Le pays qui a donné au monde la doctrine Truman ainsi que la doctrine Monroe épouse désormais la plus rudimentaire et la plus ouvertement belliqueuse des politiques de sécurité nationale, analyse “The Atlantic”. Une politique qui se résume à l’acronyme Fafo pour “Fuck around and find out” : “Jouez au con et vous verrez.”
Manifestation à Sao Paulo, au Brésil, le 5 janvier 2026 en réaction à l’intervention militaire américaine et à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à Caracas, le 3 janvier 2026.
Comme souvent, le Premier ministre socialiste, mis en difficulté sur la scène nationale, cherche à reprendre du souffle à l’international. C’est encore le cas avec l’actualité vénézuélienne, analyse la presse de l’autre côté des Pyrénées.
“The New York Times” et la chaîne panarabe Al-Jazeera ont publié ces derniers jours des documents et des enregistrements témoignant de la tentative de figures de l’ancien régime syrien, réfugiées en Russie et au Liban, de monter une insurrection armée contre le nouveau pouvoir à Damas.
Porte-voix du Parti communiste chinois, le “Global Times” a été prompt à dénoncer le coup de force de Donald Trump au Venezuela. Ce mépris des règles internationales est pourtant un précédent encourageant, alors que Pékin lorgne de plus en plus sérieusement vers Taïwan.
Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, et le représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires latino-américaines, Qiu Xiaoqi, lors d’une rencontre au palais de Miraflores, à Caracas, le 2 janvier 2026 – soit quelques heures avant que le même Maduro soit enlevé par les services de sécurité états-uniens.
Si la classe politique au Canada a officiellement applaudi le départ du pouvoir du président vénézuélien Nicolás Maduro, l’inquiétude grandit en réalité dans le pays sur deux fronts névralgiques : les menaces économiques sur le secteur pétrolier et la souveraineté nationale vis-à-vis des États-Unis de Donald Trump, sur laquelle Ottawa se doit d’agir sans tarder, avertit la presse.
Des membres de la communauté vénézuélienne du Canada manifestent à Montréal, le 4 janvier 2025. Capture d’écran de la chaîne CTV News. https://www.youtube.com/watch?v=KSPm2JNql7k
“Dans l’ombre de Trump”, Delcy Rodríguez a été officiellement investie, lundi, présidente par intérim du Venezuela, affirmant prêter serment “à regret”. Dans la soirée, la cheffe de l’opposition, María Corina Machado, a affirmé vouloir revenir “le plus vite possible” au Venezuela.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, prête serment devant le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodriguez (à droite), et le député Nicolás Maduro Guerra (au centre), lors d’une session de l’Assemblée nationale à Caracas, le 5 janvier 2026.
Le président chinois, Xi Jinping, et le président sud-coréen, Lee Jae-myung, se serrent la main au palais de l’Assemblée du Peuple, à Pékin, le 5 janvier 2026.
Le Venezuela a beau détenir les plus vastes réserves de brut, les retombées économiques pour les États-Unis du renversement de Nicolás Maduro sont loin d’être assurées, estime “The Economist”. Car l’industrie pétrolière locale a subi des années d’incurie, de sous-investissement et de fuite des cerveaux.