Cette militante iranienne en exil, emprisonnée et torturée dans les années 1980, dénonce la “sauvagerie” du pouvoir, qu’elle accuse de “faire la guerre” à son propre peuple. Elle appelle le monde à l’aide alors que les Iraniens, déjà brutalisés par une répression sanglante, se sentent abandonnés depuis la volte-face de Donald Trump.
Donald Trump a décidé samedi d’imposer à huit pays européens, dont le Danemark, des droits de douane pouvant aller jusqu’à 25 %, s’ils continuent à s’opposer à son projet d’annexion du Groenland. Des milliers de Danois et de Groenlandais ont manifesté pour exprimer leur rejet des États-Unis.
Des manifestants brandissent le drapeau du Groenland pour protester contre le président américain Donald Trump et sa proposition de racheter le territoire, à Nuuk, le 17 janvier 2026 (Juliette Pavy/The New York Times).
(De gauche à droite) Le président panaméen José Raúl Mulino, le président bolivien Rodrigo Paz, le président du Conseil européen António Costa, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président paraguayen Santiago Peña, le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Yamandú Orsi et le ministre brésilien des Affaires étrangères Mauro Vieira posent pour la photo officielle à l’issue de la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur, à Asunción, le 17 janvier 2026 (Photo : DANIEL DUARTE / AFP).
Outre la forte détérioration économique depuis le dernier soulèvement en 2022, l’Iran a connu une série de revers géopolitiques depuis la guerre à Gaza, voyant son influence largement reculer au Moyen-Orient. Le mouvement actuel s’inscrit, en outre, dans un contexte de retour de la suprématie américaine, souligne la presse internationale.
Toujours déterminé à se saisir de l’île arctique sous souveraineté danoise, le président américain a, vendredi 16 janvier, menacé les pays qui se mettraient sur son chemin de taxes douanières supplémentaires. Dans le même temps, une délégation bipartisane américaine s’est rendue à Copenhague pour apporter son soutien au Danemark.
L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair lors d’une session du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2025 (Photo par FABRICE COFFRINI / AFP).
En s’appuyant sur le régime chaviste pour accaparer le pétrole du Venezuela, sans se soucier d’un possible retour de la démocratie à Caracas, la politique de Donald Trump rappelle “les pires heures du colonialisme au XIXᵉ siècle”, souligne le média latino-américain “Connectas”.
Dans cette lettre parvenue de la capitale iranienne au média d’opposition “Iran International”, cet Iranien déplore, sous le couvert de l’anonymat, des “massacres sans précédent” perpétrés par le pouvoir. Il critique avec la même virulence les opposants en exil et les tergiversations concernant une intervention étrangère.
Les autorités ukrainiennes font état d’une intensification des attaques russes contre les infrastructures énergétiques du pays, au cœur d’un hiver particulièrement rude pour les habitants. De nombreux médias partent à la rencontre de la population, éprouvée par le froid et qui emploie les moyens du bord pour se chauffer.
La presse russe souligne l’impuissance des Européens devant l’opiniâtreté de l’administration Trump à annexer le Groenland, territoire constitutif du Danemark. Vue de Russie, cette crise diplomatique est l’illustration la plus saisissante de la scission de l’Occident. Dans une tentative de ménager le président américain, le Kremlin, lui, se tient en retrait.
Huit ans après une hausse des tensions avec Pékin, dans le cadre de l’affaire Huawei, le Canada a conclu un nouveau partenariat stratégique avec la Chine, mettant un terme à la guerre des droits de douane entre les deux pays. Mais la presse canadienne se demande si le pays à la Feuille d’érable ne risque pas de perdre de sa souveraineté.
Le régime a réussi à reprendre le contrôle de la rue, en matant le mouvement dans le sang et en bloquant tout lien vers l’extérieur. Mais la révolution de 1979 avait duré plus d’un an avant d’atteindre ses objectifs, rappelle le “Financial Times”. La contestation va “inévitablement” reprendre.
L’envoi de treize soldats de la Bundeswehr pour défendre le Groenland est louable, reconnaît “Die Tageszeitung”. Mais pour le média de gauche berlinois, cela n’aura aucun effet sur les velléités expansionnistes de Donald Trump.
Plutôt que de donner dans le défaitisme ambiant, le correspondant à Bruxelles du site bulgare “Club Z” a choisi de défendre la méthode européenne, qui tisse calmement un réseau mondial de partenaires, face aux agissements de plus en plus bruyants et agressifs de Donald Trump.
Alors que l’administration Trump a coupé l’essentiel des aides américaines à l’étranger, Washington annonce avoir débloqué un plan de 45 millions de dollars pour renforcer le cessez-le-feu signé à la fin de décembre entre le Cambodge et la Thaïlande, en guerre larvée.
Située à quelques encâblures des côtes vénézuéliennes, l’histoire de cette île – qui fait partie du Royaume des Pays-Bas – est forcément liée à celle de Caracas. Depuis l’agression américaine, Curaçao se préparait à tirer profit du marché pétrolier. Un premier tanker est arrivé le 15 janvier.
Le don fait par la Vénézuélienne María Corina Machado de son prix Nobel de la paix à Donald Trump, jeudi 15 janvier, suscite gêne et incompréhension à Oslo. Et la réputation de la récompense attribuée par un comité norvégien risque d’en sortir ternie, estiment certaines voix critiques.
Le président américain, Donald Trump, brandit un cadre abritant la médaille du prix Nobel de la paix 2025 attribuée à l’opposante vénézuélienne María Corina Machado et que cette dernière est venue lui offrir personnellement, jeudi 15 janvier 2026, à la Maison-Blanche.
Incriminés pour avoir sauvé des migrants en mer Égée, des travailleurs humanitaires ont été innocentés de toutes les charges requises contre eux. La presse grecque salue une décision qui valorise l’État de droit et envoie un message symbolique, dans une période où l’Europe ne cesse de durcir sa politique migratoire.
Sarah Mardini (à droite), Nasos Karakitsos (2e à droite), Sean Binder (2e à gauche) et Pieter Wittenberg après leur acquittement, devant le palais de justice de Mytilène, à Lesbos, en Grèce, le 15 janvier 2026.
Alors que Donald Trump a estimé que le régime cubain tombera de lui-même, ce chroniqueur politique conservateur de la communauté cubaine de Miami estime qu’une intervention militaire est la seule solution pour en finir avec la dictature.
Manifestation devant l’ambassade américaine à Copenhague, au Danemark, le 14 janvier 2026.
Le président américain ne fait pas mystère de ses visées sur le Groenland. Peut-il réellement se saisir de ce territoire associé au Danemark ? Explications en vidéo.
Ces derniers jours, dans la presse internationale, la plupart des chroniques sur la situation au Venezuela étaient signées de Cúcuta, en Colombie. Pedro Gianello, journaliste au quotidien argentin “Clarín”, a publié un article le 11 janvier expliquant la frustration des quelque 500 journalistes qui, comme lui, se sont massés dans cette ville frontalière, espérant se rendre à Caracas. Sans succès.
Pedro Gianello, journaliste au service international du quotidien argentin “Clarín”, dans la ville de Cúcuta, en Colombie, à la frontière avec le Venezuela, en janvier 2026.
En “désaccord fondamental” avec les États-Unis, le Danemark a obtenu jeudi l’envoi d’une mission militaire européenne sur le territoire autonome danois convoité par l’administration républicaine. Pour la presse, Copenhague cherche à “envoyer un signal à Trump” pour “le dissuader de poursuivre son objectif ultime”.
Jeudi 15 janvier, La Havane devrait rapatrier les corps de 32 militaires cubains formant une partie de la garde rapprochée du président déchu du Venezuela, Nicolás Maduro, et tués durant l’assaut mené par les États-Unis le 3 janvier. Avant leur mort, leur existence avait été niée par le régime. Tout comme, avant eux, celles des soldats cubains déployés à Grenade, en Angola ou en Ukraine, dénonce le média indépendant “14ymedio”.
Dans la capitale de l’île, le rêve d’indépendance fait consensus, mais les chemins pour y parvenir fracturent la société groenlandaise. Entre pressions américaines, prudence danoise et stratégies politiques rivales, l’inquiétude gagne la population, observe sur place le quotidien suédois “Dagens Nyheter”. La maire de la capitale observe une peur diffuse et une colère sourde face aux décisions prises sans les Groenlandais.
Des bâtiments de Nuuk le jour de la rencontre entre de hauts responsables américains et les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland, à Nuuk, au Groenland, le 14 janvier 2026.