Les Portugais éliront leur président le 8 février prochain, et c’est une première depuis 40 ans, il y aura un second tour. André Ventura du parti d'extrême droite Chega a obtenu 23,5 % des suffrages, mais le premier homme de l'élection, c'est le socialiste Antonio José Seguro. Avec 31,1% des suffrages, il a déjoué les pronostics des sondages.
Alors que les frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes se multiplient, les attaques informationnelles se poursuivent aussi sur les réseaux sociaux. Une énième opération de désinformation pro-russe ciblent actuellement l’Ukraine et la France. Cette fausse information, assez complexe, repose sur une affaire de corruption, inventée de toutes pièces.
La rencontre nocturne entre Vladimir Poutine et une délégation américaine s’est déroulée pendant près de quatre heures au cœur de la nuit de jeudi 22 à vendredi 23 janvier à Moscou. Il s’agissait de la septième visite de Steve Witkoff en Russie. Sans surprise, cet échange a débouché sur la confirmation, déjà attendue, de premiers pourparlers trilatéraux entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine, qui doivent s’ouvrir ce 23 janvier aux Émirats arabes unis. La « question clé » des territoires dans l'Est y sera abordée, dit Zelensky. De son côté, La Russie a indiqué qu'elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l'est de l'Ukraine pour régler le conflit.
En Ukraine, les campagnes de frappes russes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent quotidiennement. Depuis le 10 octobre, pas une journée ne s'est passée sans que missiles ou drones ne se soient abattus sur des centrales énergétique ou thermiques, plongeant le pays dans le noir et dans le froid au cœur de l'hiver. La situation est particulièrement critique à Kiev.
Lors de leur sommet extraordinaire de jeudi, les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont déclarés satisfaits du retrait par Donald Trump de ses menaces de droits de douane pour s’approprier le Groenland. Ils restent cependant prudents et préviennent qu’ils se défendront à nouveau lorsqu’il le faudra. En fait, ce sommet invite les Européens à lancer un réexamen global de leur relation avec les États-Unis.
Alors que la Hongrie célébrait, mardi 22 janvier, la Journée de la culture hongroise, des professionnels du secteur culturel ont manifesté dans tout le pays. Le gouvernement de Viktor Orban ne cesse de dire que la Hongrie figure parmi les pays européens qui investissent le plus dans la culture. Bibliothécaires, archivistes et conservateurs crient au mensonge : les salaires très bas et le manque de moyens alloués aux institutions culturelles sont en contradiction avec ce discours.
Un différend commercial s’est transformé en passe d’armes publique entre le milliardaire Elon Musk et le propriétaire de Ryanair Michael O’Leary. En cause : le refus de la compagnie aérienne irlandaise d’installer le service Internet par satellite Starlink à bord de ses avions. Le patron de SpaceX a alors évoqué, sur son réseau social, l’idée d’un rachat de la compagnie aérienne, provoquant une réaction ironique de son dirigeant.
Devant une foule de journalistes venus des quatre coins du globe, le Premier ministre groenlandais s'est exprimé jeudi 22 janvier à Nuuk, la capitale. Cette conférence de presse se déroulait après l'annonce par Donald Trump, la veille depuis Davos, d'un « cadre de futur accord » trouvé avec les autres membres de l'Otan concernant le Groenland ainsi que « toute la région arctique ». La souveraineté et l'intégrité territoriale de l'île « sont notre ligne rouge », estime Jens-Frederik Nielsen.
La Marine française a arraisonné jeudi 22 janvier matin, en mer Méditerranée, un pétrolier en provenance de Russie, selon l’annonce du président Emmanuel Macron. Le tanker est soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe, une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Marseille.
Faire barrage à l’influence russe par tous les moyens... C’est bien comme cela qu’il faut comprendre l’initiative de la Lettonie, petit pays balte, ex-membre de l’Union soviétique. Alors qu’une forte minorité russophone vit dans le pays, l’audiovisuel public a décidé de ne plus émettre en langue russe. Une décision qui suscite pas mal de controverses notamment parce qu’elle pourrait être contreproductive. Reportage à Riga de notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé jeudi 22 janvier être parvenu à un accord avec son homologue américain Donald Trump sur les garanties de sécurité pour l'après-guerre avec la Russie. Mais malgré cela, l'Ukrainien a affirmé que la question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'était « pas encore résolue » dans le cadre des négociations en vue d'une fin de la guerre. Le président ukrainien a également évoqué des discussions « trilatérales » avec Moscou et Washington, cette semaine aux Émirats.
À Vienne, le plus gros procès pour espionnage de l’histoire récente de l’Autriche s’ouvre ce jeudi 22 janvier. Un ancien agent des services de renseignement autrichiens, Egisto Ott, est accusé par le parquet de Vienne d'avoir fourni durant des années, contre rémunération, des informations confidentielles aux services secrets russes.
Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé, mercredi 21 janvier, à Davos « le cadre d'un futur accord » sur le Groenland. Beaucoup de flou encore à cette heure, mais de quoi faire retomber un peu la pression. L'imprévisibilité du président américain n'épargne personne. Le Royaume-Uni en sait quelque chose : le pays, qui était visé par les menaces de droits de douane supplémentaires, se targue pourtant d’avoir une « relation spéciale » avec Washington. Mais aujourd'hui, beaucoup de Londoniens ont fait le deuil de cette relation.
En Lettonie, ni la radio ni la télévision du service public ne diffusent plus de nouvelles en russe. Une décision prise au nom de la sécurité nationale en 2023 et entrée en vigueur le 1er janvier de cette année. Le déclenchement de la guerre à grande échelle contre l’Ukraine a été le catalyseur de nombreuses décisions diminuant la place de la langue russe dans la société, qui compte une forte minorité russophone. Mais celle concernant les médias suscite des interrogations, surtout dans le milieu journalistique.
C’est une politique d’immigration claire et assumée qu’affiche l’Espagne. Le Premier ministre Pedro Sanchez la résume d’ailleurs de manière on ne peut plus simple. Il préfère un pays « ouvert et prospère » plutot que « fermé et pauvre ». Deux millions d’immigrés sont arrivés légalement dans le pays en 7 ans. Contribuant à 20% de la croissance du PIB. Il s’agit aussi de compenser une natalité en berne. La nouvelle réforme migratoire prévoit la régularisation de 300 000 personnes d’ici 2027.
Le Parlement européen a voté, mercredi 21 janvier, en faveur d'une saisine de la Cour de justice de l'Union européenne, afin de vérifier la légalité de l'accord entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur. Ce recours peut retarder de plusieurs mois l'examen de l'accord commercial par les eurodéputés, voire l'enterrer définitivement.
Les menaces de Donald Trump sur les pays européens suscitent la consternation parmi les dirigeants réunis à Davos, mais elles provoquent également le trouble parmi ses principaux alliés sur le « Vieux Continent » : les chefs de file de l'extrême droite européenne, qu'ils soient au pouvoir comme en Italie ou dans l'opposition comme en France ou en Allemagne. Les réactions de ces dirigeants, nombreux à se réclamer du président américain sur la scène européenne, sont pour le moins embarrassées.
Donald Trump a invité une centaine de dirigeants à siéger dans un « Conseil de la paix », qu’il présiderait lui-même. Ce Conseil aurait pour objectif d’œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, et d’empiéter sur les plates-bandes de l’ONU, bête noire du locataire de la Maison Blanche. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, grand admirateur du président républicain, a été le premier à répondre « oui » avec enthousiasme à cette invitation.
Des milliers d'agriculteurs ont manifesté mardi 20 janvier devant le Parlement européen en France à Strasbourg (Est) contre l'accord avec le Mercosur, à la veille d'un vote sur une saisine de la justice. Fumigènes ou drapeaux à la main, des Français mais aussi des Italiens, Belges ou encore Polonais, ils ont rejoint le bâtiment en fin de matinée, parfois en tracteur. À la mi-journée, la police estimait qu'ils étaient plus de 5 500 personnes.
Pour lutter contre la baisse des naissances, l'Espagne a fait le pari d'une immigration légale et choisie. Deux millions d'étrangers pour la plupart originaires d'Amérique latine se sont installés en Espagne au cours des sept dernières années. C'est le cas dans la région de Zamora, en Castille-et-León, dans le nord de l'Espagne, où, depuis 2022, une entreprise céréalière fait venir des conducteurs de camions du Pérou ou de Colombie. Ces embauches ont permis de remettre à flot le céréalier et, au passage, de redonner vie au village de Bóveda de Toro.
L'Union européenne riposte à la dernière menace douanière de Donald Trump. Les principaux groupes politiques du Parlement européen ont confirmé mardi 20 janvier la suspension du processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis. Selon la présidente du groupe social-démocrate, les députés européens disposent d'un « accord majoritaire » des groupes politiques pour geler cet accord.
Le Royaume-Uni a donné mardi 20 janvier son feu vert à la construction d’une méga-ambassade chinoise à Londres. Pékin avait racheté le site en 2018 : un terrain de 20 000 mètres carrés situé entre Tower Bridge et la City, le cœur financier de la capitale britannique. Une décision repoussée à deux reprises et qui continue de faire fortement débat.
Le 17 décembre dernier, le Parlement européen a soutenu une initiative citoyenne en faveur d’un meilleur accès à l’avortement. Salué comme une victoire par ses promoteurs, il s'agit désormais de transformer ce soutien politique en avancée concrète.
Un deuxième mandat de Donald Trump et, depuis un an, des conséquences en cascade pour l’Europe. Des menaces de se désengager de l’Otan, aux négociations de paix sur l’Ukraine, l’ensemble du continent est impacté. Inimaginable, il y a un an, un territoire européen membre de l’Alliance atlantique est aujourd’hui menacé. Le président américain n’exclut pas le recours à la force pour prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome du Danemark.