Alors que le président des États-Unis se targue d’avoir fait enlever Nicolás Maduro, “The New York Times” dénonce dans son éditorial le piétinement du droit américain et international. L’attaque du 3 janvier, fondée sur un prétexte ridicule, signe en fait le retour de l’impérialisme en Amérique latine, écrit le quotidien. En voulant prendre en main le Venezuela, Donald Trump risque de répéter les erreurs de la guerre en Irak, qu’il a tant dénoncées.
Le président des États-Unis Donald Trump, entouré du directeur de la CIA John Ratcliffe, du secrétaire d’État Marco Rubio et du ministre de la Guerre Pete Hegseth, durant une conférence de presse tenue à Mar-a-Lago, en Floride, sur l’opération menée au Venezuela le 3 janvier 2026.
Depuis des mois, Washington n’a cessé de faire monter la pression sur le président vénézuélien, qui aurait été fait prisonnier le 3 janvier. Officiellement menée contre le narcotrafic, cette campagne a visé de plus en plus ouvertement un changement de régime. Au risque de plonger le Venezuela dans la violence.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro lors de la cérémonie d’investiture à Caracas, le 10 janvier 2025. Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé le 3 janvier 2026 qu’il avait été “capturé et exfiltré”.
Disparitions forcées, collaboration avec les narcotrafiquants, corruption, destruction de l’industrie pétrolière… Dans cette tribune publiée en décembre, le journaliste Miguel Henrique Otero, directeur du quotidien vénézuélien d’opposition “El Nacional”, dressait la liste des atteintes aux droits humains commises par le président chaviste Nicolás Maduro, dont Donald Trump a annoncé la capture et l’exfiltration samedi 3 janvier.
Du XIXe siècle à la guerre froide, les États-Unis sont intervenus des dizaines de fois dans leur “arrière-cour” pour défendre leurs intérêts et renverser des régimes qui ne leur plaisaient pas. Une histoire ravivée par la campagne lancée contre le Venezuela par Donald Trump, qui a revendiqué samedi 3 janvier la capture du président Nicolás Maduro. Dans cet article publié fin octobre, le “Financial Times” raconte cette “diplomatie de la canonnière” remise au goût du jour par la Maison-Blanche.
Cette photo datant d’avril 1961 montre un groupe de combattants contre-révolutionnaires cubains, membres de la brigade 2506, après leur capture lors du débarquement de la baie des Cochons à Cuba.
Au Venezuela, de multiples attaques ont été rapportées dans la nuit de vendredi à samedi, notamment dans la capitale Caracas. Le président des États-Unis a revendiqué l’opération et assuré que le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro avait été fait prisonnier.
Nicolasa Salgado se tient à côté d’une maison endommagée à San Marcos (Mexique), après le séisme de magnitude 6,5 survenu le 2 janvier 2025 (Photo par Francisco ROBLES / AFP).
La chute brutale du rial iranien face au dollar a poussé des dizaines de personnes dans la rue fin décembre. Et comme toujours, la contestation a rapidement pris un tour politique, écrit cet universitaire et historien irano-américain dans les colonnes de “The Atlantic”.