Une nouvelle alliance liant l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Somalie est en préparation. Cette coopération sécuritaire traduit un réajustement rapide des partenariats militaires sur les côtes africaines de la mer Rouge, sur fond de contestation de l’influence émiratie et de poudrière territoriale somalienne.
Le ministre des Affaires étrangères somalien, Abdisalam Abdi Ali, lors d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), à Djeddah (Arabie saoudite), le 10 janvier 2026.
Considérée comme un point de passage vers les pays de l’UE, la citoyenneté moldave suscite un engouement inédit chez les Russes, Ukrainiens et habitants de Transnistrie. Mais depuis fin 2025, l’exigence de la maîtrise du roumain freine brutalement cet élan.
Après la réunion dimanche de leurs ambassadeurs auprès de l’Union européenne (UE), les dirigeants du bloc participeront jeudi à un sommet extraordinaire à Bruxelles pour élaborer leur riposte au “chantage” économique de Donald Trump sur le Groenland. Parmi les pistes envisagées, l’activation de l’instrument anticoercition de l’UE, un “bazooka” commercial qui ne fait pas l’unanimité au sein des Vingt-Sept.
Une figurine imprimée en 3D de Donald Trump devant les drapeaux de huit pays européens visés par des droits de douane punitifs après s’être opposé au projet du président américain d’annexer le Groenland.
Une vue aérienne prise par un drone montre les services d’urgence à l’œuvre sur le site de la collision entre deux trains, près de la municipalité andalouse d’Adamuz (Espagne), le 19 janvier 2026.
La politique de Donald Trump, si erratique qu’elle paraisse, répond à la logique d’une compétition mondiale exacerbée pour les ressources nécessaires à la transition énergétique. Il s’agit là d’une rupture structurelle de l’ordre international, analyse le titre francophone algérien “El-Watan”, qui laisse augurer une nouvelle glaciation économique.
“C’est parce qu’ils sont faibles que les dirigeants iraniens sont impitoyables”, écrit “The Economist”. Saluant le courage des manifestants, l’hebdomadaire britannique s’interroge sur les chemins pouvant mener à la chute du régime des mollahs. Et sur les conséquences qu’aurait son effondrement.
Ancien journaliste de la presse officielle, l’avocat Jin Wei raconte l’absurdité de son quotidien : inscrit à tort sur une “liste noire” d’une police du sud de la Chine, il est sans cesse interpellé à Pékin, où il vit. Toutes les autorités qu’il sollicite reconnaissent l’erreur, mais aucune ne peut y remédier. Depuis sa publication, ce récit a été censuré.
Cette militante iranienne en exil, emprisonnée et torturée dans les années 1980, dénonce la “sauvagerie” du pouvoir, qu’elle accuse de “faire la guerre” à son propre peuple. Elle appelle le monde à l’aide alors que les Iraniens, déjà brutalisés par une répression sanglante, se sentent abandonnés depuis la volte-face de Donald Trump.
Donald Trump a décidé samedi d’imposer à huit pays européens, dont le Danemark, des droits de douane pouvant aller jusqu’à 25 %, s’ils continuent à s’opposer à son projet d’annexion du Groenland. Des milliers de Danois et de Groenlandais ont manifesté pour exprimer leur rejet des États-Unis.
Des manifestants brandissent le drapeau du Groenland pour protester contre le président américain Donald Trump et sa proposition de racheter le territoire, à Nuuk, le 17 janvier 2026 (Juliette Pavy/The New York Times).
(De gauche à droite) Le président panaméen José Raúl Mulino, le président bolivien Rodrigo Paz, le président du Conseil européen António Costa, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président paraguayen Santiago Peña, le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Yamandú Orsi et le ministre brésilien des Affaires étrangères Mauro Vieira posent pour la photo officielle à l’issue de la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur, à Asunción, le 17 janvier 2026 (Photo : DANIEL DUARTE / AFP).
Malgré son étouffement par le régime, ce mouvement se distingue des précédentes vagues de protestation. En effet, en sus de la forte détérioration de sa situation économique, l’Iran a connu une série de revers géopolitiques depuis le début de la guerre à Gaza, voyant son influence reculer largement au Moyen-Orient. Le soulèvement actuel s’inscrit en outre dans un contexte de retour de la suprématie américaine, souligne la presse internationale.
Un manifestant brandit le drapeau iranien avec le lion impérial, en vigueur avant la révolution islamique de 1979, devant le siège des Nations unies, à New York (États-Unis), le 15 janvier 2026.
Toujours déterminé à se saisir de l’île arctique sous souveraineté danoise, le président américain a, vendredi 16 janvier, menacé les pays qui se mettraient sur son chemin de taxes douanières supplémentaires. Dans le même temps, une délégation bipartisane américaine s’est rendue à Copenhague pour apporter son soutien au Danemark.
L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair lors d’une session du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2025 (Photo par FABRICE COFFRINI / AFP).
En s’appuyant sur le régime chaviste pour accaparer le pétrole du Venezuela, sans se soucier d’un possible retour de la démocratie à Caracas, la politique de Donald Trump rappelle “les pires heures du colonialisme au XIXᵉ siècle”, souligne le média latino-américain “Connectas”.
Dans cette lettre parvenue de la capitale iranienne au média d’opposition “Iran International”, cet Iranien déplore, sous le couvert de l’anonymat, des “massacres sans précédent” perpétrés par le pouvoir. Il critique avec la même virulence les opposants en exil et les tergiversations concernant une intervention étrangère.
Les autorités ukrainiennes font état d’une intensification des attaques russes contre les infrastructures énergétiques du pays, au cœur d’un hiver particulièrement rude pour les habitants. De nombreux médias partent à la rencontre de la population, éprouvée par le froid et qui emploie les moyens du bord pour se chauffer.
La presse russe souligne l’impuissance des Européens devant l’opiniâtreté de l’administration Trump à annexer le Groenland, territoire constitutif du Danemark. Vue de Russie, cette crise diplomatique est l’illustration la plus saisissante de la scission de l’Occident. Dans une tentative de ménager le président américain, le Kremlin, lui, se tient en retrait.
Huit ans après une hausse des tensions avec Pékin, dans le cadre de l’affaire Huawei, le Canada a conclu un nouveau partenariat stratégique avec la Chine, mettant un terme à la guerre des droits de douane entre les deux pays. Mais la presse canadienne se demande si le pays à la Feuille d’érable ne risque pas de perdre de sa souveraineté.
Le régime a réussi à reprendre le contrôle de la rue, en matant le mouvement dans le sang et en bloquant tout lien vers l’extérieur. Mais la révolution de 1979 avait duré plus d’un an avant d’atteindre ses objectifs, rappelle le “Financial Times”. La contestation va “inévitablement” reprendre.
L’envoi de treize soldats de la Bundeswehr pour défendre le Groenland est louable, reconnaît “Die Tageszeitung”. Mais pour le média de gauche berlinois, cela n’aura aucun effet sur les velléités expansionnistes de Donald Trump.
Plutôt que de donner dans le défaitisme ambiant, le correspondant à Bruxelles du site bulgare “Club Z” a choisi de défendre la méthode européenne, qui tisse calmement un réseau mondial de partenaires, face aux agissements de plus en plus bruyants et agressifs de Donald Trump.
Alors que l’administration Trump a coupé l’essentiel des aides américaines à l’étranger, Washington annonce avoir débloqué un plan de 45 millions de dollars pour renforcer le cessez-le-feu signé à la fin de décembre entre le Cambodge et la Thaïlande, en guerre larvée.
Située à quelques encâblures des côtes vénézuéliennes, l’histoire de cette île – qui fait partie du Royaume des Pays-Bas – est forcément liée à celle de Caracas. Depuis l’agression américaine, Curaçao se préparait à tirer profit du marché pétrolier. Un premier tanker est arrivé le 15 janvier.
Le don fait par la Vénézuélienne María Corina Machado de son prix Nobel de la paix à Donald Trump, jeudi 15 janvier, suscite gêne et incompréhension à Oslo. Et la réputation de la récompense attribuée par un comité norvégien risque d’en sortir ternie, estiment certaines voix critiques.
Le président américain, Donald Trump, brandit un cadre abritant la médaille du prix Nobel de la paix 2025 attribuée à l’opposante vénézuélienne María Corina Machado et que cette dernière est venue lui offrir personnellement, jeudi 15 janvier 2026, à la Maison-Blanche.