Le Parlement européen a voté, mercredi 21 janvier, en faveur d'une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne, afin de vérifier la légalité de l'accord entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur. Ce recours peut retarder de plusieurs mois l'examen de l'accord commercial par les eurodéputés, voire l'enterrer définitivement.
Les menaces de Donald Trump sur les pays européens suscitent la consternation parmi les dirigeants réunis à Davos mais elles provoquent également le trouble parmi ses principaux alliés sur le « vieux continent » : les chefs de file de l'extrême droite européenne, qu'ils soient au pouvoir comme en Italie ou dans l'opposition comme en France ou en Allemagne. Les réactions de ces dirigeants, nombreux à se réclamer du président américain sur la scène européenne, sont pour le moins embarrassées.
Donald Trump a invité une centaine de dirigeants à siéger dans un « Conseil de la paix », qu’il présiderait lui-même. Ce Conseil aurait pour objectif d’œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, et d’empiéter sur les plates-bandes de l’ONU, bête noire du locataire de la Maison Blanche. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, grand admirateur du président républicain, a été le premier à répondre « oui » avec enthousiasme à cette invitation.
Des milliers d'agriculteurs ont manifesté mardi 20 janvier devant le Parlement européen en France à Strasbourg (Est) contre l'accord avec le Mercosur, à la veille d'un vote sur une saisine de la justice. Fumigènes ou drapeaux à la main, des Français mais aussi des Italiens, Belges ou encore Polonais, ils ont rejoint le bâtiment en fin de matinée, parfois en tracteur. À la mi-journée, la police estimait qu'ils étaient plus de 5 500 personnes.
Pour lutter contre la baisse des naissances, l'Espagne a fait le pari d'une immigration légale et choisie. Deux millions d'étrangers pour la plupart originaires d'Amérique latine se sont installés en Espagne au cours des sept dernières années. C'est le cas dans la région de Zamora, en Castille-et-León, dans le nord de l'Espagne, où, depuis 2022, une entreprise céréalière fait venir des conducteurs de camions du Pérou ou de Colombie. Ces embauches ont permis de remettre à flot le céréalier et, au passage, de redonner vie au village de Bóveda de Toro.