Fondatrice de l’association Kalisi, qui aide des travailleurs pauvres, Marie Fernandez a elle aussi connu ces mois où le frigo était vide. Cette Montpelliéraine évoque l’importance, dans ce contexte, des petits plaisirs qu’on s’autorise exceptionnellement.
Marie Fernandez, présidente fondatrice de Kalisi, à Montpellier, le 17 juin 2025. Elle a installé dans les locaux de son association une épicerie qui permet à ses adhérents d’acheter des biens de première nécessité et des « petits luxes » pour 1 ou 2 euros.
« Mon p’tit luxe » (1/8). Ces modestes écarts dans un budget très serré, ils se les accordent de temps en temps, pour embellir un quotidien duraille. Marc Sicurani, 54 ans, était un entrepreneur menant une vie confortable. Il a sombré dans la pauvreté. Reconverti en maraîcher, cet habitant de Poissy (Yvelines) se consacre désormais aussi au bénévolat.
Après la paie, Marc s’offre un camembert Le Rustique qu’il mange devant la télévision. Le 25 septembre, aux Jardins de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), gérés par l’association Equalis, où il travaille comme maraîcher.