans le reste du monde, sans être bloquée par les législations locales.

Les choses avancent vite chez Apple, après avoir accumulé un retard effarant pour une telle entreprise. Et l’organigramme interne est à l’avenant. Après avoir longtemps mené les travaux sur l’IA, John Giannandrea a passé la main à Craig Federighi en décembre, pour donner le rôle à son adjoint dédié à l’intelligence artificielle, Amar Subramanya. Celui-ci a commencé chez Google, où il tenait le rôle de lead engineering sur Gemini. Tout se met en place, il faut maintenant concrétiser rapidement. L’horloge tourne, et les concurrents n’attendront pas.

  •  

Nvidia prise à utiliser des œuvres piratées pour entraîner son IA

Dans la course à l’intelligence artificielle, tous les coups semblent permis, et bien souvent, c’est le créateur de contenus (façon industrielle de dire « artiste », histoire de ne pas trop lui donner d’importance) qui prend, comme le rapporte Dataconomy.

Jensen va pouvoir s’accrocher à son blouson, les explications vont être difficiles à entendre... Image Nvidia Taïwan/Wikipedia, CC BY 2.0.

Si les LLM les plus connus viennent d’OpenAI, Anthropic, Meta ou encore Microsoft, Nvidia développe elle aussi ses propres versions. Sous le nom de NeMo, Retro-48B, InstructRetro ou encore Megatron, ces modèles lui permettent de donner des bases à ses clients, ou de faire des démonstrations convaincantes au public.

Et comme tous ses concurrents, Nvidia est bien obligée d’alimenter en données ses LLM... et le plus vite possible, vu la voracité des autres entreprises ! Mais aller vite autorise-t-il pour autant à se passer des règles les plus élémentaires, comme celles du droit d’auteur ?

C’est la question (semblant assez vite répondue) que pose un collectif d’auteurs à la justice américaine en poursuivant Nvidia pour utilisation d’œuvres piratées afin de nourrir ses LLM. En effet, l’entreprise de Jensen Huang aurait décidé de prendre de gros raccourcis en faisant appel à Anna’s Archive : si le nom est très peu connu du grand public, cette entité est responsable du piratage massif de nombreuses archives de livres en tout genre, faisant ouvertement fi du droit d’auteur, prétextant que celui-ci est nuisible à la connaissance.

Anna’s Archive, à la tête d’un beau pactole de 500 To de données environ, a ainsi été contactée par un membre de la data strategy team de Nvidia, afin d’avoir un accès le plus rapide possible à la base de données. L’entité aurait positivement répondu à Nvidia, en monnayant l’accès rapide demandé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Prise la main dans le pot de confiture, Nvidia va donc devoir s’expliquer devant la justice. La situation est d’autant moins à l’avantage du créateur de puces qu’Anna’s Archive a dans sa réponse clairement signalé à Nvidia que le contenu a été récupéré et maintenu illégalement : l’entreprise ne peut donc pas feindre l’innocence sur la provenance des données.

La plainte, si elle met en lumière les détails de la correspondance avec Anna’s Archive, indique que Nvidia ne s’est pas contentée de cette source : Books3, Libyen, Sci-Hub ou encore Z-Library ont été mis à contribution pour alimenter les LLM de la marque.

Pire, la plainte affirme que Nvidia a non seulement utilisé ces sources pour entraîner ses IA, mais a aussi fourni à certains gros clients les clés d’accès à ces sources illégales, notamment « The Pile », qui contenait les archives de Books3.

Le procès se déroulant aux USA, il est lancé sous forme de class action. Si pour le moment le nombre des auteurs faisant partie de celle-ci reste raisonnable, il pourrait augmenter rapidement, le collectif appelant les centaines de personnes flouées à se joindre à lui, afin de faire pression et demander réparation. Nvidia est un très gros morceau, mais la fuite des échanges entre l’entreprise et Anna’s Archive est terrible pour la firme, qui aura du mal à se dépêtrer de cette histoire sans y perdre quelques espèces sonnantes et trébuchantes...

  •  

Ce Xiaomi SU7 Max vient de parcourir 4264 km en 24 heures. Mais pourquoi ?

C'est une distance assez dingue oui, une berline électrique de Xiaomi a parcouru plus de 4 200 kilomètres en une seule journée. Elle a battu au passage le record pour un modèle de série, toutes marques confondues. C'est une démonstration de force technique , et dans la foulée un message fort adressé à la concurrence.
  •  

MacUpdater est à l’arrêt et les alternatives sont loin d’être à jour

Pendant des années, MacUpdater a fait figure de référence pour maintenir à jour toutes les applications de son Mac, même les plus obscures. Mais depuis le 1er janvier, il ne faut plus trop compter sur lui. Son développement a été arrêté, tout comme la mise à jour quotidienne de sa base de données, riche de plus de 100 000 logiciels. L’utilitaire continue de fonctionner de manière partielle, mais son intérêt est voué à s’éroder avec le temps.

CoreCode avait prévenu dès le milieu de l’année dernière des difficultés rencontrées. L’éditeur expliquait ne pas parvenir à dégager suffisamment de revenus pour poursuivre le développement, tout en refusant de basculer vers un modèle par abonnement. Il espérait qu’un repreneur assurerait la pérennité du projet, mais force est de constater que personne ne s’est manifesté, ou du moins aucun accord n’a été conclu jusqu’à présent.

MacUpdater. Il identifie ici 17 mises à jour possibles. Image MacGeneration.

MacUpdater étant désormais sur la voie de garage, se pose évidemment la question d’une alternative. Par quoi le remplacer ? Il y a plusieurs candidats, mais une analyse de TidBITS, qui rejoint nos premières recherches, montre qu’aucun n’arrive à sa cheville.

Nos confrères ont mené un essai sur deux machines bien différentes : un MacBook Pro utilisé quotidiennement et un iMac peu sollicité depuis la mi-2025, sur lequel se sont accumulées de nombreuses applications au fil des ans. Un cobaye idéal, puisqu’il regroupe quantité d’apps plus ou moins obsolètes.

Le résultat : MacUpdater 3.5, dernière version en date et sans doute définitive, reste de loin le plus efficace. Sur les 163 applications identifiées sur l’iMac délaissé, il a détecté des mises à jour pour 100 d’entre elles, soit le meilleur ratio identification/mises à jour (61 %). En deuxième position, Latest recense 142 apps et trouve 62 mises à jour (44 %). CleanMyMac arrive ensuite : il identifie davantage d’applications (190), mais n’en met à jour que 51 (27 %).

Application iMac total iMac mises à jour iMac % MacBook total MacBook mises à jour MacBook %
MacUpdater 163 100 61 % 89 24 27 %
Latest 142 62 44 % 85 14 16 %
CleanMyMac 190 51 27 % 106 4 4 %
MacUpdate Desktop 229 41 18 % 156 9 6 %
Updatest 167 25 15 % 95 5 5 %

L’atout majeur de MacUpdater qui ressort ici est sa base de données qui a été enrichie pendant des années par sa communauté d’utilisateurs. On peut néanmoins examiner les alternatives une à une afin de comprendre ce qui les distingue.

Latest présente l’avantage d’être gratuite et open source. Elle gère les applications du Mac App Store ainsi que celles reposant sur Sparkle, un framework open source très répandu pour les mises à jour. Cela couvre une part non négligeable des besoins… mais l’outil reste nettement en retrait par rapport à MacUpdater.

CleanMyMac constitue une autre option. Son tarif (9,95 €/mois ou 119,95 € en achat définitif) est dissuasif si on cherche uniquement un remplaçant à MacUpdater, mais l’application propose aussi des fonctions de nettoyage de macOS.

Latest. Trois mises à jour sont identifiées, contre 17 sur le même ordinateur avec MacUpdater (première image de l’article). Image MacGeneration.

MacUpdate Desktop, de son côté, est encore en bêta et nécessite un abonnement de 9,99 $ par an pour installer des apps. Il repose sur le site MacUpdate, dont l’historique incite à la prudence. Passé en 2020 sous le contrôle des propriétaires de MacKeeper, un logiciel de maintenance qui traine une réputation exécrable, le site a changé de mains en 2024 au profit d’une obscure société nommée Tekkie OU.

Enfin, Updatest a une interface proche de Latest, mais avec une proposition plus complète. Elle couvre un plus grand nombre de sources (App Store, Electron, Setapp, TestFlight…) et prend en charge Homebrew, un gestionnaire de paquets très prisé des développeurs. Proposée à 9,99 $, elle dispose d’une version d’essai.

Updatest. Image MacGeneration.

Il y a quelques autres options, comme Pearcleaner, gratuite et open source, et TrashMe 3 (16,99 €), développée par un Français et qui sert aussi à désinstaller proprement ses apps.

Dans ce contexte, que faire ? À court terme, continuer à utiliser MacUpdater tant qu’il fonctionne, tout en lui adjoignant une, voire deux alternatives. Updatest est sans doute l’application qui s’en approche le plus en matière de fonctionnalités, sans toutefois égaler son efficacité en détection. C’était là toute la « magie » de MacUpdater : même pour les plus maniaques, il parvenait à dénicher des mises à jour insoupçonnées. Tant que CoreCode n’aura pas trouvé de repreneur, il faudra probablement tirer un trait sur cette capacité unique.

  •  

Des projets de produits d'Apple auraient été volés chez Luxshare

Le 29 décembre 2025, nous apprenions qu'un sous-traitant chinois d'Apple venait d'être victime d'une cyberattaque et que des pirates auraient alors récupéré des données confidentielles sur les produits de la marque. L'identité du sous-traitant est désormais connue : il s'agit de Luxshare,...

  •  

Donald Trump peut-il bloquer votre carte bancaire, partout dans le monde ?

On imagine souvent les sanctions internationales comme d’un gel d’avoirs ou d’une interdiction de se déplacer. Mais dans un monde connecté, la sanction la plus redoutable repose sur les infrastructures. Parmi ces réseaux que nous utilisons tous au quotidien, les cartes bancaires se retrouvent en première ligne.
  •  
❌